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Le feu maîtrisé à Notre-Dame de Paris

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Quelque 400 pompiers ont lutté pendant des heures contre les flammes qui ont ravagé la cathédrale Notre-Dame à Paris. (©KEYSTONE/EPA/JULIEN DE ROSA)

L’incendie, qui ravage la cathédrale Notre-Dame de Paris depuis lundi, est « maîtrisé », ont annoncé mardi les pompiers après plusieurs heures à lutter contre des flammes. La structure de l’édifice a pu être sauvée. Il sera reconstruit, a promis le président français.

 

Feu Notre-Dame de Paris

Retour en images sur le feu à Notre-Dame de Paris qui a mobilisé près de 400 pompiers.

Gepostet von Pompiers de Paris am Dienstag, 16. April 2019

 

« Le feu est complètement maîtrisé. Il est partiellement éteint, il reste des foyers résiduels à éteindre », a expliqué le porte-parole des pompiers de la capitale française. Il aura fallu plusieurs heures à 400 pompiers pour venir à bout des flammes qui leur ont fait craindre à un moment de « voir la structure s’effondrer ».

Malgré tout, le « bilan matériel est dramatique », a affirmé le porte-parole: « L’ensemble de la toiture est sinistré; l’ensemble de la charpente est détruit; une partie de la voûte s’est effondrée; la flèche n’existe plus ». Outre la flèche qui surplombait ce joyau gothique, les vitraux centenaires ont été détruits.

Un blessé grave a en outre été signalé dans les rangs des pompiers. « Le pire a été évité », a déclaré lundi soir le président français sur le parvis de l’édifice sinistré. Mais « cette cathédrale, nous la rebâtirons », a-t-il promis.

Patrimoine mondial de l’humanité

L’incendie s’est déclaré peu avant 19h00. Il s’est propagé à grande vitesse, emportant la toiture de la cathédrale construite entre le XIIe et le XIVe siècles au coeur de la capitale française. Il a pris dans les combles de l’édifice, ont indiqué les pompiers, évoquant « un feu difficile ». Il semble être parti au niveau d’échafaudages installés sur son toit.

Monument historique le plus visité d’Europe, la cathédrale gothique est inscrite au patrimoine mondial de l’humanité depuis 1991. Entre 12 à 14 millions de touristes visitent chaque année ce chef-d’oeuvre de l’architecture gothique situé sur l’île de la Cité et des milliers de personnes ont assisté au désastre.

L’effroi et une immense tristesse se sont emparés des Parisiens et des touristes rassemblées à proximité de cette cathédrale, sidérés par les flammes intenses et jaunes ravageant le monument et l’odeur de brûlé envahissant les rues. « La physionomie de Paris va changer, c’est terrible », a dit Marie, retraitée parisienne qui vit à quelques rues de la Seine.

« Un haut lieu de la foi catholique est en train de brûler », a déploré le porte-parole des évêques de France. Reliques conservées au sein de l’édifice, la couronne d’épines et la tunique de Saint-Louis ont toutefois pu être sauvées, selon le recteur de la cathédrale, Patrick Chauvet.

Enquête ouverte

Une enquête a été ouverte du chef de « destruction involontaire par incendie », a précisé dans la soirée le parquet de Paris. La piste d’un départ de feu accidentel depuis le chantier de rénovation en cours sur le toit de la cathédrale « retient l’attention des enquêteurs en l’état des investigations », a précisé une source proche du dossier. Les ouvriers du chantier étaient entendus dans la nuit par les enquêteurs, selon le parquet de Paris.

Les images très impressionnantes de l’incendie, et en particulier de l’effondrement de la célèbre flèche et d’une partie de la toiture, diffusées en direct par télévisions et réseaux sociaux dans le monde, ont provoqué une émotion internationale.

Collecte nationale

« Symbole de la France », une catastrophe « terrible à voir », des « scènes déchirantes »: de Berlin, Londres, Washington et d’autres capitales, du Vatican ou de Jérusalem, du Brésil, de Grèce ou de Turquie, les réactions se sont multipliées lundi soir.

Le Conseil fédéral a également réagi, exprimant sa « profonde tristesse de voir en plein Paris un monument si cher au coeur de tous, ravagé par les flammes ».

L’organisation des Nations unies pour la culture, l’UNESCO, se tient au côté de la France pour sauvegarder et réhabiliter ce patrimoine inestimable » qu’est la cathédrale Notre-Dame, a tweeté sa directrice générale.

La fondation du patrimoine, organisation privée qui oeuvre à la sauvegarde du patrimoine français, va lancer mardi une « collecte nationale » pour la reconstruction de la cathédrale, a-t-elle annoncé dans un communiqué.

Cet incendie s’est produit au premier jour des célébrations de la semaine sainte qui mène à Pâques, principale fête chrétienne.

KEYSTONE-ATS

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Sri Lanka: attentats en représailles à Christchurch

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Une vague d'attentats au Sri Lanka a visé dimanche des églises et des hôtels. Ici l'intérieur dévasté de l'église de Saint-Sébastien. (©Keystone/AP/Chamila Karunarathne)

Les premiers éléments de l’enquête sur les attentats au Sri Lanka montrent qu’ils ont été commis en représailles au carnage des mosquées de Christchurch en Nouvelle-Zélande, selon le vice-ministre srilankais de la Défense. Les attaques ont fait plus de 300 morts.

« Les investigations préliminaires ont révélé que ce qui s’était passé au Sri Lanka avait été commis en représailles à l’attaque contre les musulmans de Christchurch », a déclaré mardi devant le Parlement Ruwan Wijewardene. L’attaque a fait 50 morts le 15 mars dans deux mosquées de la grande ville du sud de la Nouvelle-Zélande.

Les autorités ont interpellé à ce stade 40 personnes dans l’enquête sur ces attaques attribuées à un mouvement islamiste local, le National Thowheeth Jama’ath (NTJ). Le précédent bilan humain était de 290 morts, le nombre des blessés reste autour de 500.

Le Sri Lanka a observé mardi matin trois minutes de silence en hommage aux victimes des kamikazes qui ont frappé des hôtels de luxe et des églises célébrant la messe de Pâques en plusieurs points de l’île d’Asie du Sud. Le gouvernement a décrété ce jour comme journée de deuil national.

Les drapeaux ont été mis en berne et les gens se sont inclinés en signe de respect à partir de 08h30 (05h00 en Suisse), l’heure de la première des attaques commises le jour de Pâques. Les magasins vendant de l’alcool sont fermés, et les radios et télévisions devaient adapter leur programmation musicale.

A l’église Saint-Antoine de Colombo, théâtre du premier attentat suicide dimanche matin, des dizaines de personnes ont prié en silence, des bougies à la main, certains retenant à grand peine leurs larmes. A l’issue des trois minutes de silence, la foule a entamé une prière à voix haute.

(KEYSTONE-ATS)

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Des grands noms au Festival de Cannes

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Ken Loach, 82 ans, viendra présenter son nouveau film "Sorry We Missed You" (archives). (©KEYSTONE/CYRIL ZINGARO)

Les vétérans Ken Loach, Terrence Malick, Pedro Almodovar ou encore les frères Dardenne seront en compétition lors du 72e Festival de Cannes, aux côtés de nouveaux venus, mais sans le très attendu Quentin Tarantino à ce stade. Son nouveau film n’est pas encore prêt.

« Romantique et politique sera cette sélection », a lancé le délégué général du Festival Thierry Frémaux, lors d’une conférence de presse.

« Vous verrez des réalisatrices, des premiers films, des Américains, des zombies, des manipulations génétiques, des peintres et des peintresses (sic), des chanteurs, des flics, des parasites, des mafiosos violents et des juges intègres, des chômeurs, des migrants », a-t-il ajouté.

Cinéma de genre

Il y aura « une certaine prédominance du cinéma de genre » et « des films de petits groupes humains, et parfois d’individus qui se battent contre l’adversité », ainsi que « de beaux portraits féminins ».

Au total, dix-neuf films seront en compétition du 14 au 25 mai pour la Palme d’or, que devra attribuer un jury présidé par le cinéaste mexicain Alejandro Gonzalez Iñarritu.

Très attendu, le dernier opus de Quentin Tarantino, « Once Upon A Time In Hollywood » avec Leonardo DiCaprio et Brad Pitt, n’a pas été cité car « encore au montage », mais le Festival se réserve la possibilité de l’accueillir s’il est prêt à temps.

Plusieurs autres réalisateurs plus que confirmés sont en revanche déjà assurés d’être sur la Croisette.

Cinéma social

C’est le cas du vétéran britannique Ken Loach, 82 ans, déjà quatorze fois sélectionné et deux fois couronné par la Palme d’or, qui sera là avec « Sorry We Missed You », un « Ken Loach ‘kenloachien' », a plaisanté Thierry Frémaux.

Autres représentants du cinéma social européen, déjà deux fois palmés aussi, les frères Luc et Jean-Pierre Dardenne seront là quant à eux avec « Le jeune Ahmed », sur la radicalisation d’un adolescent, tandis que l’Espagnol Pedro Almodovar, pour la sixième fois en compétition, sera de retour avec « Douleur et gloire », centré sur un réalisateur mélancolique incarné par Antonio Banderas.

Le très secret Terrence Malick, 75 ans, sera en lice avec « Une vie cachée », huit ans après sa Palme d’or pour « The Tree of life ». Son compatriote Jim Jarmusch ouvrira le Festival avec son film de zombies « The Dead don’t die », avec Bill Murray, Adam Driver et Iggy Pop, et le contingent américain sera complété par un nouveau venu en compétition, Ira Sachs, pour « Frankie », avec Isabelle Huppert.

L’Italien Marco Bellocchio, 79 ans, sept sélections au compteur, reviendra avec « Le traître », dix ans après « Vincere », et le Québecois Xavier Dolan avec « Matthias et Maxime », trois ans après son Grand Prix pour « Juste la fin du monde ».

Côté français, le réalisateur Arnaud Desplechin sera pour la sixième fois en compétition avec « Roubaix, une lumière », un film inspiré d’un fait divers avec Roschdy Zem, Léa Seydoux et Sara Forestier.

Edition très féminine

Il sera rejoint par les réalisatrices Céline Sciamma, pour « Portrait de la jeune fille en feu » avec Adèle Haenel, et Justine Triet pour « Sibyl » avec Virginie Efira, ainsi que par Ladj Ly, membre du collectif Kourtrajmé, pour son premier long métrage « Les Misérables », sur les banlieues.

La réalisatrice Mati Diop, nièce du cinéaste sénégalais Djibril Diop Manbety, présentera son premier film de fiction « Atlantique », une histoire de migrants, et une quatrième femme sera en compétition, l’Autrichienne Jessica Hausner pour « Little Joe ».

Après trois femmes en lice pour la Palme l’an dernier – un Festival marqué par la montée des marches de 82 femmes du 7e Art, dans le sillage de #MeToo -, cette sélection en compétition est la plus féminine de l’Histoire, à égalité avec celle de 2011, même si elles restent très minoritaires.

Au total, 13 femmes seront présentes dans l’ensemble de la sélection, composée d’une cinquantaine de films, a souligné Thierry Frémaux.

Evénements hors compétition

Des événements auront lieu aussi hors compétition, avec notamment la présentation des « Plus belles années d’une vie » de Claude Lelouch, nouvelle suite 53 ans après son légendaire « Un homme et une femme », Palme d’or en 1966, avec les mêmes acteurs, Jean-Louis Trintignant et Anouk Aimée, tandis qu’une Palme d’or d’honneur sera remise à l’acteur Alain Delon.

Le chanteur Elton John sera lui aussi à l’honneur avec la présentation hors compétition de son biopic « Rocketman », réalisé par le Britannique Dexter Fletcher.

(KEYSTONE-ATS)

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La liberté de la presse mise sous pression par le monde politique

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La Suisse fait partie des pays où la presse est la mieux lotie, selon Reporters sans frontières. (©)

La Suisse se situe toujours parmi les pays où la liberté de la presse est la mieux protégée. Dans le reste du monde, les risques pour les journalistes s’aggravent, y compris dans certains pays européens.

La Suisse perd une place, passant du 5e au 6e rang sur 180 pays, selon l’édition 2019 du classement mondial de la liberté de la presse publié jeudi et établi chaque année depuis 2002 par Reporters sans frontières (RSF). Ce recul n’est toutefois pas significatif, puisqu’il est dû avant tout au meilleur score obtenu par le Danemark, qui retrouve la place qu’il occupait il y a deux ans.

Une analyse plus détaillée fait apparaître la principale zone d’ombre planant sur la liberté de la presse en Suisse. Elle tient à la précarité économique toujours plus visible de bon nombre de médias : effectifs en baisse, moyens réduits pour le journalisme d’investigation, diversité des contenus mise à mal, couverture insuffisante des événements locaux, etc.

Besoin de concret

RSF Suisse s’alarme de ce constat et demande que le débat politique sur l’aide aux médias entre dans une phase plus concrète. L’attachement des Suissesses et des Suisses à un service public audiovisuel de qualité s’est manifesté lors du rejet de l’initiative No Billag le 4 mars 2018. La pression sur la SSR n’a pas disparu et a amené la direction à présenter un plan d’économie de 100 millions de francs.

Quant à la presse écrite, le bouleversement de son modèle d’affaires entraîné par la révolution numérique n’a pas fini de faire sentir ses effets. Après la restructuration de l’ATS et la disparition de l’édition imprimée du Matin, ce sont maintenant 200 emplois dont la suppression a été annoncée au sein du groupe de presse CH Media, ainsi que l’abandon de deux publications dominicales.

Face à l’ampleur de ces défis, la réponse des pouvoirs publics tarde, estime RSF Suisse. L’avant-projet de nouvelle loi sur les médias électroniques préparé par le Conseil fédéral l’an dernier a été mal accueilli lors de la procédure de consultation. Ce texte devra être entièrement repensé, estime l’organisation.

RSF Suisse est encore préoccupé par les procès ouverts coup sur coup contre des médias par des magistrats en fonction, les conseillers d’Etat vaudois Jacqueline de Quattro et Pascal Broulis, ainsi que genevois Pierre Maudet. Ces attaques sont trop récentes pour avoir été prises en compte dans le classement mondial.

Mais RSF Suisse suivra attentivement ces procès. Elle attend des décisions de justice à venir qu’elles reconnaissent une portée sans concession à la liberté d’informer.

Une mécanique de la peur

Les difficultés qui viennent d’être évoquées n’empêchent pas la Suisse de figurer, dans le classement mondial de RSF, au sein de la « zone blanche » des pays où la liberté de la presse est pleinement assurée. Seuls quelques pays nordiques font mieux que la Suisse.

Dans le reste du monde, les résultats du classement 2019 sont inquiétants. RSF constate l’apparition d’une « mécanique de la peur » qui s’étend désormais non seulement aux régimes non démocratiques ou en proie à des conflits armés, mais aussi à l’Europe elle-même. Les meurtres successifs de trois journalistes, à Malte, en Slovaquie et en Bulgarie ont démontré que l’Europe n’est plus un sanctuaire pour les professionnels de l’information.

La Suisse ne peut rester indifférente face à cette évolution. RSF Suisse appelle toutes les autorités, jusqu’au plus haut niveau, à en prendre conscience et à faire tout ce qui est en leur pouvoir pour combattre les atteintes à la liberté de la presse avec détermination, où qu’elles se produisent.

KEYSTONE-ATS

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Notre-Dame sauvée, reconstruction titanesque

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Quelque 400 pompiers ont lutté pendant des heures contre les flammes qui ont ravagé la cathédrale Notre-Dame à Paris. (©KEYSTONE/EPA/JULIEN DE ROSA)

Notre-Dame de Paris semblait sauvée mardi, à l’issue de longues heures de combat des pompiers contre les flammes. La tragédie a soulevé une onde de choc internationale et suscité un afflux de dons en vue d’une reconstruction qui s’annonce titanesque.

Tout au long de la journée, des centaines de Parisiens et de touristes ont continué à défiler au chevet du monument amputé de sa flèche, dont la charpente et la toiture ont brûlé. En s’effondrant à travers la voûte, la flèche a jonché l’intérieur de la cathédrale d’un monceau de débris calcinés.

Les deux tours emblématiques de la façade ouest ont en revanche été épargnées par le spectaculaire incendie qui s’est déclaré lundi soir. 400 pompiers étaient mobilisés durant une quinzaine d’heures.

A l’étonnement des badauds, le sinistre est peu visible de l’extérieur. La grande rosace en vitraux de la façade sud, côté Seine, est intacte. Mais une porte béante laisse entrevoir un amas de décombres noircis, poutres de la charpente effondrée. Et les vues aériennes permettent de prendre la mesure des dégâts, notamment au niveau de la toiture en majeure partie détruite.

Un accident

« L’ensemble du feu est éteint », ont finalement annoncé dans la matinée les pompiers de Paris. Toutefois, selon le secrétaire d’Etat à l’Intérieur Laurent Nuñez, le sauvetage de l’édifice vieux de plus de 800 ans s’est joué « à un quart d’heure, une demi-heure près ». « Globalement, la structure tient bon mais des « vulnérabilités ont été identifiées notamment au niveau de la voûte ».

L’enquête sur le sinistre qui a frappé d’effroi la capitale et soulevé une onde de choc mondiale a commencé dans la nuit et s’oriente vers « la piste accidentelle », selon le procureur de Paris. « Rien dans l’état ne va dans le sens d’un acte volontaire », a déclaré le procureur, Rémy Heitz. Une quinzaine d’ouvriers et d’employés ont déjà été entendus, a-t-il poursuivi.

Mais l’enquête s’annonce longue et complexe -« des semaines, des mois », selon M. Nunez -, d’autant que les experts de la police n’ont pas encore pu pénétrer dans l’édifice, qui n’est pas complètement sécurisé. L’incendie n’a fait qu’un blessé léger, un sapeur-pompier.

Des millions pour reconstruire

Dès lundi soir, le président Emmanuel Macron a promis de « rebâtir » la cathédrale, monument historique le plus visité en Europe, en lançant une grande souscription nationale. Son appel a été entendu, et les divers dons des grandes fortunes et des grands groupes industriels français dépassaient déjà les 600 millions d’euros mardi après midi.

Le pape François, qui doit d’entretenir dans l’après-midi avec le chef d’Etat français, a appelé à la « mobilisation de tous ». Le chantier prendra « dix à vingt ans au minimum », selon Stéphane Bern, chargé d’une mission sur le patrimoine par le président français.

« Notre-Dame du monde »

Symboliquement, toutes les cathédrales de France vont faire sonner leurs cloches mercredi à 18h50, heure à laquelle a démarré l’incendie de la cathédrale. Elles résonneront aussi à l’abbaye de Westminster en Angleterre. L’émotion suscitée par ce drame est planétaire.

Le président russe Vladimir Poutine a évoqué « un trésor inestimable de la culture européenne », et le président chinois Xi Jinping s’est dit « profondément attristé » par l’incendie, tout comme la reine Elizabeth II. Partout dans le monde les journaux affichaient largement en Une les photos de la cathédrale en flammes.

« C’est pas Notre-Dame des catholiques, c’est Notre-Dame de France, c’est Notre-Dame du monde: l’église brûle et le monde entier se met à pleurer », a déclaré le vicaire général du diocèse de Paris Philippe Marsset.

Reliques sauvées

Plusieurs oeuvres d’art abritées par la cathédrale ont pu être évacuées pendant l’incendie. Elles seront restaurées au Louvre. Mais certaines n’ont pu être déplacées et restaient étroitement surveillées par les pompiers.

« Les grandes peintures de Notre-Dame de Paris n’ont pas subi de dommages liés à l’incendie, mais plutôt aux fumées », a déclaré le ministre de la Culture Franck Riester à la presse.

La Couronne d’épines, posée, selon la croyance, sur la tête de Jésus peu avant sa crucifixion, et la tunique de Saint Louis, deux reliques extrêmement importantes pour les catholiques, avaient pu être sauvés lundi.

Monument historique le plus visité d’Europe, la cathédrale gothique est inscrite au patrimoine mondial de l’humanité depuis 1991. Entre 12 à 14 millions de touristes visitent chaque année ce chef-d’oeuvre de l’architecture gothique, situé sur l’île de la Cité.

Le bâtiment est mondialement connu pour son architecture mais aussi grâce au roman de Victor Hugo, « Notre-Dame de Paris », maintes fois adapté au cinéma, notamment par les studios Disney, ou en comédie musicale.

(KEYSTONE-ATS)

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Le Rwanda se recueille 25 ans après

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Le génocide au Rwanda a fait au moins 800'000 morts (archives). (©KEYSTONE/EPA/DAI KUROKAWA)

Un quart de siècle après, le Rwanda se remémore dimanche le génocide de 1994, au cours duquel au moins 800’000 personnes périrent en cent jours, essentiellement parmi les Tutsi. Le dernier génocide du XXe siècle a changé à jamais la face du pays.

En l’espace d’une génération, le Rwanda s’est reconstruit sur les plans politique, social et économique. Mais la mémoire du dernier génocide du XXe siècle n’est pas effacée. Le traumatisme fait toujours ressentir ses effets sur ceux qui l’ont vécu, mais aussi sur les jeunes.

Le chef de l’État rwandais Paul Kagame, 61 ans, l’homme qui a sorti le Rwanda de l’abîme, a lancé les célébrations au mémorial de Gisozi à Kigali, où plus de 250’000 victimes du génocide sont enterrées.

Au bras de son épouse Jeannette, il s’est d’abord incliné devant une gerbe de fleurs, avant d’allumer une flamme du souvenir, aux côtés du président de la Commission de l’Union africaine Moussa Faki, et du président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker.

M. Kagame devait ensuite prononcer son discours rituel lors d’une cérémonie au Centre de conventions de Kigali, emblème de la modernité de la capitale rwandaise et du renouveau du pays depuis 1994.

Puis une marche du souvenir mènera M. Kagame et ses invités vers le stade Amahoro (Paix, en kinyarwanda), où aura lieu une veillée.

Ce stade, dans lequel s’étaient réfugiés en 1994 des milliers de Tutsi pour échapper, sous la protection de l’ONU, aux tueries, est souvent le lieu de crises traumatiques, appelées Ihahamuka, parmi le public bouleversé qui revit le drame.

Deuil de cent jours

La journée de dimanche ouvre une semaine d’activités consacrées à la mémoire du génocide et un deuil de cent jours, une période de commémoration toujours très douloureuse pour les survivants et leurs familles.

A l’instigation du régime extrémiste hutu alors au pouvoir, le génocide a coûté la vie entre avril et juillet 1994, à au moins 800’000 personnes, selon l’ONU, essentiellement au sein de la minorité tutsi, mais aussi parmi les Hutu modérés.

Le déclencheur du génocide a été l’assassinat au soir du 6 avril 1994 du président rwandais Juvénal Habyarimana, un Hutu. Le lendemain, les Forces armées rwandaises (FAR) et les miliciens extrémistes hutu Interahamwe ont donné le signal des massacres.

Encouragée par les autorités et les « médias de la haine », dont la fameuse radio des Mille collines, une partie de la population, de toutes les couches sociales, a prêté son concours à l’extermination, à coups de gourdin ou de machette, d’hommes, de femmes et d’enfants partout dans le pays.

Des Hutu ayant refusé de s’associer aux tueries ou soupçonnés de sympathie envers les Tutsi ont aussi été tués. Le carnage n’a pris fin que grâce à l’entrée le 4 juillet à Kigali de la rébellion tutsi du Front patriotique rwandais (FPR), avec à sa tête un jeune chef militaire de 36 ans, Paul Kagame.

Présence belge

Les présidents du Tchad, Idriss Déby, du Congo, Denis Sassou Nguesso, de Djibouti, Ismaïl Omar Guelleh, du Niger, Mahamadou Issoufou, ainsi le Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed ont assisté à la cérémonie au mémorial.

Seul non-africain, le Premier ministre belge Charles Michel, est venu exprimer le soutien de l’ancienne puissance coloniale. L’absence de chefs d’État ou de gouvernement de la sous-région a toutefois témoigné du relatif isolement dont continue à souffrir le Rwanda.

Le président français Emmanuel Macron a décliné l’invitation, officiellement pour des raisons d’agenda. Son absence est une déception pour les Rwandais, qui espéraient le voir exprimer des excuses de la France pour son rôle en 1994.

La France est accusée par le pouvoir rwandais d’avoir été complice du régime hutu responsable du génocide, voire d’avoir pris une part active aux massacres, ce qu’elle a toujours nié.

La polémique empoisonne depuis des années les relations entre les deux pays, même si elles sont meilleures depuis l’élection en 2017 de M. Macron. Le chef de l’État français a fait plusieurs gestes symboliques à l’attention de Kigali. Il a d’abord dépêché pour le représenter le député Hervé Berville, orphelin tutsi rwandais adopté par une famille française en 1994.

Journée de commémoration

Surtout, il a annoncé vendredi l’ouverture à une commission d’historiens de « toutes les archives françaises » sur la période 1990-1994, un engagement pris en mai 2018 à l’issue d’une rencontre avec M. Kagame.

Et dimanche, tout en exprimant sa « solidarité avec le peuple rwandais et sa compassion à l’égard des victimes et de leurs familles », il a annoncé vouloir faire du 7 avril « une journée de commémoration du génocide des Tutsi ».

(KEYSTONE-ATS)

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