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Économie

La planète n'a jamais consommé autant de charbon

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Le charbon continue à faire tourner le monde. (© KEYSTONE/AP/MICHAEL PROBST)

La planète qui n'a jamais eu aussi chaud qu'en 2023 n'a jamais consommé autant de charbon: la demande mondiale a atteint 8,53 milliards de tonnes cette année, un record historique, indique vendredi l'Agence internationale de l'énergie (AIE).

Alors que l'observatoire européen Copernicus estimait début novembre "avec une quasi-certitude" que les températures moyennes sur la planète dépasseraient cette année le record annuel établi en 2016, l'AIE a établi que les tonnes de charbon consommées dans le monde cette année dépasseraient le record précédent datant de 2022.

La combustion du charbon pour produire de l'énergie ou dans l'industrie émet dans l'atmosphère une large part du CO2 responsable du réchauffement de la planète.

C'est en Asie que l'appétit de charbon est le plus important: selon l'AIE, cette année, la consommation en Chine aura fait un bond de 220 millions de tonnes (+4,9%) par rapport à 2022, celle de l'Inde aura progressé de 98 millions de tonnes (+8%), et celle de l'Indonésie de 23 millions de tonnes supplémentaires (+11%).

Inconnue russe

En revanche, la consommation s'est fortement ralentie en Europe (baisse de 107 millions de tonnes, -23%), et aux Etats-Unis (baisse de 95 millions de tonnes, -21%), en raison essentiellement de la mutation des centrales électriques qui abandonnent progressivement le charbon pour sauver le climat, et de la faiblesse de l'activité industrielle.

L'AIE avoue sa difficulté à émettre des prévisions pour la Russie, quatrième consommateur mondial de charbon, en raison de la guerre en Ukraine. Les prévisions pour l'Ukraine sont aussi "incertaines", indique l'Agence.

"A partir de 2024", la consommation mondiale devrait engager une tendance à la décrue, estime toutefois l'AIE dans ses prévisions publiées au surlendemain de la clôture de la 28e réunion internationale de l'ONU sur le climat à Dubaï, qui a demandé un abandon progressif des énergies fossiles dont le charbon fait partie, pour lutter contre le réchauffement.

"Pic" du charbon en 2023

L'AIE compte notamment sur une augmentation très importante des énergies renouvelables (éoliennes, solaire) sur la planète pour "pousser la consommation mondiale de charbon sur une trajectoire descendante". La consommation de "charbon devrait atteindre son pic en 2023" estime l'Agence.

Au delà de l'utilisation du charbon pour alimenter des centrales électriques, la consommation ne devrait pas faiblir dans ses utilisations industrielles comme les cimenteries.

Paradoxe, dans le cas de l'Indonésie, c'est l'extraction et le raffinage du nickel, en plein boom pour alimenter les marchés des batteries automobiles de la transition énergétique, qui favorise la consommation de charbon dans les procédés miniers.

La Chine reste néanmoins de loin le plus gros joueur sur l'échiquier du charbon, avec plus de la moitié de la consommation mondiale (54%) à elle toute seule.

"Plus de 60%" du charbon utilisé en Chine sert à produire de l'électricité, et le pays continue à construire des centrales à charbon (52 GW de nouveaux projets ont été approuvés en 2023).

Mais l'AIE s'attend à un tournant en 2023 si le pays ne subit pas trop de vagues de froid (ou de chaud) qui influencent l'utilisation des centrales.

Moteur indien

Selon l'agence la consommation chinoise de charbon pour la production d'électricité devrait baisser de 175 millions de tonnes sur la période 2024-26, à 2,8 milliards de tonnes.

Du coup, c'est l'Inde qui va devenir "moteur" pour la pression à la hausse sur la demande mondiale de charbon jusqu'en 2026, souligne l'Agence.

Dans l'Union Européenne, la multiplication des énergies renouvelables favorise le recul du charbon. En Allemagne, les centrales à lignite et celles au charbon devraient fortement réduire d'ici 2025, au fur et à mesure du déploiement des centrales solaires ou éoliennes qui n'émettent quasiment pas de CO2.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Économie

Argentine: l'affaire de la monnaie $LIBRA revient hanter Milei

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Les nouvelles révélations de presse sont accusatrices pour le chef de l'Etat Javier Milei (archives). (© KEYSTONE/FR172124 AP/KENA BETANCUR)

L'affaire d'une monnaie numérique que le président argentin Javier Milei avait promue sur le réseau social X en 2025 revient hanter l'exécutif argentin, après de nouvelles révélations de presse. Des députés veulent réactiver une enquête parlementaire.

En février 2025, Javier Milei avait relayé sur X un projet de cryptomonnaie, la $LIBRA, avant de se rétracter quelques heures plus tard. Entretemps la monnaie avait bondi puis s'était effondrée.

Selon les travaux d'une commission d'enquête parlementaire, plus de 114'000 portefeuilles virtuels avaient subi des pertes dans l'opération, 500 d'entre eux pour plus de 100'000 dollars américains, tandis qu'à l'inverse 36 ont gagné plus d'un million chacun.

Cette commission, présidée par l'opposition, a conclu dans son rapport en novembre à une "escroquerie présumée". Mais son pouvoir étant limité, elle avait demandé au Parlement d'évaluer si M. Milei avait commis "un manquement".

Le président Milei s'est toujours défendu d'avoir "promu" la cryptomonnaie, plaidant qu'en tant que "techno-optimiste", il avait voulu donner de la visibilité à un projet susceptible de financer des PME argentines du secteur de la technologie. Il s'était ensuite rétracté, réalisant n'être "pas au courant des détails".

Cinq millions de dollars

Mais ce week-end, le quotidien La Nacion a publié des extraits de messages présumés entre un entrepreneur lobbyiste des monnaies numériques, connu de M. Milei, et un promoteur américain de la $LIBRA.

Selon la presse, une expertise du téléphone de ce lobbyiste, Mauricio Novelli, indiquerait que certains des échanges porteraient sur un "accord" présumé pour un soutien de M. Milei au projet de $LIBRA, moyennant une somme de 5 millions de dollars.

Enfin, l'expertise aurait révélé des échanges téléphoniques entre Mauricio Novelli, Javier Milei et sa soeur Karina, secrétaire générale de la présidence, dans les heures précédant le lancement de la $LIBRA. Ces échanges n'ont, pour l'heure, pas été confirmés de source judiciaire.

"Mafia médiatique", a laconiquement commenté sur X Javier Milei. Mais pour le président de l'ex-commission parlementaire Maximiliano Ferraro, les dernières révélations attestent "une trame de coordination directe entre les opérateurs du monde de la cryptomonnaie, des opérateurs très marginaux, et le cercle proche du président". Il n'y a "rien d'improvisé ni d'accidentel" de sa part, estime-t-il.

La commission avait remis en novembre ses conclusions à la justice pour alimenter l'enquête pénale en cours sur l'affaire. Mais lundi, le député Ferraro a indiqué à la presse vouloir déposer plainte contre le procureur enquêteur pour "obstruction" et "possible dissimulation".

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Économie

Le retour du double nom est acté

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Le ministre de la justice et police Beat Jans soutient ce changement. (© KEYSTONE/PETER SCHNEIDER)

Les couples mariés pourront à nouveau porter un double nom de famille. Le Conseil des Etats s'est finalement rallié au National sur les derniers points.

Les deux Chambres étaient d'accord sur le principe: toutes les possibilités devaient être ouvertes, avec ou sans trait-d'union et dans l'ordre souhaité. Mais la vision divergeait sur le principe du "nom de famille".

La semaine passée, la Chambre du peuple a fait un pas vers la Chambre des cantons. Le choix est en principe fait individuellement, mais les époux peuvent choisir un nom de famille préalablement au choix de la combinaison.

Ce compromis laisse toutes les possibilités ouvertes. Et il a convaincu le Conseil des Etats lundi. Il a également cédé sur le nom de célibataire qui sera aboli.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Économie

Hausse en février du nombre de nuitées hôtelières

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La période des vacances de ski semble avoir souri aux hôtliers, selon les premières bribes de données distillées par l'OFS. (archive (© KEYSTONE/ANTHONY ANEX)

Le secteur hôtelier suisse a enregistré en février une progression de 2,1% du nombre de nuitées en comparaison annuelle.

Fréquentations des hôtes autochtones et des visiteurs étrangers ont contribué dans des proportions identiques à cette évolution, selon des chiffres "expérimentaux" publiés sur une base mensuelle lundi par l'Office fédéral de la statistique (OFS).

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Économie

Les aspirants locataires confrontés à la pire pénurie depuis 2014

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La gentrification progresse au coeur des grandes agglomérations, repoussant en périphérie les ménages les moins aisés. (archive) (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

La situation sur le marché suisse du logement reste tendue et les candidats à la location sont confrontés à la pire pénurie depuis 2014, constate lundi l'Office fédéral du logement dans un relevé annuel.

S'appuyant sur l'évolution des dernières années, l'OFL doute en outre d'un rééquilibrage de l'offre et de la demande dès l'année en cours.

"L'amélioration de la situation pour les personnes à la recherche d'un logement dépend essentiellement de la croissance du nombre de ménages. Or celle-ci devrait se situer en 2026 dans une fourchette similaire à celle de l'année précédente," expliquent les experts fédéraux.

Le phénomène complique la recherche de logements abordables pour les ménages à revenus faibles ou moyens notamment, aussi bien en milieux urbains que dans les zones de montagne. Sont cités comme critiques les régions de Zurich, Genève, Lucerne, Zoug, Saint-Moritz, Coire ou encore Interlaken Zweisimmen.

Les ménages établis de longue date dans leur foyer en revanche ont bénéficié d'un effet stabilisateur de la baisse des coûts de financement sur les loyers des baux en cours, qui s'est également répercutée sur les coûts d'utilisation.

L'accès à la propriété du logement de son côté demeure limité. Seules quelques régions réservent encore cette possibilité aux ménages de la classe moyenne inférieure. Et ceux de la classe moyenne supérieure se heurtent aux limites de leurs capacités financières dans les zones de l'Arc lémanique, en région zurichoise ou encore à Bâle-Campagne.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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