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L'humanité une "arme de destruction massive" (chef de l'ONU)

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L'humanité est devenue une "arme d'extinction massive" de la nature, a estimé mardi le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, à la veille de la COP15 sur la biodiversité à Montréal (archives). (© KEYSTONE/EPA LUSA/MIGUEL A. LOPES)

L'humanité est devenue une "arme d'extinction massive" de la nature que "nous traitons comme des toilettes", a déclaré mardi le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, lors d'une cérémonie à Montréal à la veille de la COP15 sur la biodiversité.

"Avec notre appétit sans limite pour une croissance économique incontrôlée et inégale, l'humanité est devenue une arme d'extinction massive", a-t-il martelé lors du lever de rideau de cette conférence, qu'il voit comme "notre chance d'arrêter cette orgie de destruction".

Depuis sa prise de fonction en 2017, Antonio Guterres, ancien Premier ministre portugais, a fait du changement climatique son cheval de bataille. Ses dénonciations enflammées lors de l'ouverture solennelle de la réunion COP15 montrent que le sort des plantes et des animaux menacés de la planète - une crise interconnectée - lui tient également à coeur.

Génocide des autochtones

Il s'exprimait dans la foulée du Premier ministre canadien, Justin Trudeau, dont l'intervention a été interrompue quelques minutes par une dizaine de représentants d'un peuple autochtone. Brandissant une banderole où l'on lisait "Génocide des autochtones = écocide", ils ont été raccompagnés calmement à la sortie, recevant des applaudissements de soutien d'une partie de la salle.

Les défis de la COP15 à relever sont considérables: un million d'espèces sont menacées d'extinction, un tiers des terres sont gravement dégradées et les sols fertiles disparaissent, tandis que la pollution et le changement climatique accélèrent la dégradation des océans.

Les produits chimiques, les plastiques et la pollution atmosphérique étouffent la terre, l'eau et l'air, tandis que le réchauffement de la planète dû à la combustion des énergies fossiles provoque un chaos climatique - des vagues de chaleur et des feux de forêt aux sécheresses et aux inondations.

Près de 200 pays se réunissent du 7 au 19 décembre pour tenter de sceller un pacte décennal pour la nature et éviter ainsi une sixième extinction de masse. Mais l'issue des négociations, portant sur une vingtaine d'objectifs destinés à sauvegarder les écosystèmes d'ici 2030, reste incertaine.

"Cacophonie du chaos"

"Aujourd'hui nous ne sommes pas en harmonie avec la nature, au contraire nous jouons une mélodie bien différente", une "cacophonie du chaos jouée avec des instruments de destructions", a résumé le secrétaire général de l'ONU.

"Et en fin de compte, nous nous suicidons par procuration", a-t-il ajouté, avec des répercussions sur l'emploi, la faim, la maladie et la mort. Les pertes économiques dues à la dégradation des écosystèmes, quant à elles, sont estimées à 3000 milliards de dollars par an à partir de 2030.

Mais si le constat scientifique est peu discuté, les points de friction restent nombreux entre les membres de la Convention pour la diversité biologique (CDB) de l'ONU (195 Etats et l'Union européenne, mais sans les Etats-Unis, toutefois observateurs influents).

"Pour que l'accord de Paris réussisse, la biodiversité doit également réussir. Pour que le climat réussisse, la nature doit réussir, et c'est pourquoi nous devons les traiter ensemble", a affirmé à l'AFP la cheffe de la CDB il y a quelques jours.

30% du globe sous protection

Parmi la vingtaine d'objectifs en discussions, l'ambition phare, surnommée 30x30, vise à placer au moins 30% des terres et des mers du globe sous une protection juridique minimale d'ici 2030. Contre respectivement 17% et 10% dans l'accord précédent de 2010.

Il sera aussi question des subventions néfastes à la pêche et à l'agriculture, de lutter contre les espèces invasives et de la réduction des pesticides.

Mais une fois encore, la question du financement de ces mesures pourrait être un point de blocage: des pays en développement demandant la création d'un fonds, comme celui décidé pour le climat.

En dehors du Premier ministre canadien, aucun chef d'État ou de gouvernement n'est d'ailleurs attendu à Montréal, alors qu'ils étaient plus de 110 en Egypte.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Un astéroïde de la taille d'un camion a frôlé la Terre

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L'astéroïde est passé à 3600 km de la surface de la Terre. (© KEYSTONE/AP)

Un petit astéroïde de la taille d'un camion, qui a soudainement surgi de l'obscurité il y a quelques jours avec la Terre en ligne de mire, nous a frôlés sans faire de dégâts jeudi, a indiqué la NASA. Il s'est approché à 3600 km de la surface terrestre.

Contrairement à ce qui a été vu maintes fois dans les films hollywoodiens, aucune mission mondiale visant à le faire exploser ou dévier de sa trajectoire avec des missiles n'a été nécessaire. Au lieu de cela, l'astéroïde 2023 BU est passé sans incident avant de repartir dans l'obscurité de l'espace.

L'objet, repéré pour la première fois samedi depuis un observatoire en Crimée, s'est approché le plus près de la pointe sud de l'Amérique du Sud vers 01h29 vendredi (heure suisse), selon les scientifiques qui le suivaient.

A son point le plus proche, soit 3600 kilomètres de la surface de la Terre, il se trouvait beaucoup plus près que de nombreux satellites géostationnaires orbitant autour de la planète.

Une des plus proches

C'est l'astronome amateur Guennadi Borissov, le découvreur de la comète interstellaire Borissov en 2019, qui a tiré la sonnette d'alarme samedi. Des dizaines d'observations ont ensuite été réalisées par des observatoires à travers le monde, confirmant l'arrivée de 2023 BU.

Le système d'évaluation des risques d'impact de la NASA, Scout, a rapidement exclu une collision avec la Terre. "Malgré les très rares observations, il a néanmoins été en mesure de prédire que l'astéroïde ferait une approche extraordinairement proche de la Terre", a déclaré Davide Farnocchia, ingénieur de navigation au Jet Propulsion Laboratory (JPL), qui a développé Scout.

Il s'agit "d'une des approches les plus proches par un objet géocroiseur [un astéroïde ou une comète dont l'orbite croise celle de la Terre, ndlr] jamais enregistrées", complète-t-il.

Si les calculs avaient été erronés, cependant, l'humanité s'en serait probablement bien sortie, selon les scientifiques. L'astéroïde, qui mesure entre 3,5 et 8,5 mètres de diamètre, se serait désintégré en grande partie dans notre atmosphère, ne faisant retomber potentiellement que quelques débris sous forme de petites météorites.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Nouvelle opération SOS marsouin du Pacifique, une espèce en danger

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Le petit cétacé argenté est facilement reconnaissable aux cercles obscurs qui entourent ses yeux et sa bouche (archives). (© KEYSTONE/AP www.whaletrackers.com/CHRIS JOHNSON, EARTHOCEAN)

La course contre la montre a repris au large du Mexique contre l'extinction du marsouin du Pacifique, le mammifère marin le plus menacé au monde en raison de la pêche illégale soutenue par la demande en Chine. Long de 1,5 mètre, il est le plus petit cétacé au monde.

La marine mexicaine et un bateau de Sea Shepherd, ONG soutenue par Leonardo Di Caprio, ont repris mercredi la mer dans le golfe de Californie à un "moment critique", ont indiqué jeudi les organisateurs. Il ne resterait plus qu'une vingtaine d'individus dans le golfe, son unique sanctuaire au monde, d'après Sea Shepherd.

L'"opération miracle" a permis de réduire de 70% la pêche illégale du phocoena sinus. "C'est encourageant, mais nous devons faire mieux", a déclaré la responsable de Sea Shepherd.

"Vaquita marina"

Connu comme le "panda des mers", le marsouin du Pacifique a été décimé par les filets des pêcheurs. Il a été la victime collatérale de la pêche du poisson totoaba, dont la "vessie-nageoire" se vend jusqu'à 8000 dollars le kilogramme en Chine en raison de ses supposées vertus médicinales.

La "vaquita marina" ("petite vache marine"), comme le marsouin est appelé en espagnol, est considérée comme une espèce en voie d'extinction depuis 1996.

L'acteur américain Leonardo di Caprio a produit un film sur la lutte contre l'extinction des "vaquitas" et des totoabas, "Sea of Shadow". "Quand les cartels mexicains de la drogue et les trafiquants chinois unissent leurs forces pour braconner le poisson totoaba, leurs méthodes criminelles menacent de détruire virtuellement toute vie marine dans la région", indique le "pitch" du film.

L'"opération miracle" a été lancée en 2015 pour sauver le petit cétacé argenté facilement reconnaissable aux cercles obscurs qui entourent ses yeux et sa bouche".

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Israël frappe Jénine et Gaza, au moins 10 morts

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Selon des sources palestiniennes, la bande de Gaza a été touchée par au moins 15 frappes israéliennes (archives). (© KEYSTONE/AP/YOUSEF MASOUD)

Au moins 10 Palestiniens ont été tués lors d'opérations israéliennes jeudi et vendredi en Cisjordanie et à Gaza. La dernière a été présentée comme une réponse à des tirs de roquettes du Hamas.

Il s'agit de la séquence la plus meurtrière du conflit israélo-palestinien depuis la flambée de violence entre l'armée israélienne et le Djihad islamique à Gaza, lors de laquelle 49 Palestiniens au moins ont péri en trois jours d'août 2022.

L'armée israélienne a annoncé vendredi avoir mené au moins deux séries de bombardements contre la bande de Gaza, en réponse à des tirs de roquettes depuis l'enclave palestinienne. Aucune victime n'a été signalée à ce stade. Les explosions ont notamment touché la ville de Gaza, ont constaté des journalistes de l'AFP.

Jeudi, neuf Palestiniens avaient été tués à Jénine lors d'un raid israélien décrit par l'armée comme une opération contre des activistes islamistes dans le camp de réfugiés de cette ville du nord de la Cisjordanie occupée. L'autorité palestinienne a dénoncé "un massacre" et annoncé mettre fin à la coopération sécuritaire avec Israël, une première depuis 2020.

Blinken au Proche-Orient

Le département d'Etat américain a dit regretter cette décision, jugeant "très important que les parties maintiennent voire approfondissent leur coordination sécuritaire". Le chef de la diplomatie américaine, Anthony Blinken, doit se rendre lundi et mardi en Israël et Cisjordanie pour insister, selon Washington, sur "la nécessité urgente de prendre des mesures de désescalade".

Un dixième Palestinien a été abattu jeudi à Al-Ram, près de Ramallah, a indiqué le ministère israélien de la santé.

Concernant le raid à Jénine, l'ONU n'a pas recensé un bilan aussi élevé en une seule opération israélienne en Cisjordanie depuis qu'elles ont commencé à comptabiliser en 2005 les victimes du conflit israélo-palestinien.

"Depuis le début de l'année, nous continuons d'observer les niveaux élevés de violence et les tendances négatives qui ont caractérisé 2022", a regretté l'émissaire de l'ONU pour le Proche-Orient, Tor Wennesland. Il a jugé "essentiel de faire baisser immédiatement les tensions".

"Crimes"

Selon l'armée israélienne, le raid mené dans le camp de Jénine était une "opération de contre-terrorisme" visant des membres de l'organisation Djihad islamique, qui, d'après le ministre de la défense Yoav Gallant, planifiaient une attaque en Israël.

La ministre palestinienne de la santé Mai al-Kaila a accusé les soldats d'avoir tiré du gaz lacrymogène à l'intérieur de l'unité pédiatrique de l'hôpital gouvernemental local, ce que l'armée a démenti. "Le gaz a atteint le service pédiatrique, posant un danger pour les enfants, qui ont été transférés vers un endroit sûr loin des affrontements", a indiqué le directeur de l'hôpital.

"Personne n'a tiré du gaz lacrymogène volontairement dans un hôpital [...] mais l'opération se déroulait non loin de l'hôpital et il est possible que du gaz lacrymogène soit entré par une fenêtre ouverte", a affirmé à l'AFP un porte-parole militaire israélien.

La diplomatie saoudienne a "vivement" dénoncé "l'incursion" israélienne, que le Qatar a qualifiée de "prolongement des crimes odieux" contre "le peuple palestinien sans défense".

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Pas encore candidat, Biden commencera bientôt à lever des fonds

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Joe Biden dit jusqu'ici avoir "l'intention de se représenter" à la présidentielle de 2024 (archives). (© KEYSTONE/EPA/Oliver Contreras / POOL)

Le président américain Joe Biden, pas encore en campagne mais flirtant très ouvertement avec une candidature à la présidentielle 2024, participera la semaine prochaine à deux levées de fonds. Il a promis de rendre sa décision sur sa candidature ou non au début 2023.

Le démocrate octogénaire sera mardi prochain à New York, puis à Philadelphie vendredi, allant à la rencontre de riches sympathisants pour remplir les caisses de son parti, a indiqué à l'AFP une source dans le camp démocrate. Ces levées de fonds sont essentielles dans les campagnes politiques américaines, abreuvées de centaines de millions de dollars.

Petit à petit, l'architecture d'une possible candidature du dirigeant octogénaire commence à prendre forme. En décembre, le président avait déjà convaincu le parti démocrate de chambouler complètement le calendrier de ses primaires, renforçant l'influence du vote afro-américain qui lui avait été très favorable en 2020.

Joe Biden dit jusqu'ici avoir "l'intention de se représenter" à la présidentielle de 2024. Il a promis de rendre sa décision publique au début de l'année.

Les experts politiques prédisent une possible annonce après son discours sur l'Etat de l'union, traditionnel discours de politique général des présidents donné devant les parlementaires, prévu le 7 février.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Un chef du groupe Etat islamique tué dans un raid américain

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Cette opération, décidée par le président Joe Biden, est préparée depuis plusieurs mois (Photo prétexte).. (© KEYSTONE/AP/Andrew Harnik)

Un chef du groupe Etat islamique, identifié comme Bilal al-Sudani, et "environ dix personnes" liées à l'organisation terroriste ont été tués mercredi dans un raid américain en Somalie, a fait savoir jeudi l'exécutif américain.

"Al-Sudani se chargeait d'encourager la présence croissante du groupe Etat islamique en Afrique et de financer ses opérations dans le monde, y compris en Afghanistan", a commenté dans un communiqué le secrétaire à la Défense Lloyd Austin.

Cette opération préparée depuis "plusieurs mois", n'a fait de victime ni dans la population civile ni parmi les militaires américains, a précisé une haute responsable de la Maison Blanche lors d'un entretien avec des journalistes.

La haute responsable, qui n'a pas souhaité être identifiée, a déclaré que le raid avait été précédé de "répétitions intensives" des forces américaines, sur des sites "spécifiquement construits" pour imiter le terrain où il a eu lieu, une caverne dans les montagnes du nord de la Somalie.

"Nous étions prêts à capturer al-Sudani", a-t-elle assuré.

Joe "Biden a dit très clairement que nous étions décidés à trouver et à éliminer toutes les menaces terroristes contre les Etats-Unis et contre le peuple américain, où qu'elles soient, même dans les endroits les plus reculés", a affirmé un autre responsable de la Maison Blanche.

En août dernier, le chef d'Al-Qaïda, Ayman al-Zawahiri, avait été tué sur son balcon en Afghanistan par une frappe de drone américain.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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