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Décès du cuisinier Joël Robuchon

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Le grand chef français multi-étoilé Joël Robuchon est décédé lundi à Genève des suites d’un cancer, annonce le journal ‘Le Figaro’ sur son site internet. La maladie le tenait depuis de nombreuses années à distance des cuisines.

Le célèbre restaurateur aux 32 étoiles au Guide Michelin était un pionnier de la « Nouvelle cuisine » et détient le plus important palmarès de l’histoire de l’art culinaire, côtoyant les plus grands de ce milieu, tels qu’Alain Ducasse, Marc Veyrat et Eugénie Brazier.

« Joël Robuchon, chef visionnaire et le plus étoilé au monde, nous quitte aujourd’hui. De Paris à Shanghai, son savoir-faire érigé en art a fait rayonner la gastronomie française et continuera d’inspirer la jeune génération de chefs », a écrit sur Twitter le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux, confirmant une information du Figaro.

« Un des maîtres incontestés de la gastronomie mondiale vient de nous quitter », a réagi sur son compte Twitter la chef étoilée Anne-Sophie Pic, cheffe du restaurant gastronomique du Beau Rivage Palace, à Lausanne.

Détenteur de trois étoiles au Michelin, Éric Frechon a aussi fait part de sa tristesse. « Ce qu’il nous laisse à tous est immense. Je pense à sa famille, à ses équipes et à son fidèle ami de toujours Éric Bouchenoire », a-t-il réagi.

La toque plutôt que la robe

Le chef d’origine poitevine, fils de maçon, pensait d’abord entrer dans les ordres avant de devenir apprenti puis compagnon. Rapidement ses qualités en cuisine sont reconnues: il est sacré Meilleur Ouvrier de France en 1976, élu « chef de l’année » en 1987 puis « cuisinier du siècle » en 1990 pour le Gault & Millau.

En 2003, il crée un nouveau concept, « L’Atelier de Joel Robuchon »: le premier ouvre ses portes à Tokyo et simultanément à Paris. Un autre était en projet pour la fin de l’année à Genève. « L’idée m’est venue dans les bars à tapas dont j’apprécie la convivialité. Je cherchais une formule où il puisse se passer quelque chose entre les clients et les cuisiniers », expliquait le chef à l’Obs.

Le succès de cette formule l’a ensuite amené à décliner le concept sur tous les continents: Las Vegas en 2005, New York, Londres et Hong Kong en 2006 et Taipei en 2009…

Purée du pomme de terre

« Il y avait un style Robuchon », a commenté lundi le journaliste culinaire Périco Légasse sur BFM TV tandis que la chef médiatique Ghislaine Arabian a estimé sur la même chaîne qu’elle avait « l’impression de voir de la magie » quand Joël Robuchon était aux fourneaux.

Le plat signature de ce grand chef, qui a crée un empire financier, était pourtant une simple purée de pommes de terre.

 

(KEYSTONE-ATS / PHOTOPRESS – CHRISTIAN BRUN)

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Dopage: la Russie exclue des JO pendant 4 ans

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L'AMA s'est montrée ferme envers la Russie (©KEYSTONE/EPA/MAXIM SHIPENKOV)

L’Agence mondiale antidopage (AMA) a décidé lundi d’exclure la Russie des Jeux olympiques pendant quatre ans, ce qui inclut Tokyo-2020 et Pékin-2022.

Elle sanctionne ainsi la falsification des données de contrôles remises à l’agence, a déclaré un porte-parole de l’instance à l’issue du comité exécutif réuni à Lausanne.

« La liste complète des recommandations du Comité de révision de la conformité a été approuvée à l’unanimité » des douze membres du comité exécutif, a déclaré le porte-parole James Fitzgerald.

Le Comité de révision de la conformité recommandait notamment l’exclusion du drapeau russe des JO et de tout championnat du monde pendant quatre ans, avec la possible présence de sportifs russes sous drapeau « neutre ».

« Cela signifie que les sportifs russes, s’ils veulent participer aux Jeux olympiques ou paralympiques ou tout autre événement majeur figurant dans les recommandations, devront démontrer qu’ils ne sont pas impliqués dans les programmes de dopage décrits par les rapports Mclaren ou que leurs échantillons n’ont pas été falsifiés », a expliqué le porte-parole.

La décision de l’AMA peut être contestée dans un délai de 21 jours devant le Tribunal arbitral du sport (TAS), par l’agence nationale antidopage Rusada, ou par le Comité olympique russe (ROC) ou toute fédération internationale qui serait concernée. L’appel serait en principe suspensif et les sanctions ne seraient applicables qu’une fois confirmées par le TAS.

Parmi les autres mesures approuvées lundi par l’AMA figure l’interdiction pendant quatre ans d’attribuer l’organisation de compétitions planétaires (JO et championnats du monde).

Cette suspension est la conséquence de la falsification de données de contrôles antidopage fournies par la Russie à l’Agence mondiale antidopage au début de l’année.

Les experts informatiques missionnés par l’AMA ont découvert que « des centaines » de résultats suspects avaient été effacés de ces données, pour certains entre décembre 2018 et janvier 2019, juste avant leur remise.

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Ventes d’armes en hausse dans le monde

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Le groupe bernois Ruag actif dans la défense et l'aéronautique faisait partie en 2018 des 100 plus grands marchands d'armes du monde, selon un rapport de l'Institut de recherche sur la paix internationale de Stockholm (archives). (©KEYSTONE/GEORGIOS KEFALAS)

Les ventes d’armes ont augmenté de 4,6% dans le monde en 2018, dans un marché dominé par les Etats-Unis, selon un rapport publié lundi. Les 100 plus gros fabricants, dont le suisse Ruag, ont vendu pour 420 milliards de dollars d’armes et de services.

En tête de peloton, l’industrie de l’armement américaine, dont la part s’élève à 59% du marché, représente un chiffre d’affaires de 246 milliards de dollars, en hausse de 7,2% sur un an, détaille l’étude de l’Institut de recherche sur la paix internationale de Stockholm (Sipri).

« Sur un an, c’est une hausse significative considérant le niveau déjà très élevé des ventes d’armes américaines », insiste la directrice du programme des armements au Sipri, Aude Fleurant. Les entreprises américaines bénéficient de la stratégie de l’administration Trump qui veut moderniser sa défense pour renforcer sa position face à la Russie et la Chine.

D’ailleurs pour la première fois depuis 2002, les cinq premières places du classement sont détenues exclusivement par des entreprises d’armement basées aux États-Unis. A noter que depuis 2009, la première place est occupée par l’Américain Lockheed Martin (47,3 milliards de dollars de revenus), dont les ventes représentent 11% des ventes d’armes dans le monde.

La Russie reste 2e

Loin derrière, la Russie, elle, se maintient à la deuxième place du classement des plus gros producteurs d’armes, avec 8,6% des parts de marché juste devant le Royaume-Uni (8,4%) et la France (5,5%). Les ventes d’armes combinées des 10 entreprises russes figurant dans le classement 2018 s’élèvent à 36,2 milliards de dollars, soit une légère baisse de 0,4 % par rapport à 2017.

Almaz-Anteï, première entreprise russe du Top 100, se hisse au neuvième rang avec un chiffre d’affaires de 9,6 milliards de dollars (+ 18% par rapport à 2017), une progression de 15 places depuis 2009.

« Cette augmentation s’explique non seulement par la vigueur de la demande nationale, mais aussi par la croissance continue de ventes d’armes à d’autres pays, en particulier les exportations du système de défense aérienne S-400 », relève le rapport.

Ruag 95e

Côté européen, les 27 sociétés du continent répertoriées (huit basées en Grande-Bretagne, six en France, quatre en Allemagne, deux en Italie et une respectivement en Pologne, Espagne, Suède et Suisse), ont légèrement augmenté leurs ventes en 2018, pour atteindre 102 milliards de dollars. Elles contrôlent ainsi un peu moins d’un quart du marché. Parmi elles figurent la seule entreprise suisse à apparaître parmi les cent plus grands marchands d’armes du monde, Ruag, qui pointe au 95e rang.

En Europe, il faut aussi compter sur deux entreprises intercontinentales, Airbus et MBDA, qui profitent d’une demande en hausse du fait « des conflits armés en cours et d’importantes tensions dans plusieurs régions », souligne Aude Fleurant.

L’étude ne prend pas en compte le cas de la Chine, pour laquelle les données disponibles sont insuffisantes, note le Sipri, qui estime pourtant que le pays pourrait compter entre trois et sept entreprises dans le Top 100. La Chine a consacré 1,9% de son PIB à la défense chaque année depuis 2013.

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Fin difficile pour l’expédition de Mike Horn

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Mike Horn (droite) et son compagnon Børge Ousland ont bouclé leur expédition dans des conditions très difficiles dimanche vers 01h00 du matin. (©Mike Horn/Etienne Claret)

Mike Horn et son compagnon Børge Ousland ont bouclé leur expédition dans des conditions très difficiles dimanche vers 01h00 du matin. Après trois mois d’expédition, ils ont quitté la banquise arctique et rejoint le navire Lance.

Les deux hommes ont été récupérés en bonne santé malgré quelques gelures sur les pieds, les mains et le nez, peut-on lire dimanche dans un communiqué de presse de l’expédition. Ils ont gagné le navire Lance parti une semaine plus tôt pour les embarquer sur la glace.

Un périple de 1400 kilomètres

L’aventurier de Châteaux-d’Oex (VD) et son compagnon norvégien ont parcouru une distance totale de plus de 1400 km durant leur périple. Initialement planifiée pour une durée de deux mois, cette expédition a été beaucoup plus longue que prévu et a finalement duré 87 jours.

« Après presque trois mois sur la glace, j’ai du mal à croire que cette expédition soit terminée », explique Mike Horn. « Mère Nature nous a mis à l’épreuve sur le plan physique et mental. Nous savions que ce serait une expérience difficile dès le début, mais ce que nous avons vécu là-bas a été bien au-delà de notre imagination. »

Le 25 novembre, un plan de rapatriement est mis sur pied par les équipes des explorateurs. Le brise-glace Lance est mandaté pour aller les récupérer. Quatre jours plus tard, le navire quitte Longyearbyen, en Norvège, avec à son bord les deux autres explorateurs, les Norvégiens Aleksander Gamme et Bengt Rotmo.

Mike Horn et Børge Ousland se situent à la latitude N83°41′ E18°14′. Après deux heures de route en ski de randonnée, ils doivent s’arrêter à cause de températures qui descendent jusqu’à -40°C.

Navire bloqué dans les glaces

Lundi dernier, le navire Lance est bloqué dans la glace et doit rebrousser chemin à la latitude N81°51.7 E20°51.4. Mike Horn et Børge Ousland, qui se situent à la latitude N83°10′ E18°25′, espèrent arriver au plus vite à la latitude N82°.

Mardi en fin de journée, Alexander Gamme et Bengt Rotmo débarquent sur la glace avec leur matériel: traîneau, skis, fusil à pompe et raft gonflable. Ils décident de partir à pied rejoindre Mike Horn et son compagnon.

Jeudi, les quatre aventuriers sont séparés par une grande étendue d’eau. Les conditions météorologiques les empêchent de progresser des deux côtés. Vendredi vers 23h00, les quatre explorateurs se retrouvent à environ 17,5 km du navire.

Chute dans l’eau glacée

Juste avant leur rencontre, à 150 m de distance les uns des autres, Mike Horn chute accidentellement dans l’eau glacée. Quatre heures plus tard, avec l’aide de son compagnon, il a réussi à sécher la plupart de ses vêtements et a enfilé des sous-vêtements secs pour repartir et retrouver les Norvégiens aux alentours de minuit.

Compte tenu de la proximité du bateau, Mike Horn et Børge Ousland décident de ne pas utiliser les vivres amenés par les deux Norvégiens afin de terminer leur expédition sans assistance.

Dans la nuit de samedi à dimanche, Mike Horn et Børge Ousland rejoignent le Lance à 1h00 du matin. La prochaine étape qui bouclera cette expédition polaire consiste à rejoindre le voilier Pangaea.

Une fois à bord de leur voilier, Mike Horn et Børge Ousland vont naviguer en direction de Trømso (Norvège). Portail de l’Arctique, ce lieu est le point de départ historique des expéditions vers le Grand Nord.

Cette expédition a débuté le 28 août avec le départ du voilier Pangaea de Nôme, en Alaska, en direction du Pôle Nord. Après deux semaines, le 11 septembre, Mike Horn et Børge Ousland sont déposés sur la glace à la latitude N85°34’ E136°53’.

Un mois plus tard, le 17 octobre, les deux hommes atteignent le Pôle Nord. A partir du 20 novembre, ils rencontrent des difficultés sur la glace. La situation est inédite car beaucoup de glace a fondu.

Les explorateurs ne peuvent pas avancer aussi vite qu’ils l’avaient imaginé. Comme le voyage se révèle beaucoup plus long que prévu, les deux hommes sont bientôt à court de nourriture. Cinq jours plus tard suite à ces difficultés, le plan de rapatriement est mis sur pied.

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Plus qu’un TGV entre la Suisse et Paris

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Prière d'éviter le TGV dès jeudi, car il n'y a plus qu'un seul aller-retour Bâle-Paris par jour (archives). (©KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

Le trafic TGV entre la Suisse et la France est fortement perturbé dès mercredi en raison de la grève nationale dans l’Hexagone. Les CFF déconseillent les voyages vers cette destination du 5 au 8 décembre. Jeudi, seul un TGV circule entre la Suisse et Paris.

Dès mercredi après-midi, plusieurs liaisons sont supprimées au départ de Paris et le dernier TGV au départ de Genève sera également supprimé, indique la compagnie sur son blog. Jeudi, seul un aller et retour Paris-Bâle est prévu (départ de Paris 7h23, départ de Bâle 12h34).

Ces deux trains circuleront avec un horaire modifié, car ils feront plusieurs arrêts exceptionnels sur leur parcours. Tous les autres TGV entre la Suisse et la France sont supprimés. Les autres relations franco-suisses régionales (TER) seront aussi très fortement touchées.

Les CFF recommandent aux voyageurs de se renseigner sur l’horaire en ligne (www.cff.ch). Pendant la période de grève, Lyria communiquera chaque jour dès 17h00 l’état du trafic et indiquera les trains qui circuleront le lendemain. Elle renvoie également aux sites Oui.sncf et sncf.com.

Les deux compagnies recommandent de reporter les voyages prévus entre le 5 et le 8 décembre. Pour tout déplacement à partir du 9, Lyria préconise encore de se tenir informés de l’évolution de la situation.

Pour les clients qui devraient renoncer à un voyage, des mesures de remboursements et échanges de billets sans frais sont prévues. En Suisse, les démarches sont à effectuer aux guichets CFF pour des billets achetés sur un canal CFF et sur Oui.sncf pour des billets achetés sur un canal SNCF.

Trafic aérien

La grève a également des répercussions sur le trafic aérien. Jeudi, 25 vols sont annulés au départ de Genève-Aéroport et 26 à l’arrivée, a indiqué Madeleine von Holzen, porte-parole. Il s’agit de liaisons avec la France mais, aussi de certaines qui ne font que survoler l’espace aérien français, a-t-elle précisé.

Les passagers sont priés de se renseigner auprès de leur compagnie. Pour vendredi, des informations ultérieures suivront. A Zurich, une rotation de Swiss Zurich-Paris est supprimée. D’autres vols pourraient l’être en journée, selon le service de presse.

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Hausse des émissions de CO2 en 2019

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Selon le bilan annuel du Global carbon project (GCP), les émissions de CO2 devraient progresser de 0,6% en 2019, entraînant "une augmentation des concentrations de CO2 dans l'atmosphère" qui contribuent au dérèglement du climat (image symbolique). (©KEYSTONE/GAETAN BALLY)

Les émissions de CO2 d’origine fossile ont continué à croître en 2019 malgré la baisse de l’utilisation du charbon, compensée par le recours au pétrole et surtout au gaz naturel. C’est un nouvel avertissement lancé mercredi en marge de la COP25 à Madrid.

A l’heure où les Etats, réunis pour la 25e conférence de l’ONU sur le climat, sont sommés d’agir plus fortement et plus rapidement pour réduire le réchauffement climatique, les émissions de CO2 n’en prennent pas le chemin.

Selon le bilan annuel du Global carbon project (GCP), ces émissions devraient progresser de 0,6% en 2019, entraînant « une augmentation des concentrations de CO2 dans l’atmosphère » qui contribuent au dérèglement du climat.

« Les politiques actuelles ne sont clairement pas suffisantes pour renverser les tendances des émissions mondiales », a averti la climatologue Corinne Le Quéré, lors d’un point presse. « L’urgence à agir n’a pas encore baissé. »

Réduction de 7,6%

Au rythme actuel, la température pourrait grimper jusqu’à 4 ou 5°C d’ici à la fin du siècle, quand l’accord de Paris de 2015 prévoit de limiter le réchauffement climatique mondial bien en dessous de 2°C, voire à 1,5°C.

Pour ne pas dépasser cet ambitieux objectif de +1,5°C, il faudrait réduire les émissions de gaz à effet de serre de 7,6% par an, chaque année dès l’an prochain et jusqu’à 2030, a calculé le Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE).

Pour le seul CO2, un pic des émissions n’est toutefois pas en vue. « Je l’espère dans les cinq prochaines années, mais on ne le voit pas encore », a reconnu Pierre Friedlingstein, de l’Université d’Exeter.

Deux tiers plus élevées

Les émissions mondiales de CO2 d’origine fossile (combustibles fossiles, industrie et ciment) sont près de deux tiers plus élevées en 2019 que par rapport à 1990. Elles ont vu leur croissance ralentir depuis 2010, après la crise économique de 2008, mais elles sont fortement reparties à la hausse en 2017 (+1,5%) et 2018 (+2,1%).

En 2019, « la croissance moindre (des émissions de CO2) est due à différents facteurs, dont un ralentissement de la croissance économique, les conditions météorologiques et une baisse substantielle de l’usage du charbon aux Etats-Unis et en Europe », a détaillé Corinne Le Quéré.

L’utilisation de charbon par les Etats-Unis, deuxième émetteur mondial, et dans l’Union européenne a diminué, jusqu’à 10% pour chacun en 2019, selon un communiqué de presse du GCP. Le charbon reste toutefois une énergie prisée en Chine et le GCP ne voit pas de signaux clairs que ce pays, premier émetteur mondial, soit prêt à s’en passer.

Utilisation de gaz naturel

Ailleurs, le recul du charbon a été compensé par une plus grande utilisation de pétrole et surtout de gaz naturel.

« Pour la même quantité d’énergie qu’on peut en retirer, le gaz naturel émet moins de CO2 que le charbon », mais si son usage augmente, « cela fait quand même croître les émissions de CO2 », a souligné Philippe Ciais, chercheur au LSCE-Institut Pierre Simon Laplace. « On ne peut pas continuer à brûler du gaz naturel jusqu’à la fin du siècle, sinon on ne respectera pas l’accord de Paris », dit-il.

L’Agence internationale de l’énergie (AIE) défend pourtant le gaz naturel comme une énergie de transition et table sur une progression de sa consommation de 10% jusqu’à la fin des années 2020.

En Inde, la progression des émissions de CO2 semble avoir été freinée par la faible croissance économique.

Cultures agricoles

Une autre source d’émissions de CO2 est le changement d’affectation des sols, c’est-à-dire quand des forêts, puits à carbone, sont rasées pour laisser par exemple la place à des cultures agricoles. Mais ces émissions, plus difficiles à mesurer, sont « très incertaines, sans tendance claire sur la dernière décennie », selon le GCP.

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