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Incendies en Californie: le bilan s'alourdit

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Les autorités ont découvert les restes de nouvelles victimes dans les décombres. (©KEYSTONE/FR34727 AP/NOAH BERGER)

Décombres fumants, voitures réduites à des carcasses: les pompiers continuent de lutter contre les incendies qui ont fait 23 morts et détruit des milliers de maisons en Californie. Ils n'ont pas grand espoir de maîtriser prochainement les divers sinistres.

Des sauveteurs ont découvert samedi les corps de 14 personnes tuées dans l'incendie le plus destructeur jamais enregistré en Californie, "ce qui porte le nombre total (des morts) à 23" a déclaré le shérif du comté de Butte.

Sur les 23 morts, 19 ont été découverts à Paradise, une ville de 27'000 habitants, située dans le comté de Butte, au nord de Sacramento, la capitale de la Californie. Les quatre autres ont été retrouvés dans la région de Concow, dans le même comté, a précisé le shérif Kory Honea lors d'une conférence de presse.

Fumée âcre

Depuis jeudi, plus de 6700 bâtiments de Paradise, en majorité des maisons d'habitation, ont été consumés par l'incendie baptisé "Camp Fire". Plus de 250'000 personnes ont reçu l'ordre d'évacuer leurs domiciles dans une vaste région près de Sacramento et dans la célèbre station balnéaire de Malibu, dans le sud de l'Etat.

A des dizaines de kilomètres autour de Paradise, le ciel était obscurci par une fumée âcre, et le soleil était difficilement visible. Les habitants ont fui le danger, tandis que sur la route qui mène vers le centre-ville gisaient des carcasses de voitures. Les poteaux électriques étaient rongés par le feu.

L'incendie a pour le moment consumé plus de 40'000 hectares et n'est maîtrisé qu'à 20%, selon CalFire, l'agence des pompiers de Californie. Trois des plus de 3200 pompiers déployés ont été blessés.

"Toute la partie basse de Paradise est la proie des flammes en ce moment. Pas une seule maison ne restera debout. Je suis effondré", a témoigné sur KIEM TV, Kevin Winstead, un habitant de la ville voisine de Magalia.

Des semaines de lutte contre les flammes

Les autorités estiment qu'il faudra trois semaines pour maîtriser les flammes dans cette zone des contreforts de la Sierra Nevada. "L'ampleur de la destruction que nous avons vue est vraiment incroyable et à fendre le coeur", avait dit vendredi Mark Ghilarducci, du bureau des services d'urgence du gouverneur de Californie.

Le président Donald Trump s'est montré sévère envers la Californie, qui vient d'élire un gouverneur démocrate. "Il n'y a aucune raison pour ces énormes incendies en Californie, meurtriers et coûteux, si ce n'est que la gestion des forêts est tellement mauvaise", a-t-il tweeté samedi.

"Des milliards de dollars sont donnés chaque année, tant de vies sont perdues, tout cela à cause d'une mauvaise gestion des forêts. Remédiez-y maintenant, sinon il n'y aura plus de versements fédéraux!", a-t-il ajouté.

Stars évacuées à Malibu

En Californie du Sud, où d'autres incendies font rage, 200'000 personnes, dont tous les habitants de Malibu, près de Los Angeles, où vivent de nombreuses célébrités, ont reçu l'ordre d'évacuer à cause de l'incendie baptisé Woolsey, qui a dévoré près de 28'000 hectares et détruit au moins 150 maisons depuis jeudi après-midi.

"J'ai vu les flammes arriver des montagnes au-dessus de la maison" a témoigné auprès de l'AFP Heili Hoffmann. "J'ai senti les arbres brûler, et je savais qu'il fallait que je parte". Plusieurs personnalités comme Kim Kardashian ou Alyssa Milano ont aussi dû quitter leur domicile.

L'incendie a également détruit des lieux de tournage utilisés pour des centaines de productions, dont celle de la série de HBO "Westworld".

La Californie a été frappée depuis la fin de l'année 2017 par de nombreux incendies meurtriers, rendus particulièrement violents par la sécheresse et les vents.

 

(ATS)

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Les skieurs français pourraient être isolés au retour de Suisse

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Une quarantaine de 7 jours pourrait être imposées aux skieurs français au retour de l'étranger. (Image d'illustration - ©KEYSTONE/ALEXANDRA WEY)

Le gouvernement envisage de mettre en place une période d'isolement de 7 jours pour les Français qui seront allés skier à l'étranger pendant les fêtes, a affirmé le Premier ministre Jean Castex. Des contrôles seraient menés aux frontières de l'Espagne et de la Suisse.

Pour "empêcher les Français d'aller se contaminer dans les stations" de ski des pays limitrophes comme la Suisse ou l'Espagne, qui gardent leurs stations de ski ouvertes, "on va instaurer une quarantaine", a indiqué le Premier ministre, avec "des contrôles aléatoires à la frontière".

Les préfets des départements limitrophes "pourraient ordonner un isolement de sept jours" pour les Français qui rentreraient d'une station de ski suisse ou espagnole. "La conclusion à en tirer, c'est que je ne vais pas en Suisse" pour skier, a ajouté Jean Castex. La Premier ministre a précisé que ces mesures restrictives seront mises en place si la Suisse et l'Espagne décident de garder leurs stations ouvertes.

Transfrontaliers pas concernés

Interrogé pour plus de précisions, Matignon a affirmé: "c'est à la main des préfets" et "cela ne concerne pas les travailleurs transfrontaliers".

Emmanuel Macron avait annoncé mardi qu'il envisageait de prendre "des mesures restrictives et dissuasives" pour empêcher les Français d'aller skier à l'étranger, notamment en Suisse, à Noël, alors que les remontées mécaniques seront fermées en France.

Le chef du gouvernement a précisé qu'il aurait préféré "une harmonisation européenne" sur la question de l'ouverture des stations de ski, mais que si la France, l'Italie et l'Allemagne se sont "alignées" sur une fermeture, "les Espagnols et les Suisses à ce jour ne s'orientent pas vers ces décisions".

"C'est leur droit mais je vais continuer à protéger mes concitoyens en les empêchant d'aller se contaminer", a-t-il insisté. Il a ajouté qu'il s'agissait aussi de rétablir "un principe d'équité vis-à-vis des gestionnaires des stations de ski françaises".

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Nouvelle-Zélande: Jacinda Ardern déclare "l'urgence climatique"

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La Première ministre néo-zélandaise Jacinda Ardern a proclamé mercredi un état d'"urgence climatique" devant le Parlement national(©AP Photo/Nick Perry)

La Première ministre néo-zélandaise Jacinda Ardern a proclamé mercredi un état d'"urgence climatique" devant le Parlement. Elle a souligné la nécessité d'une action rapide en ce domaine dans l'intérêt des générations futures.

"Lorsque nous faisons des déclarations, c'est souvent qu'il y a une menace pour la vie, une menace pour les biens, et des urgences concernant la sécurité civile", a déclaré la dirigeante de centre-gauche. "Si nous ne réagissons pas au changement climatique, nous continuerons à subir ces urgences sur nos côtes".

"Votez en faveur de cette déclaration, tenez-vous du bon côté de l'histoire, faites partie de la solution que nous devons apporter collectivement à la prochaine génération", a-t-elle exhorté. Les parlementaires ont adopté la déclaration d'urgence climatique, largement symbolique, par 76 votes contre 43.

Le Parlement britannique était devenu, le 1er mai 2019, le premier dans le monde à déclarer l'"urgence écologique et climatique", suivi par l'Irlande. Selon The Climate Mobilisation, un lobby américain faisant la promotion de ces déclarations, une dizaine de parlements ont fait de même, tout comme 1800 collectivités locales dans le monde.

"Faux et trompeur"

Pour le Parti national néo-zélandais (opposition de centre-droit), cette déclaration peut nuire, "en faisant croire aux gens que quelque chose s'est produit, alors que ce n'est pas le cas", a déclaré sa dirigeante, Judith Collins, à Radio New Zealand. "C'est assez faux et trompeur."

La Nouvelle-Zélande fait partie des pays qui se sont engagés à atteindre l'objectif de neutralité carbone pour les gaz à effet de serre d'ici 2050. Le pays, qui compte moins de cinq millions d'habitants, s'est également engagé à produire 100% d'énergie renouvelable d'ici 2035.

Le gouvernement de Jacinda Ardern, qui avait fait campagne sur les thèmes environnementaux avant son arrivée au pouvoir en 2017, est cependant accusé par certains de ne pas faire assez pour renforcer la réputation "propre, verte" du pays.

Politiques climatiques "insuffisantes"

Le groupe Climate Action Tracker -qui évalue les engagements des principaux pays émetteurs de gaz à effet de serre- estime que les politiques climatiques de la Nouvelle-Zélande sont "insuffisantes" pour atteindre ses objectifs dans le cadre de l'accord de Paris sur le climat de 2015.

Greenpeace de son côté relève que l'objectif de neutralité carbone pour 2050 ne concerne pas le méthane, afin de préserver un secteur agricole vital pour Wellington. C'est l'une des principales sources d'émissions de gaz à effet de serre du pays.

"Quand la maison brûle, il ne sert à rien de déclencher l'alarme si on ne combat pas l'incendie," a critiqué l'une de ses représentantes, Kate Simcock. "Lutter contre l'incendie en Nouvelle-Zélande signifie lutter contre les émissions agricoles."

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Allemagne - Un "conducteur fou" dans une zone piétonne: cinq morts

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Le responsable du drame, un natif de la région, souffrait de troubles psychiatriques qui pourraient avoir joué un rôle dans son acte. (©EPA/JULIEN WARNAND)

Une "scène d'horreur": un "conducteur fou", ivre et souffrant de troubles psychiatriques, a percuté mardi des passants dans une zone piétonne à Trèves, dans le sud-ouest de l'Allemagne. Il a tué cinq personnes, dont un bébé, avant d'être interpellé.

L'homme est un Allemand de 51 ans, selon la police qui exclut à ce stade l'hypothèse d'un motif politique, terroriste ou religieux. Le responsable du drame, un natif de la région, souffrait de troubles psychiatriques qui pourraient avoir joué un rôle dans son acte, a indiqué le procureur Peter Fritzen lors d'une conférence de presse en début de soirée.

Le véhicule, un SUV qui roulait à vive allure, a "heurté et écrasé des passants au hasard", a décrit un responsable de la police locale, Franz-Dieter Ankner. "Les nouvelles en provenance de Trier me rendent très triste. Mes condoléances vont aux proches des victimes, qui ont été arrachés à la vie de manière si subite et si violente", a réagi la chancelière Angela Merkel, selon un tweet posté par un porte-parole.

Cinq personnes ont été tuées dans cette ville de Rhénanie-Palatinat, non loin de la frontière avec le Luxembourg. Parmi ces victimes figurait un bébé de 9 mois, selon la police. "Des gens ont été arrachés à la vie en une seconde, tués par cet acte de folie, dont un petit enfant, un bébé", a déclaré à la presse très émue la dirigeante de l'Etat régional où se sont déroulés les faits, Malu Dreyer.

Sirènes hurlantes

Une jeune femme de 25 ans, une septuagénaire et un homme de 45 ans sont également décédés, a indiqué la police. Quinze personnes ont été blessées, dont certaines "grièvement", a indiqué le maire de la ville, Wolfram Leibe, évoquant un "conducteur fou". Plusieurs enfants feraient partie des blessés, selon des informations des médias locaux non confirmées par les autorités. Le véhicule a été saisi par les enquêteurs.

La police et la municipalité de Trèves ont demandé de leur transmettre les photos ou vidéos de la scène plutôt que de les poster sur les réseaux sociaux. "C'est une scène d'horreur", a déploré un porte-parole de la police. En plus des blessés, dont la mère du bébé, "de nombreuses personnes traumatisées ont besoin de soins", a-t-il précisé.

Une courte vidéo de la zone piétonne montrait des débris sur la chaussée ainsi que des corps allongés. Une vidéo postée sur les réseaux sociaux montre un véhicule SUV, au capot enfoncé, immobilisé par des véhicules de police toutes sirènes hurlantes.

Un homme est menotté sur le ventre sur le trottoir par plusieurs policiers. Il était interrogé par les enquêteurs en fin d'après-midi. Le parquet envisage de le placer dans un centre psychiatrique, a précisé le procureur Peter Fritzen.

Désolation

D'autres vidéos montrent la scène de désolation après le passage du véhicule, dans une zone piétonne où a été érigé un grand sapin de Noël. Des étals ont été renversés. Des secouristes pratiquent un massage cardiaque sur une victime. Le corps d'une autre victime est recouvert d'une couverture.

La voiture a parcouru entre 600 mètres et un kilomètre à vive allure dans cette zone piétonne, percutant tout sur son passage.

Contexte tendu

Plusieurs attaques à la voiture-bélier ont été menées ces dernières années en Allemagne par des forcenés souffrant de troubles psychologiques.

La plus grave avait été perpétrée en avril 2018 à Münster. Un homme avait foncé avec un camping-car sur un groupe de personnes réunies devant un restaurant, tuant cinq d'entre elles, avant de se suicider par balle.

Les faits interviennent aussi dans un contexte tendu dans le pays suite à divers attentats islamistes, le dernier au couteau début octobre qui a fait un mort et un blessé grave à Dresde, en ex-RDA.

En décembre 2016, un attentat au camion-bélier revendiqué par le groupe Etat islamique avait fait 12 morts sur un marché de Noël à Berlin. L'Allemagne a également été meurtrie ces dernières années par des actes terroristes d'extrême droite.

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ClearSpace effectuera la première mission de nettoyage en orbite

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En près de 60 ans d'activité spatiale, environ 42'000 objets de plus de 10 centimètres gravitent autour de la Terre, formant un nuage de déchets. Ici une vue d'artiste générée par ordinateur et fournie par l'Agence spatiale européenne. (Image d'archive - ©KEYSTONE/AP European Space Agency)

L'agence spatiale européenne (ESA) a signé mardi un contrat avec la start-up suisse ClearSpace pour la première mission au monde d'"enlèvement" d'un débris spatial. Elle ouvre ainsi la voie vers un nouveau marché de dépollution de l'orbite terrestre.

Ce contrat de services, d'un montant total de 100 millions d'euros, dont 86 millions (93 millions de francs) investis par l'ESA, partira en 2025 et aura pour cible un morceau d'une ancienne fusée européenne Vega. Le débris appelé Vespa (Vega Secondary Payload Adapter), qui pèse 112 kilos, a été laissé en 2013 en orbite basse, à 800 km de la Terre.

Il s'agira de la première mission au monde de nettoyage en orbite, a précisé l'ESA. Pour l'agence spatiale, qui compte 22 Etats membres, c'est aussi une première, car "jamais nous n'avions confié un contrat d'une telle ampleur à une petite start-up", a précisé à l'AFP Eric Morel de Westgayer, en charge de l'industrie et des achats à l'ESA.

Entreprise dérivée de l'Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL), ClearSpace a recueilli des contributions d'une vingtaine de sociétés venant de huit pays membres de l'ESA (Suisse, République tchèque, Allemagne, Royaume-Uni, Pologne, Suède, Portugal et Roumanie).

La start-up construira un satellite nettoyeur de 500 kilos, qui évaluera dans un premier temps la vitesse de Vespa. Il devra ensuite capturer sa cible, en l'encerclant de ses quatre "tentacules", pour la désorbiter. Vespa se désintègrera ensuite dans l'atmosphère, avec son satellite nettoyeur.

Marché encore vierge

Confier à ClearSpace cette première mission dans un marché encore vierge était "une manière de lui mettre le pied à l'étrier, et nous espérons qu'en faisant la démonstration de la faisabilité technique, nous permettrons à ce marché de se développer", a poursuivi le responsable de l'ESA, qui veut également "montrer l'exemple" en matière de dépollution spatiale.

Créée en 2018 par des experts de l’étude des débris spatiaux – ClearSpace a été sélectionnée parmi douze candidats. "Nous sommes très fiers que notre spin-off Clearspace ait été choisie par l'ESA pour sa première action de nettoyage", a indiqué le président de l'EPFL Martin Vetterli, cité dans un communiqué de l'agence spatiale.

La première sortie opérationnelle est prévue en 2025 après un lancement depuis la base de lancement de Kourou en Guyane française. La mission ClearSpace-1 fait partie du programme ADRIOS de l’ESA, visant à développer des services en orbite pour les satellites tel que le ravitaillement, la réparation ou les manœuvres orbitales. Des partenaires industriels et hautes écoles suisses seront également de la partie.

Plus de 40'000 objets

En près de 60 ans d'activité spatiale et plus de 5500 lancements, environ 42'000 objets de plus de 10 centimètres gravitent autour de la Terre, formant un nuage de déchets composé de fusées anciennes, de morceaux de satellites restés en orbite après explosion ou de satellites entiers qui ne sont plus opérationnels, entre autres.

Gravitant à toute vitesse (28'000 km/heure), ces débris représentent une sérieuse menace de collision avec les satellites opérationnels, qui non seulement peut détruire des services cruciaux (météorologie, GPS...) mais aussi générer encore des débris, entraînant une réaction en chaîne "qu'on serait incapable d'arrêter", décrypte Luisa Innocenti, cheffe du bureau ClearSpace à l'ESA.

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La victoire de Biden certifiée dans l'Arizona et le Wisconsin

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Joe Biden se rapproche du but. (©KEYSTONE/ANDREW HARNIK)

Les Etats-clés de l'Arizona et du Wisconsin ont officiellement certifié lundi la victoire de Joe Biden à la présidentielle américaine. Cela cimente encore davantage le succès du démocrate face à Donald Trump, qui n'a de son côté toujours pas concédé sa défaite.

"Aujourd'hui, nous avons signé la certification de l'élection de 2020 en Arizona", a tweeté Doug Ducey, le gouverneur républicain de cet Etat qui a basculé dans le camp démocrate pour la première fois depuis près de 25 ans. Joe Biden y remporte une courte victoire, par 10'457 voix d'avance dans un Etat où près de 3,5 millions d'électeurs ont voté.

Responsable des opérations électorales, la secrétaire d'Etat démocrate de l'Arizona, Katie Hobbs, a salué une élection "menée avec transparence, précision et équité (...), malgré les nombreuses allégations infondées qui prétendaient le contraire".

Plus tard dans la journée, le gouverneur du Wisconsin Tony Evers a annoncé avoir lui aussi certifié les résultats du scrutin dans son Etat qui a voté pour Joe Biden, après avoir aidé à élire Donald Trump en 2016.

L'Arizona a également certifié la victoire du candidat démocrate au Sénat, Mark Kelly, afin qu'il "puisse prêter serment aussi vite que possible", a souligné M. Ducey.

La certification des résultats ne signe pas forcément la fin des recours devant les tribunaux, l'Arizona permettant par exemple de contester les résultats même après qu'ils ont été validés. L'équipe de campagne de M. Trump a en effet tenté -sans succès jusqu'ici- d'entraver par des recours judiciaires le processus de certification des résultats dans les Etats-clés remportés par M. Biden.

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