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La France allège le confinement

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La circulation sera libre les soirées du 24 et du 31 décembre, a annoncé Emmanuel Macron. (Image d'archive - ©KEYSTONE/AP/Ludovic Marin)

Emmanuel Macron a desserré l'étau du confinement, qui sera remplacé par un couvre-feu à partir du 15 décembre. Mais il a appelé les Français à la responsabilité pour les fêtes de fin d'année, alors que le pays a franchi mardi la barre des 50'000 décès dû au Covid-19.

"Il nous faut poursuivre nos efforts", a demandé le chef de l'Etat en s'adressant aux Français au cours d'une allocution télévisée un mois après le début du second confinement. "Nous devons tout faire pour éviter une troisième vague, un troisième confinement", a-t-il insisté.

Saluant la mobilisation de la population, il s'est félicité que la circulation du virus ait été "freinée", mais le Covid-19 "demeure très présent" en France comme dans le reste de l'Europe.

Allègement en trois phases

De ce fait, Emmanuel Macron a annoncé que l'allègement des restrictions ne se ferait pas du jour au lendemain mais en trois phases jusqu'au 20 janvier. Sa mise en oeuvre dépendra de l'évolution de l'épidémie, a-t-il averti.

Cet assouplissement débutera samedi: le confinement est maintenu mais l'attestation permettra de se déplacer à 20 km du domicile, au lieu de 1, et pendant trois heures au lieu d'une.

Emmanuel Macron lève les contraintes aux achats de Noël en rouvrant tous les commerces dits "non essentiels" comme les librairies ou les boutiques de vêtements, jusqu'à 21h00. Avec, à la clé, "des protocoles sanitaires stricts".

"Je sais combien l'attente est grande et combien cela participe à notre quotidien dans la vie de nos centres-villes", a reconnu le chef de l'Etat, après une forte mobilisation des professionnels ces dernières semaines.

Réclamée notamment par certains catholiques, la réouverture des lieux de culte sera effective ce week-end mais avec une jauge de 30 personnes maximum. Les restaurants et les bars resteront en revanche fermés.

Confinement levé le 15 décembre

La deuxième étape est fixée au 15 décembre, jour où "le confinement pourra être levé" si les conditions sanitaires le permettent, a annoncé le chef de l'Etat. Il sera remplacé par un couvre-feu de 21h à 07h00 sur l'ensemble du territoire, avec une exception pour les soirées de Noël du 24 et du Nouvel An du 31 où la circulation sera libre.

La trêve de la fin de l'année a également été décidée par plusieurs pays voisins, comme le Royaume-Uni, qui a autorisé mardi les réunions de famille du 23 au 27 décembre, tandis que l'Allemagne envisage de limiter à dix personnes le nombre de participants aux fêtes familiales.

A partir du 15 décembre, les cinémas, théâtres et musées pourront rouvrir mais les rassemblements et les événements festifs resteront prohibés. Les activités sportives pour les mineurs seront en outre de nouveau autorisées à l'extérieur à partir de samedi puis en salles à partir du 15 décembre.

Mais, a averti Emmanuel Macron, "il me semble impossible d'envisager une ouverture pour les fêtes" des stations de ski. La troisième phase débutera le 20 janvier avec la réouverture potentielle des restaurants et des salles de sports. Aucune date n'est en revanche fixée pour les bars et les discothèques.

Les lycées pourront alors être "pleinement ouverts, avec la totalité des élèves" si le nombre de contaminations quotidiennes reste sous la barre des 5000, a précisé le président. Suivront, deux semaines plus tard, les universités.

Vaccins fin décembre

La vaccination, qui ne sera pas obligatoire, pourra démarrer "fin décembre-début janvier" pour "les personnes les plus fragiles", a indiqué Emmanuel Macron. La France a, avec l'Union européenne "sécurisé le nombre de doses" nécessaires, a-t-il assuré.

Après les ratés sur les masques et les tests, l'exécutif sait qu'il ne peut échouer sur le sujet des vaccins, d'autant que les sondages montrent une population sceptique sur l'intérêt de se faire vacciner. Après les premiers vaccins disponibles fin décembre, une seconde génération de vaccin est attendue au printemps.

Pour les tests, le chef de l'Etat promet en janvier un délai maximum de 24 heures pour les résultats, dont la lenteur a fait échouer jusqu'ici la stratégie de dépistage et d'isolement des malades.

Il promet aussi le déploiement des tests antigéniques rapides sur tout le territoire.

Le chef de l'Etat a par ailleurs souhaité que le gouvernement et le Parlement prévoient "les conditions pour s'assurer de l'isolement des personnes contaminées, y compris de manière plus contraignante". "Un vrai débat démocratique doit se tenir", selon lui.

Sur le plan économique, Emmanuel Macron a annoncé que les bars, restaurants et salles de sport pourront bénéficier d'aides complémentaires, allant jusqu'à 20% de leur chiffre d'affaires si ce montant dépasse les 10'000 euros que peut au maximum verser les fonds de solidarités pour les entreprises.

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Terrorisme - un Vaudois condamné à 15 ans de prison à Paris

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Le tribunal a suivi les réquisitions de l'avocat général (Image d'illustration © KEYSTONE/AP/FRANCOIS MORI)

La cour d'assises spéciale de Paris a condamné vendredi à 15 ans de prison un Vaudois accusé de terrorisme. L'homme était soupçonné notamment d'avoir recruté, via une messagerie cryptée, un groupe d'hommes se préparant à commettre des attentats en France et en Suisse.

La cour a assorti la condamnation d'une période de sûreté de dix ans et de l'interdiction à vie du territoire français contre le Suisse de 31 ans. Cette peine est conforme aux réquisitoires de l'avocat général. Les six autres accusés ont été condamnés à des peines de trois ans et demi à douze ans de prison.

Le tribunal a reconnu la création d'une association de malfaiteurs en vue de mettre sur pied des projets d'attentats, de préparer des départs vers la Syrie et de diffuser de la propagande djihadiste. A ses yeux, il s'agissait d'un "incubateur" de projets terroristes et non d'un simple lieu de discussion, comme le soutenait la défense.

Celle-ci assurait de son côté que les propos de l'accusé étaient certes hyperviolents, mais qu'il n'avait jamais eu l'intention de passer à l'acte. Elle souhaitait que son client puisse purger une partie de sa peine en Suisse.

Arrêté il y a trois ans

L'information avait été révélée par la RTS. L'Yverdonnois d'origine bosnienne a été arrêté il y a trois ans alors qu'il se rendait en France. Durant cette opération anti-terroriste franco-suisse, d'autres individus ont été interpelés en région parisienne ainsi que dans le département des Alpes-Maritimes.

Pendant des mois, les sept hommes radicalisés ont parlé sur une messagerie cryptée d'attentats et de comment réaliser de tels projets. Le Vaudois livre ses réflexions sur des modes opératoires et des cibles d’attentat, il sélectionne les personnes les plus déterminées à passer à l’acte, il répartit les rôles et propose de fournir des armes.

En parallèle, toujours selon l’accusation, il se montre violent avec sa femme, ses voisins, il s’initie au tir et teste des explosifs. Mardi, lors de son audition devant la cour, le Suisse avait exprimé des regrets et demandé aux juges de lui "laisser une chance".

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USA - Les émeutiers cherchaient à "capturer et assassiner" des élus

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Jacob Chansley (qui tient le drapeau américain ci-dessus) est un partisan de QAnon, cette mouvance complotiste d'extrême-droite qui a vu l'intrusion dans le Capitole comme un triomphe (© KEYSTONE/AP/Manuel Balce Ceneta)

Les partisans du président Donald Trump cherchaient à "capturer et assassiner des élus" durant l'assaut contre le Capitole à Washington la semaine dernière. C'est ce qu'indiquent des procureurs américains dans des documents judiciaires.

Un dossier déposé par le ministère de la Justice devant un tribunal demande le maintien en détention de Jacob Chansley, ce conspirationniste QAnon photographié torse nu en tenue de chaman à cornes durant l'émeute dans le bureau du vice-président Mike Pence.

"Des preuves solides, dont les propres paroles et actions de Chansley au Capitole, montrent que le dessein des émeutiers du Capitole était de capturer et assassiner des élus du gouvernement des Etats-Unis", écrivent les procureurs à propos de l'assaut du 6 janvier.

Selon eux, M. Chansley, 33 ans, a laissé une note à l'attention de M. Pence sur l'estrade du Sénat où le vice-président s'était tenu quelques minutes plus tôt, sur laquelle était écrit: "Ce n'est qu'une question de temps, la justice arrive".

Poursuites engagées

Durant la journée de chaos au coeur de la démocratie américaine, des élus ont dû se terrer car ils craignaient pour leur vie et au moins cinq personnes, dont un policier, ont été tuées. Les autorités ont engagé des poursuites contre des émeutiers, dont un homme qui a brandi le drapeau confédéré dans le Capitole, un autre homme qui portait un sweat-shirt "Camp Auschwitz" et un champion olympique de natation.

M. Chansley doit comparaître vendredi devant le tribunal. Selon le ministère public, c'est un usager régulier de drogue et il a probablement des problèmes mentaux. "Chansley a parlé ouvertement de sa croyance qu'il est un extraterrestre, une entité supérieure, et qu'il est ici sur Terre pour s'élever vers une autre réalité", indique le dossier.

Les procureurs demandent qu'il soit maintenu en détention à cause de "risques élevés de fuite et du danger qu'il représente pour la communauté". M. Chansley est un partisan de QAnon, cette mouvance complotiste d'extrême-droite qui a vu l'intrusion dans le Capitole comme un triomphe.

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Bruxelles favorable à un "certificat de vaccination" européen

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Ursula von der Leyen s'est exprimée dans un entretien accordé à plusieurs médias portugais avant sa visite à Lisbonne vendredi. (© KEYSTONE/AP/Stephanie Lecocq)

La Commission européenne est favorable à un certificat de vaccination contre le coronavirus. Celui-ci devrait être "mutuellement reconnu", a indiqué sa présidente, Ursula von der Leyen.

"C'est un impératif médical d'avoir un certificat de vaccination. C'est pour cette raison que je me réjouis de l'initiative du Premier ministre grec (Kyriakos Mitsotakis, ndlr) pour un certificat de vaccination mutuellement reconnu", a-t-elle déclaré dans un entretien accordé à plusieurs médias portugais avant sa visite à Lisbonne vendredi.

"Si cela donne priorité ou accès à certains biens, c'est une décision politique et juridique qui doit être discutée au niveau européen", a-t-elle ajouté, alors que les Vingt-Sept tiendront jeudi prochain un nouveau sommet sur leur coordination face à la crise sanitaire.

Le chef du gouvernement grec avait appelé mardi l'Union européenne à adopter un certificat "standardisé" de vaccination pour donner un coup de pouce à l'industrie du tourisme, terrassée par la pandémie du coronavirus.

"Il est urgent d'élaborer un accord commun sur la création d'un certificat de vaccination qui sera accepté par tous les pays membres", avait écrit M. Mitsotakis, soulignant qu'"un certificat standardisé sera la preuve qu'une personne a été vaccinée avec succès".

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Séisme meurtrier en Indonésie

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Plusieurs bâtiments se sont effondrés après le séisme, dont un hôpital, selon les autorités indonésiennes. ( © KEYSTONE/EPA/BASARNAS/HANDOUT)

Au moins 42 personnes ont été tuées vendredi par un fort séisme sur l'île de Célèbes en Indonésie. Les secours fouillent actuellement les décombres de bâtiments effondrés, dont un hôpital, dans l'espoir de trouver des survivants.

Le tremblement de terre de magnitude 6,2 survenu dans la nuit a fait plusieurs centaines de blessés et déclenché la panique chez les habitants de l'Ouest de l'île de Célèbes, qui ont déjà subi en 2018 un désastre majeur.

Trente-quatre corps ont été retrouvés jusqu'à présent dans des immeubles effondrés à Mamuju, selon les autorités. Huit autres personnes sont mortes à Majene, une autre localité de la région de Mamuju.

"Nous ne savons pas combien d'autres ont disparu", a déclaré Arianto, un responsable local des secours à Mamuju. "Il y a encore des gens emprisonnés sous les décombres".

A Mamuju, ville de quelque 110'000 habitants la plus affectée de la région, les sauveteurs recherchaient plus d'une dizaine de patients et personnels médicaux portés disparus sous les ruines d'un hôpital. "L'hôpital est détruit. Il s'est effondré", a dit Arianto.

Routes "éclatées"

Au moins un hôtel s'est partiellement effondré et les bureaux du gouverneur local ont subi de gros dommages, selon les sauveteurs.

Le tremblement de terre de magnitude 6,2, selon l'Institut américain de géophysique, s'est produit vendredi à 02h18 locales (jeudi 19h18 GMT). L'épicentre du séisme a été localisé à 36 km au sud de Mamuju, à une profondeur relativement faible de 18 km, a précisé l'Institut américain de géophysique (USGS).

Des images de la région montrent des habitants en train de fuir en moto et en voiture en passant à côté de toits en tôle effondrés et d'immeubles endommagés.

"Les routes sont éclatées, et plusieurs bâtiments se sont effondrés", a indiqué Hendra, 28 ans, habitant à Mamuju. "La secousse était très forte (...) j'ai été réveillé et j'ai fui avec ma femme".

Risque de répliques

Hanafi, un homme de 47 ans vivant dans la ville voisine de Majene, a subi de gros dégâts chez lui. "Le mur de ma maison s'est effondré. Le réfrigérateur et l'armoire se sont écroulés sur le sol".

L'agence de météorologie et géophysique a mis en garde contre la possibilité de nouvelles secousses et demande aux habitants d'éviter le bord de mer à cause du risque de tsunami.

"Les répliques pourraient être autant ou plus fortes que ce matin", a indiqué Dwikorita Karnawati, la responsable de l'agence.

Cet avertissement a ajouté à l'inquiétude des habitants.

Tout le monde "panique parce que les autorités nous ont prévenus qu'il pouvait y avoir des répliques qui provoquent un tsunami", a indiqué à l'AFP Zulkifli Pagessa qui habite la ville.

Des glissements de terrain ont suivi le séisme, coupant l'accès à l'une des principales routes de la province et l'aéroport local de Mamuju a aussi été endommagé.

Aide médicale

La Croix Rouge indonésienne a envoyé de l'aide médicale et des équipes pour travailler avec les sauveteurs.

"Notre première priorité est de rechercher des survivants et de soigner les blessés", a indiqué Sudirman Said, secrétaire général de la Croix Rouge locale.

L'archipel indonésien se trouve sur la "ceinture de feu" du Pacifique, une zone de forte activité sismique.

La région de Palu, sur l'île de Célèbes, avait été déjà frappée en septembre 2018 par un très fort tremblement de terre de magnitude 7,5 suivi d'un tsunami dévastateur.

Cette catastrophe avait fait plus de 4300 morts et disparus et au moins 170'000 déplacés.

Un autre séisme dévastateur de magnitude 9,1 avait frappé au large des côtes de Sumatra en 2004, entraînant un tsunami qui avait tué 220'000 personnes dans la région, dont environ 170'000 en Indonésie.

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L'Italie adopte une rallonge budgétaire de 32 milliards d'euros

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Le secteur du tourisme est à l'arrêt depuis des mois en Italie (Image d'illustration © KEYSTONE/EPA ANSA/ANDREA MEROLA)

Le gouvernement italien a adopté jeudi soir en conseil des ministres une rallonge budgétaire de 32 milliards d'euros. Cette enveloppe doit permettre de faire face aux effets dévastateurs de la pandémie de coronavirus sur l'économie et soutenir ménages et entreprises.

Cette mesure intervient alors que l'avenir du gouvernement du Premier ministre Giuseppe Conte est incertain, après la décision mercredi de Matteo Renzi de retirer son parti de la coalition au pouvoir, privée du coup de majorité au Parlement. Or, ce projet rectificatif de finances doit être adopté par les députés et sénateurs.

Grâce à cette rallonge, le gouvernement entend adopter des mesures visant à "soutenir davantage les opérateurs économiques, les secteurs productifs et les citoyens les plus touchés par les effets de la pandémie de Covid-19", indique-t-il dans un communiqué.

Soutenir les entreprises

Cette rallonge s'ajoute aux plus de 100 milliards d'euros déjà mobilisés par l'Italie l'an dernier pour relancer les secteurs économiques mis à l'arrêt pendant les périodes de confinement, dont la restauration et le tourisme, et indemniser le chômage partiel.

Ces nouveaux fonds sont prévus pour "protéger la main-d'oeuvre" et soutenir "le secteur de la santé et les entreprises afin d'accélérer et renforcer la reprise de l'activité économique", souligne le communiqué.

Le choc de la pandémie sur la troisième économie de la zone euro est rude. L'an dernier, l'Italie a subi sa pire récession depuis la Deuxième Guerre mondiale, avec un plongeon de 9% du PIB attendu.

Avec 208,6 milliards d'euros de subventions et prêts, Rome hérite de la plus grosse part du méga-plan de relance de 750 milliards d'euros adopté à l'été 2020 par les dirigeants européens. L'Italie a adopté dans la nuit de mardi à mercredi la mouture nationale de ce plan, d'un montant de 222,9 milliards (un montant incluant de précédents fonds européens non encore dépensés), qu'elle doit soumettre d'ici le 30 avril à Bruxelles.

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