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International

Accord-cadre: manque de volonté du Conseil fédéral, selon Bruxelles

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La Commission européenne critique le manque de volonté de la Suisse sur l'accord-cadre (Photo symbolique © KEYSTONE/GAETAN BALLY)

La Commission européenne critique vivement la position du Conseil fédéral sur l'accord-cadre. Dans une note interne destinée aux 27 Etats membres de l'UE, elle estime que la Suisse ne veut pas ou ne peut pas conclure l'accord-cadre.

La Suisse s'est éloignée de plus en plus du compromis trouvé, selon ce document obtenu par Keystone-ATS vendredi matin, dévoilé par la RTS jeudi soir Durant les cinq rencontres avec la négociatrice en chef de la Suisse, Livia Leu, il n'est pas apparu clairement ce que le pays voulait.

La Suisse a rejeté une feuille de route, précise la note, ajoutant qu'il n'y avait eu aucun progrès ni sur le processus ni sur le fond. Si elle ne s'engage pas plus dans le processus, les chances de parvenir à un accord sont proches de zéro, indique le document.

Rédigé en anglais, il est sévère à l'égard du Conseil fédéral, affirmant que la Commission attend depuis un mois une réponse à ses propositions sur les trois questions en suspens que sont les mesures d'accompagnement, la directive européenne sur la citoyenneté et les aides d'Etat.

Négociations solitaires

Pour la question des aides d'Etat, la Commission estime qu'il est possible d'accepter la demande de la Suisse de ne pas en faire partie. Sur les mesures d'accompagnement, la Suisse veut garder le contrôle et pouvoir édicter de nouvelle mesure pour protéger les salaires suisses. La Commission est prête à répondre, pour peu que la proportionnalité et la non-discrimination soient maintenues. La Suisse n'a pas répondu aux propositions de la Commission durant un mois, regrette celle-ci.

Enfin, sur la directive européenne sur la citoyenneté, la Suisse ne veut pas de la partie droits politiques, mais veut garder la liberté de mouvement. Cette demande touche au coeur de la liberté de mouvement européenne, mais la Commission voit plusieurs possibilités de contourner le problème. Toutefois, elle ne peut pas "négocier avec elle-même", précise-t-elle, regrettant le manque d'engagement de la Suisse.

Intentions inconnues

La Suisse prend de plus en plus ses distances par rapport au compromis obtenu. Elle n'a jamais approché activement la Commission européenne avec des propositions, mais attend que cette dernière présente des solutions. Il n'y a pas eu de percée et la Commission ne sait pas qu'elles sont les intentions de la Suisse.

Selon le document, la Commission européenne a l'impression que personne au sein du gouvernement suisse n'est vraiment intéressé par l'accord. Lors des réunions, Mme Leu a toujours insisté sur le fait qu'en cas d'échec de l'accord-cadre, il fallait se concentrer sur les accords existants.

Une délégation du Conseil fédéral doit se rendre à Bruxelles le 23 avril pour des entretiens avec la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen. La Commission espère qu'une telle rencontre permette d'enfin découvrir les intentions réelles de la Suisse.

L'accord-cadre, qui reste à conclure, pèse sur les relations entre la Suisse et l'UE. Pour celle-ci, les négociations se sont terminées en 2018. De nombreuses voix en Suisse exigent désormais que le projet soit enterré.

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International

Bruxelles veut un billet de train unique pour les trajets dans l'UE

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La réservation de trajets ferroviaires transfrontaliers en Europe reste souvent compliquée quand elle implique plusieurs correspondances et des billets émis par différentes compagnies ferroviaires (image d'illustration). (© KEYSTONE/AP/MICHEL EULER)

"Un voyage, un billet": la Commission européenne souhaite que les voyageurs qui parcourent l'Europe puissent le faire avec un seul billet. Elle a présenté mercredi un nouveau paquet législatif visant à simplifier les déplacements transfrontaliers sur le continent.

La réservation de trajets ferroviaires transfrontaliers en Europe reste souvent compliquée quand elle implique plusieurs correspondances et des billets émis par différentes compagnies ferroviaires.

Selon la nouvelle proposition, les voyageurs pourront rechercher les offres de différentes compagnies, les comparer et les regrouper en un seul billet, qui serait acheté en une seule transaction sur la plateforme de leur choix. Il peut s'agir d'une plateforme indépendante ou du service de billetterie de la compagnie ferroviaire elle-même.

Pour ce faire, les compagnies seront tenues de partager leur offre avec les services en ligne qui vendent ces billets. Les services de billetterie en ligne des compagnies occupant une position dominante sur le marché devront faire de la place à d'autres opérateurs, afin que de nouveaux acteurs puissent eux aussi atteindre les clients.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / blg / belga / afp

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Football

Arbeloa appelle Mbappé à démontrer "son implication" sur le terrain

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Alvaro Arbeloa espère voir le "vrai" Mbappé jusqu'au terme de la saison de Liga (© KEYSTONE/EPA/Mariscal)

L'entraîneur du Real Madrid Alvaro Arbeloa a appelé mercredi Kylian Mbappé à démontrer "son implication" sur le terrain lors des trois derniers matchs de Liga de la saison.

L'attaquant français a été critiqué par la presse espagnole et par de nombreux supporters madrilènes

"Si Mbappé jouera demain (jeudi, contre Oviedo)? Nous verrons s'il terminera la session d'entraînement aujourd'hui, hier il l'a fait. S'il est disponible, c'est certain qu'il aura des minutes à jouer pour continuer à démontrer son implication pour notre club, et disputer les trois matchs restants malgré ses quatre cartons jaunes (un cinquième lui vaudrait une suspension)", a déclaré Arbeloa en conférence de presse.

"Comme Madridista, avant d'être entraîneur, j'aimerais le voir continuer à faire ce qu'il sait faire: marquer des buts", a ajouté l'entraîneur madrilène au sujet de son meilleur buteur, absent dimanche lors du Clasico perdu face au FC Barcelone, car pas encore remis à 100% de sa blessure aux ischio-jambiers.

L'absence de Mbappé pour cette rencontre, au terme de laquelle le Barça a officiellement été sacré champion d'Espagne et a condamné le Real à une saison blanche, a relancé les polémiques en Espagne sur son attitude jugée trop individualiste.

L'ex-buteur du PSG a été vivement critiqué ces derniers jours pour un voyage en Sardaigne le week-end précédent alors que ses coéquipiers avaient un match de Liga à disputer face à l'Espanyol Barcelone. Certains supporters, agacés par son comportement, sont allés jusqu'à réclamer son départ sur les réseaux sociaux.

Alvaro Arbeloa, interrogé sur le terme "d'implication" utilisé dans sa première réponse, a précisé qu'il estimait que Kylian Mbappé s'est "toujours donné à 100%", car sinon, il ne serait pas "où il est".

"Le Real Madrid gagnera à nouveau"

Lorsqu'un journaliste lui a demandé si le Real avait "touché le fond", après la sortie controversée de son président Florentino Pérez la veille pour dénoncer une campagne organisée par la presse et certains supporters pour lui nuire, l'ex-latéral droit a rétorqué:

"Touché le fond? Cela me laisse sans voix. Que touchent les autres clubs alors? Aucun club ne peut gagner la Ligue des champions et la Liga tous les ans. Je ne comprends pas que l'on parle d'instabilité institutionnelle, de vestiaire désuni... Le Real Madrid fait les choses bien, depuis très longtemps, c'est un club sain, bien dirigé, avec de grands joueurs".

"Je suis sûr que cet été le club fera l'analyse nécessaire pour renforcer l'équipe et que Madrid revienne plus fort. Avec la réflexion et l'exigence nécessaire, le Real Madrid gagnera à nouveau, j'en suis sûr", a-t-il conclu.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Soudan: MSF ne voit "aucune volonté de mettre un terme" au conflit

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La situation est très difficile dans le camp de déplacés de Tawila au Darfour selon Médecins Sans Frontières (MSF) (archives). (© KEYSTONE/AP NRC/HO)

Médecins Sans Frontières (MSF) ne voit "aucune volonté de mettre un terme au conflit" au Soudan. L'ONG alerte aussi sur le manque d'accès à la nourriture et d'eau pour les déplacés, notamment dans le camp de Tawila au Darfour.

"C'est un échec politique", a affirmé mercredi à la presse à Genève le nouveau président international de MSF, Javid Abdelmoneim, de retour de plusieurs semaines dans la région. Il dénonce à la fois l'armée soudanaise et les paramilitaires des Forces de soutien rapide (FSR) qui ne souhaitent même pas "dialoguer". Mais aussi leurs soutiens régionaux.

Pire, "la situation ne s'améliore pas", insiste le Britannique. Le chef des paramilitaires Mohamed Hamdane Daglo a dit récemment être prêt à un conflit encore long. Et de nouveaux fronts se sont ouverts, au Kordofan et dans l'Etat du Nil bleu.

Près de 200 attaques contre la santé ont été menées depuis le début du conflit il y a trois ans, faisant 1700 victimes, selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS). "Les employés ont peur de se rendre au travail", ajoute M. Abdlemoneim. Il a abordé cette question notamment avec le chef de l'armée Abdel Fattah al-Burhane. "Nous n'obtenons pas de réponse" tant l'impunité est répandue, dit le président de MSF.

Autre facteur de ce conflit, les attaques par drone ont fait 880 tués en janvier et avril, selon l'ONU. "Nos collaborateurs doivent se bunkériser" plusieurs fois par semaine, dit M. Abdelmoneim. Parmi les blessés pris en charge "en permanence", des fractures, des brûlures ou des amputations sont observées.

Situation "catastrophique"

Plusieurs mois après la prise d'El-Facher par les FSR après un siège de 18 mois, la situation pour les déplacés dans la région est "catastrophique". Leur nombre dans la région de Tawila varie entre 400'000 et un million, selon les estimations.

MSF a régulièrement dénoncé les violences sexuelles et à caractère ethnique perpétrées par les parties au conflit. Toutes les femmes dans le camp de Tawila savent qui est celui chez l'ONG qui peut les prendre en charge en ville, dit M. Abdelmoneim pour expliquer la dimension du problème.

Les déplacés ont accès à un petit repas par jour et l'eau est épuisée après 30 minutes chaque jour. Des collaborateurs de MSF qui ont dû fuir El-Facher, où l'ONG n'avait pu retourner que plusieurs mois après la prise par les FSR, s'y trouvent également.

Les restrictions au Moyen-Orient retardent également l'arrivée de denrées et de matériel dans un pays où les barrières administratives étaient déjà importantes. Autre problème, les coupes dans l'aide atteignent le Soudan. En avril seulement, le soutien à 47 centres de santé a été interrompu. MSF "fait ce qu'elle peut" pour combler ce décalage.

Dans les prochains mois, le chantier principal sera de garantir les stocks de médicaments et de quoi lutter contre le choléra avec l'arrivée des pluies. Depuis le début du conflit, des dizaines de milliers de personnes ont été tuées. Des millions de personnes ont été déplacées.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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International

Raids israéliens sur des voitures au sud de Beyrouth: neuf morts

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Deux frappes ont visé deux voitures sur l'autoroute extrêmement fréquentée reliant Beyrouth au sud du pays, et une troisième a ciblé un véhicule sur une route proche. (© KEYSTONE/AP/Mustafa Jamalddine)

L'armée israélienne a intensifié ses frappes mercredi au Liban, dont quatre ont visé des voitures au sud de Beyrouth, faisant neuf morts selon le ministère libanais de la Santé, malgré la trêve en cours depuis le 17 avril.

Ces frappes interviennent alors que le Liban et Israël, qui n'entretiennent pas de relations diplomatiques, doivent entamer jeudi à Washington une nouvelle session de pourparlers sous l'égide des Etats-Unis, malgré l'opposition du mouvement pro-iranien Hezbollah.

Huit personnes, dont deux enfants, ont été tuées dans des frappes qui ont visé trois voitures à une vingtaine de kilomètres au sud de Beyrouth, selon le ministère de la Santé.

Deux voitures ont été ciblées sur l'autoroute extrêmement fréquentée qui relie Beyrouth au sud du pays et une troisième a été visée sur une route du même secteur, selon selon l'Agence nationale d'information (ANI, officielle) et les photographes de l'AFP.

Un photographe de l'AFP a vu une voiture calcinée sur l'autoroute et des secouristes transportant un corps.

Une quatrième frappe a visé une voiture à l'entrée de Saïda, la grande ville du sud, à une quarantaine de km au sud de Beyrouth, selon l'ANI. Une personne a été tuée et une autre blessée, selon le ministère de la Santé.

Depuis l'entrée en vigueur de la trêve le 17 avril, au moins 400 personnes ont été tuées selon une compilation de l'AFP basée sur les chiffres du ministère de la Santé.

Ordres d'évacuation

L'armée israélienne mène mercredi des frappes dans le sud, notamment sur la région de Tyr, après avoir lancé deux ordres d'évacuation, d'abord pour six villages puis pour trois autres.

"Tsahal a commencé à frapper les infrastructures terroristes du Hezbollah dans plusieurs zones du sud du Liban", a annoncé l'armée israélienne quelques heures après l'ordre d'évacuation.

L'ANI a rapporté plusieurs frappes sur des villages et sur trois voitures dans le sud.

Le correspondant de l'AFP à Tyr a vu une épaisse fumée s'élever de la localité proche de Bourj al-Chemali.

Le Hezbollah a pour sa part revendiqué mercredi plusieurs attaques contre les troupes israéliennes en territoire libanais, dont certaines à l'aide de drones explosifs.

L'armée israélienne a établi dans le sud du Liban une "ligne jaune" à une dizaine de km de la frontière et a indiqué mardi que ses soldats avaient récemment mené une "opération spéciale" contre le Hezbollah plus en profondeur.

Le Liban avait demandé lundi aux Etats-Unis de faire pression sur Israël pour qu'il arrête ses frappes, avant la tenue des négociations.

Le Hezbollah est opposé à ces discussions et son chef, Naïm Qassem, a averti mardi qu'il allait transformer la bataille en "enfer" pour Israël.

Treize personnes avaient été tuées mardi dans des frappes sur des localités du sud, selon le ministère de la Santé, venant s'ajouter à 380 ayant péri depuis le début de la trêve, d'après la même source.

Depuis que le Hezbollah a entraîné le Liban dans la guerre régionale le 2 mars, au moins 2882 personnes ont été tuées, dont 200 enfants, selon le ministère de la Santé.

D'après le Hezbollah, ce bilan inclut ses membres tués.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / blg / afp

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