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Économie

Chine: les jeunes se ruent vers l'or, remède anti-crise

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Sur le réseau social Xiaohongshu, équivalent chinois d'Instagram, beaucoup de jeunes s'échangent des bons plans. (AP Photo) (© KEYSTONE/AP CHINATOPIX)

Une valeur en pleine ascension qui rassure: les jeunes Chinois sont de plus en plus nombreux à acheter de l'or, un investissement qui joue à plein son rôle refuge en ces temps d'incertitude économique et de chômage dans le pays asiatique.

Dans un atelier de Shunde (sud de la Chine), un artisan joaillier donne de légers coups de marteau pour graver avec dextérité de petits motifs d'épines de pin sur une fine plaque d'or.

Ce type de pièces sont d'ordinaire achetées pour être offertes ou simplement réaliser un investissement. Mais les bijoutiers doivent désormais composer avec un groupe de consommateurs qu'ils voyaient peu auparavant: les jeunes.

Pourquoi investissent-ils dans l'or plutôt que dans d'autres produits plus traditionnels (épargne rémunérée, Bourse, immobilier)?

En premier lieu, en raison des difficultés économiques post-pandémie: le chômage touche particulièrement les jeunes, qui veulent ainsi investir dans un produit sûr.

Il y a aussi la crise dans l'immobilier. C'était jadis le secteur privilégié pour investir en Chine, mais les prix baissent et n'incitent pas à acheter, le risque de perdre de l'argent à la revente étant désormais élevé.

Enfin, la récente chute boursière en Chine a refroidi nombre d'investisseurs potentiels.

"Avant, seules les personnes âgées achetaient des bijoux en or", déclare à l'AFP Tan Ruikun, maître artisan chez le géant chinois de la joaillerie Chow Tai Fook, lors d'une visite de leur atelier de Shunde, dans la province du Guangdong.

"Les jeunes d'aujourd'hui sont différents. Ils en achètent aussi en raison de sa capacité à conserver sa valeur."

"Refuge"

Les sourcils froncés par la concentration, ses collègues tordent avec minutie de petites boucles d'or afin de créer un bijou aux motifs complexes.

D'autres regardent à travers des microscopes pour ajouter des pierres précieuses à un pendentif en or. Un produit conçu à la suite de commentaires de jeunes clients, que Chow Tai Fook souhaite séduire avec des éléments plus modernes.

Dans un marché aux bijoux de Shanghai, Zhang Jie, travailleuse indépendante de 30 ans, juge ces nouveaux styles de bijoux "jolis en plus d'être durables".

Les cours mondiaux de l'or ont atteint un niveau record en décembre "et ça a encore grimpé cette année, donc c'est un actif à la valeur assez stable", déclare-t-elle à l'AFP.

Les Chinois nés entre 1980 et la fin des années 2010 "deviennent le principal moteur" de la popularité de l'or, indique à l'AFP Nikos Kavalis de Metals Focus, un cabinet de recherche sur les métaux précieux.

Chez les moins de 40 ans, la "génération Z" (les 14-27 ans) est celle qui achète le plus d'or, selon une étude de Chow Tai Fook.

"Les bijoux en or pur continuent de servir de refuge pour les consommateurs chinois dans le contexte économique actuel", indique le rapport.

Ils ont été parmi les biens les plus vendus en Chine en 2023, en raison de la baisse de la consommation dans les autres secteurs.

Bons plans

"Quand j'ai commencé à gagner ma vie (...) j'ai acheté d'autres produits de luxe, mais ils se dépréciaient beaucoup lorsqu'on voulait les échanger contre de l'argent", déclare Feng Ning, 24 ans, une cliente du marché de Shanghai.

"Mes amis et moi, on a donc opté pour l'or", explique cette employée du secteur médical.

Sur le réseau social Xiaohongshu, équivalent chinois d'Instagram, beaucoup de jeunes s'échangent des bons plans.

Selon le Conseil mondial de l'or, la consommation du métal en Chine l'an passé a été stimulée par des "produits plus légers que 10 grammes ou moins chers que 2000 yuans" (257 euros), ce qui reflète les budgets plus serrés des jeunes.

Ceux-ci sont généralement friands de créations originales.

Parmi eux, le style "guochao" (traduisible par "chinois et branché"), des pièces avec des éléments de la culture traditionnelle remis au goût du jour.

Chow Tai Fook, marque vieille de 95 ans et souvent associée à une clientèle âgée et fortunée, souhaite dépoussiérer son image, indique à l'AFP son directeur général Kent Wong.

"Les jeunes sont de plus en plus fiers et confiants dans la culture chinoise", souligne-t-il, Chow Tai Fook venant juste de lancer une série de bijoux modernes inspirés de la dynastie Tang (618-907).

"C'est ainsi que nous transmettons nos traditions", déclare-t-il.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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Économie

Un timbre à l'odeur de baguette pour rendre hommage au pain

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La baguette est un symbole français (Photo d'illustration). (© KEYSTONE/AP/MICHEL EULER)

La Poste française a mis en vente à partir de ce vendredi un timbre à l'effigie des baguettes de pain françaises, qui a la particularité de sentir le pain.

Dévoilé jeudi, jour de la Saint-Honoré le patron des boulangers, à l'imprimerie Philaposte de Boulazac (Dordogne), ce nouveau timbre est tiré à 594'000 exemplaires.

"La baguette, pain de notre quotidien, symbole de notre gastronomie, joyau de notre culture", s'enflamme La Poste sur son site internet.

Le timbre, à 1,96 euro l'unité (prix d'une lettre internationale de 20 grammes), représente une baguette décorée d'un ruban bleu-blanc-rouge.

Il a une senteur "effluves de boulangerie", selon le site internet de la boutique parisienne Le Carré d'encre, qui le commercialise.

"Cette odeur est encapsulée. On l'achète à un autre fabricant. Et la difficulté pour nous, c'est de déposer cette encre sans briser les capsules, pour que l'odeur puisse ensuite être restituée par le client en frottant sur le timbre", a décrit Damien Lavaud, imprimeur à Philaposte, cité par France Bleu.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Économie

Poutine dans le nord de la Chine pour promouvoir le commerce

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La relation diplomatique et commerciale entre la Chine et la Russie s'est nettement renforcée depuis le début de l'invasion en Ukraine en février 2022. (© KEYSTONE/EPA/XINHUA / Rao Aimin)

Le président russe Vladimir Poutine était vendredi dans la ville chinoise de Harbin (nord-est), au deuxième jour d'une visite centrée sur la promotion du commerce entre les deux pays et la recherche d'un soutien accru à la guerre en Ukraine.

Arrivé jeudi matin à Pékin, le dirigeant russe réalise son premier voyage à l'étranger depuis sa réélection en mars et son deuxième en Chine en un peu plus de six mois. Il a été reçu par le président chinois Xi Jinping et les deux hommes ont défendu ensemble l'axe Pékin-Moscou comme un facteur de "stabilité" et de "paix" dans le monde.

La relation diplomatique et commerciale entre la Chine et la Russie s'est nettement renforcée depuis le début de l'invasion en Ukraine en février 2022.

Le géant asiatique est désormais une planche de salut économique cruciale pour la Russie, qui subit de lourdes sanctions occidentales. Mais ce soutien lui vaut des critiques de la communauté occidentale.

Les échanges commerciaux sino-russes ont ainsi dépassé les 240 milliards d'euros en 2023, selon les douanes chinoises.

Le déplacement de Vladimir Poutine à Harbin s'inscrit dans la volonté russe d'accroître la relation commerciale entre les deux pays. Située à quelques centaines de kilomètres de la frontière russe, la ville de 10 millions d'habitants est cruciale pour les échanges commerciaux et culturels entre Pékin et Moscou.

Foire commerciale

S'exprimant à la cérémonie d'ouverture de la foire commerciale Russie-Chine, Vladimir Poutine a promis de "renforcer" les liens en matière d'énergie entre les deux pays.

"La Russie est prête et capable d'alimenter sans interruption l'économie chinoise, les entreprises, villes et villages, avec une énergie abordable et écologiquement propre", a-t-il déclaré. "Alors que le monde est à l'aube de la prochaine révolution technologique, nous sommes déterminés à approfondir constamment la coopération bilatérale dans le domaine de la haute technologie et de l'innovation".

Cette visite intervient une semaine après une nouvelle attaque terrestre majeure en Ukraine, qui s'est traduite par la plus importante avancée de Moscou en 18 mois.

Des milliers de soldats russes ont pris d'assaut la frontière du nord-est de l'Ukraine le 10 mai, s'emparant de plus de 200 km2.

Kharkiv pas visée

Lors d'une conférence de presse vendredi, M. Poutine a déclaré que la décision d'attaquer avait été prise pour mettre fin aux bombardements transfrontaliers, ajoutant toutefois qu'il n'était pas prévu de capturer la ville ukrainienne de Kharkiv.

"C'est de leur faute car ils ont bombardé et continuent de bombarder des quartiers résidentiels dans les zones frontalières", a déclaré M. Poutine aux journalistes. "J'ai dit publiquement que si cela continue, nous serons obligés de créer une zone de sécurité".

Le chef de l'État russe a affirmé avoir discuté avec M. Xi du conflit et que la Chine "cherchait sincèrement à résoudre ce problème".

"Jouer sur les deux tableaux"

Dans le même temps, les pays occidentaux ont accru la pression sur Pékin pour qu'il mette fin à son soutien à l'économie russe. Les États-Unis estiment que le soutien économique chinois permet à la Russie de renforcer sa production de missiles, de drones et de chars.

La pression commence toutefois à faire effet: après que Washington s'est engagé à s'en prendre aux institutions financières qui aident Moscou, les exportations chinoises vers la Russie ont chuté en mars et avril, après avoir connu une forte hausse au début de l'année.

Mais M. Xi a déclaré jeudi dans un communiqué à l'issue de ses entretiens avec M. Poutine que les deux parties étaient d'accord sur la nécessité d'une "solution politique" pour résoudre la guerre.

Après leur réunion au Palais du Peuple, les deux hommes ont partagé un moment plus informel autour de tasses de thé dans le complexe de Zhongnanhai, résidence des hauts dirigeants du régime au coeur de Pékin.

La chaîne de télévision publique chinoise a diffusé des images de M. Xi prenant dans ses bras M. Poutine à la suite de leurs entretiens, au cours desquels le dirigeant chinois a exprimé son soutien à une "conférence internationale de paix reconnue par la Russie et l'Ukraine".

Mais rien n'indique que Moscou et Kiev soient prêts à engager des négociations directes, qui, selon l'Ukraine, ne seraient utilisées par la Russie que pour se préparer à un nouvel assaut.

Quelques heures après sa rencontre avec M. Poutine, les États-Unis ont affirmé jeudi que Xi Jinping ne pouvait pas "jouer sur les deux tableaux en voulant de (meilleures) relations avec l'Europe et d'autres pays tout en continuant d'alimenter la plus grosse menace à la sécurité européenne depuis très longtemps".

La Chine "ne peut pas avoir le beurre et l'argent du beurre", a résumé Vedant Patel, un porte-parole du département d'État américain.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Économie

Repli de la production et des ventes du secondaire au 1er trimestre

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Dans l'industrie, le tassement s'est étalé sur tous les mois. (archive) (© KEYSTONE/CHRISTIAN BEUTLER)

Le secteur secondaire a connu un début d'année poussif, sa production et ses chiffres d'affaires ayant tous deux reculé au premier trimestre. Selon l'Office fédéral de la statistique (OFS), il s'agit de la plus forte baisse de la production depuis l'été 2020.

Dans l'industrie, le tassement s'est étalé sur tous les mois, précise le communiqué de l'OFS. Le repli de la production a ainsi atteint 2,1% sur un an en janvier, 1,9% en février et 3,8% en mars, pour se fixer à -3,1% au 1er trimestre. Du côté de la construction, la production a diminué de 1,8% en rythme annuel. Elle s'est étiolée de 3,4% dans le bâtiment, de 3,5% dans le génie civil et de 0,8% dans les travaux de construction spécialisés.

Les ventes de l'industrie ont augmenté de 1,5% en janvier avant de fléchir de 0,6% en février et de 2,7% en mars. Sur l'ensemble de la période, les statisticiens fédéraux constatent une contraction de 0,6%.

Du côté de la construction, les recettes ont reculé de 0,9%, alors que la baisse s'est affiche à 3,3% dans le bâtiment et à 2,2% dans le génie civil. Léger mieux pour les travaux de construction spécialisés, dont les revenus ont augmenté de 0,9% de janvier à mars.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Économie

Les hubs du projet Cargo souterrain ne font pas l'unanimité

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Les communes et organisations des cantons concernés avaient jusqu'à vendredi pour se prononcer sur le plan sectoriel du projet de Cargo souterrain (archives). (© KEYSTONE/CARGO SOUS TERRAIN)

Le projet Cargo souterrain (CST) pour les marchandises entre Zurich et Härkingen (SO) est jugé très innovant. Les emplacements prévus pour les points d'accès suscitent toutefois des réserves. Les milieux consultés demandent des améliorations.

Le premier tronçon du Cargo souterrain, un projet porté par l'économie privée, doit relier l'aéroport de Zurich à Härkingen (SO), via Zurich, Urdorf (ZH), Spreitenbach (AG) et Suhr (AG). Onze points de raccordement ou hubs sont prévus. Les communes et organisations des cantons concernés avaient jusqu'à vendredi pour se prononcer sur le plan sectoriel.

La ville de Zurich critique les trois city-hub actuellement privilégiés. Ces emplacements sont jugés inadéquats: deux sont situés dans des zones d'habitation et le troisième est trop près d'une nappe phréatique. En outre, la ville doute que ce mode de transport réduise de manière significative le trafic en surface.

Le promoteur de CST affirme pour sa part le contraire, estimant le gain à 5200 camions-kilomètres par jour à Zurich en 2050.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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