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International

Au moins huit morts dans une fusillade à Indianapolis aux Etats-Unis

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La fusillade a eu lieu dans des bureaux de FedEx près de l'aéroport d'Indianapolis. Les policiers sont intervenus à 23h00. (© KEYSTONE/AP/Mykal McEldowney)

L'Amérique était meurtrie vendredi par une énième fusillade à nombreuses victimes: au moins huit personnes ont perdu la vie lorsqu'un tireur a fait irruption dans un centre de tri postal d'Indianapolis, où il a ouvert le feu tard dans la nuit jeudi.

La police est intervenue vers 23h00 locales (05h00 heure suisse) sur le site de l'entreprise FedEx, près de l'aéroport de cette ville du Midwest, capitale de l'Etat de l'Indiana. Huit personnes ont été retrouvées mortes et plusieurs autres ont été hospitalisées.

"Je crois que ça n'a duré qu'une ou deux minutes", a estimé Craig McCartt, un responsable de la police d'Indianapolis, cité par CNN. "Le suspect est arrivé depuis le parking. D'après ce que je comprends, il est sorti de sa voiture et a immédiatement commencé à tirer".

Le tireur présumé s'est suicidé dès que la police est arrivée sur place.

FedEx, société spécialisée dans le transport de fret, qui n'a pas encore indiqué si le tireur était un employé du groupe, a dit coopérer avec les autorités.

"Nous sommes profondément choqués et attristés par la mort de membres de notre équipe lors de la fusillade tragique survenue dans nos locaux à Indianapolis", a affirmé l'entreprise dans un communiqué. "La sécurité de nos employés est notre priorité absolue et nous coopérons pleinement avec les autorités chargées de l'enquête".

Fléau récurrent

Un homme travaillant sur le site a raconté à la télévision locale WISH-TV avoir vu une personne tirer à l'arme semi-automatique et entendu plus de dix tirs qu'il a d'abord pris pour des bruits provenant d'un moteur.

"J'ai vu un homme avec une sorte de pistolet-mitrailleur, une arme automatique, et il tirait en plein air", a dit Jeremiah Miller. "Je me suis baissé immédiatement, j'avais peur".

La fusillade fait suite à une série d'événements similaires ces dernières semaines, à Atlanta, Boulder, Los Angeles...

"Ce matin, les habitants d'Indianapolis sont confrontés à l'horrible nouvelle d'une nouvelle fusillade", a déploré Joe Hogsett, le maire de cette ville connue pour son circuit automobile.

Fléau récurrent aux Etats-Unis, les fusillades relancent régulièrement le débat sur la prolifération des armes à feu dans le pays, sans beaucoup d'avancées concrètes.

"La violence par arme à feu dans ce pays est une épidémie, c'est une honte internationale", avait fustigé M. Biden début avril en dévoilant des mesures ciblées pour lutter contre la prolifération des armes à feu aux Etats-Unis.

Des mesures d'une portée réduite en raison de la difficulté à faire adopter au Congrès des mesures plus audacieuses, au regard de la très courte majorité parlementaire démocrate.

De nombreux Américains restent très attachés à leurs armes et se sont même précipités pour en acheter davantage depuis le début de la pandémie, et encore plus lors des grandes manifestations antiracistes du printemps 2020 et des tensions électorales de l'automne.

Les armes à feu ont fait plus de 43'000 morts, suicides inclus, aux Etats-Unis en 2020, selon le site Gun Violence Archive qui a dénombré 611 "fusillades de masse" - au moins quatre victimes - en 2020 contre 417 l'année précédente.

Depuis le 1er janvier, plus de 11'000 personnes ont déjà été tuées par une arme à feu.

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Football

L'Argentine balaie la Jamaïque, Messi dans le club des 100

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Messi a signé un doublé pour sa 100e victoire en sélection (© KEYSTONE/AP/Eduardo Munoz Alvarez)

Lionel Messi n'a joué que les 35 dernières minutes lors du succès de l'Argentine contre la Jamaïque (3-0), mais a eu le temps d'inscrire deux buts.

Ce doublé enjolive sa 100e victoire en sélection, mardi à Harrison dans le New Jersey.

La Red Bull Arena, dans une ambiance festive assurée par une forte colonie de supporters argentins, n'avait d'yeux que pour "la Pulga" (la puce). Alors quand la star, ménagée au coup d'envoi en raison de symptômes grippaux ayant appelé le sélectionneur, est entrée sur le terrain à la 55e minute, la fièvre est montée d'un coup.

Pas moins de trois énergumènes ont alors couru vers Messi pour l'approcher, le toucher, faire un selfie même, tous plaqués par les stadiers. Et en peu de temps, Messi a marqué de son empreinte ce match amical mis sur les bons rails argentins par l'ouverture du score à la 13e minute de Julio Alvarez.

Messi a d'abord inscrit le deuxième but à sa troisième tentative, d'une frappe au-delà du rectangle qui a fini au ras du poteau (86e). Trois minutes plus tard, il a provoqué un coup franc à l'entrée de la surface et s'est fait justice lui-même. Ses 89 et 90e réalisations en 164 sélections.

90e but

Ce match lui permet aussi de devenir le cinquième joueur de l'histoire à atteindre 100 victoires en équipe nationale, rejoignant dans ce club fermé les Espagnols Sergio Ramos (131 victoires en 180 matches) et Iker Casillas (121 en 167), le Portugais Cristiano Ronaldo (112 en 189) et le Mexicain Andres Guardado (101 en 177).

Dans le sillage de son no 10, l'Albiceleste porte quant à elle son invincibilité à 35 rencontres (26 victoires, 9 nuls). Une série débutée en 2019, qui la hisse au niveau du Brésil (1993-1996), de l'Espagne (2007-2009) et de l'Algérie (2018-2022), le record en la matière étant détenu par l'Italie (2018-2021), avec 37 matches.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Économie

La Berd réduit sa prévision de croissance pour 2023

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Les secteurs les plus gourmands en énergie, à l'image de la sidérurgie, sont particulièrement exposés à l'explosion des prix du gaz induite par la guerre menée par la Russie en Ukraine. (archive) (© KEYSTONE/AP/SVEN KAESTNER)

La Banque européenne pour la reconstruction et le développement (Berd) avertit que l'impact de la guerre en Ukraine va se faire sentir de plus en plus durement sur les économies de sa zone, largement centrée sur l'Europe de l'Est.

Dans un rapport publié mercredi, l'institution abaisse ainsi à 3% sa prévision de croissance en 2023 dans ses régions, contre 4,7% anticipés en mai.

Cette révision "reflète un approvisionnement réduit en gaz depuis la Russie (...) et des pressions inflationnistes dans le monde comme dans les régions de la Berd", note cette dernière.

En revanche, l'institution, largement focalisée sur l'Europe de l'Est, relève sa prévision pour cette année à 2,3%, contre 1,1% prévu en mai, les consommateurs ayant davantage dépensé leurs économies de la période de pandémie qu'anticipé, selon le rapport.

Si cela a "temporairement dopé la consommation malgré la chute des salaires réels - hors inflation -, cela s'est traduit par une forte augmentation des déficits des comptes courants en Europe centrale", relève la Berd dans son rapport.

La cheffe économiste de l'organisation de financement, Beate Javorcik, a dit à l'AFP que les effets de la guerre en Ukraine se font de plus en plus durement sentir sur les économies.

"Nous voyons des prix du gaz beaucoup plus élevés, une inflation en hausse, et le ralentissement attendu en Europe de l'Ouest va peser durement sur les exportations", a-t-elle argumenté.

Les prix du gaz en Europe "atteignent en moyenne 2,5 fois leur niveau de 2021" en termes ajustés de l'inflation, note la Berd.

Elle prévient aussi que "des coûts qui flambent dans les secteurs très consommateurs d'énergie, comme l'aluminium, la sidérurgie ou certains domaines de l'industrie automobile", sans oublier des problèmes de chaîne d'approvisionnement avec l'Allemagne, vont également ralentir la croissance en Europe centrale et dans le sud-est du Vieux Continent.

La Berd fait valoir que ses prévisions pourraient encore être "fortement abaissées si les hostilités s'aggravent ou si les exportations de gaz de Russie sont encore plus réduites".

Inflation record

L'Ukraine devrait subir cette année une contraction économique massive de 30% de son PIB, prévoit la Berd, maintenant son anticipation de mai, avant un rebond de croissance attendu de 8% l'an prochain.

"Nous pensons que les sanctions" qui ciblent la Russie en réaction à son invasion de l'Ukraine "vont avoir un impact sur l'économie russe à l'avenir", conclut Mme Javorcik. L'organisme international prévoit une contraction de 5% du PIB russe cette année puis encore de 3% l'an prochain. Des prévisions inchangées depuis mai.

L'inflation dans les régions de la Berd, qui comprend certains pays du Maghreb ou d'Asie centrale, a atteint 16,5% en juillet, un record depuis 1998, à la fin de la période de transition pour les ex-économies communistes de la zone, souligne l'institution dans son rapport.

Tandis que les prix du blé sont "largement revenus à leur niveau d'avant la guerre, les prix du pétrole restent élevés au regard des moyennes historiques", poursuit-elle.

La hausse des prix de l'énergie et de la nourriture pénalise particulièrement les ménages les plus pauvres et représentent pour ceux-ci une part majeure de leurs dépenses.

Face à la crise du coût de la vie, "plus de deux tiers des économies de la Berd ont mis en place des subventions pétrolières" similaires à celles adoptées dans les économies développées.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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Climat

Cuba plongé dans le noir après le passage de l'ouragan Ian

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L'ouragan a causé de nombreux dégâts matériels. (© KEYSTONE/EPA/Yander Zamora)

Cuba était plongé dans le noir mardi soir en raison d'une coupure de courant généralisée due aux dégâts sur son réseau électrique occasionnés par l'ouragan Ian, qui n'a pas fait de victimes. Il menace désormais la Floride.

Le pays se trouve "sans service électrique", a tweeté la compagnie d'électricité étatique Union Eléctrica, expliquant cette panne nationale par le passage de l'ouragan de catégorie 3 qui a ravagé l'ouest de l'île. "Il n'y a actuellement aucun service d'électricité nulle part dans le pays", a abondé Lázaro Guerra, directeur technique d'Union Eléctrica, sur la télévision cubaine.

Seules les quelques personnes disposant d'un générateur à essence à domicile ou au bureau avaient accès au courant, dans ce pays de 11,2 millions d'habitants. Alors que les effets de l'ouragan se faisaient encore sentir sur la côte, dans la nuit, les habitants marchaient dans les rues en se guidant avec leur téléphone portable, et certaines maisons étaient éclairées par des bougies ou des lampes de poche.

"L'#HuracanIan s'éloigne du territoire national, mais ses effets destructeurs persistent", a tweeté la Défense civile cubaine, dans un appel à la prudence, après le passage de l'ouragan. Son centre a quitté le territoire cubain à 09h50 (15h50 en suisse) aux environs de Puerto Esperanza, selon l'Institut de météorologie de Cuba (Insmet).

"Vagues potentiellement mortelles"

Le "centre de Ian devrait se déplacer sur le sud-est du golfe du Mexique dans quelques heures, passer à l'ouest de l'archipel des Keys" au sud de la Floride, "puis s'approcher de la côte ouest de la Floride (...) mercredi et mercredi soir", a précisé le Centre national des ouragans (NHC) américain. Il avait auparavant prévenu que le phénomène était considéré comme un "ouragan intense extrêmement dangereux".

Il faut se préparer à des "vagues potentiellement mortelles, des vents catastrophiques et des inondations" dans la péninsule de Floride, a aussi averti le NHC. A Cuba, aucune victime n'est pour l'heure à déplorer, selon les autorités, mais les vents violents et les pluies intenses persistaient dans l'ouest de l'île où l'ouragan a semé la désolation dans plusieurs localités, ont constaté des journalistes de l'AFP.

Sur la route de San Juan y Martinez, à 190 km de La Havane, la province de Pinar del Rio, où se trouvent la plupart des plantations de tabac du pays, a été durement touchée. Les cultures ont été inondées, des arbres déracinés et des fils électriques jonchaient le sol. "Je ne sais pas ce que nous allons faire cette saison", se lamente Yuslan Rodriguez, un cultivateur de tabac de 37 ans, dont la plantation, tout comme d'autres, a été détruite.

"Dégâts considérables"

Des rafales de vent ont atteint 208 km/h à San Juan y Martinez. Le président Miguel Diaz-Canel a visité mardi la zone la plus touchée à Pinar del Rio. "Les dégâts sont importants", a-t-il déclaré sur Twitter, assurant que de l'aide avait été envoyée.

Quelque 40'000 personnes ont été évacuées dans la province de Pinar del Rio et "les dégâts sont considérables", a indiqué la responsable du Parti communiste local, Yamilé Ramos. Dans la capitale, où vivent 2,1 millions de personnes, deux maisons se sont partiellement effondrées, selon Alexis Acosta, l'intendant du quartier de la vieille Havane.

Préparatifs en Floride

L'état d'urgence a été décrété dans toute la Floride et les autorités multipliaient les préparatifs. Certaines des modélisations effectuées prévoient maintenant un atterrissage au sud de la baie de Tampa (...) Dans certaines zones, il y aura des inondations catastrophiques et des vagues de tempête mortelles", a prévenu le gouverneur Ron DeSantis.

Il a demandé aux habitants de faire des provisions et se préparer à des coupures de courant, tout en mobilisant 7000 membres de la Garde nationale.

Le président américain Joe Biden, qui a approuvé une aide d'urgence fédérale pour 24 des 67 comtés de Floride, a déclaré que Ian "pourrait être un ouragan très violent, dont l'impact serait dévastateur et mettrait des vies en danger". Des moyens aériens tels que des hélicoptères sont notamment prêts à intervenir, a précisé le porte-parole du Pentagone, le général Pat Ryder.

La porte-parole de la Maison Blanche, Karine Jean-Pierre, a précisé que M. Biden s'était entretenu mardi soir avec M. DeSantis - potentiel rival aux élections de 2024 - pour parler préparatifs. A Tampa, des employés de la mairie remplissaient mardi des sacs de sable qu'ils distribuaient gratuitement à travers la ville. Les autorités ont ordonné des évacuations dans les zones les plus vulnérables, situés à proximité de l'océan.

La Nasa, l'agence spatiale américaine, a renoncé au décollage prévu mardi de sa nouvelle méga-fusée pour la Lune, depuis le centre spatial Kennedy situé dans cet Etat du sud des Etats-Unis. Ian succède à l'ouragan Fiona, qui a ravagé samedi la côte atlantique du Canada, faisant trois morts, après les Caraïbes la semaine dernière où sept personnes avaient péri.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Climat

Le typhon Noru touche terre

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Le typhon a déjà frappé les Philippines cette semaine, faisant six morts. (© KEYSTONE/EPA/ROLEX DELA PENA)

Le typhon Noru a touché terre au Vietnam mercredi matin, provoquant des coupures de courant dans le centre du pays. Des dizaines de milliers d'habitants se sont abrités des vents puissants et des fortes pluies, qui ont tué dix personnes aux Philippines.

"La position du centre du typhon à 04h00 du matin (23h00 mardi en Suisse) le 28 septembre est entre Danang et Quang Nam", a déclaré le Centre national de prévisions hydrométéorologiques du pays, ajoutant que la vitesse des vents était comprise entre 103 et 117 km/h.

A Danang, la troisième plus grande ville du Vietnam où les habitants avaient interdiction de sortir dans la rue, des immeubles étaient éprouvés par les vents violents, qui ont renversé des arbres et arraché des toitures, selon des journalistes de l'AFP sur place.

Plus de 300'000 personnes se sont réfugiées dans des abris au Vietnam, les météorologues ayant identifié Noru comme l'une des plus importantes tempêtes à venir frapper le pays d'Asie du Sud-Est. Noru, alors classé super typhon, a frappé les Philippines cette semaine, faisant dix morts, dont cinq secouristes, selon un nouveau bilan officiel. Huit personnes sont également portées disparues.

"Terrible"

Au Vietnam, la force du vent a été plus faible qu'attendu initialement mais les météorologues ont prévu que les fortes pluies se poursuivraient dans la journée, et averti de possibles glissements de terrain et graves inondations.

Près de la moitié des aéroports du Vietnam ont été fermés, tout comme des écoles et bureaux dans plusieurs provinces du centre du pays, dont Danang. Des coupures de courant ont aussi été signalées.

Les autorités ont annoncé mardi soir avoir évacué près de 260'000 personnes de leurs maisons, y compris dans la ville touristique de Hoi An, où la rivière Hoai était à la limite de déborder. "Le typhon était terrible hier (mardi) soir. Je ne pouvais pas dormir, parce que le vent était si fort et bruyant", a déclaré à l'AFP Nguyen Thi Hien, une habitante.

La Thaïlande se prépare

"J'ai entendu le bruit des arbres et des panneaux qui tombaient dehors. J'avais peur. Mais nous étions préparés, donc heureusement, les dommages ne sont pas si élevés", a-t-elle poursuivi.

Mercredi matin, des résidents s'affairaient déjà à débarrasser les rues des morceaux de tôle et de la végétation arrachée qui bloquaient certaines routes et ont endommagé des voitures. Des touristes se baladaient également et profitaient des quelques boutiques déjà ouvertes.

Trois cents maisons de la province côtière de Quang Tri ont vu leur toit arraché mardi soir alors que les vents commençaient à se renforcer. Le ministère de la Défense a mobilisé environ 40'000 soldats et 200'000 agents de sécurité, équipés de véhicules blindés et de bateaux en préparation d'opérations de sauvetage et de secours, ont indiqué les médias d'Etat.

La section centrale de l'autoroute reliant la capitale Hanoi au nord, avec l'agglomération d'Ho Chi Minh-Ville au sud, a également été fermée. Après le Vietnam, le typhon Noru est attendu au Laos puis en Thaïlande.

Les autorités thaïlandaises prévoient son arrivée jeudi, mais sous la forme dégradée d'une tempête tropicale, moins forte qu'un typhon. Des fortes pluies sont attendues dans les provinces du Nord, du Nord-Est et du centre du royaume, jusqu'à dimanche, avec des risques d'inondations localement.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Le prince héritier devient Premier ministre, consolide son pouvoir

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Mohammed ben Salmane dirige de facto le royaume depuis sa nomination comme prince héritier en 2017 (archives). (© KEYSTONE/EPA EFE / G20 ORGANIZATION/G20 ORGANIZATION / HANDOUT)

Le très influent prince héritier d'Arabie saoudite Mohammed ben Salmane s'est vu attribuer de nouveaux pouvoirs mardi en devenant Premier ministre du royaume pétrolier. Ce poste est traditionnellement occupé par le roi lui-même.

Mohammed ben Salmane, qui est le dirigeant de facto du royaume, a été nommé "Premier ministre", a indiqué un décret du roi Salmane, son père, publié par l'agence de presse officielle Spa. En Arabie saoudite, le roi est chef d'Etat et président du Conseil des ministres.

"Son Altesse royale, le prince Mohammed ben Salmane sera le Premier ministre, par exception à la disposition de l'article (56) de la loi fondamentale sur la gouvernance et aux dispositions pertinentes contenues dans la loi du Conseil des ministres", a écrit l'agence SPA.

Rumeurs sur l'état de santé du roi

Mohammed ben Salmane était auparavant vice-Premier ministre sous son père, le roi Salmane, ainsi que ministre de la Défense. Il est remplacé au poste de ministre de la Défense par son frère cadet, Khaled ben Salmane, qui était auparavant vice-ministre de la Défense, d'après la même source.

Les ministères de l'Intérieur, des Affaires étrangères et de l'Energie, n'ont pas été touchés par le remaniement gouvernemental, selon le décret royal.

Le prince Mohammed, qui a eu 37 ans le mois dernier, est en première ligne pour succéder à son père à la tête de la première économie du monde arabe. Celui qu'on surnomme MBS devrait devenir de loin le plus jeune de la dynastie saoudienne à accéder au trône après la mort de son père, âgé et affaibli.

Depuis sa nomination comme prince héritier en 2017, il dirige de facto cette puissance régionale pétrolière. Ces dernières années, des rumeurs croissantes ont circulé sur l'état de santé du roi, 86 ans, qui a été hospitalisé deux fois cette année, le plus récemment en mai, selon des informations de presse.

Interlocuteur incontournable

Mohammed ben Salmane a bousculé une Arabie saoudite atone avec des réformes tous azimuts tout en réprimant brutalement l'opposition, mais il reste un interlocuteur incontournable à l'international.

Avant l'invasion de l'Ukraine par la Russie, en février dernier, le royaume saoudien - et le prince héritier en particulier - cherchaient à surmonter l'isolement diplomatique imposé par la plupart des pays occidentaux après l'assassinat en 2018 du journaliste saoudien Jamal Khashoggi au consulat de son pays à Istanbul.

Après son élection, le président américain Joe Biden avait même déclassifié un rapport concluant que "MBS" avait "validé" l'assassinat de Jamal Khashoggi, un critique du pouvoir, ce que les autorités saoudiennes ont toujours démenti.

Mais depuis l'invasion russe et l'envolée des prix de l'énergie, M. Biden, l'ex-Premier ministre britannique Boris Johnson ainsi que d'autres dirigeants occidentaux se sont rendus dans le royaume, l'un des premiers exportateurs de pétrole au monde, pour tenter de convaincre Ryad de pomper davantage de brut.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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