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Le feu maîtrisé à Notre-Dame de Paris

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Quelque 400 pompiers ont lutté pendant des heures contre les flammes qui ont ravagé la cathédrale Notre-Dame à Paris. (©KEYSTONE/EPA/JULIEN DE ROSA)

L'incendie, qui ravage la cathédrale Notre-Dame de Paris depuis lundi, est "maîtrisé", ont annoncé mardi les pompiers après plusieurs heures à lutter contre des flammes. La structure de l'édifice a pu être sauvée. Il sera reconstruit, a promis le président français.

 

Feu Notre-Dame de Paris

Retour en images sur le feu à Notre-Dame de Paris qui a mobilisé près de 400 pompiers.

Gepostet von Pompiers de Paris am Dienstag, 16. April 2019

 

"Le feu est complètement maîtrisé. Il est partiellement éteint, il reste des foyers résiduels à éteindre", a expliqué le porte-parole des pompiers de la capitale française. Il aura fallu plusieurs heures à 400 pompiers pour venir à bout des flammes qui leur ont fait craindre à un moment de "voir la structure s'effondrer".

Malgré tout, le "bilan matériel est dramatique", a affirmé le porte-parole: "L'ensemble de la toiture est sinistré; l'ensemble de la charpente est détruit; une partie de la voûte s'est effondrée; la flèche n'existe plus". Outre la flèche qui surplombait ce joyau gothique, les vitraux centenaires ont été détruits.

Un blessé grave a en outre été signalé dans les rangs des pompiers. "Le pire a été évité", a déclaré lundi soir le président français sur le parvis de l'édifice sinistré. Mais "cette cathédrale, nous la rebâtirons", a-t-il promis.

Patrimoine mondial de l'humanité

L'incendie s'est déclaré peu avant 19h00. Il s'est propagé à grande vitesse, emportant la toiture de la cathédrale construite entre le XIIe et le XIVe siècles au coeur de la capitale française. Il a pris dans les combles de l'édifice, ont indiqué les pompiers, évoquant "un feu difficile". Il semble être parti au niveau d'échafaudages installés sur son toit.

Monument historique le plus visité d'Europe, la cathédrale gothique est inscrite au patrimoine mondial de l'humanité depuis 1991. Entre 12 à 14 millions de touristes visitent chaque année ce chef-d'oeuvre de l'architecture gothique situé sur l'île de la Cité et des milliers de personnes ont assisté au désastre.

L'effroi et une immense tristesse se sont emparés des Parisiens et des touristes rassemblées à proximité de cette cathédrale, sidérés par les flammes intenses et jaunes ravageant le monument et l'odeur de brûlé envahissant les rues. "La physionomie de Paris va changer, c'est terrible", a dit Marie, retraitée parisienne qui vit à quelques rues de la Seine.

"Un haut lieu de la foi catholique est en train de brûler", a déploré le porte-parole des évêques de France. Reliques conservées au sein de l'édifice, la couronne d'épines et la tunique de Saint-Louis ont toutefois pu être sauvées, selon le recteur de la cathédrale, Patrick Chauvet.

Enquête ouverte

Une enquête a été ouverte du chef de "destruction involontaire par incendie", a précisé dans la soirée le parquet de Paris. La piste d'un départ de feu accidentel depuis le chantier de rénovation en cours sur le toit de la cathédrale "retient l'attention des enquêteurs en l'état des investigations", a précisé une source proche du dossier. Les ouvriers du chantier étaient entendus dans la nuit par les enquêteurs, selon le parquet de Paris.

Les images très impressionnantes de l'incendie, et en particulier de l'effondrement de la célèbre flèche et d'une partie de la toiture, diffusées en direct par télévisions et réseaux sociaux dans le monde, ont provoqué une émotion internationale.

Collecte nationale

"Symbole de la France", une catastrophe "terrible à voir", des "scènes déchirantes": de Berlin, Londres, Washington et d'autres capitales, du Vatican ou de Jérusalem, du Brésil, de Grèce ou de Turquie, les réactions se sont multipliées lundi soir.

Le Conseil fédéral a également réagi, exprimant sa "profonde tristesse de voir en plein Paris un monument si cher au coeur de tous, ravagé par les flammes".

L'organisation des Nations unies pour la culture, l'UNESCO, se tient au côté de la France pour sauvegarder et réhabiliter ce patrimoine inestimable" qu'est la cathédrale Notre-Dame, a tweeté sa directrice générale.

La fondation du patrimoine, organisation privée qui oeuvre à la sauvegarde du patrimoine français, va lancer mardi une "collecte nationale" pour la reconstruction de la cathédrale, a-t-elle annoncé dans un communiqué.

Cet incendie s'est produit au premier jour des célébrations de la semaine sainte qui mène à Pâques, principale fête chrétienne.

KEYSTONE-ATS

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Une course de buffles thaïlandaise pour préserver les traditions

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La course de buffles marque le début de la saison des semailles (archives). (© KEYSTONE/AP/SAKCHAI LALIT)

Pieds nus, quatre sprinteurs intrépides tentent de maîtriser leurs bêtes lancées au galop à travers les eaux boueuses d'une rizière, sous un tonnerre d'acclamations: les courses de buffles thaïlandais attirent chaque année une foule de passionnés à Chonburi.

Cette tradition joyeuse, bruyante et légèrement chaotique marque le début de la saison des semailles, et une atmosphère de festival régnait dimanche dans cette province rizicole de l'est du pays.

"Avant le début de la course, nous sommes un peu excités et nerveux", confie Sompong Ratanasatien, 33 ans, qui peine à reprendre son souffle à l'issue de l'épreuve, trempé de la tête aux pieds.

Les premières secondes sont les plus délicates, assure-t-il, quand les coureurs doivent contenir leur lourd attelage en attendant le coup de sifflet officiel pour franchir la ligne du départ. "Après cela, tout dépend de ton buffle et de la façon dont il s'adapte à tes compétences", explique Ratanasatien, plusieurs fois victorieux avec son mâle de deux ans, Kao.

"Les gens normaux ne peuvent pas faire ça"

Sous les coups d'un fouet en bambou à pointe métallique, les bovins habituellement placides se métamorphosent, pour se déchaîner le temps de la course aquatique. Les concurrents sont choisis en fonction de leur poids et de leur taille. Les créatures les plus imposantes vont généralement plus lentement, mais les manoeuvrer nécessite beaucoup plus d'habileté de la part de leurs coéquipiers humains.

Et les coureurs, qui se préparent et s'entraînent avec les animaux pendant des semaines, n'ont pas toujours le dessus. Il leur arrive souvent de se faire traîner dans la boue lors de faux départs accidentels.

"Je pense que les gens normaux ne peuvent pas faire ça", commente Within Lueanguksorn, un admirateur de 38 ans, qui a fait le voyage depuis Bangkok pour assister aux courses. "Il y a une relation entre eux", les humains et leurs bêtes, dit-il.

"Préserver nos traditions"

Au terme du sprint final, les buffles déboulent en pagaille et à toute vitesse, manquant de renverser les spectateurs assez fous pour se tenir à proximité de la ligne d'arrivée. "Cela peut être un peu dangereux si les buffles courent trop près les uns des autres, cela peut provoquer un accident - les cavaliers doivent donc faire attention", reconnait le coureur Noppadon Yindeesuk.

Ce coureur de 45 ans fait participer deux de ses buffles, Parewa et Pete, d'une valeur d'environ 150'000 bahts (environ 4000 francs) chacun. "Ils ont plus de deux ans et ils ont gagné la course l'année dernière", se réjouit-il, précisant qu'il s'entraîne avec eux tous les trois à quatre jours.

Pour Noppadon Yindeesuk comme pour beaucoup d'autres, le spectacle offert dimanche va cependant au-delà du divertissement sportif: "Je participe à la course parce que j'essaie de préserver nos traditions de Chonburi: de bons buffles, et du bon riz".

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Le conflit en Ukraine, terreau fertile pour les drogues (rapport)

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En 2020, la production de cocaïne a atteint un nouveau record avec 1982 tonnes, selon un rapport de l'ONU (image symbolique) (© KEYSTONE/MARTIN RUETSCHI)

La fabrication illicite de drogues pourrait tirer profit de la guerre en Ukraine pour prospérer, a averti l'ONU lundi, à la lumière de l'expérience des conflits dans d'autres zones.

"Les informations du Moyen-Orient et de l'Asie du sud-est tendent à indiquer que les situations de conflit peuvent agir comme un aimant pour la fabrication de drogues synthétiques, qui peuvent de fait être produites n'importe où", souligne l'Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (UNODC) dans son rapport annuel. "Cet effet peut être encore plus important quand la zone de conflit se trouve près de vastes marchés de consommateurs", ajoute-t-il.

Avant l'invasion russe, l'Ukraine disposait d'un nombre croissant de laboratoires d'amphétamines, précise l'experte Angela Me, interrogée par l'AFP. Près de 80 avaient été démantelés en 2020, contre 17 en 2019.

Situation en Afghanistan à surveiller

Cette capacité de production "pourrait s'étendre si le conflit persistait". "La police n'est plus là pour stopper l'activité des laboratoires", explique-t-elle. La guerre peut aussi "perturber les itinéraires de trafic", note le rapport, citant un possible déclin en Ukraine depuis début 2022.

Mme Me appelle par ailleurs à surveiller la situation en Afghanistan, qui a produit en 2021 86% de l'opium mondial.

En avril, le chef suprême des talibans a ordonné l'interdiction de la culture du pavot. "Nous devons voir si cela va se traduire par une réduction drastique", souligne l'experte, ou si au contraire les champs illicites vont se développer en raison de la détérioration des conditions socio-économiques dans ce pays. Tout changement aura "des répercussions sur quasiment toutes les régions du monde", prévient l'ONU.

"Double stigmatisation"

Quelque 284 millions de personnes dans le monde - une sur 18 dans la classe d'âges 15-64 ans - ont touché à des drogues en 2020, soit 26% de plus qu'une décennie plus tôt.

Si la majorité sont des hommes, les femmes recourent fortement aux stimulants de type amphétamines (ATS) mais sont "sous-représentées dans le traitement", déplore Angela Me. Elle évoque "une double stigmatisation" et la nécessité de mettre en place des lieux où elles se sentent "en sécurité" et peuvent rester avec leurs enfants.

Autre chiffre notable, la production de cocaïne a affiché un nouveau record, s'élevant à 1982 tonnes en 2020.

Le rapport de l'UNODC, qui est une "évaluation préliminaire", s'appuie sur les informations que l'organisme a recueillies à partir des réponses soumises par les Etats membres, de ses propres antennes et de l'analyse de sources ouvertes, de médias et de rapports institutionnels.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Richardson éliminée du 200 m qualificatif pour les Mondiaux

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Après le 100 m, Sha'Carri Richardson ne s'est pas qualifiée pour le 200 m des Mondiaux (© KEYSTONE/AP/Amanda Loman)

Sha'Carri Richardson, déjà éliminée jeudi sur 100 m, a échoué à atteindre la finale du 200 m aux trials américains dimanche à Eugene. Elle rate sa qualification pour les Mondiaux dans trois semaines.

L'opération rédemption, aux Championnats des Etats-Unis, s'est soldée par un échec pour l'athlète de 22 ans, qui avait été privée des Jeux de Tokyo l'an passé, après avoir été contrôlée positive au cannabis. Elle avait pourtant été la sensation des sélections olympiques, en courant en 10''64 (avec l'aide du vent) en demi-finale, avant de remporter la finale.

Dimanche, elle jouait une partie de sa saison, avec pour objectif de participer à ses premiers Championnats du monde. Et comme 72 heures plus tôt, lorsqu'elle ne put composter son billet sur 100 m, éliminée dès les séries, elle a cette fois craqué en demi-finale.

Richardson a terminé 5e de sa course en 22''47. Insuffisant pour être dans les huit premières (10e). Sa dernière chance de participer aux Mondiaux est d'être sélectionnée pour les relais.

La championne universitaire (NCAA), Abby Steiner, s'est elle affirmée comme la favorite, égalant sa meilleure performance mondiale de l'année (21''80).

Chez les hommes, les demi-finales du 200 m se sont déroulées comme prévu: le champion du monde en titre Noah Lyles a remporté la première en réalisant le meilleur temps (19''81) et Erriyon Knighton s'est imposé dans la seconde (19''97).

Fred Kerley, devenu le co-sixième meilleur performer de l'histoire sur 100 m (9''76) vendredi, s'est lui aussi qualifié (20''09).

En revanche, le champion du monde du 100 m Christian Coleman n'a pas pris le départ de ces demi-finales, abandonnant toute chance de viser un doublé 100-200 m, aux Mondiaux qui se dérouleront également à Hayward Field du 15 au 24 juillet.

Coleman avait manqué les Jeux de Tokyo l'an dernier en raison d'une suspension de 18 mois pour des manquements à ses obligations de localisation dans le cadre de la lutte antidopage.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Jeune homme grièvement blessé après une chute d'un pont sur l'A12

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Un jeune homme s'est grièvement blessé après avoir chuté d'un pont sur l'A12 à Rossens FR (image symbolique). (© KEYSTONE/LUKAS LEHMANN)

Un jeune homme s'est grièvement blessé après une chute de plusieurs mètres en contrebas de l’autoroute A12, à Rossens FR. Il a été découvert par un tiers qui a alerté la police.

Dimanche matin, vers 07h25, une personne a alerté la centrale après avoir découvert le blessé en contrebas de l’autoroute A12 à Rossens, indique la police cantonale fribourgeoise. Dépêchés sur les lieux, ambulanciers et patrouilles ont porté secours à un jeune homme de 21 ans.

Le malheureux souffrait de diverses blessures et était conscient, selon le communiqué. Il a été acheminé vers un hôpital. La police a lancé un appel à témoin.

Des premiers éléments recueillis, il ressort que le jeune homme avait quitté le lieu d’une manifestation à proximité entre 01h30 et 07h25 du matin, à pied. Il a emprunté la bande d’arrêt d’urgence de l’autoroute A12 en direction de Fribourg.

A la hauteur d’une gravière, il a enjambé la glissière de sécurité pour quitter la chaussée sans avoir conscience qu’il se trouvait sur un pont. Dès lors, il a fait une chute d’environ 7 mètres et a été grièvement blessé.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Premier vol spatial de la Nasa depuis un site commercial australien

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C'est depuis le centre spatial d'Arnhem, au nord de l'Australie, qu'un vol spatial de la Nasa a décollé dimanche soir, le premier depuis un site commercial hors des Etats-Unis (archives). (© KEYSTONE/AP/Equatorial Launch Australia)

Le premier vol spatial de la Nasa depuis un site commercial situé hors des Etats-Unis a décollé dimanche soir de l'Outback australien, un moment "historique" pour l'industrie spatiale du pays.

Il s'agit du premier de trois vols prévus au total au départ du centre spatial d'Arnhem (nord de l'Australie). La fusée, qui transporte un petit téléscope spatial décrit comme un "mini Hubble", a décollé jusqu'à 350 km d'altitude dans la nuit étoilée.

"C'est un moment historique pour nous en tant que société en particulier, mais c'est aussi historique pour l'Australie", a déclaré à l'AFP le PDG d'Equatorial Launch Australia, Michael Jones, avant le décollage.

Sa société détient et exploite le site de lancement situé dans l'extrême nord de l'île. M. Jones a décrit le décollage de dimanche comme le "coming out" de l'industrie spatiale australienne et salué la chance de travailler avec la Nasa.

Visibles de l'hémisphère Sud

Après plusieurs délais dûs à la pluie et au vent, la fusée-sonde suborbitale a pu partir étudier les rayons X émanant des étoiles Alpha Centauri A et B, qui ensemble forment une étoile binaire. Après avoir atteint son apogée, la charge utile de la fusée doit enregistrer des données sur le système binaire avant de redescendre sur terre à l'aide d'un parachute.

Selon la Nasa, ce lancement offre un aperçu unique sur d'autres systèmes solaires et offre de nouvelles opportunités aux scientifiques.

"Nous sommes impatients de pouvoir lancer d'importantes missions scientifiques depuis l'hémisphère Sud et d'observer des objectifs que nous ne pouvons voir depuis les Etats-Unis", avait déclaré Nicky Fox, directrice du département d'héliophysique de la Nasa, en présentant la mission à Washington.

Des années de travail

M. Jones a expliqué que la localisation unique avait compliqué les préparatifs: les fusées doivent être amenées depuis Darwin jusqu'au site - 28 heures de route - et il a fallu des années de travail pour obtenir toutes les autorisations officielles.

Le prochain lancement est prévu pour le 4 juillet, laissant peu de temps à l'équipe - le temps de "nous dépoussiérer, prendre une journée de repos, puis nous y remettre", selon M. Jones.

C'est la première fusée de la Nasa à décoller d'Australie depuis 1995. Le Premier ministre australien Anthony Albanese a salué le début d'une "nouvelle ère" pour l'industrie spatiale de son pays.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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