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Ukraine: intensification des combats dans l'Est, Poutine avertit contre des déploiements de l'Otan en Suède ou Finlande

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Le ministère ukrainien de la Défense s'est félicité lundi que ses forces aient "expulsé les Russes" de la région frontalière au nord de Kharkiv. (© KEYSTONE/EPA/SERGEY KOZLOV)

L'offensive russe dans le Donbass s'est intensifiée lundi et a fait 10 morts à Severodonetsk. La Russie a averti qu'elle réagirait à des déploiements d'"infrastructures militaires" de l'Otan en Finlande et en Suède, candidates à une entrée dans l'Alliance atlantique.

A Severodonetsk, une ville devenue importante pour les Ukrainiens depuis que des forces séparatistes soutenues par Moscou se sont emparées d'une partie du Donbass (est de l'Ukraine) en 2014, "au moins 10 personnes ont été tuées" dans des bombardements russes, a annoncé lundi le gouverneur de la région. Cette cité est quasiment encerclée par les forces de Moscou.

Dans un précédent message lundi, Serguiï Gaïdaï avait fait état de frappes d'artillerie sur Severodonetsk et sur sa ville jumelle toute proche de Lyssytchank, ayant provoqué des incendies dans des quartiers d'habitation. "Severodonetsk a subi des frappes très puissantes", a-t-il ajouté, accompagnant son message de photographies des destructions.

Malgré les appels des autorités ukrainiennes à évacuer Lyssytchansk, qui n'est séparée de Severodonetsk que par un cours d'eau, le Siversky Donets, et qui est régulièrement bombardée, plus de 20'000 civils - contre 100'000 habitants avant la guerre - sont restés, selon des volontaires qui distribuent de l'aide dans la région.

Plus tôt dans la journée, les autorités ukrainiennes avaient annoncé que 10 personnes avaient été tuées dans des frappes de missiles au cours des dernières 24 heures : six dans la région de Donetsk, deux dans le bombardement d'un hôpital à Severodonetsk et deux à Mykolaïv (sud).

Les soldats russes "expulsés"

Dans le nord-est, les Ukrainiens ont repris le contrôle d'une partie de la frontière dans la région de Kharkiv, selon Kiev.

Diffusant sur son compte Facebook une vidéo montrant des soldats ukrainiens devant un poteau-frontière peint aux couleurs de l'Ukraine, jaune et bleu, le ministère de la Défense s'est félicité lundi que ses forces aient "expulsé les Russes".

Les Russes ont bombardé des semaines durant des quartiers nord et est de Kharkiv, la deuxième ville d'Ukraine, à partir de localités récemment reprises par les Ukrainiens.

L'armée russe a néanmoins affirmé avoir, dans la nuit de samedi à dimanche, tiré des "missiles de haute précision" sur des "points de commandement" ukrainiens dans cette région, notamment à Tsapivka, ainsi que sur des dépôts d'armement dans les régions de Donetsk et de Lougansk (est), qui forment le Donbass.

Renfort russe attendu dans le Donbass

Les autorités ukrainiennes s'attendent désormais à ce que les unités désengagées de la région de Kharkiv aillent renforcer les troupes russes dans le Donbass, où elles ne progressent que laborieusement, selon Oleksiï Arestovytch, un conseiller de la présidence ukrainienne.

"On se prépare à de nouvelles tentatives de la Russie d'attaquer dans le Donbass", pour "intensifier son mouvement vers le sud de l'Ukraine", avait aussi déclaré le président ukrainien Volodymyr Zelensky dimanche soir.

Plusieurs responsables occidentaux, notamment les services de renseignement militaire britanniques, ont souligné ces derniers jours que l'offensive russe dans l'est de l'Ukraine n'avait permis ces derniers temps aucun gain territorial substantiel.

Cessez-le-feu

A Marioupol, une grande ville dévastée par les bombes du sud du Donbass, le ministère russe de la Défense a annoncé lundi avoir instauré un cessez-le-feu autour d'Azovtsal, afin d'évacuer les soldats ukrainiens blessés - au nombre de 600, selon les Ukrainiens - retranchés dans cette immense aciérie, la dernière poche de résistance ukrainienne de ce port stratégique.

Moscou propose cependant de les transférer vers des hôpitaux situés en territoire contrôlé par les militaires russes et prorusses, ce que les Ukrainiens risquent de refuser.

"Pas une menace immédiate"

Le Kremlin multiplie depuis la semaine dernière les avertissements sur un autre front, celui de l'élargissement probable de l'Organisation du traité de l'Atlantique nord (Otan) à la Finlande et la Suède, deux pays que l'invasion russe de l'Ukraine, déclenchée le 24 février, a poussés à renoncer à des décennies de non-alignement militaire.

Le président russe Vladimir Poutine a estimé lundi que ces adhésions ne constituaient pas "une menace immédiate". Mais, a-t-il poursuivi, "le déploiement d'infrastructures militaires sur les territoires de ces pays entraînera bien sûr une réponse".

La Russie avait en particulier expliqué son attaque en Ukraine par le rapprochement de son voisin occidental avec l'Otan, estimant que cela constituait une menace "existentielle" pour sa sécurité.

Le secrétaire général de l'Alliance atlantique Jens Stoltenberg s'est dit "confiant" dans la possibilité pour les Etats de l'Alliance de trouver un compromis avec la Turquie, dont le président Recep Tayyip Erdogan a martelé lundi qu'elle ne "cèderait pas" quant à son refus de voir la Finlande et la Suède entrer dans l'Otan. Ankara leur reproche de faire preuve de mansuétude envers les rebelles kurdes du PKK (parti des travailleurs du Kurdistan), considéré comme organisation terroriste.

Impact sur l'économie

Après une visite en Allemagne où il s'est félicité de l'évolution de la position de Berlin, désormais prêt à livrer des armes lourdes à Kiev, le ministre ukrainien des Affaires étrangères Dmytro Kouleba était lundi à Bruxelles, pour discuter, entre autres, de nouvelles sanctions contre la Russie.

Ses homologues de l'UE y sont réunis pour tenter de débloquer un projet d'embargo sur les importations de pétrole russe, refusé par la Hongrie qui en est très dépendante - au grand dam des Etats membres les plus proches de Kiev.

Pour le chef de la diplomatie hongroise, Peter Szijjarto, "les Hongrois attendent légitimement une proposition de solution pour financer les investissements (de nouvelles infrastructures) et compenser des hausses de prix, un coût global de l'ordre de 15-18 milliards d'euros" (entre 15,7 et 18,8 millions de francs).

En attendant, les effets de sanctions inédites déjà prises par les Occidentaux se font de plus en plus ressentir sur l'économie européenne. La Commission européenne a annoncé lundi avoir abaissé d'1,3 point ses prévisions de croissance économique pour la zone euro en 2022, à 2,7%.

Les sanctions ont notamment poussé le groupe automobile français Renault à vendre ses actifs à l'Etat russe, la première nationalisation d'ampleur depuis le début de l'offensive russe en Ukraine.

Lundi également, le géant américain de la restauration rapide McDonald's, présent en Russie depuis plus de 30 ans mais qui avait provisoirement fermé ses 850 restaurants début mars, a annoncé se retirer définitivement de ce pays.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Ipsen acquiert la société biopharmaceutique Epizyme

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Epizyme est une société biopharmaceutique, dont les activités vont de la recherche à la commercialisation, spécialisée dans de "nouveaux médicaments épigénétiques pour les patients atteints de cancer (archives). (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Le laboratoire Ipsen a annoncé lundi le rachat de la société biopharmaceutique Epizyme, spécialisée dans les médicaments de traitement de cancers. La société développe notamment le Tazverik, pour 247 millions de dollars (236,6 millions de francs).

"La transaction a été approuvée à l'unanimité par les conseils d'administration d'Ipsen et d'Epizyme, avec une finalisation attendue d'ici la fin du troisième trimestre 2022", précise Ipsen, troisième laboratoire français, dans un communiqué.

Epizyme est une société biopharmaceutique, dont les activités vont de la recherche à la commercialisation, spécialisée dans de "nouveaux médicaments épigénétiques pour les patients atteints de cancer".

L'épigénétique désigne la science qui étudie la nature des mécanismes modifiant de manière réversible, transmissible (lors des divisions cellulaires) et adaptative l'expression des gènes sans en changer l'ADN.

Le Tazverik, médicament phare de Epizyme, est un inhibiteur d'EZH2 sans chimiothérapie, "qui a obtenu l'approbation des autorités américaines dans le cadre d'une procédure accélérée en 2020".

"Grâce à cet accord", Ipsen va "développer (ses) actifs en oncologie", souligne David Loew, directeur général d'Ipsen. "Les capacités et les ressources d'Ipsen, associées à celles d'Epizyme accélèreront la croissance de Tazverik pour atteindre son plein potentiel pour les patients atteints de lymphome folliculaire", ajoute-t-il.

Début juin, David Loew avait indiqué lors d'un point presse que sa société (qu'il dirige depuis 2020) avait pour priorité d'élargir le portefeuille de médicaments en développement, ce qui passera par des partenariats ou des acquisitions, précisa-t-il.

Pour cela, Ipsen dispose de 2,5 milliards d'euros, qui seront portés à 3,5 milliards d'euros d'ici à 2024, après la finalisation de la vente de son activité de santé familiale au groupe Mayalo Spindle, une annonce effectuée en février, ajoutait M. Loew.

Ipsen a réalisé sept partenariats de licences l'an dernier, portant sur huit molécules. Pour le laboratoire, il faut en effet contrer la baisse des ventes de son produire phare, l'anticancéreux Somatuline, qui l'an dernier lui a rapporté 1,2 milliard d'euros. Somatuline est désormais concurrencé par un générique en Europe, et le sera bientôt également sur son plus gros marché, le nord-américain.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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Lyles, Steiner et Benjamin en imposent

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Noah Lyles (ici lors du meeting de Doha) a frappé fort dimanche à Eugene (© KEYSTONE/AP/HUSSEIN SAYED)

Noah Lyles, champion du monde en titre, a conservé sa couronne aux Championnats des Etats-Unis sur 200 m.

Il a rappelé qu'il serait l'homme à battre dans trois semaines aux Mondiaux, sur cette même piste de Hayward Field à Eugene.

Le sprinter de 24 ans a remporté la finale en 19''67. Il a coiffé de justesse Erriyon Knighton (19''69), qui était devenu le 30 avril à Baton Rouge le quatrième meilleur performeur de l'histoire sur la distance (19''49, derrière Usain Bolt, Yohan Blake et Michael Johnson).

"Je fais ce qu'il faut pour gagner. Erriyon a pris le meilleur sur moi dans le virage, mais je n'étais pas inquiet. Je me suis dit que j'allais le rattraper, gagner les 100 derniers mètres et c'est ce que j'ai fait", a commenté le vainqueur.

Fred Kerley, devenu le co-sixième meilleur performeur de l'histoire sur la ligne droite (9''76) vendredi, a complété le podium (19''83). Il pourra doubler 100-200 m aux Championnats du monde, contrairement à Christian Coleman qui avait renoncé à prendre part aux demi-finales en matinée.

Steiner en 21''77

Chez les femmes, la championne universitaire (NCAA) Abby Steiner s'est imposée en 21''77, améliorant de trois centièmes sa meilleure performance mondiale de l'année. Une "MPM" qui n'aura tenu qu'une poignée d'heures, puisque la Jamaïcaine Shericka Jackson a ensuite couru en 21''55 à Kingston.

Plus tôt, la star montante du sprint Sha'Carri Richardson, déjà éliminée jeudi sur 100 m, avait échoué à atteindre cette finale. Eliminée en demie avec une 5e place (22''47), elle a donc raté la qualification en individuel pour les Mondiaux.

Parmi les autres résultats notables, Rai Benjamin, médaillé d'argent aux derniers JO et Mondiaux, a réussi la meilleure performance mondiale de l'année sur 400 m haies (47''04). Athing Mu, championne olympique en titre du 800, a elle aussi validé sa présence à Eugene dans trois semaines, en remportant (1'57''16) une finale au finish passionnant devant Ajee Wilson (1'57''23).

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Manifestation: l'Equateur décide de réduire le prix des carburants

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La baisse du prix du carburant était l'une des principales revendications des milliers d'indigènes qui manifestent depuis deux semaines. (© KEYSTONE/AP/Dolores Ochoa)

Le président équatorien Guillermo Lasso a annoncé dimanche une baisse du prix des carburants, dans une proportion néanmoins inférieure aux demandes des milliers d'indigènes qui manifestent et bloquent une partie du pays depuis deux semaines.

"J'ai décidé de réduire le prix de l'essence de 10 cents (de dollar) par gallon (3,78 litres) et le prix du diesel également de 10 cents le gallon", a déclaré le président équatorien dans une allocation radio-télévisée.

Cette réduction va porter le prix du diesel à 1,80 dollar, et celui de l'essence à 2,45 dollars, alors que la puissante confédération des nationalités indigènes (Conaie), fer de lance des manifestations, exigeait une baisse des prix des carburants à 1,50 et 2,10 dollars.

En moins d'un an, le diesel a grimpé de 90% (à 1,90 dollar) et l'essence de 46% (à 2,55 dollars).

"Les Équatoriens qui cherchent le dialogue trouveront un gouvernement qui a la main tendue. Ceux qui cherchent le chaos, la violence et le terrorisme trouveront la pleine force de la loi", a assuré le président Lasso, qui intervenait quelques heures après la reprise au Parlement d'un débat sur son éventuelle destitution.

Depuis le début des manifestations le 13 juin, les violences ont fait six morts et des dizaines de blessés. Quito est en grande partie paralysée et ses accès bloqués par de nombreux barrages routiers. Les manifestants ont tenté à deux reprises, jeudi et vendredi, de pénétrer dans l'enceinte de l'Assemblée nationale, d'où ils ont été repoussés par les forces de l'ordre.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Hockey

L'Avalanche sacré pour la troisième fois, la première depuis 2001

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L'Avalanche a remporté dimanche sa 3e Stanley Cup (© KEYSTONE/AP/Phelan Ebenhack)

Troisième finale, et troisième Coupe Stanley pour l'Avalanche!

Colorado a remporté le championnat de NHL 2021/22 en allant s'imposer 2-1 dimanche sur la glace du double tenant du titre Tampa Bay dans l'acte VI de la finale des play-off.

Un but inscrit à la 33e minute par le Finlandais Artturi Lehkonen (2-1) a permis aux Avs de forcer la décision dans cette rencontre. Le Tampa Bay Lightning, qui avait écarté une première "balle de titre" dans le match no 5 à Denver, avait pourtant idéalement démarré cette partie.

La franchise floridienne avait en effet ouvert la marque après seulement 3'48'' de jeu sur une réussite de son capitaine Steven Stamkos. Mais Colorado a renversé la vapeur dans le deuxième tiers, la superstar Nathan MacKinnon signant le but égalisateur à la 22e grâce à un "one timer" sur une pénalité différée.

Trois rookies de l'année

Déjà titrée en 1996 - pour sa première saison après son déménagement de Québec - et en 2001 - avec le gardien fribourgeois David Aebischer dans son effectif -, l'Avalanche met ainsi fin à une disette de 21 ans. Son sacre survient cinq ans après que Colorado avait conclu la saison régulière avec le pire bilan de la Ligue.

Engagé en 2016 pour assurer la lourde succession du légendaire Patrick Roy, le coach Jared Bednar n'avait donc pas entamé de manière idéale son aventure. Il a pu s'appuyer sur trois vainqueurs du Calder Memorial Trophy (le trophée récompensant le meilleur "rookie" de l'année) pour faire revenir l'Avalanche au sommet.

L'arrivée de Cale Makar, meilleur débutant de l'exercice 2019/20, fut la dernière pièce du puzzle. Il a apporté l'assise défensive dont les attaquants-vedettes Gabriel Landeskog (rookie de la saison 2011/12), Nathan MacKinnon (2013/14) et Mikko Rantanen avaient besoin pour s'exprimer pleinement.

Makar MVP des play-off

Cale Makar a d'ailleurs réalisé une saison de toute beauté. Nommé défenseur de l'année au terme d'un vote dans lequel il a devancé le Bernois Roman Josi, le Canadien de 23 ans a été désigné MVP de ces play-off. Il a réussi 29 points - dont 8 buts - dans ses séries finales, après en avoir inscrit 86 dans la phase préliminaire.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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International

Une course de buffles thaïlandaise pour préserver les traditions

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La course de buffles marque le début de la saison des semailles (archives). (© KEYSTONE/AP/SAKCHAI LALIT)

Pieds nus, quatre sprinteurs intrépides tentent de maîtriser leurs bêtes lancées au galop à travers les eaux boueuses d'une rizière, sous un tonnerre d'acclamations: les courses de buffles thaïlandais attirent chaque année une foule de passionnés à Chonburi.

Cette tradition joyeuse, bruyante et légèrement chaotique marque le début de la saison des semailles, et une atmosphère de festival régnait dimanche dans cette province rizicole de l'est du pays.

"Avant le début de la course, nous sommes un peu excités et nerveux", confie Sompong Ratanasatien, 33 ans, qui peine à reprendre son souffle à l'issue de l'épreuve, trempé de la tête aux pieds.

Les premières secondes sont les plus délicates, assure-t-il, quand les coureurs doivent contenir leur lourd attelage en attendant le coup de sifflet officiel pour franchir la ligne du départ. "Après cela, tout dépend de ton buffle et de la façon dont il s'adapte à tes compétences", explique Ratanasatien, plusieurs fois victorieux avec son mâle de deux ans, Kao.

"Les gens normaux ne peuvent pas faire ça"

Sous les coups d'un fouet en bambou à pointe métallique, les bovins habituellement placides se métamorphosent, pour se déchaîner le temps de la course aquatique. Les concurrents sont choisis en fonction de leur poids et de leur taille. Les créatures les plus imposantes vont généralement plus lentement, mais les manoeuvrer nécessite beaucoup plus d'habileté de la part de leurs coéquipiers humains.

Et les coureurs, qui se préparent et s'entraînent avec les animaux pendant des semaines, n'ont pas toujours le dessus. Il leur arrive souvent de se faire traîner dans la boue lors de faux départs accidentels.

"Je pense que les gens normaux ne peuvent pas faire ça", commente Within Lueanguksorn, un admirateur de 38 ans, qui a fait le voyage depuis Bangkok pour assister aux courses. "Il y a une relation entre eux", les humains et leurs bêtes, dit-il.

"Préserver nos traditions"

Au terme du sprint final, les buffles déboulent en pagaille et à toute vitesse, manquant de renverser les spectateurs assez fous pour se tenir à proximité de la ligne d'arrivée. "Cela peut être un peu dangereux si les buffles courent trop près les uns des autres, cela peut provoquer un accident - les cavaliers doivent donc faire attention", reconnait le coureur Noppadon Yindeesuk.

Ce coureur de 45 ans fait participer deux de ses buffles, Parewa et Pete, d'une valeur d'environ 150'000 bahts (environ 4000 francs) chacun. "Ils ont plus de deux ans et ils ont gagné la course l'année dernière", se réjouit-il, précisant qu'il s'entraîne avec eux tous les trois à quatre jours.

Pour Noppadon Yindeesuk comme pour beaucoup d'autres, le spectacle offert dimanche va cependant au-delà du divertissement sportif: "Je participe à la course parce que j'essaie de préserver nos traditions de Chonburi: de bons buffles, et du bon riz".

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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