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Économie

L'Assemblée renverse Bayrou et en appelle à Macron

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L'Assemblée nationale renverse le gouvernement de François Bayrou lors d'un vote de confiance lundi soir. (© KEYSTONE/EPA/CHRISTOPHE ENA / POOL)

L'Assemblée nationale a renversé lundi François Bayrou, qui a échoué à obtenir la confiance des députés. Les regards sont désormais tournés vers Emmanuel Macron, obligé de trouver un nouveau Premier ministre s'il veut éviter une nouvelle dissolution.

"Notre pronostic vital est engagé" à cause du surendettement. "Notre État, notre indépendance, nos services publics, notre modèle social" sont en danger, a lancé à la tribune le Premier ministre, dans un dernier discours alarmiste sur les finances publiques.

Sans conjurer le sort promis depuis quinze jours. Au terme d'un débat marqué par un sévère réquisitoire des oppositions, seuls 194 députés (macronistes, MoDem, Horizons et Républicains) ont voté pour la confiance qu'il a annoncé solliciter il y a quinze jours.

Largement insuffisant face aux 364 voix conjuguées de ses opposants, allant du Rassemblement national à La France insoumise.

Et si le résultat était attendu, il n'en reste pas moins historique: François Bayrou, qui n'était pas obligé de solliciter la confiance des députés, devient le Premier chef de gouvernement de la Ve République à échouer sur un tel vote.

"Cette épreuve de vérité je l'ai voulue (...) Le plus grand risque était de ne pas en prendre", a argué le patron du MoDem, allié historique d'Emmanuel Macron, qu'il a aidé à accéder au pouvoir en 2017. Un chef de l'Etat qui voit les projecteurs se braquer sur l'Elysée, moins d'un an après la censure du gouvernement de Michel Barnier.

"Qu'il vienne nous chercher"

Les tractations pour remplacer François Bayrou sont déjà bien entamées, pressées par l'impératif du budget 2026.

Plusieurs dates plaident aussi pour une vacance courte: les mobilisations "Bloquons tout" le 10 septembre, syndicale le 18, ou la décision vendredi de l'agence Fitch qui pourrait dégrader la note de la dette française.

"Ne cherchons pas le budget miracle (...) il n'existe pas", a souligné Paul Christophe, patron des députés Horizons. Le président de Renaissance Gabriel Attal a lui plaidé pour un "accord d'intérêt général" de dix-huit mois jusqu'à la prochaine présidentielle.

Le Parti socialiste s'est encore placé au centre du jeu. "Les socialistes sont prêts", a martelé à la tribune le chef de leur groupe, apostrophant Emmanuel Macron : "qu'il vienne nous chercher".

Mais dans l'entourage du Président, peu sont ceux qui l'imaginent nommer le premier secrétaire du Parti socialiste Olivier Faure, quand ce dernier rejette lui-même l'idée d'un gouvernement "commun" avec des macronistes.

Le patron des Républicains Bruno Retailleau a lui prévenu: "hors de question" d'accepter un Premier ministre socialiste. Quant au coordinateur de LFI Manuel Bompard, il ne croit "pas une minute qu'Emmanuel Macron ait l'intention de nommer à Matignon un gouvernement visant à mettre en place une politique de rupture".

Le Pen pousse à la dissolution

Plus probable donc: la négociation d'un accord de non-censure par une personnalité de droite ou du centre. "Le plus stable, c'est le socle commun qui dialogue avec les socialistes", estime un proche du président.

Plusieurs noms circulent: les ministres Sébastien Lecornu (Armées), Gérald Darmanin (Justice), Catherine Vautrin (Travail et Santé), Éric Lombard (Économie), le président LR des Hauts-de-France Xavier Bertrand, l'ancien chef de la diplomatie et ex-socialiste Jean-Yves Le Drian...

Un casting balayé dans leurs interventions par le Rassemblement national et La France insoumise.

"Un nouveau gouvernement, au vu de l'équation politique, ne passera probablement pas la discussion budgétaire", a affirmé à la tribune Marine Le Pen, martelant que "la dissolution n'est pas pour (Emmanuel Macron) une option, mais une obligation".

Ayant appris lundi que son procès en appel dans l'affaire des assistants d'eurodéputés lui ayant valu une inéligibilité se tiendra du 13 janvier au 12 février 2026, la cheffe de file de l'extrême droite s'est dite prête à "sacrifier" son mandat de députée pour porter son parti à Matignon.

Quant à La France insoumise, elle continue de réclamer la démission d'Emmanuel Macron ou sa destitution, ses députés devant déposer une motion en ce sens. "Le Président ne souhaite pas changer de politique ? Alors il nous faudra changer de Président", a clamé lundi Mathilde Panot, patronne des députés LFI.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

Économie

La Bourse suisse dans le rouge pour la première séance de 2026

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La place financière helvétique entamait lundi la nouvelle année du mauvais pied. (archive) (© KEYSTONE/MICHAEL BUHOLZER)

La Bourse suisse a débuté lundi la première séance de 2026 en baisse. Les nuages s'amoncèlent au niveau géopolitique, après l'intervention des Etats-Unis au Venezuela et la volonté réaffirmée de Washington de se saisir du Groenland.

Le président américain Donald Trump a affirmé que les Etats-Unis étaient "aux commandes" du Venezuela après la capture du président Nicolas Maduro, qui doit être présenté lundi à un tribunal à New York pour se voir signifier des accusations de trafic de drogue. Sommée de se conformer aux volontés de Washington, Delcy Rodriguez, nommée dirigeante par intérim, a affiché sa volonté de coopérer avec Washington.

Le pétrole était tiraillé entre la décision de l'Opep+ de maintenir inchangés leurs quotas de production et les incertitudes sur l'exploitation des capacités vénézuéliennes après l'enlèvement du président Maduro par les Etats-Unis. Le Brent abandonnait 0,87% et le WTI 0,96%.

Jetant de l'huile sur le feu, le locataire de la Maison blanche a réaffirmé dimanche soir son souhait de voir le Groenland passer sous la coupe américaine, après que la Première ministre danoise a exhorté les Etats-Unis à "cesser leurs menaces" d'annexer le territoire ce week-end.

"Sélectivité accrue"

"La première séance de l'année, volatile et contrastée, a illustré un marché encore hésitant entre poursuite du momentum de 2025 et volonté de réévaluer certains excès, notamment autour des promesses liées à l'intelligence artificielle", a souligné John Plassard, responsable de la stratégie d'investissement à Cité Gestion.

Pour le directeur des investissements d'Oddo BHF Suisse, Arthur Jurus, "2026 s'annonce comme une année de diversification et de sélectivité accrue. Les actions restent soutenues par la dynamique bénéficiaire, en particulier aux Etats-Unis, mais la concentration extrême autour de quelques grandes valeurs technologiques impose une gestion rigoureuse du risque".

Vers 09h10 à la Bourse suisse, l'indice vedette SMI reculait de 0,68% à 13'173,90 points. Mardi dernier, pour son dernier jour de négoce en 2025, il avait fini en progression de 0,20%.

La moitié des valeurs vedettes a ouvert en baisse, les plus mauvaises performances étant enregistrées par Swiss Re (-3,4%), Nestlé (-2,2%) et Helvetia Baloise (-2,0%).

Alcon (-1,6%) semblait pénalisé par une campagne de rappel aux Etats-Unis concernant des kits de chirurgie oculaire.

SGS (-0,9%) a annoncé l'acquisition, pour un montant non dévoilé, de l'indien Panacea Infosec, actif dans la cybersécurité.

En haut du tableau se trouvaient VAT (+7,9%), Partners Group (+5,1%) et Julius Bär (+2,2%). Le gestionnaire d'actifs zougois profitait d'un relèvement de recommandation à l'achat par Citigroup.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Économie

Les PME industrielles font la moue en décembre

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Le rebond des exportations aéronautiques vers le pays de l'oncle Sam n'a pas suffi pour redresser la barre sur le dernier trimestre 2025. (archive) (© KEYSTONE/CHRISTIAN BEUTLER)

Les petites et moyennes entreprises industrielles helvétiques ont accusé un repli de leur activité en décembre. L'indice des responsables d'achats (PMI) PME a reculé de 0,9 point à 49,4 points, se situant ainsi à nouveau en-dessous du seuil de croissance de 50 points.

Ce premier accès de morosité depuis le mois d'août repose en premier lieu sur une demande en berne, la composantes des commandes ayant chuté de deux pleins points à 49,6 points. Les projections en matière de volume de production se sont de leur côté tassées à 49,9 points, contre 50,4 points un mois plus tôt, indique lundi la coopérative bancaire saint-galloise Raiffeisen dans son relevé régulier.

Ce regain de morosité pénalise également les perspectives en matière d'emploi, ramenées à 49,5 points contre 51,1 points.

A l'Ouest, un peu de nouveau

Nonobstant un rebond partiel des exportations à destination des Etats-Unis, porté par l'industrie aéronautique, les envois suisses à l'étranger sur l'ultime trimestre de l'an dernier sont demeurés inférieurs à ceux d'un an plus tôt.

Et l'exercice 2026 s'annonce à cet égard sous les mêmes auspices que le précédent. Une courte majorité des PME exportatrices table en effet sur un statu quo. Le solde penche toutefois du côté de l'optimisme.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Économie

Nouvel accès de déprime des industriels en décembre

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L'industrie helvétique a replongé dans le marasme en décembre, à la surprise des économistes. (archive) (© KEYSTONE/CHRISTIAN BEUTLER)

Le moral des entrepreneurs industriels en Suisse s'est à nouveau dégradé en décembre.

L'indice PMI des directeurs d'achats a chuté de 3,9% pour s'établir à 45,8% et s'inscrit ainsi pour un 36e mois consécutif en-deçà du seuil de croissance des 50 points, indique lundi UBS dans un point de situation périodique.

Interprétant des données compilées par le cabinet procure.ch, la grande banque rappelle que l'indice a par trois fois manqué de peu son rétablissement: en août 2024 avec 49,3 points, février 2025 avec 49,6 points et novembre de cette même année avec 49,7 points.

Faiblesse insoupçonnée

Ce pointage douche les attentes des économistes interrogés par l'agence AWP, qui oscillaient entre statu quo à 49,5% et franchissement de cap à 50,4 points.

A l'exception des délais de livraison (+0,5 point), toutes les composantes de cet indicateur se sont contractées sur le mois sous revue, à commencer par des carnets de commandes en retrait de 7,1 points. La morosité ambiante s'est fait sentir sur l'emploi également, en retrait de 3,5 points à 46,4 points.

Services gagnants

Plus versatile, la confiance des prestataires de services en revanche a bondi de près de sept points pour s'établir à 52,1 points, portée par une demande revigorée. L'activité commerciale a encore accéléré sur un mois, atteignant avec 54,8 points une nouvelle marque de référence depuis mai dernier. Les prévisions des économistes pour le tertiaire plafonnaient à 50,0 points.

A la désormais traditionnelle question subsidiaire de procure.ch sur la thématique du protectionnisme, la proportion d'industriels ayant observé une accentuation du phénomène au cours de douze derniers mois s'est nettement repliée, passant pour la première fois depuis mars 2025 en dessous des 30%.

La tendance semble ainsi à l'accalmie, plus de 70% des sondés tablant désormais sur une stabilisation des barrières commerciales.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Économie

Le bitcoin perd des plumes après une année 2025 difficile

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L'année se termine sur un repli pour la plus célèbre des cryptomonnaies (archives). (© KEYSTONE/MASSIMO PICCOLI)

Le bitcoin, principale cryptomonnaie, va finir une année 2025 mouvementée en repli après avoir tutoyé des sommets, rattrapé par les réalités politiques et économiques ainsi que les doutes entourant les valorisations dans l'intelligence artificielle.

Mercredi vers midi, le bitcoin progressait de 1,07% à 88'811 dollars. Sur un an, la devise électronique la plus connue a cependant reculé de 5,5%.

L'année a été mouvementée pour la cryptomonnaie. Après avoir démarré à 93'425 dollars début janvier, elle s'est effondrée début avril à 76'273 dollars après le choc du "Liberation day" américain qui avait affecté la plupart des marchés. Le bitcoin s'est par la suite ressaisi, grimpant continuellement jusqu'à atteindre un plus haut historique à 126'198 dollars début octobre. Cette envolée n'a cependant pas duré longtemps, le bitcoin reculant inexorablement jusqu'en fin d'année.

"Les doutes sur la durabilité des mouvements de cours et les incertitudes macroéconomiques ont rattrapé les investisseurs", a estimé Timo Emden. Selon l'analystes du cabinet de recherche éponyme, "les risques d'inflation, les tensions géopolitiques et les incertitudes au niveau de la politique monétaire ont calmé l'euphorie (des investisseurs) et augmenté la volatilité".

L'année 2025 a ainsi "confirmé le caractère spéculatif" du bitcoin, a souligné M. Emden.

Les experts de Trading Economics anticipent quant à eux un rebond de la devise numérique, qui devrait atteindre 98'179 dollars d'ici douze mois.

"Les récentes corrections représentent un cycle naturel et sain", le marché des cryptomonnaies devant "poursuivre une croissance robuste en 2026", a ajouté Ignacio Aguirre Franco de la plateforme Bitget. Selon ce dernier, le bitcoin pourrait grimper jusqu'à 150'000 dollars.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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