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Italie: Matteo Renzi veut son parti au gouvernement

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Matteo Renzi s'est entretenu avec le président italien Sergio Mattarella qui reçoit depuis mercredi toutes les formations politiques. ( © KEYSTONE/AP/Andreas Solaro)

Matteo Renzi a estimé jeudi que sa formation devait faire partie du prochain gouvernement italien. Il a provoqué mardi la chute de la coalition au pouvoir en retirant le soutien de son petit parti Italia Viva.

M. Renzi fut Premier ministre durant près de trois ans jusqu'à fin 2016. Mardi, il a acculé à la démission le chef du gouvernement Giuseppe Conte, qui a perdu à cause de lui sa majorité au Sénat.

Le président italien Sergio Mattarella reçoit depuis mercredi toutes les formations politiques afin de déterminer si M. Conte dispose de suffisamment de soutiens pour rester au pouvoir à la tête d'un futur gouvernement de coalition, qui serait alors son troisième depuis 2018. Ces consultations doivent s'achever vendredi.

Après son entrevue avec le président, Matteo Renzi a souligné devant la presse que la coalition sortante, composée du Parti démocrate (PD, centre-gauche) et du Mouvement 5 Etoiles (M5S, anti-système avant d'arriver au pouvoir), devait décider s'il elle souhaite ou non "un débat d'idées" avec son petit parti.

"Fauteuil du conducteur"

"Je n'imagine aucune autre majorité politique n'incluant pas Italia Viva", a-t-il estimé. "A la fin de ce parcours, nous discuterons de qui occupera le fauteuil du conducteur", a ajouté Matteo Renzi.

Le Premier ministre Giuseppe Conte n'est membre d'aucun parti mais proche du Mouvement 5 Etoiles. Il reste le dirigeant politique auquel les Italiens font le plus confiance (52%), selon un sondage publié jeudi.

Dans ce classement, M. Conte devance largement les figures de proue des principaux partis: Giorgia Meloni (Fratelli d'Italia, extrême droite, 35%), Matteo Salvini (Ligue, extrême droite, 31%), Silvio Berlusconi (Forza Italia, droite, 26%) ou Matteo Renzi (Italia Viva, centre, 10%). Ce sondage de l'Institut Ixé a été réalisé du 25 au 28 janvier auprès d'un échantillon de 1000 personnes, avec une marge d'erreur de 3,1%.

M. Conte expédie en ce moment les affaires courantes. Il espère obtenir un nouveau mandat pour tenter de former un gouvernement et mettre en oeuvre un plan de plus de 200 milliards d'euros censé relancer la troisième économie de la zone euro, frappée par la pandémie qui a fait plus de 85'000 morts dans le pays.

Majorité stable

M. Mattarella doit s'assurer au cours de ses consultations qu'un nouveau gouvernement, qu'il soit dirigé par M. Conte ou une autre personne, bénéficiera d'une majorité parlementaire stable. Il n'y a théoriquement aucune limite de temps pour ces consultations, mais la situation économique et sanitaire de l'Italie est telle qu'elle exige rapidement un gouvernement pleinement opérationnel.

Selon les médias, l'hypothèse la plus vraisemblable en l'état actuel est celle d'un nouveau gouvernement Conte. L'autre possibilité serait un gouvernement dirigé par une personnalité provenant de l'un des deux principaux partis de l'actuelle coalition. Des élections législatives anticipées ne semblent pour l'instant qu'une perspective assez éloignée.

Selon le sondage, 45% des personnes interrogées préféreraient que M. Conte soit reconduit à son poste, contre 26% qui voudraient de nouvelles élections.

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Mort de Bernie Madoff, auteur de la plus grande escroquerie

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Bernie Madoff est décédé. (© KEYSTONE/AP/STUART RAMSON)

Bernie Madoff, auteur de la plus grande escroquerie financière de l'histoire est mort à 82 ans dans le pénitencier de Caroline du Nord, ont rapporté mercredi plusieurs médias américains. Il purgeait une peine de 150 ans de prison.

L'homme avait détourné plusieurs dizaines de milliards de dollars. La fraude pyramidale - "à la Ponzi" - de cette figure de la finance new-yorkaise, mise au jour en décembre 2008, consistait à piocher dans les finances de ses nouveaux clients pour rétribuer ou rembourser des investisseurs plus anciens.

Il est présumé être mort de causes naturelles. Le porte-parole de la prison de Butner, situé dans le nord de la Caroline du Nord, s'est refusé à communiquer la cause du décès. En février, Madoff, incarcéré depuis juillet 2009, avait demandé une libération anticipée car il souffrait d'un cancer du rein en phase terminale.

Début 2009, Bernard Madoff a avoué qu'il avait mené pendant des années la plus grande fraude pyramidale de l'Histoire. Il avait ainsi récolté environ 65 milliards de dollars avec son fonds d'investissement fondé en 1960. Parmi ses victimes figurent de nombreuses personnalités telles que le réalisateur Steven Spielberg et l'acteur Kevin Bacon.

Après avoir étudié la politique et le droit, l'homme a commencé ses activités boursières en 1960 avec à peine 5000 dollars et est parvenu à devenir président du conseil d'administration du Nasdaq. Ce n'est qu'après un certain nombre d'affaires ayant mal tourné que l'escroquerie a fait surface à l'automne 2008, en pleine crise financière.

Il incarnait une nouvelle génération de financiers, plus modernes, qui capitalisaient sur le développement de l'informatique. Devenu une figure de Wall Street, il a offert, en plus des services de courtage (vente et achat de titres pour le compte de clients), un véhicule d'investissement, devenu rapidement un succès.

2,7 milliards rendus

Un nombre croissant d'investisseurs institutionnels mais aussi de particuliers fortunés, lui ont confié des milliards de dollars en gestion, séduits par la promesse d'un rendement élevé et surtout stable, dans un univers de la finance par définition imprévisible.

Les sommes réclamées par les investisseurs qui ont saisi la justice après l'éclatement du scandale atteignaient plus de 17 milliards de dollars. En incluant les profits vantés par Bernie Madoff, qui se sont révélés virtuels, les pertes se montent à 65 milliards de dollars.

Le fonds de recouvrement destiné à l'indemnisation des victimes de cet escroquerie sans précédent a reversé, jusqu'ici, environ 2,7 milliards de dollars.

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Nouvelles manifestations à Minneapolis

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La tension monte à Minneapolis depuis la mort dimanche de Daute Wright, 20 ans. (©KEYSTONE/AP/JIM MONE)

Un face-à-face tendu, avec plus d'une soixantaine d'arrestations, a opposé mardi soir des manifestants aux policiers près de Minneapolis, pour la troisième nuit consécutive malgré le couvre-feu. Ils protestent après la mort d'un jeune homme noir tué par la police.

La tension monte depuis la mort dimanche de Daute Wright, 20 ans, à Brooklyn Center, banlieue de cette métropole du Nord des Etats-Unis où se déroule actuellement le procès d'un policier blanc accusé du meurtre en mai dernier de George Floyd, également Afro-Américain.

Des policiers anti-émeutes ont dispersé les quelque 800 à 1000 manifestants, rassemblés devant le commissariat de Brooklyn Center malgré le couvre-feu imposé à partir de 22h00 locales.

Soixantaine d'arrestations

La police a procédé à une soixantaine d'arrestations et fait usage de grenades assourdissantes, les manifestants ripostant avec des jets de bouteilles d'eau ou de briques, selon les autorités.

Plus tôt mardi, les familles de Daunte Wright et George Floyd avaient réclamé ensemble la fin des violences policières et du racisme aux Etats-Unis.

"Le monde est traumatisé de voir un nouvel Afro-Américain mis à mort", a déclaré Philonise Floyd, frère de George Floyd mort sous le genou du policier blanc Derek Chauvin. "De la part de la famille Floyd, à la famille Wright: sachez que nous nous tenons à vos côtés".

La conférence de presse s'est déroulée non loin du tribunal où se déroule le procès de Derek Chauvin. Philonise Floyd a témoigné lundi.

Contrôle routier

Daunte Wright a été abattu lors d'un contrôle routier à Brooklyn Center, près de Minneapolis. La police a qualifié sa mort d'"accidentelle".

La policière Kim Potter, 48 ans dont 26 au service des forces de l'ordre, a confondu son arme de service et son Taser, pistolet à impulsion électrique qui n'est pas censé être létal, selon le chef de la police de Brooklyn Center Tim Gannon. L'agente et M. Gannon ont démissionné mardi.

Les proches de Daunte Wright réclament l'arrestation de la policière. "Jetez-la en prison comme vous le feriez pour nous", a lancé mardi sa tante Naisha Wright durant la conférence de presse.

"Une erreur, c'est inacceptable!", a ajouté Brandon Williams, neveu de George Floyd. "Ça suffit: il faut des réformes de la police".

"Nous voulons que le monde sache qu'il ne s'agit pas d'affaires isolées, qu'en fait George Floyd et Daunte Wright sont le visage de centaines de meurtres dissimulés depuis des années ici dans l'Etat du Minnesota", a dit Toshira Garraway, une militante contre les violences policières et le racisme.

"Je suis complètement perdue parce que mon fils s'est fait voler son père", a confié en pleurs Chyna Whitaker, qui devra élever seule un garçon d'un an.

"Taser"

L'enregistrement de la mort de Daunte Wright par la caméra-piéton de la policière montre des agents le sortant de son véhicule et lui passer des menottes. Il résiste, se rassoit dans sa voiture. On entend la policière crier "Taser, Taser", pour signaler qu'elle va tirer. Un coup de feu résonne.

"Putain de merde, j'ai tiré sur lui", dit la policière alors que le jeune homme, mortellement blessé, démarre sa voiture qui s'écrase quelques rues plus loin.

Le président américain Joe Biden a déploré lundi cette mort "tragique" et appelé les manifestants à rester "pacifiques" en attendant les résultats de l'enquête.

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Birmanie : peinture rouge dans les rues pour dénoncer la répression

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Des abribus et des trottoirs ont été aspergés mercredi de peinture rouge dans des villes de tout le pays (Archives © KEYSTONE/AP)

Des opposants au coup d'Etat militaire en Birmanie ont déversé de la peinture rouge dans les rues mercredi. Ils dénoncent la répression dans un bain de sang du mouvement en faveur de la démocratie.

La Birmanie est plongée dans le chaos depuis le putsch du 1er février, qui a chassé du pouvoir l'ex-dirigeante civile Aung San Suu Kyi.

Et les généraux répriment de plus en plus durement le mouvement de désobéissance civile. Selon le comptage effectué par l'Association d'assistance aux prisonniers politiques (AAPP), la répression a fait au moins 714 morts et quelque 3000 personnes ont été arrêtées.

Si la Birmanie fête cette semaine le Nouvel an bouddhiste, comme en Thaïlande, au Cambodge et au Laos, les festivités telles que les traditionnelles batailles d'eau ont été annulées.

"Grève saignante"

Les opposants au coup d'Etat veulent néanmoins mettre à profit cette période de festivités pour continuer à revendiquer dans la rue. Des abribus et des trottoirs ont été aspergés mercredi de peinture rouge dans des villes de tout le pays, réitérant une initiative similaire voici quelques jours.

"Le but de cette 'grève saignante' est de se rappeler de nos martyrs qui sont morts dans la lutte pour la démocratie", a déclaré à l'AFP un opposant sous le couvert de l'anonymat, pour des raisons de sécurité.

"On ne devrait pas être heureux pendant cette période de fêtes. Nous devons ressentir de la tristesse pour les martyrs qui saignent et nous devons continuer à livrer cette bataille par tous les moyens", a-t-il ajouté.

A Mandalay, la deuxième ville birmane, de la peinture rouge a aussi été déversée dans les rues, au milieu de messages sur lesquels on pouvait lire "Espérons la chute de notre dictature militaire", "Renversons l'ère de la peur" ou encore "Le sang n'a pas séché dans les rues".

L'ONU interpellée

Dans un quartier périphérique de Rangoun, la capitale économique, des opposants ont peint un trottoir en rouge en laissant un mot : "Chère ONU, comment vas-tu ? Bien, j'espère. En Birmanie, nous mourons".

Les Nations unies ont dit craindre mardi que la Birmanie ne sombre comme la Syrie dans un conflit généralisé et ont exhorté les Etats à prendre "des mesures immédiates, décisives et efficaces" pour forcer la junte à mettre fin à sa "campagne de répression et de massacre de la population.

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Pierre-Yves Maillard défend le système des bilatérales

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Pour le président de l'Union syndicale suisse Pierre-Yves Maillard, la Suisse n'a pas de raison de partir perdante" dans les négociations avec l'UE. (Image d'archives - ©KEYSTONE/PETER KLAUNZER)

Le président de l'Union syndicale suisse (USS) Pierre-Yves Maillard estime que, dans les relations entre la Suisse et l'Union européenne, la voie bilatérale reste pertinente. Il doute également que l'Europe veuille une "escalade conflictuelle".

Interrogé mercredi dans les journaux romands de Tamedia s'il estime qu'il n'y a pas besoin d'accord-cadre, M. Maillard répond qu'il croit "qu'on verra que la logique bilatérale a un avenir". Il ajoute que "l'UE et la Suisse ont gagné ensemble à ces accords" et que la Suisse est un partenaire commercial très important en particulier pour les grands pays voisins.

Pour le Vaudois, les négociations sur l'accord-cadre sont dans l'impasse car les négociateurs fédéraux "ont outrepassé leur mandat et sont entrés en matière sur la question des salaires et du service public".

Interrogé sur le fait qu'en l'absence d'un accord-cadre l'Europe risquerait de se fâcher et même de faire sauter les Bilatérales, M. Maillard n'écarte pas totalement cette possibilité, mais doute que "l'escalade conflictuelle soit voulue, notamment par nos pays voisins avec lesquels nous avons des liens si étroits".

Et de préciser que "si nous négocions avec la crainte de fâcher le partenaire, même quand notre position est légitime", autant demander à l'UE ses conditions et signer tout de suite. "La Suisse n'a pas de raison de partir perdante", assure le conseiller national (PS/VD).

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Etats-Unis: Front commun contre les violences policières

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"L'âme même de l'Amérique est en procès", dit la pancarte d'un manifestant de Minneapolis. (© KEYSTONE/AP/Jim Mone)

Deux familles unies dans la douleur: les proches de l'Afro-Américain George Floyd et de Daunte Wright, jeune homme noir tout juste tué par la police, ont fait cause commune mardi pour dénoncer les violences des forces de l'ordre et le racisme aux Etats-Unis.

"Je veux que justice soit faite", a déclaré Katie Wright dont le fils, âgé de 20 ans seulement, a été abattu dimanche lors d'un banal contrôle routier à Brooklyn Center, près de Minneapolis, dans le nord des Etats-Unis.

La police a qualifié sa mort d'"accidentelle" et soutenu que Kim Potter, une agente expérimentée, avait confondu son arme de service et son Taser, un pistolet à impulsion électrique censé être moins létal qu'une arme à feu.

Vingt-six ans de service

"Une erreur? Ça sonne faux, cette agente avait 26 ans de service", a commenté Aubrey Wright, le père de Daunte, la voix entrecoupée de sanglots, interrogé avec son épouse par la chaîne ABC News.

Confiant avoir le "coeur lourd", l'ancien président Barack Obama a appelé dans un communiqué à une "enquête complète et transparente mais aussi (à) repenser la police et la sécurité publique dans ce pays".

Ce nouveau drame a exacerbé les tensions à Minneapolis, qui attend avec anxiété l'issue du procès du policier blanc Derek Chauvin, accusé d'avoir tué George Floyd, le 25 mai 2020, en restant agenouillé sur son cou pendant près de dix minutes.

Chauvin "a respecté les règles"

Ce procès historique, scruté partout aux Etats-Unis, est entré mardi dans une nouvelle phase. Après deux semaines consacrées à la présentation du dossier de l'accusation, l'avocat de Derek Chauvin a commencé à dérouler sa défense.

Me Eric Nelson assure que son client a respecté les règles en vigueur dans la profession et qu'il n'a pas causé la mort du quadragénaire noir décédé, selon lui, d'une surdose et de problèmes cardiaques.

Son objectif: semer le doute dans l'esprit d'au moins un juré puisque, aux Etats-Unis, les verdicts doivent être rendus à l'unanimité.

"Salir" la mémoire de la victime

De nombreux experts, dont le chef de la police de Minneapolis et plusieurs médecins, ont mis à mal cette version des faits, mais Me Nelson a promis de faire entendre des vues divergentes.

Mardi, il a convoqué un policier à la retraite qui avait interpellé George Floyd un an avant sa mort, et une secouriste qui l'avait examiné après cette arrestation. "Il m'a dit qu'il avait pris, genre tous les 20 minutes, des opiacés", a assuré Michelle Moseng.

Depuis le début des audiences, les proches de George Floyd dénoncent cette stratégie qui selon eux vise à "salir" la mémoire de la victime. "C'est le procès de Derek Chauvin, pas de George Floyd", martèlent-ils à l'unisson. Mardi, ils doivent participer à une conférence de presse commune avec la famille de Daunte Wright.

"Suis-je le prochain?"

Après une première nuit de manifestations émaillées de violences, les autorités avaient déclaré un couvre-feu sur toute l'agglomération de Minneapolis/Saint-Paul lundi soir, et déployé un millier de soldats de la Garde nationale.

Des dizaines de manifestants ont bravé l'interdit et ont protesté devant le commissariat de Brooklyn Center avec des pancartes clamant: "Emprisonnez tous les flics tueurs racistes", "Suis-je le prochain?" et "Pas de justice, pas de paix".

Les forces de l'ordre ont utilisé du gaz lacrymogène pour les disperser et procédé à une quarantaine d'interpellations. Quelques actes "limités" de vandalisme ont également été rapportés par les médias locaux. Le calme était revenu mardi matin mais les militants antiracistes affichaient leur détermination à se faire entendre.

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