International
Italie: Matteo Renzi veut son parti au gouvernement
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Matteo Renzi a estimé jeudi que sa formation devait faire partie du prochain gouvernement italien. Il a provoqué mardi la chute de la coalition au pouvoir en retirant le soutien de son petit parti Italia Viva.
M. Renzi fut Premier ministre durant près de trois ans jusqu'à fin 2016. Mardi, il a acculé à la démission le chef du gouvernement Giuseppe Conte, qui a perdu à cause de lui sa majorité au Sénat.
Le président italien Sergio Mattarella reçoit depuis mercredi toutes les formations politiques afin de déterminer si M. Conte dispose de suffisamment de soutiens pour rester au pouvoir à la tête d'un futur gouvernement de coalition, qui serait alors son troisième depuis 2018. Ces consultations doivent s'achever vendredi.
Après son entrevue avec le président, Matteo Renzi a souligné devant la presse que la coalition sortante, composée du Parti démocrate (PD, centre-gauche) et du Mouvement 5 Etoiles (M5S, anti-système avant d'arriver au pouvoir), devait décider s'il elle souhaite ou non "un débat d'idées" avec son petit parti.
"Fauteuil du conducteur"
"Je n'imagine aucune autre majorité politique n'incluant pas Italia Viva", a-t-il estimé. "A la fin de ce parcours, nous discuterons de qui occupera le fauteuil du conducteur", a ajouté Matteo Renzi.
Le Premier ministre Giuseppe Conte n'est membre d'aucun parti mais proche du Mouvement 5 Etoiles. Il reste le dirigeant politique auquel les Italiens font le plus confiance (52%), selon un sondage publié jeudi.
Dans ce classement, M. Conte devance largement les figures de proue des principaux partis: Giorgia Meloni (Fratelli d'Italia, extrême droite, 35%), Matteo Salvini (Ligue, extrême droite, 31%), Silvio Berlusconi (Forza Italia, droite, 26%) ou Matteo Renzi (Italia Viva, centre, 10%). Ce sondage de l'Institut Ixé a été réalisé du 25 au 28 janvier auprès d'un échantillon de 1000 personnes, avec une marge d'erreur de 3,1%.
M. Conte expédie en ce moment les affaires courantes. Il espère obtenir un nouveau mandat pour tenter de former un gouvernement et mettre en oeuvre un plan de plus de 200 milliards d'euros censé relancer la troisième économie de la zone euro, frappée par la pandémie qui a fait plus de 85'000 morts dans le pays.
Majorité stable
M. Mattarella doit s'assurer au cours de ses consultations qu'un nouveau gouvernement, qu'il soit dirigé par M. Conte ou une autre personne, bénéficiera d'une majorité parlementaire stable. Il n'y a théoriquement aucune limite de temps pour ces consultations, mais la situation économique et sanitaire de l'Italie est telle qu'elle exige rapidement un gouvernement pleinement opérationnel.
Selon les médias, l'hypothèse la plus vraisemblable en l'état actuel est celle d'un nouveau gouvernement Conte. L'autre possibilité serait un gouvernement dirigé par une personnalité provenant de l'un des deux principaux partis de l'actuelle coalition. Des élections législatives anticipées ne semblent pour l'instant qu'une perspective assez éloignée.
Selon le sondage, 45% des personnes interrogées préféreraient que M. Conte soit reconduit à son poste, contre 26% qui voudraient de nouvelles élections.
Économie
Kevin Warsh prend la tête de la banque centrale américaine
Le Sénat américain a validé mercredi la nomination du candidat du président américain Donald Trump, Kevin Warsh, à la tête de la banque centrale des États-Unis (Fed). M. Warsh n'a plus qu'à prêter serment avant de prendre ses fonctions pour quatre ans.
Les sénateurs républicains, majoritaires, ont reçu l'appui d'un seul élu du camp adverse, John Fetterman, qui vote régulièrement avec eux. M. Fetterman mis à part, l'opposition démocrate dénonce cette nomination, doutant de la capacité de Kevin Warsh, 56 ans, à tenir tête à Donald Trump.
Le président américain attend des taux d'intérêt plus bas pour stimuler l'économie. Il minimise la poussée de fièvre inflationniste en cours, que la Réserve fédérale (Fed) est censée endiguer. Avant le vote, le chef de file des sénateurs démocrates, Chuck Schumer, a affirmé que M. Trump était en "croisade contre l'indépendance de la Fed".
"Alors que la guerre désastreuse menée par ce gouvernement et son programme économique raté font grimper les coûts, Donald Trump ne cherchera qu'à exercer davantage de pression sur la Fed pour qu'elle manipule les taux d'intérêt dans le sens de son seul profit politique", a estimé l'élu dans un communiqué.
"Nouvelle ère"
La chambre haute avait déjà validé mardi l'entrée de Kevin Warsh au conseil des gouverneurs de la Fed, pour quatorze ans cette fois. "Le président Warsh va ouvrir une nouvelle ère au sein d'une institution qui a besoin de transparence, d'orientations politiques solides et d'un sens du devoir renouvelé", a réagi le ministre des finances Scott Bessent sur le réseau social X.
M. Trump avait envisagé de promouvoir Kevin Warsh dès 2018, du temps de son premier mandat à la Maison-Blanche. Il lui avait finalement préféré Jerome Powell, renouvelé sous le démocrate Joe Biden, dont la présidence s'achève vendredi.
Donald Trump avait très vite regretté son choix et l'a fait savoir en multipliant les injures et pressions à l'encontre de M. Powell. Nombre d'observateurs prédisent à Kevin Warsh le même sort s'il n'abaisse pas les taux directeurs.
Cette mission semble quasi impossible dans l'immédiat. Le président de la Fed est une voix très écoutée, mais son vote ne pèse pas plus lourd que celui des onze autres membres du comité fixant les taux américains.
La plupart sont aujourd'hui focalisés sur l'inflation qui s'écarte vivement de leur objectif (2%) du fait du choc énergétique créé par la guerre au Moyen-Orient. Les prix à la consommation augmentent à un rythme qui n'avait plus été vu depuis quasiment trois ans (+3,8% sur un an en avril).
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
Football
Le PSG rafle son 14e titre
Mis sous pression par Lens, le PSG a empoché son 14e titre de champion de France mercredi. Il peut désormais se tourner pleinement vers le doublé Ligue 1 - Ligue des champions.
Après une saison 2024-25 historique marquée par un premier sacre en Ligue des champions, le PSG caressait le grand espoir de bâtir une dynastie. En décrochant leur cinquième titre d'affilée, les Parisiens ont rempli la première partie de leur mission, mais le plus dur reste devant eux, avec la finale de C1 contre Arsenal le 30 mai à Budapest.
Remporter le Championnat avec un budget qui écrase la concurrence était attendu, mais la domination du PSG n'a pas été aussi nette que les années précédentes. Ses adversaires se sont montrés plus motivés que jamais à l'idée de se frotter au champion d'Europe, comme l'avait pressenti l'entraîneur Luis Enrique l'été dernier. Il a eu raison, et cette concurrence a eu un nom: Lens.
Mais d'autres raisons existent: une saison dernière à rallonge avec la Coupe du monde des clubs, une très courte préparation estivale, des blessures à la pelle, les absences longues de certains cadres (Dembélé, Hakimi) et une fatigue physique chronique.
Il y a eu le revers lors du "Classique" (1-0) le 22 septembre - une première depuis 2011 au Vélodrome -, qui avait été quelque peu éclipsé par le sacre de Dembélé au Ballon d'or le même soir, ou l'élimination précoce en Coupe de France face au Paris FC en janvier.
Ces défaites semblaient refléter un épuisement général de l'effectif, avec la conséquence d'un jeu collectif moins impressionnant et moins huilé.
Mais grâce au travail du staff et à la montée en puissance des cadres et des remplaçants, Paris a redressé la barre en Ligue 1 et en Ligue des champions au début du printemps pour empocher ce nouveau titre.
Les Parisiens ont aussi profité de la baisse de régime des joueurs de Pierre Sage, qui ont commencé à perdre au moment où Paris gagnait de nouveau.
Le Championnat a permis aussi à Luis Enrique d'effectuer des rotations, nécessaires pour aller encore aussi loin en Ligue des champions.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
Football
Après la Serie A, l'Inter Milan s'offre la Coupe d'Italie
L'Inter a réalisé le 3e doublé Championnat/Coupe d'Italie de son histoire. Ceci après avoir battu la Lazio 2-0 en finale de l'édition 2026 de la Coppa Italia mercredi au Stade olympique de Rome.
Le club lombard a ouvert le score par un but contre son camp du milieu de la Lazio Adam Marusic qui a trompé son propre gardien, de la tête, sur un corner de l'Inter (14e). Le capitaine Lautaro Martinez a doublé la mise à la 35e minute sur un service de Denzel Dumfries après un mauvais dégagement de la Lazio.
L'équipe de Cristian Chivu a réalisé un quasi sans-faute sur la scène nationale cette saison avec son 21e titre de champion d'Italie et sa dixième Coupe d'Italie, sa troisième en cinq ans, ce qui en fait désormais le deuxième club le plus titré dans la compétition derrière la Juventus (15).
Seule au niveau italien lui a échappé la Supercoupe d'Italie, remportée en décembre dernier par Naples.
Ce troisième doublé, après 2006 et 2010, ne fait toutefois pas complétement oublier la terrible désillusion de la Ligue des champions où les Nerazzurri, finalistes de la C1 en 2025, ont été éliminés en barrage d'accession aux 8e de finale par les Norvégiens de Bodo-Glimt.
La Lazio n'a, elle, pas réussi à stopper sa disette de trophées, depuis son septième sacre en Coupe d'Italie en 2019.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
International
Svitolina renverse Rybakina et rejoint Swiatek en demi-finales
L'Ukrainienne Elina Svitolina (WTA 10) a créé la surprise en éliminant la no 2 mondiale Elena Rybakina du WTA 1000 de Rome. Elle s'offre un duel contre la Polonaise Iga Swiatek (3e) en demi-finale.
Sacrée en 2017 et 2018 dans la Ville éternelle, la native d'Odessa a surmonté une mauvaise entame de match pour s'imposer 2-6 6-4 6-4 et équilibrer son bilan contre la lauréate du dernier Open d'Australie (quatre victoires en huit duels).
L'ex-no 3 mondiale disputera contre Swiatek sa sixième demi-finale d'une saison fructueuse, entamée par un titre au WTA 250 d'Auckland et agrémentée d'une finale au WTA 1000 de Dubai et d'un dernier carré à l'Open d'Australie.
Svitolina compte à ce stade deux victoires pour quatre défaites contre sa prochaine adversaire, quadruple lauréate de Roland-Garros, mais qui s'apprête à disputer sa première demi-finale en 2026.
L'autre demi-finale du WTA 1000 de Rome mettra aux prises l'Américaine Coco Gauff (4e) et la surprenante Roumaine Sorana Cirstea (27e), qui réalise à 36 ans et pour sa dernière saison professionnelle le meilleur parcours de sa carrière dans la capitale italienne.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
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