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Des millions d'Américains sans électricité en pleine vague de froid

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La vague de froid au Texas a poussé les fournisseurs d'électricité à enchaîner les coupures partielles pour éviter la surchauffe de tout le système. Sur la photo, des personnes font la file à Houston pour remplir leurs bonbonnes de propane. (© KEYSTONE/AP/Brett Coomer)

Des millions d'Américains restaient mercredi privés d'électricité à la suite d'une vague de froid intense qui s'étendait sur de vastes portions des Etats-Unis. Elle devrait durer jusqu'au week-end.

Le service météorologique américain, le National Weather Service (NWS), a indiqué mercredi que plus de 100 millions d'Américains du Midwest étaient concernés par des avis de tempêtes hivernales de gravité diverse.

La masse d'air froid venue de l'Arctique commence selon le NWS à se dégager mais les températures glaciales devraient se maintenir et "rester entre 11 et 19,5°C sous les normales de saison" dans la partie centrale des Etats-Unis, écrivent les météorologues.

Jeff Zients, le coordinateur de la lutte contre le Covid-19 de la Maison Blanche, a indiqué que le froid affectait la campagne de vaccination, obligeant à fermer des sites. Le président Joe Biden a de son côté dû repousser une visite, prévue jeudi dans une usine Pfizer produisant des vaccins à Kalamazoo, dans le Michigan, à vendredi.

2,3 millions de foyers sans électricité

Plus d'une trentaine de décès liés au mauvais temps hivernal ont été recensés à travers le pays selon les médias américains, et les autorités ont exhorté les Américains à la prudence. "Les échecs du pouvoir", titrait mercredi le quotidien Houston Chronicle, critiquant les autorités texanes en jouant sur le double sens de "power" en anglais, à la fois pouvoir politique et électricité.

La détresse était notamment visible mercredi à l'église Lakewood, dans la plus grande ville de l'Etat, Houston, où les habitants étaient nombreux à s'être réfugiés pour échapper au froid.

Parmi ceux-ci, David Hernandez, 38 ans, y a passé la nuit après une panne de son véhicule. "J'essayais de dormir dans la voiture mais il faisait juste trop froid. Tous les liquides se transformaient en glaçons donc c'était comme dormir dans un congélateur", a-t-il confié. "Je devais venir ici, je n'avais pas le choix."

Les intempéries et le froid n'ont pas épargné les animaux. L'organisation de protection Primarily Primates, basée près de San Antonio et privée de courant depuis lundi, a rapporté mercredi la mort de 12 singes malgré les efforts des soignants pour tenter de garder les primates au chaud.

"Etat défaillant"

Beto O'Rourke, ancien candidat texan à la primaire démocrate en vue de la présidentielle de 2020, a jugé sur MSNBC qu'"il aurait été possible de se prémunir contre la plupart" de ces difficultés, assenant: "Le Texas n'est pas loin d'être un Etat défaillant."

Le fournisseur d'électricité d'Austin, la capitale de l'Etat, a indiqué que près de 200'000 foyers étaient privés de courant et que ces coupures dureraient toute la journée de mercredi "et potentiellement plus longtemps". Les compagnies d'énergie ont enchaîné les coupures partielles depuis ce week-end, afin d'éviter la surchauffe de tout le système en raison de pics de demande.

"Je passe une deuxième nuit sans électricité par le temps le plus froid dans le sud-est du Texas depuis plus de 30 ans", tweetait mardi soir le journaliste Wes Wolfe, qui vit à Lake Jackson, près de Houston.

Selon le site Poweroutage.us, qui recense les coupures de courant aux Etats-Unis, plus de 2,3 millions de foyers et entreprises du Texas restaient sans électricité mercredi soir. La pénurie d'électricité a été aggravée par l'arrêt de plusieurs centrales électriques au gaz et d'éoliennes, du fait des conditions glaciales.

Davantage de neige prévue

Jusqu'à 73% des Etats-Unis, hors Hawaï, Alaska et autres territoires non rattachés au continent, étaient recouverts de neige dans la nuit de mardi à mercredi, selon le NWS. Un record depuis le début de ces mesures, en 2003.

Et le Texas, habitué aux températures douces même en hiver, n'est pas en reste: un manteau blanc de 15cm d'épaisseur a recouvert la capitale Austin, un record depuis plus de 70 ans, et davantage de flocons pourraient s'abattre dans cet Etat les prochains jours, a prévenu le Weather Service.

Ce "spectaculaire coup de froid qui a frappé les Etats-Unis continentaux est lié à la combinaison d'un anticyclone arctique charriant des températures glaciales et d'une dépression très active avec des vagues de précipitations", avait expliqué le NWS lundi.

En dehors du Texas, des habitants ont aussi été privés d'électricité à travers l'Oregon (nord-ouest), la Louisiane (sud), le Mississippi (sud), le Kentucky (centre-est), l'Ohio (nord-est), la Virginie-Occidentale (est) et la Virginie (est), selon poweroutage.us.

Les conditions extrêmes ont également provoqué la formation de plusieurs tornades, dont une s'est abattue dans la nuit de lundi à mardi sur le sud-est des Etats-Unis, en Caroline du Nord, tuant trois personnes et faisant dix blessés.

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International

La Nasa a percuté un astéroïde afin de le dévier, une première

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Les équipes de la Nasa ont explosé de joie au moment de la collision survenue à 1h14 (heure suisse). (© KEYSTONE/AP)

Impact confirmé: un vaisseau de la Nasa s'est délibérément écrasé lundi sur un astéroïde dans le but de dévier sa trajectoire, lors d'une mission test inédite. Celle-ci doit permettre à l'humanité d'apprendre à se protéger d'une potentielle menace future.

Le vaisseau, plus petit qu'une voiture, a foncé à une vitesse de plus de 20'000 km/h sur sa cible, atteinte à l'heure prévue (01h14 en Suisse). Les équipes de la Nasa, réunies au centre de contrôle de la mission dans le Maryland, aux Etats-Unis, ont explosé de joie au moment de la collision.

Quelques minutes avant, l'astéroïde Dimorphos, situé à environ 11 millions de kilomètres de la Terre, a peu à peu grandi sur les spectaculaires images retransmises en direct par le vaisseau. On pouvait y distinguer clairement les cailloux à sa surface grise, juste avant que les images stoppent au moment de l'explosion.

"Nous sommes embarqués dans une nouvelle ère, où nous avons potentiellement la capacité de nous protéger d'un impact d'asteroïdes dangereux", a déclaré Lori Glaze, directrice des sciences planétaires à la Nasa.

"Défense planétaire"

Dimorphos fait environ 160 mètres de diamètre et ne représente aucun danger pour notre planète. Il est en réalité le satellite d'un plus gros astéroïde, Didymos, dont il faisait jusqu'ici le tour en 11 heures et 55 minutes. La Nasa cherche à réduire l'orbite de Dimorphos de 10 minutes, c'est-à-dire à le rapprocher de Didymos.

Il faudra attendre entre quelques jours à quelques semaines avant que les scientifiques puissent confirmer que la trajectoire de l'astéroïde a bien été altérée. Ils le feront grâce aux télescopes sur Terre, qui observeront la variation de l'éclat lorsque le petit astéroïde passe devant et derrière le gros.

Si le but reste ainsi modeste comparé aux scénarios catastrophes de films de science fiction comme "Armageddon", cette mission de "défense planétaire", nommée Dart (fléchette, en anglais), est la première à tester une telle technique. Elle permet à la Nasa de s'entraîner au cas où un astéroïde menace un jour de frapper la Terre.

Scruté de près

Le vaisseau avait voyagé durant dix mois depuis son décollage, en Californie. Pour atteindre une cible aussi petite que Dimorphos, la dernière phase de vol était entièrement automatisée, comme pour un missile auto-guidé.

Trois minutes après l'impact, un satellite de la taille d'une boîte à chaussures, appelé LICIACube et relâché par le vaisseau en amont, devait passer à environ 55 km de l'astéroïde pour capturer des images des éjecta. L'événement devait également être observé par les télescopes spatiaux Hubble et James Webb, qui devraient pouvoir détecter un nuage de poussière brillant et ainsi aider à évaluer la quantité de matière éjectée.

Tout ceci doit permettre de mieux comprendre la composition de Dimorphos, représentatif d'une population d'astéroïdes assez communs, et donc de mesurer l'effet exact que cette technique - appelée à impact cinétique - peut avoir sur eux. La sonde européenne Hera, qui doit décoller en 2024, ira en outre observer de près Dimorphos en 2026 pour évaluer les conséquences de l'impact et calculer, pour la première fois, la masse de l'astéroïde.

Des inconnues

Les astéroïdes ont déjà réservé des surprises aux scientifiques par le passé. En 2020, la sonde américaine Osiris-Rex s'était enfoncée bien plus que prévu dans la surface de l'astéroïde Bennu. De même, la composition de Dimorphos n'est pour le moment pas connue.

"Si l'astéroïde répond à l'impact de Dart d'une façon totalement imprévue, cela pourrait en réalité nous conduire à reconsidérer dans quelle mesure l'impact cinétique est une technique généralisable", a prévenu la semaine dernière Tom Statler, chef scientifique de la mission.

Il y a 66 millions d'années, les dinosaures ont disparu après la collision d'un astéroïde grand d'environ 10 kilomètres avec la Terre. Près de 30'000 astéroïdes de toutes tailles ont été catalogués dans les environs de la Terre (on les appelle des géocroiseurs, c'est-à-dire que leur orbite croise celle de notre planète).

Trouver les astéroïdes manquants

Aujourd'hui, aucun de ces astéroïdes connus ne menace notre planète pour les 100 prochaines années. Sauf qu'ils ne sont pas encore tous recensés. Ceux d'un kilomètre et plus ont quasiment tous été repérés, selon les scientifiques. Mais ils estiment n'avoir connaissance que de 40% des astéroïdes mesurant 140 mètres et plus - ceux capables de dévaster une région entière.

"Notre tâche la plus importante est de trouver" ceux manquants, a déclaré Lindley Johnson, agent de défense planétaire à la Nasa. Plus ils sont détectés tôt, plus les experts auront le temps de mettre en place un moyen de s'en défendre. La mission Dart est un premier pas crucial en ce sens, selon M. Johnson: "C'est une période très enthousiasmante (...) pour l'histoire spatiale, et même l'histoire de l'humanité."

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Économie

Les billets à l'effigie de Charles III en circulation mi-2024

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De nombreux aspects de la vie quotidienne au Royaume-Uni vont changer avec l'accession de Charles III au trône. (© KEYSTONE/AP/Victoria Jones)

Les premiers billets de banque à l'effigie du nouveau roi Charles III entreront en circulation mi-2024 au Royaume-Uni. Le portrait sera toutefois révélé dès la fin de cette année, a annoncé mardi la Banque d'Angleterre.

Le portrait du monarque "apparaîtra sur les modèles existants des quatre billets en polymère" de 5, 10, 20 et 50 livres, "et aucune modification supplémentaire" ne sera apportée, selon un communiqué diffusé une semaine après les funérailles d'Elizabeth II.

En outre, les billets à l'effigie d'Elizabeth II continueront à circuler en parallèle et ne seront retirés que lorsqu'ils seront abîmés pour "minimiser l'impact environnemental et financier du changement de monarque", suivant les directives de la Maison royale, précise l'institut monétaire.

Changement de monogramme

Les stocks de billets existants, où figure la défunte souveraine, seront mis en circulation comme prévu, tandis que la nouvelle monnaie en polymère - qui a remplacé progressivement la monnaie papier au Royaume-Uni depuis 2016 - ne sera imprimée que pour prendre la place "des billets usés et pour répondre à toute augmentation globale de la demande".

Le palais de Buckingham a aussi dévoilé lundi soir le nouveau monogramme royal - les initiales de Charles III -, qui sera notamment affiché sur les bâtiments du gouvernement et les boîtes aux lettres, et estampillé sur les documents officiels. Sous Elizabeth II, le monogramme était "EIIR", pour Elizabeth II Regina (reine en latin).

Le monogramme royal va devenir "CIIIR" pour Charles III Rex (roi en latin). Sur les images du monogramme dévoilées par Buckingham, le C et le R sont entremêlés et une couronne flotte au-dessus des initiales. Les courriers qui sortent du palais de Buckingham seront flanqués du nouveau "CIIIR" dès mardi, date marquant la fin du deuil royal pour la reine décédée le 8 septembre à l'âge de 96 ans.

"Her" à "His"

Le bureau de poste de Buckingham voit transiter quelque 2000 colis et courriers chaque année, entre invitations, réponses à des lettres ou des cartes et courriers officiels. Après l'hymne national, désormais chanté dans sa version masculine, "God Save The King", de nombreux aspects de la vie quotidienne au Royaume-Uni vont changer avec l'accession de Charles III au trône.

Le visage du nouveau roi va ainsi commencer à apparaître sur les devises outre-Manche, mais aussi dans d'autres pays du monde, ou encore sur les timbres britanniques. Les noms du gouvernement de "Her Majesty" 'Sa Majesté), du Trésor et des douanes sont déjà devenus ceux de "His Majesty".

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

L'ONU décrit le "désespoir" en Haïti ravagé par des violences

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Le pays est secoué par des violences depuis l'annonce le 11 septembre d'une hausse des prix du carburant. (© KEYSTONE/AP/Odelyn Joseph)

Des responsables de l'ONU ont décrit lundi devant le Conseil de sécurité une "catastrophe humanitaire" en Haïti. La situation y a atteint "un nouveau degré de désespoir" après deux semaines de violences et l'attaque d'entrepôts d'aide alimentaire.

Les manifestations et les scènes de pillage secouent le pays depuis l'annonce le 11 septembre par le Premier ministre Ariel Henry d'une hausse des prix du carburant, les subventions coûtant trop cher à un Etat qui manque cruellement de financements.

"Une crise économique, une crise des gangs et une crise politique ont convergé pour créer une catastrophe humanitaire", a déclaré lors d'une réunion d'urgence du Conseil de sécurité l'émissaire de l'ONU en Haïti Helen La Lime.

"Avant cette nouvelle poussée de troubles civils, quelque 4,9 millions d'Haïtiens avaient besoin d'aide humanitaire. Lors des deux dernières semaines, les attaques contre le Programme alimentaire mondial ont causé la perte de 2000 tonnes d'aide alimentaire d'une valeur de 5 millions de dollars qui auraient aidé 200'000 des Haïtiens les plus vulnérables dans le mois qui vient", a-t-elle dénoncé.

Hôpitaux fermés

Elle a également indiqué que le terminal pétrolier de Varreux, le plus important du pays, était "en état de siège depuis plus d'une semaine", bloqué par des gangs. La pénurie de carburant a un impact sur tout le fonctionnement du pays, avec notamment la fermeture d'hôpitaux, a-t-elle ajouté.

"Au lieu du progrès que nous espérions et dont nous rêvions, aujourd'hui la situation en Haïti a malheureusement atteint un nouveau degré de désespoir", a renchéri Valerie Guarnieri, directrice exécutive adjointe du Programme alimentaire mondiale, notant que le prix du panier alimentaire moyen avait grimpé de 52% en un an.

"Sous contrôle"

"Nous nous attendons à ce que la sécurité alimentaire se détériore encore cette année, dépassant le record de 4,5 millions de personnes en niveau d'insécurité alimentaire de crise ou pire, dont 1,3 million en situation d'urgence", a-t-elle ajouté. Et "l'insécurité rend difficile et dangereux de mettre en place le programme humanitaire", a-t-elle souligné, s'inquiétant notamment du pillage d'entrepôts qui abritaient des stocks préparés pour la saison des ouragans.

Le ministre haïtien des Affaires étrangères Jean Victor Geneus, présent à la réunion, a lui assuré que côté violences, "à l'exception de cas isolés, la situation est globalement sous contrôle et le calme est revenu dans plusieurs parties du pays". Il a d'autre part réclamé un "accompagnement robuste" de la communauté internationale pour soutenir la police haïtienne contre les bandes armées.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Manifestations: plus de 75 morts en 10 jours selon une ONG

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La colère monte en Iran. (© KEYSTONE/EPA/SEDAT SUNA)

Plus de 75 personnes ont été tuées en Iran dans la répression des manifestations déclenchées il y a dix jours par la mort d'une jeune femme détenue par la police des moeurs, a indiqué lundi une ONG.

Les autorités iraniennes ont elles jusque-là donné un bilan de 41 morts incluant manifestants et forces de l'ordre. Elles ont aussi annoncé l'arrestation de plus de 1200 manifestants.

Les protestations, qui ont repris lundi soir, ont éclaté le 16 septembre après le décès à l'hôpital de la jeune Iranienne de 22 ans, Mahsa Amini, arrêtée trois jours auparavant à Téhéran pour non respect du code vestimentaire strict pour les femmes en République islamique d'Iran.

Selon l'ONG Iran Human Rights (IHR), basée à Oslo, "au moins 76 personnes ont été tuées dans les manifestations" dont "six femmes et quatre enfants", dans 14 provinces du pays. L'IHR a affirmé avoir obtenu des "vidéos et des certificats de décès confirmant des tirs à balles réelles sur des manifestants".

Depuis le décès de Mahsa Amini, les Iraniens descendent chaque soir dans la rue à Téhéran et ailleurs dans le pays.

"Le matin, ma femme conduit les enfants à l'école et moi j'ouvre mon magasin. Tout est calme", a indiqué Mahmoud, 60 ans, sur la place Valiasr à Téhéran. "Mais dès que le soir tombe et que les manifestations commencent je suis obligé de fermer mon magasin."

De nombreux policiers casqués et armés de bâtons prennent alors position pour tenter d'empêcher les rassemblements.

Certains des manifestants rassemblés sur des toits d'immeubles lancent des slogans antigouvernementaux entrecoupés de "Femme, Vie et liberté", a raconté Ali, un autre habitant de la capitale.

Gaz lacrymogènes

Lundi soir, les protestations ont repris avec les mêmes slogans de "Mort au dictateur" dans la capitale et dans d'autres villes, selon des témoins.

A Tabriz (nord-ouest), une vidéo diffusée par l'IHR a montré des policiers tirant du gaz lacrymogène contre les manifestants. Le bruit des tirs de balles y est en outre entendu.

Selon de récentes vidéos publiées par l'AFP, la police anti-émeute a, lors des protestations, frappé des manifestants à coups de matraque et des étudiants ont déchiré de grandes photos du guide suprême Ali Khamenei et de son prédécesseur, l'imam Khomeiny.

Et d'après des groupes de défense des droits humains, elle a aussi tiré des plombs et à balles réelles sur les protestataires qui ont lancé des pierres, incendié des voitures de police et mis le feu à des bâtiments publics,

D'autres images ont montré des femmes enlevant et incendiant leurs voiles ou se coupant symboliquement les cheveux, encouragées par la foule, dans plusieurs villes.

Outre les plus de 1.200 arrestations par les autorités, le Comité pour la protection des journalistes a fait état lundi de l'arrestation de 20 journalistes iraniens depuis le 16 septembre.

L'Iran a imputé le mouvement de contestation à des "complots étrangers", pointant du doigt les Etats-Unis, son ennemi juré.

Son chef de la diplomatie Hossein Amir-Abdollahian a critiqué "l'approche interventionniste des Etats-Unis dans les affaires de l'Iran", leur reprochant de soutenir "les émeutiers".

- Sanctions -

Face à la répression, l'Union européenne a dénoncé l'usage "généralisé et disproportionné de la force".

Le président américain Joe Biden a lui aussi dénoncé la répression des manifestations, se disant solidaire des "femmes courageuses d'Iran".

Le Canada a décidé d'imposer des sanctions contre une dizaine de responsables iraniens et d'entités dont la police des moeurs.

Et Berlin a appelé l'Iran à "ne pas recourir à la violence" contre les manifestants.

Mais les autorités iraniennes restent fermes.

Samedi, le président conservateur Ebrahim Raïssi a appelé les forces de l'ordre à agir contre les manifestants, qualifiés "d'émeutiers". Après lui, le chef du pouvoir judiciaire, Gholamhossein Mohseni Ejei, a exclu toute "indulgence" envers les instigateurs des "émeutes".

Néanmoins, un important religieux conservateur et un ardent défenseur d'Ali Khamenei, le grand ayatollah Hossein Nouri Hamedani, a appelé les autorités à "écouter les demandes du peuple et à régler ses problèmes".

Les protestations sont les plus importantes depuis celles de novembre 2019, provoquées par la hausse des prix de l'essence en Iran, qui avaient été sévèrement réprimées (230 morts selon un bilan officiel, plus de 300 selon Amnesty International).

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Fury dit que son combat avec Joshua n'aura pas lieu

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Tyson Fury pourrait ne pas affronter Anthony Joshua (© KEYSTONE/EPA/NEIL HALL)

Tyson Fury, champion du monde WBC des poids lourds, a affirmé que son offre de combat 100% britannique contre Anthony Joshua ne tenait plus.

Son compatriote, qui n'avait pas signé le contrat lundi comme l'exigeait le Gipsy King, a toutefois assuré qu'il allait le faire.

Samedi, Tyson Fury avait fixé un ultimatum à Joshua, estimant que celui-ci traînait des pieds par lâcheté: "On sera fixé lundi de toute façon, parce que si ce n'est pas fait lundi, je passe à autre chose". Et lundi soir, il a publié une vidéo sur Instagram pour indiquer que son offre était caduque.

"Bon, les gars, c'est officiel. Le jour J est arrivé et il est passé. On est après 17h00, lundi. Pas de signature sur le contrat", a-t-il expliqué. "C'est officiellement terminé pour Joshua. Il est seul, dehors, avec la meute de loups. On oublie. Idiot. Lâche. Tu n'es qu'une me***. Bodybuilder. J'ai toujours su que tu n'avais pas les cou***** d'affronter le Gypsy King", a-t-il ensuite lancé dans une de ses diatribes coutumières. "Quoique tu racontes, maintenant, je m'en fous. Bonne chance avec ta carrière", a-t-il conclu.

Entre les mains des avocats

Le promoteur de Joshua, Eddie Hearn, avait prévenu qu'il n'y avait "aucune chance" que le contrat soit signé lundi et Joshua avait indiqué dimanche, dans une vidéo en direct sur Instagram, que le contrat était actuellement étudié par ses avocats. "Ce n'est pas entre mes mains, c'est avec mon équipe juridique. C'est pour ça qu'on paye des avocats", avait-il souligné, "bien sûr que je vais le signer, ce contrat, mais là tout de suite il est avec les avocats".

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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