Rejoignez-nous

International

Au sommet des Brics, appels à trouver une solution "urgente" à Gaza

Publié

,

le

Vladimir Poutine s'efforce de se présenter comme le champion de la lutte contre l'hégémonisme américain. (© KEYSTONE/AP/Mikhail Klimentyev)

Les pays membres des Brics ont appelé mardi à une "trêve humanitaire immédiate" conduisant à un cessez-le-feu, "la protection des civils et la fourniture d'aide humanitaire" dans la bande de Gaza, à l'occasion d'un sommet extraordinaire.

Lors de cette rencontre virtuelle du bloc de cinq pays (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud), le président russe Vladimir Poutine a enjoint la communauté internationale à "unir ses efforts pour désamorcer la situation", assurant que les Brics pouvaient "jouer un rôle clé dans ce travail".

Son homologue chinois Xi Jinping a demandé que chaque partie "mette fin à toutes les violences et attaques visant les civils", et à la libération des "détenus civils pour éviter de nouvelles pertes en vies humaines et de nouvelles souffrances", sans autre précision.

Il appelle aussi à une "conférence internationale pour la paix" pour trouver "une solution juste à la question de la Palestine".

Le Sud-Africain Cyril Ramaphosa, hôte de ce sommet virtuel consacré au conflit, a dénoncé "la punition collective des civils palestiniens par l'usage illégal de la force par Israël", la qualifiant de "crime de guerre". "Le refus délibéré de fournir médicaments, carburant, nourriture et eau aux habitants de Gaza équivaut à un génocide", a-t-il ajouté.

Il a appelé à des "actions urgentes et concrètes pour mettre fin aux souffrances à Gaza". Outre un cessez-le-feu "immédiat et complet", il demande le déploiement d'une force rapide de l'ONU, pour "surveiller la cessation des hostilités" et "protéger les civils".

Il a aussi plaidé pour que "tous les pays" fassent "preuve de retenue et cessent d'alimenter ce conflit, notamment en "cessant de fournir des armes aux parties".

"Force aveugle et disproportionnée"

Le président brésilien Luiz Inácio Lula da Silva a rappelé avoir plaidé à de multiples reprises pour la libération immédiate des otages israéliens aux mains du Hamas. Mais rien ne justifie, a-t-il dit, "le recours à une force aveugle et disproportionnée contre des civils".

Evoquant une "catastrophe humanitaire", ce sont "des innocents qui paient le prix de la folie de la guerre".

Un accord sur une libération d'otages retenus à Gaza en échange de la libération de prisonniers palestiniens ainsi qu'une "trêve", semble proche, ont annoncé mardi des sources palestiniennes et le Qatar.

Pas de déclaration commune

Pretoria avait annoncé lundi cette réunion extraordinaire des Brics, qui militent pour un équilibre mondial moins influencé par Washington et l'UE. M. Ramaphosa a précisé que le sommet "avait manqué de temps" pour parvenir à une déclaration commune.

L'Afrique du Sud, fervent défenseur de la cause palestinienne, est l'un des pays les plus critiques des bombardements israéliens massifs et meurtriers sur la bande de Gaza, en représailles aux sanglantes attaques en Israël menées le 7 octobre par le Hamas, qui contrôlait alors Gaza.

M. Ramaphosa avait demandé vendredi avec quatre autres Etats une enquête à la Cour pénale internationale (CPI) sur cette guerre. Pretoria a aussi annoncé au début du mois avoir rappelé ses diplomates en poste en Israël pour des consultations. Lundi, Israël a annoncé à son tour le rappel de son ambassadeur en Afrique du Sud.

La Chine, qui soutient aussi une solution à deux États et réclame un cessez-le-feu immédiat depuis le début de la guerre, avait déjà appelé lundi la communauté internationale à "agir d'urgence".

Côté russe, Vladimir Poutine s'efforce de se présenter comme le champion de la lutte contre l'hégémonisme américain. Il estime que Washington est responsable du conflit meurtrier en cours, l'accusant d'avoir longtemps monopolisé le processus de paix israélo-palestinien sans jamais réussir à trouver de solutions.

Le Kremlin appelle à un cessez-le-feu à Gaza et répète que la seule manière d'aboutir à une paix durable au Proche-Orient est la création d'un Etat palestinien.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

Football

Ndoye, Embolo, Vargas: un trio d'attaque qui pose question

Publié

le

Murat Yakin espère bien que ses attaquants vont retrouver leurs sensations (© KEYSTONE/GEORGIOS KEFALAS)

Dan Ndoye, Breel Embolo et Ruben Vargas ont vécu un hiver compliqué en club. L'état de forme du trio d'attaque de l'équipe de Suisse pose quelques questions à trois mois de la Coupe du monde.

Les trois hommes ont été parmi les principaux artisans de la campagne de qualification maîtrisée de l'automne. Souvent critiqué pour son manque d'efficacité, le trio a soigné ses statistiques, notamment lors des deux victoires foudroyantes de septembre contre le Kosovo (4-0) et la Slovénie (3-0).

Sur les six matches de qualification, Embolo a marqué quatre buts, Ndoye deux et Vargas un, les deux ailiers délivrant aussi trois passes décisives chacun. Plus que leur efficacité, leur entente et leurs automatismes n'avaient jamais semblé aussi bien huilés.

Cette bonne forme coïncidait avec un début de saison plutôt réussi dans leur club respectif, Embolo à Rennes, Vargas à Séville et Ndoye à Nottingham. Mais la machine s'est quelque peu enrayée une fois le billet pour la Coupe du monde en poche.

La détresse de Vargas

Ruben Vargas a vécu des mois particulièrement compliqués, la faute à une blessure persistante à la cuisse gauche contractée fin novembre. Après six semaines d'absence, l'ailier de 27 ans a rechuté en moins de dix minutes le 12 janvier, quittant en larmes la pelouse du stade Ramon Sanchez Pizjuan.

Le Lucernois a toutefois pris son mal en patience pour soigner convenablement ses ischio-jambiers. Il a finalement fait son retour au jeu contre Barcelone au Camp Nou, avant d'être à nouveau titularisé samedi face à Valence.

Dan Ndoye a lui aussi été freiné par une blessure au mollet pendant les fêtes. Le Vaudois a ensuite perdu son poste de titulaire à Nottingham Forest, le club qui a déboursé environ 40 millions de francs pour s'attacher ses services l'été dernier.

En difficulté en Angleterre, Ndoye n'a plus marqué depuis le 2 octobre et sa dernière passe décisive remonte au 11 décembre. Sa première saison en Premier League est tout sauf un long fleuve tranquille, puisqu'il a déjà évolué sous les ordres de quatre entraîneurs différents depuis son arrivée. Difficile, dans ces conditions, de faire preuve de constance.

Yakin pas inquiet

Breel Embolo n'a lui pas connu de pépin physique, mais son statut s'est fragilisé à Rennes. Six mois après son arrivée en Bretagne, le Bâlois doit désormais se contenter d'un rôle de joker. Il semble aussi faire les frais du départ d'Habib Beye à Marseille, l'entraîneur qui l'a fait venir du Rocher monégasque en septembre.

Interrogé sur le changement de statut de Ndoye et Embolo lors de l'annonce de sa liste, Murat Yakin n'a pas semblé inquiet, insistant sur le fait que ses deux joueurs obtenaient tout de même du temps de jeu.

Les deux hommes ont déjà traversé des moments d'inefficacité par le passé et ont souvent répondu présent avec la Suisse. En septembre, Embolo avait d'ailleurs marqué trois buts en deux matches sous le maillot rouge à croix blanche alors qu'il était "placardisé" à Monaco depuis un mois.

Un seul vrai buteur

Les propos nébuleux du sélectionneur, qui a déclaré vouloir "essayer quelque chose" au poste de buteur et "prévoir quelque chose de spécial" pour Denis Zakaria (en défense ?) interrogent tout de même. Après des années d'expérimentation quasi-constante, Yakin avait semble-t-il trouvé une sorte de formule magique l'automne dernier, reconduisant pratiquement le même 11 six fois de suite.

Oui, l'entraîneur bâlois dispose d'un réservoir de joueurs offensifs talentueux, renforcé par les retours prometteurs d'Alvyn Sanches et Noah Okafor. Mais Breel Embolo est bien le seul attaquant de pointe figurant parmi les 23 joueurs de champ sélectionnés pour les deux matches contre l'Allemagne (vendredi) et la Norvège (mardi).

A moins de trois mois de la Coupe du monde, à l'heure de se mesurer à deux des meilleures nations européennes, d'aucuns feraient le choix de la stabilité. La méforme temporaire de son indiscutable trio d'attaque pourrait toutefois réveiller le côté joueur de "Muri", qui semble tenté de rebattre certaines cartes.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

International

Cuba: situation sanitaire "profondément préoccupante", selon l'OMS

Publié

le

La situation sanitaire à Cuba est profondément préoccupante pour l'OMS. Photo d'une doctoresse remettant un nouveau-né à sa mère, dans une maternité de La Havane. (© KEYSTONE/AP/RAMON ESPINOSA)

Le directeur général de l'OMS a déclaré mercredi que la situation sanitaire à Cuba était "profondément préoccupante", alors que le blocus américain sur les carburants aggrave la crise énergétique de l'île.

"La santé doit être protégée à tout prix et ne jamais être à la merci de la géopolitique, des blocus énergétiques et des coupures de courant", a souligné sur X le directeur général de l'Organisation mondiale de la santé, Tedros Adhanom Ghebreyesus.

"La situation à Cuba est profondément préoccupante, car le pays peine à maintenir la prestation des services de santé à un moment de turbulences immenses, entraînant des pénuries d'énergie qui affectent la santé", a-t-il ajouté.

La vétusté du système cubain de production d'électricité provoque des coupures de courant quotidiennes pouvant durer jusqu'à 20 heures. L'île manque du carburant nécessaire pour produire son électricité.

Depuis l'éviction par les États-Unis du principal allié de Cuba, le président vénézuélien Nicolás Maduro, le 3 janvier, l'économie de l'île a été encore plus durement touchée, alors que le président américain Donald Trump maintient un blocus pétrolier de facto.

Aucune cargaison de pétrole n'a été importée sur l'île depuis le 9 janvier, ce qui frappe le secteur de l'électricité et oblige également les compagnies aériennes à réduire leurs vols vers l'île, un coup dur pour le secteur vital du tourisme.

M. Tedros a évoqué des informations de presse selon lesquelles des hôpitaux cubains ont eu du mal à maintenir leurs services d'urgence et de soins intensifs.

"Des milliers d'interventions chirurgicales ont été reportées au cours du dernier mois, et des personnes ayant besoin de soins, des patients atteints de cancer aux femmes enceintes se préparant à l'accouchement, ont été mises en danger en raison du manque d'électricité pour faire fonctionner les équipements médicaux et assurer la chaîne du froid pour les vaccins", a précisé M. Tedros.

"Les hôpitaux cubains, les cliniques et les ambulances sont nécessaires, maintenant plus que jamais, et doivent être soutenus", a-t-il encore estimé.

En plus des coupures quotidiennes d'électricité, les prix du carburant ont flambé, les transports publics se font rares et les ordures s'entassent, les camions-poubelles ne circulant plus.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

Continuer la lecture

International

Londres autorise l'interception de navires "russes" dans ses eaux

Publié

le

Le Premier ministre britannique Keir Starmer a donné l'ordre à son pays d'arraisonner la flotte fantôme russe qui passera par ses eaux territoriales. (© KEYSTONE/EPA/ANDY RAIN)

L'armée britannique pourra désormais arraisonner et saisir des navires sous sanctions appartenant à la "flotte fantôme" russe s'ils pénètrent dans les eaux territoriales du Royaume-Uni, a annoncé Downing Street mercredi dans un communiqué.

"Les forces armées britanniques et les forces de l'ordre pourront désormais intercepter les navires sanctionnés par le Royaume-Uni qui transitent par les eaux britanniques", y compris dans la Manche, selon ce communiqué du bureau du Premier ministre Keir Starmer.

Londres a sanctionné 544 navires soupçonnés d'appartenir à cette "flotte fantôme" russe, composée principalement de pétroliers vieillissants et qui permet à Moscou de contourner les sanctions occidentales depuis le début de la guerre en Ukraine en 2022.

"Le Royaume-Uni va resserrer l'étau autour de la flotte, en fermant ses eaux, dont la Manche, aux navires sanctionnés. Les opérateurs seront contraints de se détourner vers des routes plus longues et coûteuses, ou courront le risque d'être arrêtés par les forces britanniques", est-il indiqué.

Chaque opération sera soumise à l'approbation du gouvernement.

Keir Starmer doit s'exprimer à ce sujet jeudi à Helsinki lors d'un sommet de la Joint Expeditionary Force - une alliance menée par le Royaume-Uni et réunissant dix pays du nord de l'Europe.

Cette décision intervient alors que Washington a annoncé la levée temporaire de certaines restrictions sur le pétrole russe, pour atténuer la hausse des prix dans le contexte de la guerre au Moyen-Orient.

"Vladimir Poutine se frotte les mains (...) parce qu'il pense que la hausse des prix du pétrole va lui permettre de s'en mettre plein les poches", a déclaré Keir Stamer, cité dans ce communiqué.

"C'est pourquoi nous nous attaquons encore plus durement à sa flotte fantôme", a-t-il ajouté. Selon Londres, "75% du pétrole brut russe est transporté par cette flotte délabrée".

En janvier, Londres a apporté son soutien à Washington lors d'une opération américaine visant à saisir dans l'Atlantique nord un pétrolier lié à la Russie, le Marinera, auparavant connu sous le nom de Bella 1.

La France, la Belgique, la Finlande et d'autres pays européens ont également saisi récemment des navires soupçonnés de contourner les sanctions et appartenant, selon les autorités, à la "flotte fantôme" russe.

"Après l'interception d'un navire, des poursuites pénales pourront être engagées contre les propriétaires, les exploitants et l'équipage pour violation de la législation britannique sur les sanctions", a indiqué Downing Street.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

Continuer la lecture

International

Paris: Tariq Ramadan condamné à 18 ans de réclusion pour viols

Publié

le

Après avoir déjà été condamné en Suisse, Tariq Ramadan se voit cette fois condamné pour viols par un tribunal à Paris (Archives). (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

L'islamologue suisse Tariq Ramadan a été condamné mercredi à 18 ans de réclusion criminelle par la cour criminelle de Paris, qui l'a jugé par défaut et à huis clos pour des viols commis sur trois femmes.

Il a été reconnu coupable de viols et de viol sur personne vulnérable. "Consentir à la sexualité n'est pas consentir à tout acte sexuel quelqu'il soit", a souligné la présidente de la cour, Corinne Goetzmann.

Elle a ordonné qu'il fasse l'objet d'une mesure de suivi judiciaire pendant huit ans, lui interdisant notamment d'entrer en relation avec les victimes, mais aussi de diffuser tout ouvrage, oeuvre audiovisuelle ou intervention publique qui porterait sur cette infraction.

Elle l'a aussi condamné à une interdiction définitive du territoire français une fois sa peine purgée et maintenu les effets du mandat d'arrêt décerné à son encontre le 6 mars.

L'islamologue, déjà condamné par la justice helvète pour le viol d'une femme, était jugé à Paris depuis le 2 mars pour des viols qui auraient été commis sur trois autres femmes entre 2009 et 2016, ce qu'il conteste: un viol aggravé, avec violences et sur personne vulnérable, commis sur "Christelle" (prénom d'emprunt) à Lyon en octobre 2009 ; un viol qui aurait eu lieu en 2012 à Paris sur Henda Ayari, une ex-salafiste devenue militante laïque qui avait déclenché l'affaire en portant plainte en octobre 2017 et un autre sur une troisième femme, remontant à 2016.

Mais à l'ouverture du procès, il ne s'est pas présenté à l'audience. Ses avocats avaient alors expliqué qu'il avait été hospitalisé deux jours auparavant à Genève, en raison selon eux d'une "poussée" de sclérose en plaques.

Une expertise médicale ordonnée avait conclu à la "stabilité de la sclérose en plaques" dont souffre l'islamologue depuis plusieurs années, "sans signe de poussée récente", et estimé qu'il pouvait donc comparaître devant la cour criminelle.

La présidente a alors rejeté la demande de renvoi du procès et décidé que l'accusé de 63 ans serait jugé par défaut, et à huis clos comme le demandait une partie civile. Elle a, par ailleurs, indiqué qu'un mandat d'arrêt, "à exécution et diffusion immédiate", était délivré à son encontre.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

Derniers titres

Les 2 derniers titres

Votre Horoscope

Bélier

Au bureau, votre boss attend des résultats concrets, et vous allez devoir transformer vos intuitions en tableaux Excel bien précis.

Les Sujets à la Une