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International

La France réclame 1,6 milliard d'euros à UBS

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L'Etat français a réclamé à UBS une "réparation" de 1,6 milliard d'euros pour sanctionner un vaste "système de fraude et de blanchiment" (archives). (©KEYSTONE/MELANIE DUCHENE)

L'État français, partie civile au procès du géant bancaire UBS à Paris, a demandé mercredi une "réparation à hauteur de 1,6 milliard d'euros", soit environ 1,8 milliard de francs, pour sanctionner un vaste "système de fraude et de blanchiment".

L'avocat de l'État, Xavier Normand-Bodard, a dénoncé "un système digne de Tartuffe dans lequel les banques prétendent ne pas entendre ne pas voir, ne pas savoir, au nom... du secret bancaire".

Il a invité le tribunal correctionnel de Paris à "se prononcer sur un système de fraude et de blanchiment pratiqué depuis de trop nombreuses années grâce à la complaisance de banques bien promptes à fermer les yeux sur la situation de leurs clients dans leurs pays d'origine pourvu qu'ils leur confient des avoirs (...) placés dans des comptes numérotés ou dans des trusts, fondations etc. logés aux Bahamas ou à Jersey".

Des accusations que réfute fermement le poids lourd mondial de la gestion de fortune UBS AG, jugé pour avoir, entre 2004 et 2012, illégalement envoyé ses commerciaux en France pour piocher dans la riche clientèle de sa filiale UBS France, repérée lors de réceptions, parties de chasse ou rencontres sportives, pour la convaincre d'ouvrir des comptes non déclarés en Suisse.

L'enjeu est énorme pour la maison-mère qui encourt une amende pouvant atteindre la moitié des fonds présumés dissimulés, évalués par les enquêteurs à plus de 10 milliards d'euros.

Cellule de dégrisement

Me Normand-Bodard a raillé la position de la banque et de ses cadres pendant les cinq semaines d'audience, résumant leur mantra: "Circulez, il n'y a rien à voir".

Les banquiers suisses ont répété à l'envi qu'ils n'avaient "pas connaissance" de comptes non déclarés de clients français, arguant que la loi ne leur imposait pas de s'assurer de la régularité de la situation fiscale de leurs clients dans leur pays de résidence.

Me Normand-Bodard a rappelé qu'"en date du 30 septembre 2015, 3.983 contribuables français (détenant des comptes chez UBS) avaient déposé des déclarations rectificatives pour un montant de 3,7 milliards d'euros" à la cellule de "dégrisement" ouverte à Bercy.

"Le fait d'aller vers la cellule de dégrisement est évidement la reconnaissance de ce que l'on devrait déclarer", a-t-il asséné.

Et le fait qu'UBS dise effectuer un prélèvement à la source sur les intérêts générés par ces comptes - et le reverse au fisc français - "n'exclut pas la possibilité de poursuites pour blanchiment de fraude fiscale", a-t-il poursuivi.

"Ce système de blanchiment dure depuis des années. Il va changer avec les (accords internationaux) d'échanges des données. Mais, a-t-il insisté, ce changement n'est pas synonyme d'amnistie. Il faut rendre des comptes".

Les réquisitions sont attendues jeudi soir.

(ATS)

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International

La Suisse ira défier l'Allemagne en février prochain

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Alexander Zverev pourrait se dresser sur la route de la Suisse en Coupe Davis en février prochain (© KEYSTONE/DPA Deutsche Presse-Agentur GmbH/MICHAEL SCHWARTZ)

La tâche de l'équipe de Suisse de Coupe Davis pourrait s'avérer délicate dans les qualifications de l'édition 2023.

La sélection de Severin Lüthi ira défier l'Allemagne d'Alexander Zverev (ATP 12) sur ses terres les 3/4 février 2023, à Trèves.

Au repos forcé depuis sa grave blessure à une cheville subie en demi-finale à Roland-Garros ce printemps, Alexander Zverev devrait être en mesure de défendre les couleurs de son pays dans ces qualifications. Le vainqueur de ce duel - le premier depuis 1996 entre les deux pays - accédera à la phase de groupes.

Battue en quart de finale de l'édition 2022 cette semaine à Malaga, l'Allemagne compte deux autres joueurs parmi les 100 meilleurs mondiaux, Oscar Otte (ATP 65) et Daniel Altmaier (ATP 77). Son capitaine Michael Kohlmann peut aussi aligner une redoutable paire de double, Kevin Krawietz/Tim Pütz.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Hockey

Hischier et les Devils à la fête face aux Capitals

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Nico Hischier (13, à gauche) a ouvert la marque en supériorité numérique face aux Capitals (© KEYSTONE/AP/Adam Hunger)

Les Devils ont repris leur marche en avant ce week-end en NHL, après avoir vu leur série-record de 13 succès prendre fin mercredi.

Victorieuse 3-1 à Buffalo, la franchise de Newark a dominé Washington 5-1 samedi à domicile.

En bon capitaine, Nico Hischier a montré la voie à suivre en ouvrant la marque à la 10e minute, signant son 10e but de la saison au cours d'une période de supériorité numérique. Il affiche désormais 24 points à son compteur 2022/23, en 21 parties disputées. Les Devils (18 succès-4 défaites) ont d'ailleurs gagné les 16 matches dans lesquels le centre valaisan a réussi au moins un point.

Jonas Siegenthaler a quant à lui été crédité d’un assist - son 6e dans ce championnat - sur le 5-1 inscrit par Fabian Zetterlund à la 55e. Le Zurichois a une nouvelle fois brillé sur le plan défensif en bloquant 4 tirs adverses. Les Devils ont d'ailleurs bloqué 26 tirs des Capitals d’Alex Ovechkin.

Aligné vendredi face aux Sabres, l'espoir bernois Akira Schmid (22 ans) est pour sa part resté sur le banc. Le gardien titulaire Vitek Vanecek a parfaitement livré la marchandise en effectuant 38 arrêts. Le Tchèque a été désigné deuxième étoile de cette rencontre derrière Jack Hughes, auteur de son premier triplé en NHL.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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International

Chine: protestations à Shanghai contre les confinements anti-Covid

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La lassitude s'accroît en Chine contre la politique draconienne de lutte contre le Covid-19. (© KEYSTONE/AP)

Des protestations contre les confinements à outrance ont éclaté dimanche à Shanghai, dans des universités de Pékin et dans d'autres villes de Chine. La colère monte contre la draconienne politique de "zéro Covid" pratiquée par les autorités du pays depuis 2020.

Selon un témoin oculaire, des centaines de personnes ont manifesté en silence dimanche après-midi dans le centre de Shanghai, brandissant des fleurs blanches et des feuilles de papier blanc, devenues un symbole de protestation contre la censure, à plusieurs intersections, avant d'être dispersées par la police.

Une autre protestation avait déjà eu lieu la nuit précédente non-loin de là. Une vidéo largement diffusée sur internet et que l'AFP a géolocalisée a montré des personnes crier "Xi Jinping, démission !" et s'en prendre aussi au Parti communiste chinois, une très rare démonstration d'hostilité envers le président et le régime dans la capitale économique du pays, soumise au début de l'année à un épuisant confinement de deux mois.

La première protestation s'est déroulée dimance à l'aube dans la rue Wulumuqi - le nom en mandarin de la ville d'Urumqi dans le Xinjiang (ouest) où dix personnes ont péri dans un incendie jeudi. De nombreux posts circulant sur les réseaux sociaux en Chine accusent les mesures anti-Covid d'avoir aggravé ce drame, de nombreuses voitures garées pour cause de confinement dans l'étroite ruelle menant à l'immeuble en flammes ayant entravé l'arrivée des secours.

Fleurs sur le trottoir

Une personne ayant participé à la première manifestation à Shanghai dimanche a dit à l'AFP, sous le couvert de l'anonymat, être arrivée vers deux heures du matin. "Un groupe de personnes en deuil déposait des fleurs sur le trottoir, un autre groupe scandait des slogans", a raconté ce témoin.

"Il y a eu quelques échauffourées mineures mais dans l'ensemble, le maintien de l'ordre a été civilisé", a-t-il poursuivi. "C'est fou de savoir que dans ces circonstances, il y a encore tant de gens courageux qui se font remarquer", s'est-il exclamé. Plusieurs témoins ont rapporté qu'au moins deux personnes ont été emmenées par les forces de l'ordre.

Entre 200 et 300 étudiants de la prestigieuse Université Tsinghua à Pékin ont également manifesté dimanche sur leur campus, selon un témoin oculaire interrogé par l'AFP et des images publiées sur les réseaux sociaux. Une étudiante a commencé par brandir une feuille de papier blanc et a été rejointe par d'autres femmes.

"On a chanté l'hymne national et l'Internationale, et scandé: 'la liberté triomphera', 'pas de tests PCR, on veut de la nourriture', 'non aux confinements, nous voulons la liberté'", a encore dit ce témoin.

"Pas une vie normale !"

Sur internet, des vidéos montraient une foule devant la cantine de l'université, réunie autour d'un orateur qui criait: "Ce n'est pas une vie normale, nous en avons assez. Nos vies n'étaient pas comme ça avant!". Une autre vidéo apparemment prise au même endroit montrait des étudiants criant: "démocratie et Etat de droit, liberté d'expression", mais elle a été rapidement retirée d'internet.

Une veillée à la mémoire des victimes de l'incendie d'Urumqi a aussi eu lieu à l'Université de Pékin, voisine de l'Université Tsinghua. Selon un étudiant y ayant participé, les protestataires ont commencé à se rassembler samedi soir vers minuit sur le campus, et la foule a atteint entre 100 et 200 personnes. "J'ai entendu des gens crier: 'non aux tests Covid, oui à la liberté'", a-t-il raconté, en montrant à l'AFP des photos et vidéos corroborant ses dires.

Censure

Des vidéos sur les réseaux sociaux ont par ailleurs montré une importante veillée à l'Institut des communications de Nankin (est), ainsi que de petits rassemblements à Xian, Wuhan (centre) et Canton (sud), mais l'authenticité de ces images n'a pas pu être vérifiée par l'AFP.

Les hashtags relatifs aux protestations étaient censurés sur la plateforme Weibo, et les vidéos sensibles étaient effacées des sites de partage Duoyin et Kuaishou.

Confinements massifs

Malgré plusieurs vaccins à disposition, et à rebours du reste du monde, la Chine continue d'imposer des confinements massifs dès l'apparition du moindre cas, à placer en quarantaine dans des centres les personnes testées positives, et à exiger des tests PCR quasi-quotidiens pour l'accès aux lieux publics.

La Chine a recensé dimanche 39'506 cas de Covid, un record quotidien qui reste très faible par rapport aux chiffres enregistrés ailleurs dans le monde au plus fort de la pandémie.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Climat

Italie: état d'urgence à Ischia après un glissement de terrain

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Une dizaine de personnes restent portées disparues après le glissement de terrain à Ischia. (© KEYSTONE/AP/Salvatore Laporta)

Le gouvernement italien a proclamé dimanche l'état d'urgence pour l'île d'Ischia, située en face de Naples. Elle a été touchée la veille par un grand glissement de terrain, qui a fait au moins deux morts et une dizaine de disparus.

Les médias italiens ont annoncé dimanche en milieu de journée qu'un second corps avait été récupéré, rappelant que le bilan officiel ne sera donné qu'en soirée par le préfet de Naples Claudio Palomba.

Une première enveloppe d'urgence de deux millions d'euros a également été débloquée à l'issue de cette réunion extraordinaire du gouvernement nécessaire, pour proclamer l'état d'urgence, a précisé le ministre de la protection civile Nello Musumeci.

L'état d'urgence est souvent décrété dans la péninsule, à la suite de séismes, d'éruptions volcaniques ou de fortes intempéries. Il prévoit une procédure accélérée pour mobiliser des fonds et des moyens, dont ceux de la protection civile, pour des interventions urgentes ou la mise en place de structures d'accueil.

Casamicciola Terme, une station thermale de 8000 habitants en hiver de la luxuriante île d'Ischia, près de Capri, avait subi en 2017 un tremblement de terre qui avait fait deux morts.

Elle avait été en revanche complètement détruite par un tremblement de terre beaucoup plus puissant à la fin du XIXe siècle.

Recherche toujours en cours

Sur place, plus de 200 membres de la protection civile et des forces de l'ordre cherchent encore une dizaine de disparus, tandis que des centaines de volontaires, de la boue jusqu'aux genoux s'affairent à nettoyer les rues de la petite bourgade.

Des restes de voitures et bus écrasés par la violence de la coulée de boue et de rochers sont visibles un peu partout dans un ballet de pelleteuses qui cherchent à libérer l'accès aux maisons, aux voitures et aux magasins.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Kim Jong Un veut le plus puissant arsenal nucléaire du monde

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Le leader nord-coréen est à nouveau apparu accompagné de sa fille, Ju Ae. (© KEYSTONE/AP)

La Corée du Nord, dotée de l'arme nucléaire, entend avoir "la plus puissante force stratégique du monde". C'est ce qu'a affirmé son dirigeant Kim Jong Un à l'occasion d'une cérémonie célébrant le lancement d'un nouveau missile intercontinental.

M. Kim a récompensé par une série massive de promotions les militaires et scientifiques impliqués dans le développement du nouveau Hwasong-17, surnommé le "missile monstre" par les analystes militaires, capable d'atteindre le territoire continental des Etats-Unis. Ce missile balistique intercontinental (ICBM) a été testé le 18 novembre, tombant dans les eaux au large du Japon.

Le Hwasong-17 est "l'arme stratégique la plus forte du monde" et constitue "un magnifique bond en avant vers le développement de la technologie pour monter des ogives nucléaires sur des missiles balistiques", s'est enthousiasmé le dirigeant, cité dimanche par l'agence officielle nord-coréenne KCNA.

Les scientifiques, militaires et responsables de ce programme ont contribué au "but de construire la plus forte armée du monde", s'est-il encore félicité.

Le dirigeant a souligné, dans son ordre récompensant les participants au programme d'armement, que le développement d'une force nucléaire avait pour objet de "protéger de manière fiable la dignité et la souveraineté de l'Etat et du peuple".

Il s'agit de "la plus grande et de la plus importante cause révolutionnaire, et son objectif ultime est de posséder la force stratégique la plus puissante du monde, la force absolue sans précédent dans le siècle", a-t-il proclamé.

Photo de famille

Le quotidien officiel Rodong Simun a publié, également dimanche, plus d'une dizaine de photos montrant Kim Jong Un posant en compagnie de centaines de civils et militaires pendant la cérémonie, accompagné de "sa fille bien aimée". L'existence de cette dernière avait été révélée pour la première fois la semaine dernière, lorsque les médias nord-coréens avaient publié des photos d'elle assistant avec son père, main dans la main, au lancement du Hwasong-17.

Les photos de dimanche montrent l'adolescente, qui serait le deuxième enfant de Kim Jong Un et se prénommerait Ju Ae, habillée d'un manteau noir, bras dessus bras dessous avec son père. Certaines des images montrent le père et la fille posant ensemble devant le missile en compagnie de militaires en uniforme.

L'apparition soudaine de cette enfant a relancé les spéculations sur une future transmission du pouvoir dynastique en Corée du Nord, où Kim Jong Un a succédé à son père Kim Jong Il et à son grand-père Kim Il Sung. Les services de renseignements sud-coréens estiment que M. Kim, qui s'est marié en 2009, a trois enfants.

Outre les promotions accordées aux participants au programme d'armement, le régime a octroyé la distinction de "héros de la République populaire et démocratique de Corée" (RPDC, le nom officiel de la Corée du Nord) au véhicule ayant lancé le missile le 18 novembre, a ajouté KCNA dans une autre dépêche.

Le lancement "a clairement prouvé au monde que la RPDC est une puissance nucléaire à part entière", a encore affirmé l'agence officielle.

Tensions au plus haut

Cette série d'autocongratulations du régime intervient alors que les tensions sont à leur comble dans la péninsule coréenne, après une série record d'essais de missiles par Pyongyang et alors que Séoul, Washington et Tokyo ont renforcé leur coopération militaire et leurs manoeuvres conjointes dans la région.

La Corée du Nord a proclamé en septembre que son statut de puissance nucléaire était "irréversible", fermant définitivement la porte à toute négociation sur son désarmement. Elle a par la suite menacé les Etats-Unis de riposte nucléaire en cas d'attaque.

Séoul et Washington s'attendent par ailleurs à ce que Pyongyang procède sous peu à un essai nucléaire, qui serait le septième de son histoire et le premier en cinq ans.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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