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Des millions d'Ukrainiens toujours privés de courant

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L'automne, en attendant l'hiver, est rude à Kiev. Les habitants sont privés de courant. (© KEYSTONE/EPA/SERGEY DOLZHENKO)

L'Ukraine, notamment sa capitale Kiev, était largement privée d'électricité et d'eau jeudi, au lendemain de nouvelles frappes russes qui ont visé les infrastructures énergétiques. Cette stratégie a été qualifiée de "crimes de guerre" par les alliés occidentaux.

Neuf mois jour pour jour après le début de l'invasion russe, des millions d'Ukrainiens ont passé la journée sans courant et dans le froid, alors que l'hiver s'installe.

A Kiev, frappée par une pluie glaciale qui tombait sur la neige et des températures proches de zéro, environ 70% de la population restait privée d'électricité, tandis que l'approvisionnement en eau a été rétabli, selon la mairie.

De son côté, le ministère russe de la Défense a affirmé que les bombardements russes n'avaient pas pris pour cible la capitale, accusant la défense antiaérienne ukrainienne d'avoir été responsable des dommages à Kiev.

Bombardements

Le reste de l'Ukraine était également largement affecté par les coupures mais la reconnexion des infrastructures critiques au réseau se poursuivait graduellement.

A Kharkiv, la deuxième ville du pays, non loin la frontière avec la Russie, l'approvisionnement a été rétabli après un travail "très difficile", a dit son maire Igor Terekhov.

Les bombardements russes se poursuivaient également, faisant quatre morts et dix blessés à Kherson (sud), d'où les troupes de Moscou se sont retirées il y a deux semaines, et six morts et 30 blessés à Vychgorod, près de Kiev.

"Crime contre l'humanité"

"Ce ciblage systématique de la population à l'approche de l'hiver traduit une volonté claire de la Russie de faire souffrir le peuple ukrainien, de le priver d'eau, de chauffage et d'électricité pour saper sa résilience", a déclaré la diplomatie française. "Ces actes constituent à l'évidence des crimes de guerre".

Intervenant par visioconférence devant le Conseil de Sécurité de l'ONU, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a dénoncé pour sa part mercredi un "crime contre l'humanité" car "avec des températures en dessous de zéro, plusieurs millions de gens (se retrouvent) sans fourniture d'énergie, sans chauffage et sans eau".

Trois centrales nucléaires sous contrôle de Kiev ont pu être reconnectées et devaient dans la soirée de nouveau alimenter les foyers privés de courant.

Selon le ministère de l'Energie, ces bombardements ont laissé mercredi sans électricité "la grande majorité des consommateurs" en Ukraine qui comptait environ 40 millions d'habitants avant le début de l'invasion russe le 24 février.

70 missiles

La Russie a tiré mercredi environ 70 missiles de croisière sur ce pays, dont 51 ont été abattus, selon Kiev. Ces frappes ont visé des infrastructures énergétiques-clés, déjà endommagées par plusieurs vagues de bombardements de ce type.

Au total, "huit installations énergétiques" ont été touchées, a dit le procureur général ukrainien Andriï Kostine, ajoutant que dix personnes avaient été tuées et 50 autres blessés.

Le renseignement militaire ukrainien a estimé jeudi que la Russie avait "besoin d'environ une semaine" pour préparer de nouvelles frappes massives.

Sur le front, les coupures de courant se faisaient aussi sentir, obligeant les hôpitaux à travailler avec des générateurs de secours, tandis que les combats se poursuivent dans l'est.

"La façon dont ils combattent et ciblent les infrastructures civiles ne peut provoquer que de la fureur", a déclaré à l'AFP Oleksiï Iakovlenko, l'administrateur d'un hôpital de la ville de Kramatorsk.

"S'ils attendent de nous que nous tombions à genoux et que nous rampions vers eux, cela n'arrivera pas", a-t-il néanmoins assuré.

Varsovie propose ses Patriot

Dans ce contexte, le ministre polonais de la Défense a proposé que l'Allemagne transfère à l'Ukraine le système de défense antiaérienne Patriot qu'elle a offert à la Pologne.

La Russie a pour sa part intimé à l'Ukraine de céder à ses revendications.

"La direction de l'Ukraine (...) a la possibilité de régler la situation en satisfaisant toutes les exigences de la partie russe et de mettre fin aux possibles souffrances de la population civile", a répété jeudi le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov.

La Russie qui a justifié sa guerre par la nécessité de "dénazifier" et de "démilitariser" l'Ukraine qu'elle accuse de réprimer les populations russophones, a revendiqué fin septembre l'annexion de quatre régions ukrainiennes qui sont sous contrôle russe partiel.

Passeports distribués

Moscou a annoncé jeudi avoir distribué des passeports russes à plus de 80'000 habitants de ces quatre territoires ukrainiens, faisant d'eux des "citoyens de la Fédération de Russie".

Le procureur général d'Ukraine a de son côté fait savoir que depuis la reconquête le 11 novembre du nord de la région méridionale de Kherson, "neuf sites de tortures" avaient été "découverts" ainsi que "les corps de 432 civils tués", sans dire comment ils étaient morts.

Les échanges de prisonniers entre les deux camps se sont aussi poursuivis jeudi avec 50 captifs libérés de chaque côté, après un échange 35 pour 35 la veille, selon les représentants respectifs.

Autre conséquence directe des bombardements russes, la Moldavie, déjà en proie à d'importants problèmes énergétiques causés par le conflit en Ukraine, a également été mercredi la victime de vastes pannes d'électricité, mais la situation était largement revenue à la normale jeudi.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Le pape, pris de toux, dit souffrir d'une bronchite

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Le pape François a indiqué ne pas pouvoir lire le discours qu'il a préparé "à cause d'une bronchite". (© KEYSTONE/AP/Andrew Medichini)

Le pape François, 87 ans, a confié souffrir d'une bronchite samedi lors d'un événement au Vatican. Pris de toux, il n'a pu lire son discours.

"Je vous remercie tous, j'ai préparé un discours mais je suis incapable de le lire, à cause d'une bronchite", a déclaré le pontife argentin à l'ouverture de l'année judiciaire du Saint-Siège.

Le pape présentant un "léger état grippal" s'est rendu mercredi dans un hôpital de Rome "pour des examens de contrôle". Plus tôt dans la matinée, Jorge Bergoglio avait tenu son audience générale hebdomadaire au Vatican, mais n'avait pas lu son texte lui-même.

Il avait annulé ses rendez-vous le samedi précédent et lundi, célébrant toutefois la prière de l'Angélus dimanche. Il a reçu samedi le chancelier allemand Olaf Scholz avec lequel il a évoqué l'espoir d'une solution diplomatique en Ukraine et à Gaza.

François, qui se déplace en fauteuil roulant, a connu une série de problèmes de santé ces dernières années, notamment aux genoux, aux hanches et au côlon. Il a aussi été opéré de l'abdomen en juin et a annulé son voyage à Dubaï pour la COP28 en décembre en raison d'une bronchite.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Arrivée à Jérusalem d'une marche réclamant la libération des otages

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L'arrivée samedi à Jérusalem de la marche partie quatre jours plus tôt de la bande de Gaza pour réclamer la libération des otages. (© KEYSTONE/EPA/ABIR SULTAN)

Des milliers de manifestants sont arrivés samedi à Jérusalem à l'issue d'une marche de quatre jours destinée à mettre la pression sur le gouvernement israélien pour qu'il parvienne à un accord avec le Hamas sur la libération des otages retenus à Gaza.

Cette marche a commencé près de la frontière entre Israël et la bande de Gaza. Selon les médias israéliens, environ 15'000 personnes y participaient à son arrivée à Jérusalem.

"Ensemble, nous allons ramener (...) les personnes kidnappées à la maison", a déclaré à l'AFP Gabriela Leimberg, une ancienne otage du Hamas libérée lors d'une trêve entre Israël et le mouvement islamiste palestinien en novembre.

Les otages "sont la priorité numéro un", a insisté pour sa part Nadav Rudaeff, le fils de Lior Rudaeff, un otage âgé de 61 ans, auprès des manifestants, selon une vidéo diffusée par les organisateurs de la marche.

"Les otages et les familles des otages ne sont pas l'ennemi. L'ennemi, c'est le Hamas", a-t-il ajouté, en appelant la population "à crier aussi fort que possible avec nous: "'Ramenez-les à la maison maintenant'", slogan des familles des otages.

Environ 250 personnes ont été enlevées et emmenées à Gaza durant l'attaque sans précédent du Hamas le 7 octobre en Israël qui a entraîné la mort de 1160 personnes, en majorité des civils, selon un décompte de l'AFP à partir de données officielles israéliennes.

En représailles, Israël a juré "d'anéantir" le Hamas et lancé une vaste offensive terrestre et aérienne qui a fait plus de 30'300 morts à Gaza, en grande majorité des civils, selon le ministère de la Santé du Hamas.

Encore 130 otages

Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu fait face à une intense pression de l'opinion publique pour ramener en Israël les otages encore retenus dans la bande de Gaza.

D'après les autorités israéliennes, ils sont encore 130, dont 31 seraient morts, après la libération de plus d'une centaine d'otages en échange de 240 prisonniers palestiniens lors de la trêve de novembre.

Le Qatar, les Etats-Unis et l'Egypte tentent d'arracher un accord entre le Hamas et Israël, prévoyant une trêve de six semaines associée à une libération d'otages en échange de prisonniers palestiniens détenus par Israël.

Selon un haut responsable américain, les Israéliens ont "plus ou moins accepté" les termes d'un accord "et un cessez-le-feu de six semaines pourrait commencer aujourd'hui à Gaza si le Hamas acceptait de libérer une catégorie bien définie d'otages vulnérables".

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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25 présidentes d'Assemblée du monde entier invitées à Paris

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Yael Braun-Pivet, la présidente de l'Assemblée nationale française, a pris l'initiative de réunir 25 présidentes d'assemblées parlementaires. (© KEYSTONE/EPA/CHRISTOPHE PETIT TESSON)

La présidente de l'Assemblée nationale française, Yaël Braun-Pivet, organise pour la première fois mercredi et jeudi un Sommet des présidentes d'Assemblée. Au moins 25 de ses homologues devraient participer, juste avant la journée internationale des droits des femmes.

"L'initiative est née d'un constat qui préoccupe la présidente: la régression des droits des femmes, voire leur remise en cause", par exemple le droit à l'avortement aux Etats-Unis et en Pologne, a souligné son entourage.

Avec l'inscription dans la Constitution française de l'IVG prévue lundi avec un vote des députés et sénateurs, "ce sommet (à la veille de la Journée du 8 mars) sera l'occasion d'envoyer un message fort au monde autour de la protection des droits des femmes", a-t-il ajouté.

A rebours de nombre de pays où le droit à l'avortement recule, la France va devenir lundi le premier pays à inscrire explicitement dans sa Constitution l'interruption volontaire de grossesse, une question devenue consensuelle dans l'opinion et désormais dans la classe politique française.

La décision outre-Atlantique, en juin 2022, d'annuler un l'arrêt qui protégeait l'accès à l'avortement au niveau fédéral, a eu l'effet d'un électrochoc sur l'opinion et les élus français.

Mme Braun-Pivet devrait prononcer un discours d'accueil mercredi soir.

Des tables rondes seront organisées jeudi, avec des prises de parole d'Eliane Tillieux (Belgique), Nosiviwe Mapisa-Nqakula (Afrique du Sud), Bärbel Bas (Allemagne) ou encore Marcela Guerra Castillo (Mexique).

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Odermatt devance à nouveau Meillard à Aspen

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Marco Odermatt a puisé dans ses réservers pour gagner son 12e géant d'affilée (© KEYSTONE/AP/Robert F. Bukaty)

Marco Odermatt a signé samedi à Aspen un improbable 12e succès consécutif en Coupe du monde de géant.

Le Nidwaldien s'est imposé comme la veille devant Loïc Meillard, qu'il a devancé de 0''34 après avoir pourtant frôlé l'élimination en seconde manche.

Le maître est apparu fatigué, plus encore que la veille, surtout en première manche où il a accumulé les imprécisions. Il est même passé près de la sortie de piste dans le premier mur de la seconde manche. Mais il a trouvé les ressources pour égaler Michael von Grünigen avec cette 23e victoire dans un géant de Coupe du monde.

Deuxième de la première manche avec une marge de 0''23 sur son chef de file, Loïc Meillard a pourtant semblé en mesure de briser cette fabuleuse série. Mais le skieur d'Hérémence a perdu 0''53 sur les 12 dernières secondes de course. Il saura toutefois certainement se satisfaire de ce podium, son quatrième de l'hiver.

Un homme avait également les moyens de faire tomber Marco Odermatt. Leader après la manche initiale avec 0''32 d'avance sur le Nidwaldien, encore en tête à mi-parcours en deuxième manche, Alexander Steen Olsen a cependant craqué en commettant une faute rédhibitoire. Le Norvégien a chuté au 17e rang final.

Tumler 8e

Les autres Suisses sont en revanche restés plus discrets. Thomas Tumler, 4e vendredi à Aspen ainsi qu'à Palisades Tahoe sept jours plus tôt, doit cette fois-ci se contenter d'un 8e rang. Il a terminé juste devant Gino Caviezel (10e), le troisième Grison Fadri Janutin se classant pour sa part 18e.

Jamais dans le rythme sur le premier tracé (28e), Justin Murisier a quant à lui gagné neuf places grâce à une bonne deuxième manche. Le Bagnard, qui a franchi la ligne juste avant une interruption due à de fortes rafales de vent, signe son troisième top 20 de l'hiver dans la discipline.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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