Rejoignez-nous

International

Combats acharnés pour le contrôle de Vougledar

Publié

,

le

Des immeubles d'habitation endommagés dans la ville reprise de Lyman, région de Donetsk, Ukraine orientale. Lyman a été reprise par les forces armées ukrainiennes en octobre. Avant le début des combats actifs, la population de Lyman comptait environ 41'000 habitants. (© KEYSTONE/EPA/OLEG PETRASYUK)

Des combats acharnés sont en cours vendredi pour le contrôle de Vougledar, une ville de l'est de l'Ukraine dont les forces russes tentent de s'emparer, tandis que Vladimir Poutine s'en est pris aux "néonazis" ukrainiens le jour de la commémoration de l'Holocauste.

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a souligné de son côté, lui aussi à l'occasion de la journée internationale des victimes du génocide perpétré par les nazis contre les Juifs, que "l'indifférence et la haine" continuaient de tuer, faisant allusion sans le nommer à l'assaut que la Russie a déclenché le 24 février 2022.

Il a en outre dénoncé l'"hypocrisie" du Comité international olympique (CIO) et invité son chef, Thomas Bach, à visiter Bakhmout, l'un des points les plus chauds de la guerre avec la Russie, dans l'est de l'Ukraine.

Et ce "pour qu'il voit de ses propres yeux que la neutralité n'existe pas", a-t-il ajouté, dans une allusion au fait que, malgré des appels répétés de Kiev à bannir les sportifs russes et bélarusses des JO 2024 prévus à Paris, le CIO a déclaré mercredi "étudier" la possibilité de les autoriser à participer sous bannière neutre.

A 150 km de Bakhmout, à Vougledar, une cité minière qui comptait 15'000 habitants avant l'invasion russe, des affrontements "sérieux, brutaux" ont lieu et les troupes russes se sont "implantées dans le sud-est et l'est de la ville", a affirmé un responsable des autorités prorusses de la région orientale de Donetsk, Ian Gagine.

Le porte-parole de l'armée ukrainienne pour la zone Est, Serguiï Tcherevaty, a confirmé "des combats féroces", tout en assurant que les Russes avaient été repoussés.

Intensification des attaques russes

"L'ennemi cherche en effet à remporter un succès dans ce secteur mais il n'y parvient pas grâce aux efforts des forces de défense de l'Ukraine", a-t-il dit à la télévision. "L'ennemi exagère, et c'est un euphémisme, sa réussite", a-t-il poursuivi, concluant: "face à ses pertes, l'ennemi recule".

"L'encerclement et la libération à venir" de cette localité permettront de "changer le rapport de forces sur le front" en ouvrant la voie à une offensive vers Pokrovsk et Kourakhové, des localités situées plus au nord, a jugé le chef de séparatistes de Donetsk, Denis Pouchiline.

L'Ukraine a fait savoir cette semaine que les soldats russes, en supériorité numérique, avaient intensifié leurs attaques dans l'est, en particulier sur Vougledar et Bakhmout, cette dernière étant leur cible depuis des mois.

Selon l'Institute for the Study of War, la Russie cherche à "disperser" les forces ukrainiennes afin de "créer les conditions d'une opération offensive décisive".

Les militaires russes et les hommes du groupe paramilitaire Wagner ont récemment pris Soledar, au nord de Bakhmout, un premier succès depuis de longs mois et une série d'humiliants revers pour le Kremlin.

"Les Russes avancent, il y a des tirs constants, nuit et jour, ils essaient de trouver des points faibles dans notre défense", a témoigné auprès de l'AFP Iouri, un soldat ukrainien de 44 ans, dans une tranchée de Bakhmout.

Toujours dans l'est, à Tchassiv Iar, deux personnes ont été tuées vendredi et au moins cinq blessées dans des tirs de l'artillerie russe, ont signalé les autorités locales.

Plus au nord, dans la région de Kharkiv, le pilonnage du village de Dvoritchna a fait deux autres morts, a annoncé la présidence ukrainienne.

La ville méridionale de Kherson a également été la cible des obus russes, selon la même source.

La Russie a mobilisé des centaines de milliers de réservistes et de repris de justice pour essayer de percer les lignes ukrainiennes et de conquérir le reste du Donbass, une vaste zone industrielle de l'est de l'Ukraine.

60 chars polonais de plus

Dans ce contexte, le président Zelensky a salué la décision annoncée par la Pologne de livrer à son pays 60 chars supplémentaires, dont la moitié seront une version modernisée du T-72 soviétique, après les 14 Leopard 2 de fabrication allemande déjà promis.

Parallèlement, le gouvernement belge s'est engagé à octroyer à l'Ukraine de nouveaux financements pour en particulier la fourniture de missiles, de mitrailleuses, de munitions et de véhicules blindés.

Quant à l'armée de l'air ukrainienne, elle a jugé vendredi que le F/16 de fabrication américaine "pourrait être le meilleur candidat" pour "devenir le seul type" d'appareil polyvalent dans sa flotte, selon son porte-parole Iouri Ignat.

Le président ukrainien réclame des avions de chasse et des missiles de longue portée, autant d'armes que les Occidentaux refusent jusqu'ici de fournir.

De son côté, l'Union européenne a décidé de prolonger de six mois ses sanctions imposées à la Russie lorsqu'elle a annexé la péninsule ukrainienne de Crimée en 2014 et prépare de nouvelles mesures contre Moscou.

Le président français Emmanuel Macron a toutefois souligné vendredi qu'il continuerait à "parler à la Russie".

Poutine dénonce "les néonazis en Ukraine"

"Oublier les leçons de l'Histoire conduit à la répétition de terribles tragédies. La preuve en est les crimes contre les civils, le nettoyage ethnique (et) les actions punitives organisées par les néonazis en Ukraine", a dénoncé le même jour dans un communiqué Vladimir Poutine.

Une rhétorique dont le chef de l'Etat russe est coutumier pour défendre l'offensive militaire russe.

"Le jour de la libération du camps hitlérien allemand de la mort Auschwitz-Birkenau, souvenons-nous que Poutine est en train de construire de nouveaux camps à l'est", a vertement réagi le Premier ministre polonais Mateusz Morawiecki. La cheffe de la diplomatie française Catherine Colonna a fustigé les déclarations "consternantes" et "choquantes" de M. Poutine.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

Continuer la lecture
Cliquez pour commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

International

Enquête après une "très grave" fuite au sein de l'armée allemande

Publié

le

L'Allemagne enquête de manière approfondie sur la fuite d'un enregistrement d'officiers de l'armée discutant d'éléments confidentiels concernant la guerre en Ukraine, a annoncé samedi le chancelier Olaf Scholz. (© Keystone/DPA Pool/CHRISTOPH SOEDER)

Le chancelier Olaf Scholz a annoncé samedi que l'Allemagne enquêtait de manière approfondie sur la fuite d'un enregistrement d'officiers de l'armée discutant d'éléments confidentiels concernant la guerre en Ukraine.

"Il s'agit d'une affaire très grave et c'est la raison pour laquelle elle fait désormais l'objet d'une enquête très minutieuse, très approfondie et très rapide", a déclaré M. Scholz à l'occasion d'une visite à Rome.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

Continuer la lecture

International

Sous surveillance, des personnes fleurissent la tombe de Navalny

Publié

le

La mère du leader de l'opposition russe Alexei Navalny, Lyudmila Navalnaya (gauche) et sa belle-mère, dont le nom n'est pas disponible, lui rendent un dernier hommage au cimetière de Borisovskoye à Moscou. (© Keystone/AP)

La mère d'Alexeï Navalny, le principal détracteur de Vladimir Poutine mort en prison dans des circonstances troubles, s'est rendue sur sa tombe samedi. Les obsèques ont rassemblé vendredi des milliers de Russes.

M. Navalny, le plus féroce critique du président russe depuis plus de dix ans, est décédé le 16 février à l'âge de 47 ans dans une colonie pénitentiaire de l'Arctique, où il purgeait une peine de 19 ans de prison pour "extrémisme". Les multiples procès qui lui avaient été intentés avaient été largement dénoncés comme étant une manière de le punir pour son opposition à Vladimir Poutine.

Déjà présente lors de la mise en terre du cercueil vendredi, la mère de l'opposant, Lioudmila Navalnaïa, s'est de nouveau rendue tôt samedi matin sur sa tombe, recouverte de fleurs et de couronnes, au cimetière de Borisovo, dans le sud de Moscou. Elle était accompagnée d'Alla Abrossimova, la mère de la veuve de M. Navalny, Ioulia Navalnaïa.

Ioulia Navalnaïa, les deux enfants du couple et le frère de M. Navalny vivent à l'étranger et n'ont pas assisté aux funérailles, où ils auraient pu être arrêtés pour opposition au président russe. La veuve d'Alexeï Navalny s'est engagée à poursuivre le travail de son mari et a déclaré à plusieurs reprises ces derniers jours que M. Poutine l'avait "assassiné".

Vendredi, des milliers de partisans de M. Navalny avaient fait la queue pendant des heures pour lui rendre hommage. Alors qu'ils affluaient d'une église voisine vers le cimetière, certains scandaient "Non à la guerre !" et d'autres slogans en faveur de Navalny, qualifiant notamment Poutine de "meurtrier" et appelant à la "libération des prisonniers politiques".

Au moins 128 personnes arrêtées

L'ONG de défense des droits humains OVD-Info a déclaré que la police russe avait arrêté au moins 128 personnes participant à des hommages à Navalny dans 19 villes vendredi.

Les scènes de milliers de personnes défilant en soutien à M. Navalny, réclamant la fin de l'assaut russe en Ukraine et fustigeant le Kremlin, n'ont pas été vues en Russie depuis les premiers jours qui ont suivi l'ordre donné par Moscou à des centaines de milliers de soldats de franchir la frontière, fin février 2022.

Depuis, le Kremlin a sévèrement réprimé la dissidence et utilisé de nouvelles lois strictes sur la censure militaire pour poursuivre des centaines de personnes qui se sont exprimées publiquement contre l'offensive. Cette répression tous azymuts, en plus de la mobilisation partielle à l'automne 2022, a aussi poussé nombre de Russes à partir à l'étranger.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / blg / afp

Continuer la lecture

International

Gaza: l'ONU fait état d'un "grand nombre" de blessés par balles

Publié

le

Des Palestiniens inspectent la mosquée Al Bokhari détruite après une frappe aérienne israélienne à Deir Al Balah, dans le sud de la bande de Gaza samedi. (© Keystone/EPA/MOHAMMED SABER)

Une équipe de l'ONU a dit avoir constaté "un grand nombre" de blessures par balles dans un hôpital de Gaza. Des soldats israéliens ont tiré sur la foule près d'un convoi d'aide humanitaire.

Samedi, l'armée israélienne a poursuivi ses frappes meurtrières contre la bande de Gaza qui ont fait au moins 92 morts ces dernières 24 heures, d'après le ministère de la Santé du mouvement islamiste palestinien Hamas.

Les Etats-Unis ont annoncé leur intention de se joindre aux largages d'aide sur le territoire palestinien.

Jeudi, une distribution d'aide à Gaza a tourné au drame après des tirs israéliens sur une foule affamée qui s'est ruée sur les camions d'aide humanitaire et une bousculade qui ont fait 115 morts, selon le Hamas.

Une équipe de l'ONU s'est rendue le lendemain à l'hôpital al-Chifa de Gaza, qui a accueilli des dizaines de blessés après la tragédie. Ils ont vu "un grand nombre de blessures par balles", a indiqué un porte-parole de l'ONU, Stéphane Dujarric.

La communauté internationale a réclamé une enquête sur ce drame et un cessez-le-feu immédiat dans la guerre déclenchée par une attaque sanglante menée le 7 octobre dans le sud d'Israël par des commandos du Hamas infiltrés depuis la bande de Gaza voisine.

Israël a poursuivi ses bombardements, surtout à Khan Younès et Rafah dans le sud, selon des correspondants de l'AFP.

"Insister auprès d'Israël"

Vendredi, le président américain, Joe Biden, a annoncé que son pays participerait "dans les prochains jours" aux largages d'aide humanitaire sur Gaza.

Plusieurs pays y ont parachuté des cargaisons ces derniers jours, notamment la Jordanie avec le soutien de la France, les Pays-Bas et le Royaume-Uni, ainsi que l'Egypte en coopération avec les Emirats arabes unis.

"Les largages aériens ne peuvent pas et ne doivent pas se substituer à l'accès humanitaire", a néanmoins averti l'ONG International Rescue Committee (IRC).

Mais les cargaisons par voie terrestre, soumises au feu vert d'Israël qui impose un blocus à Gaza depuis 2007, n'arrivent qu'en quantité très limitée via Rafah depuis l'Egypte.

"Nous allons insister auprès d'Israël pour qu'il facilite l'entrée de davantage de camions (...) Il n'y a vraiment pas assez d'aide qui arrive à Gaza", a dit Joe Biden.

Biden prudent

M. Biden s'est voulu prudent en répétant vendredi "espérer" une trêve d'ici au ramadan, mois sacré du jeûne pour les musulmans qui commence cette année le soir du 10 mars ou le 11.

"Nous allons y arriver, mais on n'y est pas encore, et on pourrait ne pas y parvenir", a-t-il dit.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

Continuer la lecture

International

Zelensky presse l'Occident de fournir des systèmes aériens

Publié

le

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky presse l'Occident. (© KEYSTONE/EPA/SERGEY DOLZHENKO)

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a réitéré samedi un appel à ses alliés occidentaux pour qu'ils fournissent à Kiev davantage de systèmes de défense aérienne, après des attaques russes qui ont fait cinq morts, selon l'Ukraine.

Des attaques visant la ville portuaire d'Odessa, sur la mer Noire, dans la nuit de vendredi à samedi, ont entraîné la mort de trois personnes, dont un enfant, et la destruction d'un immeuble de neuf étages, selon des responsables officiels ukrainiens.

Parallèlement, des bombardements ont tué un homme de 76 ans dans la région de Kharkiv, près de la frontière russe, et une autre personne dans celle de Kherson, selon les autorités régionales.

"La Russie continue de frapper des civils", a déploré le président Zelensky sur les réseaux sociaux.

"Nous avons besoin de davantage de défense aérienne de la part de nos partenaires. Nous devons renforcer le bouclier aérien ukrainien pour mieux protéger notre peuple du terrorisme russe. Davantage de systèmes de défense aérienne et davantage de missiles pour les systèmes de défense aérienne sauvent des vies", a-t-il déclaré.

Après deux ans de guerre, ces derniers jours, le dirigeant ukrainien a, à plusieurs reprises, enjoint ses alliés occidentaux de livrer l'assistance militaire plus rapidement, réclamant notamment des munitions, davantage de systèmes de défense aérienne et des avions de combat.

La victoire face à la Russie "dépend de vous", a-t-il lancé dimanche dernier à ses alliés occidentaux, dont le soutien est essentiel pour Kiev, mais qui rechignent ces derniers mois à valider de nouvelles enveloppes budgétaires à cette fin.

Drone tombant du ciel

Selon le ministre ukrainien de la Défense Roustem Oumerov, la moitié des armes occidentales promises à Kiev sont livrées avec du retard.

De son côté, l'Ukraine semble avoir mené sa propre attaque de drone dans la nuit de vendredi à samedi, qui a endommagé un immeuble résidentiel de Saint-Petersbourg, la deuxième ville de Russie.

Le responsable de la ville russe a signalé qu'un "incident" s'était produit - un langage précédemment utilisé pour décrire les attaques ukrainiennes - mais a déclaré qu'il n'y avait pas eu de victime.

Des vidéos diffusées sur les réseaux sociaux russes montraient ce qui semblait être un drone tombant du ciel dans le bâtiment et déclenchant une explosion, tandis que des habitants rapportaient des fenêtres soufflées et de petits incendies provoqués par un drone.

Selon les médias ukrainiens, les défenses aériennes russes ont abattu un drone qui visait un dépôt pétrolier à moins d'un kilomètre.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

Continuer la lecture

Les Sujets à la Une

X