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International

Kiev admet une situation "compliquée" au nord de Bakhmout

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Cité de quelque 70'000 habitants avant la guerre, Bakhmout est devenu le symbole de la lutte entre Moscou et Kiev pour le contrôle de la région (archives). (© KEYSTONE/AP/LIBKOS)

L'Ukraine a reconnu lundi une situation "compliquée" au nord de Bakhmout, épicentre des combats dans l'est du pays, où l'armée russe a revendiqué la capture d'un nouveau village, poursuivant sa tentative d'encercler cette ville forteresse du Donbass.

Cité de quelque 70'000 habitants avant la guerre, Bakhmout a été en grande partie détruite par plus de six mois de combats qui ont provoqué de lourdes pertes dans les deux camps. Si son importance stratégique est contestée, la ville a acquis un statut de symbole de la lutte entre Moscou et Kiev pour le contrôle de cette région industrielle de l'Est.

Après plusieurs mois marqués par des duels d'artillerie sans gains significatifs sur le terrain, les troupes russes ont progressé ces dernières semaines notamment au nord de Bakhmout, où elles ont capturé le mois dernier la ville de Soledar et ses mines de sel.

Prise de Krasna Gora

La présidence ukrainienne a admis lundi une situation "compliquée" dans le village de Paraskoviïvka,au sud de Soledar et à une dizaine de kilomètres du centre de Bakhmout, qui "fait face à des bombardements et à des assauts intenses" russes.

L'armée russe a, elle, revendiqué la capture du village de Krasna Gora, à proximité immédiate de Paraskoviïvka. Selon elle, "des unités d'assaut de volontaires, avec l'appui feu des forces d'artillerie du groupe Sud ont libéré le village".

La prise de Krasna Gora avait été revendiquée dès dimanche par le patron du groupe paramilitaire russes Wagner, Evguéni Prigojine, dont les hommes sont en première ligne dans cette bataille.

L'état-major ukrainien a indiqué dans son propre rapport quotidien que les troupes russes avaient bombardé seize localités près de Bakhmout au cours de la journée écoulée avec des chars, des mortiers et de l'artillerie.

"Explosions tous les jours"

Dimanche, le porte-parole du commandement "Est" de l'armée ukrainienne, Serguiï Tcherevaty, avait déclaré que "le secteur de Bakhmout est toujours la zone principale des attaques de l'ennemi" avec 167 bombardements et 41 affrontements armés rapportés au cours des 24 heures précédentes.

Un responsable de l'occupation russe dans l'est de l'Ukraine, le dirigeant séparatiste Denis Pouchiline, avait affirmé vendredi que les troupes de Moscou avaient désormais sous leur contrôle trois des quatre voies d'approvisionnement ukrainiennes vers Bakhmout.

M. Tcherevaty a également fait état d'un "nombre de bombardements record" près de Lyman, plus au nord, ville qui avait été abandonnée par les Russes en octobre face à une puissante contre-offensive ukrainienne et où ils avaient échappé de peu à un encerclement.

Dans la ville de Koupiansk, au nord de la ligne de front, des journalistes de l'AFP ont constaté lundi des immeubles détruits et criblés de balles et des rues jonchées de voitures calcinées et renversées.

Après une forte explosion qui a secoué la ville au petit matin, les habitants ont dit redouter un assaut russe imminent. "Il y a eu des bombardements en face de ma maison, qui ont brisé toutes les fenêtres. Il y a des explosions tous les jours, c'est très effrayant", a témoigné Olga, une habitante de 62 ans.

La présidence ukrainienne a aussi rapporté une situation "tendue" près de Vougledar, plus au sud, où les troupes russes sont à l'assaut. A Kherson, dans le sud de l'Ukraine, trois personnes ont été tuées et une blessée dans des bombardements ces dernières 24 heures, selon la même source.

Plus de munitions utilisées

Sur le front politique, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a nommé lundi un nouveau chef des services de sécurité ukrainiens (SBU), Vassyl Maliouk, un officier de combat, et un nouveau ministre de l'Intérieur, Igor Klymenko, dont la tâche sera de former de nouvelles brigades d'assaut.

Le ministre de la Défense, Oleksiï Reznikov, fragilisé par un scandale de corruption, a lui fixé les objectifs de la prochaine rencontre avec les alliés occidentaux de Kiev prévue mardi à Bruxelles.

Il a cité lundi sur Facebook la défense antiaérienne face aux missiles russes, la livraison de chars modernes et de munitions à l'Ukraine, l'entraînement des soldats et la logistique.

Le secrétaire général de l'Otan, Jens Stoltenberg, a toutefois averti lundi que Kiev utilisait plus de munitions que l'Alliance atlantique n'en produisait actuellement. "Cela met nos industries de défense sous pression", a-t-il ajouté.

L'Ukraine a engrangé ces dernières semaines les promesses de livraisons d'armes, cruciales pour son effort de guerre. Mais Kiev exhorte les Occidentaux à lui fournir des armes à longue portée et des avions de combat pour faire face à Moscou.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Économie

Diplomates des Brics en Inde: Moyen-Orient et énergie au programme

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Réunis à New Delhi alors que MM Trump et Xi s'entretiennent à Pékin, les ministres des affaires étrangères des pays dits non occidentaux évoquent eux aussi la guerre au Moyent-Orient. (© KEYSTONE/AP/Manish Swarup)

L'Inde a mis en garde jeudi, à l'ouverture de la réunion des ministres des Affaires étrangères des Brics, dont ceux de l'Iran et de la Russie, contre "l'instabilité considérable" engendrée par la guerre au Moyen-Orient.

La situation dans cette région et la crise de l'énergie devraient dominer les deux jours de discussions à New Delhi, la capitale indienne.

La perturbation du trafic maritime avec le blocage du détroit d'Ormuz a fait grimper les prix du gaz et des carburants, mettant sous pression les économies fortement dépendantes des importations énergétiques, dont celle de l'Inde.

Le pays assure cette année la présidence des Brics, un bloc de 10 Etats non occidentaux regroupant près de la moitié de la population mondiale. Créé en 2009, il regroupait à l'origine le Brésil, la Russie, l'Inde, la Chine et l'Afrique du Sud, avec pour objectif d'accroître leur influence par rapport aux Occidentaux. Il s'est depuis étendu à l'Egypte, l'Ethiopie, l'Iran, l'Indonésie et aux Emirats arabes unis.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Les Cavaliers prennent l'avantage chez les Pistons

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James Harden et les Cavs ont peut-être pris un avantage décisif à Detroit. (© KEYSTONE/AP/Duane Burleson)

Les Cleveland Cavaliers ont fait un pas en direction de la finale de Conférence Est de NHL. Ils se sont imposés 117-113 après prolongation dans un match âpre chez les Detroit Pistons mercredi.

Les Cavaliers, qui ont arraché leur premier succès à l'extérieur de ces phases finales, mènent ainsi 3-2 avant de recevoir pour le match 6 vendredi.

Cade Cunningham a d'abord été le digne leader des Pistons avec 39 points, 7 rebonds et 9 passes, portant les siens à un avantage de 15 points dans le deuxième quart-temps, puis de 7 points à 3'57 de la sirène. Les Pistons se sont ensuite effondrés, perdant plusieurs fois la balle au bout des 24 secondes de leurs possessions.

Les deux formations ont ensuite raté leurs possessions, avant que les Cavaliers ne prennent l'avantage en prolongation.

Harden décisif

L'expérimenté James Harden (36 ans), arrivé cet hiver en provenance des Los Angeles Clippers, a fini avec 30 points, 8 rebonds et 6 passes, mais aussi quelques maladresses qui ont empêché les "Cavs" de plier la rencontre plus vite.

Le célèbre meneur à la barbe fournie a disputé mercredi, son 185e match de play-off, le 50e à au moins 30 points, mais est toujours en quête d'un premier titre.

Donovan Mitchell, brillant lundi avec 43 points, s'est montré très maladroit (21 points à 7 sur 18, 1 sur 8 de loin), mais a enfin réussi un tir derrière l'arc en prolongation presque suivi immédiatement d'un lay-up décisif grâce à une interception de Max Strus.

Les Pistons, qui ont mené 2-0 dans la série avant de perdre trois matches de suite, cherchent leur première finale de Conférence depuis 2008. Les Cavaliers n'ont plus atteint ce niveau depuis 2018 et la dernière saison du deuxième passage de LeBron James.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Hockey

Colorado en finale de Conférence après une folle remontée

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Nathan MacKinnon (au centre) et l'Avalanche s'en sont sortis face au Wild. (© KEYSTONE/AP/Abbie Parr)

Colorado Avalanche s'est qualifié pour la finale de la Conférence Ouest en NHL. Menée 3-0, l'équipe de Nathan MacKinnon a renversé le Minnesota Wild mercredi (4-3) lors de l'acte V.

MacKinnon a inscrit le but égalisateur à 83 secondes de la sirène finale pour arracher les prolongations. En "overtime", Brett Kulak a ensuite parachevé la remontée de la franchise de Denver, qui était bien mal partie avec un déficit de 3-0 dans la première période.

Marcus Johansson et un doublé de Nick Foligno avaient bien mis le Wild sur orbite avant la première pause. Mais l'Avalanche a réduit la marque à la mi-match grâce à Parker Kelly, avant le "rush" final des "Avs" signé Jack Drury (57e) et MacKinnon (59e).

Colorado disputera donc sa première finale de Conférence depuis 2022, l'année de sa troisième Stanley Cup. L'Avalanche affrontera Vegas ou Anaheim: les Golden Knights ont l'avantage et mènent pour l'instant 3-2 dans la série.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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International

Xi accueille Trump à Pékin pour un sommet des grandes puissances

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Xi Jinping et Donald Trump se sont serré la main au bas des marches du palais du Peuple, à Pékin, à côté de l'immense place Tiananmen. (© KEYSTONE/EPA/Maxim Shemetov / POOL)

Le président Xi Jinping a prévenu jeudi son homologue Donald Trump que la Chine et les Etats-Unis pourraient entrer en "conflit" si Washington gérait mal la question de Taïwan, dès les premiers instants d'un sommet dont l'île est annoncée comme un des enjeux.

Sur un mode plus conciliant, M. Xi a promis aux premières heures de ce sommet aux enjeux globaux d'ouvrir davantage son pays aux entreprises étrangères, y compris américaines.

En dehors de propos faisant assaut de cordialité devant les caméras au début des entretiens, M. Trump est resté discret à l'entame du séjour sur fond de désaccords multiples et de tensions globales généralisées. Il a promis un "avenir fabuleux" aux relations entre Etats-Unis et Chine.

Les propos de M. Xi sur Taïwan rapportés par la télévision d'Etat alors que les discussions avec M. Trump étaient toujours en cours ont détonné.

"La question de Taïwan est la plus importante dans les relations sino-américaines. Si elle est bien traitée, les relations entre les deux pays (Chine et Etats-Unis) pourront rester globalement stables. Si elle est mal traitée, les deux pays se heurteront, voire entreront en conflit", a déclaré M. Xi, employant un mot en mandarin ne signifiant pas nécessairement conflit militaire.

La Chine considère Taïwan comme l'une de ses provinces, qu'elle n'a pas réussi à unifier avec le reste de son territoire depuis la fin de la guerre civile chinoise en 1949. Elle plaide pour une solution pacifique mais se réserve la possibilité de recourir à la force.

Tapis rouge

La politique américaine sur Taïwan repose sur un soutien militaire robuste à l'île, sans reconnaissance à part entière ni soutien ouvert aux velléités d'indépendance.

"La partie américaine a réaffirmé à plusieurs reprises son soutien clair et ferme à Taïwan", a réagi la porte-parole du gouvernement taïwanais, Michelle Lee.

La question de Taïwan est l'un des sujets de crispation qui abondent à l'ouverture du sommet: relations commerciales, guerre avec l'Iran, accès aux terres rares et aux semi-conducteurs, intelligence artificielle... autant de querelles aux prolongements internationaux.

Au-delà du caractère exceptionnel de la visite, la première d'un président américain depuis celle que M. Trump avait lui-même effectuée en 2017, le sommet est largement présenté comme l'occasion pour les deux parties de maintenir une certaine stabilité entre les deux premières puissances économiques mondiales et de ne pas envenimer les crises existantes.

M. Xi a déroulé le tapis rouge à Donald Trump à son arrivée au monumental Palais du Peuple, haut lieu du pouvoir jouxtant au coeur de la capitale l'immense place Tiananmen pavoisée aux couleurs chinoises et américaines.

Après avoir passé en revue une garde militaire au son d'une salve de canons, puis salué une foule d'enfants portant des fleurs et agitant les drapeaux des deux pays en scandant "bienvenue, bienvenue, chaleureuse bienvenue!", MM. Xi et Trump sont rapidement entrés dans le dur des sujets qui fâchent.

"Stabilité"

Avant que les portes ne se referment sur les journalistes pour deux heures et quart d'entretiens, M. Trump, qui croit fort dans les relations personnelles entre puissants et affirme sa proximité avec M. Xi, a proclamé son "honneur d'être à (ses) côtés" et "l'honneur d'être (son) ami".

"Les relations entre la Chine et les Etats-Unis vont être meilleures que jamais", a-t-il dit. "Nous allons avoir ensemble un avenir fabuleux", a-t-il renchéri.

M. Trump n'a évoqué spécifiquement aucune des querelles du moment, se concentrant sur les affaires qu'il espère voir réaliser par les nombreux chefs d'entreprise qui l'ont accompagné.

En haut de la liste de voeux de Washington figurent des accords dans le domaine de l'agriculture par exemple et peut-être la confirmation d'une commande massive d'avions auprès de Boeing.

M. Trump espère aussi en la promesse d'investissements chinois aux Etats-Unis.

"La porte de l'ouverture de la Chine continuera de s'ouvrir toujours plus grand", a dit le président chinois aux patrons américains, selon un média d'Etat, répondant à un appel en ce sens de M. Trump cette semaine.

Pékin a insisté à l'approche du sommet sur sa quête de "stabilité". MM. Xi et Trump se sont entendus pour désigner désormais les rapports sino-américains comme une "relation de stabilité statégique constructive", ont dit les Affaires étrangères chinoises.

Les deux superpuissances se sont livré en 2025 une farouche guerre commerciale aux répercussions planétaires, à coups de droits de douane exorbitants et de restrictions multiples, dès après le retour de Donald Trump à la Maison Blanche.

"Pas des rivaux"

MM. Xi et Trump ont conclu en octobre une trêve dont les suites devraient figurer parmi les sujets de discussion du sommet. Le sommet a été précédé de consultations commerciales en Corée du Sud. Elles ont eu des "résultats généralement équilibrés et positifs", a dit Pékin.

Depuis octobre, la Chine ressent directement l'impact d'autres politiques conduites par M. Trump, au Venezuela et plus encore en Iran.

"Nous devons être des partenaires, pas des rivaux", a dit M. Xi à M. Trump.

Selon le gouvernement américain, Donald Trump entend faire pression pour que la Chine, un partenaire stratégique et économique primordial de l'Iran - elle est le principal pays importateur de son pétrole - use de son influence en vue d'une sortie de crise dans le Golfe.

Les deux présidents ont discuté de la situation au Moyen-Orient, en Ukraine et sur la péninsule coréenne, ont indiqué les Affaires étrangères chinoises sans plus de précision.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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