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La publication des résultats de la présidentielle commence en RDC

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Les observateurs du Centre Carter ont évalué "négativement" le déroulement du vote dans 21 des 109 bureaux de vote qu'ils ont visités, "avec de graves irrégularités observées dans plusieurs d'entre eux". Ici à Kinshasa. (© KEYSTONE/AP/Mosa'ab Elshamy)

La publication des résultats de la présidentielle en République démocratique du Congo a commencé vendredi soir avec le vote de la diaspora. Une annonce non représentative au vu du nombre de votants, après des élections organisées dans une grande confusion.

Pour la première fois, des Congolais de l'étranger ont pu voter dans cinq pays tests (Afrique du Sud, Belgique, Canada, Etats-Unis, France). Le nombre d'électeurs inscrits dans ces pays était d'environ 13'000, sur un total de près de 44 millions.

Le président sortant, Félix Tshisekedi, y réalise des scores tournant autour de 80% des voix, selon les premières annonces de la commission électorale (Céni). La diffusion des résultats provisoires pour les 26 provinces de la RDC aura lieu dans les prochains jours.

L'opposition dénonce des "irrégularités"

Félix Tshisekedi, au pouvoir depuis début 2019, brigue un second mandat face à 18 autres candidats, dont plusieurs poids lourds de l'opposition qui ont dénoncé le "chaos" et les "irrégularités" ayant entaché selon eux ces élections générales (présidentielle, législatives, provinciales et locales).

Le vote, prévu le 20, a été prolongé d'au moins un jour en raison de multiples problèmes logistiques. Il était officiellement clos jeudi soir, mais vendredi à la mi-journée, des informations faisaient encore état d'opérations électorales en cours dans certaines zones reculées du pays de 2,3 millions de km2, aux infrastructures très limitées.

C'était par exemple le cas de la localité de Kilembwe, dans le territoire de Fizi, dans la province orientale du Sud-Kivu, où le matériel de vote n'est arrivé que tardivement jeudi. "Au plus tard à 15h00, tout doit être terminé", a assuré à l'AFP l'administrateur du territoire, Sammy Kalonji.

Selon un responsable de la Céni, "au moins 97%" des quelque 75'000 bureaux de vote prévus sur l'ensemble du territoire ont pu ouvrir. Dans un pays "à dimension continentale" tel que la RDC, "atteindre ce score, c'est déjà un miracle", a-t-il estimé.

Vote évalué "négativement"

Plusieurs missions d'observation avaient été déployées pour ces élections. Celle de l'Union africaine a estimé dans une "déclaration préliminaire" qu'elles s'étaient "déroulées dans une atmosphère relativement calme avec des défis logistiques majeurs".

Les observateurs du Centre Carter ont quant à eux évalué "négativement" le déroulement du vote dans 21 des 109 bureaux de vote qu'ils ont visités, "avec de graves irrégularités observées dans plusieurs d'entre eux".

Le gouvernement avait reconnu au soir du premier jour de vote "le retard constaté dans l'ouverture de certains bureaux". Mais il avait félicité le peuple congolais pour sa "mobilisation" et la Céni pour sa "détermination" à organiser, au jour prévu de longue date, des élections qui se sont selon lui "globalement" bien déroulées.

Plus de 100'000 candidats

Plus de 100'000 candidats étaient sur les rangs pour le quadruple scrutin.

Parmi les adversaires de Félix Tshisekedi figurent Moïse Katumbi, riche homme d'affaires et ancien gouverneur de la région minière du Katanga (sud-est), Martin Fayulu, qui affirme que le président sortant lui a volé la victoire à l'élection de 2018, ou encore Denis Mukwege, prix Nobel de la paix 2018 pour son action auprès des femmes victimes de viols de guerre.

Suspicieux dès le départ, tous ont appelé leurs militants à surveiller de près le dépouillement et l'affichage des résultats.

Tensions redoutées

Des tensions sont redoutées à l'annonce du vainqueur de la présidentielle, dans un pays à l'histoire politique agitée et souvent violente, au sous-sol immensément riche en minerais mais à la population majoritairement pauvre.

Dans un message sur X (ex-Twitter), l'ambassade des Etats-Unis à Kinshasa a "exhorté tous les dirigeants politiques à continuer de faire preuve de retenue et à résoudre les différends de manière pacifique".

La campagne électorale a aussi été empoisonnée par la situation sécuritaire dans l'est du pays, qui connaît un pic de tension depuis deux ans avec la résurgence de la rébellion du M23, soutenue par le Rwanda. Après dix jours d'accalmie, des combats faisaient rage vendredi au nord-ouest de Goma, capitale provinciale du Nord-Kivu.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

L'armée russe affronte des "forces agressives" soutenues par l'Otan

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Moscou a réduit la pompe des célébrations: pour la première fois en près de vingt ans, il n'y a pas eu pas de matériel militaire sur la place Rouge, ni de corps de cadets et des écoles militaires. (© KEYSTONE/EPA/MAXIM SHIPENKOV)

Le président russe Vladimir Poutine a affirmé samedi que son armée affrontait en Ukraine des forces "agressives" soutenues par l'Otan, lors d'un discours sur la place Rouge pour de modestes commémorations du 9-mai 1945 au premier jour d'une trêve acceptée par Kiev.

Ce défilé, marqué par l'absence d'équipements militaires et qui n'a duré que 45 minutes, a été conforté in extremis par l'entrée en vigueur d'une trêve de trois jours annoncée la veille par Donald Trump.

Des menaces d'attaques de drones ukrainiens pour perturber les cérémonies marquant la victoire soviétique contre l'Allemagne nazie, fêtée le 9 mai en Russie, et de frappes russes en représailles contre le centre de Kiev avaient plané les jours précédents.

"Le grand exploit de la génération victorieuse (contre Adolf Hitler, ndlr) inspire aujourd'hui les soldats qui mènent l'opération militaire spéciale (en Ukraine). Ils font face à une force agressive armée et soutenue par l'ensemble du bloc de l'Otan", a déclaré M. Poutine, depuis la tribune.

"Je suis fermement convaincu que notre cause est juste. Nous sommes ensemble. La victoire fut nôtre et elle le sera pour toujours", a-t-il ajouté, avant que ne retentisse l'hymne de la Russie.

Le dirigeant russe s'est exprimé devant plusieurs centaines de soldats se tenant sur la grande place de Moscou. Des militaires de l'armée nord-coréenne, qui a aidé Moscou à chasser au printemps 2025 des troupes ukrainiennes de la région de Koursk, ont participé aux commémorations, selon la télévision russe.

Court défilé

Ce défilé qui a débuté à 10h00 locales et s'est terminé à 10h45 s'est déroulé sous haute sécurité.

L'internet mobile ne fonctionne pas dans le centre de Moscou et les rues de la capitale sont presque toutes désertes, ont constaté des journalistes de l'AFP.

Ces commémorations sont un important évènement permettant à Vladimir Poutine, au pouvoir depuis 26 ans, de mobiliser la mémoire de la victoire soviétique et de rallier la population russe derrière la campagne militaire en Ukraine. Mais elles apparaissaient cette année menacées par les attaques incessantes de drones ukrainiens sur le territoire russe.

Après deux tentatives de trêves, ukrainienne puis russe, non respectées cette semaine, le président américain a annoncé vendredi soir un cessez-le-feu de trois jours entre l'Ukraine et la Russie à partir de samedi.

"Espérons que ce soit le début de la fin d'une guerre très longue, meurtrière et difficile", a écrit le président américain sur sa plateforme Truth Social, précisant que le cessez-le-feu serait accompagné d'un "échange de prisonniers de 1000 détenus de chaque pays".

Juste après la publication du message de Donald Trump, le président ukrainien a accepté le cessez-le-feu de trois jours et ordonné à l'armée de ne pas attaquer le défilé prévu sur la place Rouge.

Moscou a aussi confirmé avoir accepté la trêve et l'échange de prisonniers.

"La place Rouge est moins importante pour nous que la vie des prisonniers ukrainiens qui peuvent être rapatriés", a déclaré le président ukrainien.

Pompe des célébrations réduite

Moscou a réduit la pompe des célébrations: pour la première fois en près de vingt ans, il n'y a pas eu pas de matériel militaire sur la place Rouge, ni de corps de cadets et des écoles militaires.

Le nombre de dignitaires étrangers a également diminué.

Seuls les dirigeants du Bélarus, de la Malaisie et du Laos et le Premier ministre slovaque Robert Fico se sont déplacés à Moscou, outre ceux des deux républiques séparatistes géorgiennes soutenues par Moscou et non reconnues par l'ONU, selon le Kremlin.

Moscou avait déjà décrété de son côté une trêve les 8 et 9 mai pour les commémorations, mais l'Ukraine comme la Russie avaient poursuivi leurs attaques de drones après cette annonce unilatérale.

Donald Trump a assuré que l'issue de la guerre était "de plus en plus proche", alors que les discussions ont repris cette semaine entre négociateurs ukrainiens et américains en Floride (sud-est).

Ces pourparlers étaient passés au second plan depuis le début de la guerre au Moyen-Orient. Vendredi, Volodymyr Zelensky a dit espérer la venue en Ukraine des négociateurs américains dans les prochaines semaines.

L'offensive russe à grande échelle sur l'Ukraine lancée en 2022 et entrée dans sa cinquième année a fait des centaines de milliers de morts. C'est le conflit le plus sanglant en Europe depuis la Seconde Guerre mondiale.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Iran: une nappe de pétrole détectée dans le Golfe

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Cette image satellite de l'Agence spatiale européenne montre la nappe de pétrole, mercredi 6 mai. (© KEYSTONE/AP)

Une nappe de pétrole a été détectée dans le Golfe au large de l'île iranienne de Kharg, principal terminal pétrolier du pays, selon des images satellites diffusées vendredi par l'observatoire CEOBS.

Selon cet organisme basé au Royaume-Uni, il s'agit d'une des plus vastes nappes de pétrole repérées dans le Golfe depuis le début de l'offensive israélo-américaine contre l'Iran le 28 février dernier.

L'origine de cette marée noire n'est pas connue, a ajouté le CEOBS (Conflict and Environment Observatory) sur le réseau X.

Selon le quotidien américain, la nappe s'étendait jeudi sur plus de 50 km2, au vu d'images satellite analysées par le cabinet spécialisé Orbital EOS, qui précise que "plus de 3000 barils de pétrole" pourraient se trouver en mer.

L'île de Kharg, située dans le nord du Golfe, est le principal terminal pétrolier iranien, par lequel transite en temps normal 90% du brut de la République islamique.

Fin mars, le président américain, Donald Trump, avait menacé "d'anéantir" l'île de Kharg si l'Iran ne rouvrait pas le détroit d'Ormuz à la navigation.

Des centaines de navires, dont des pétroliers, sont coincés dans le Golfe à la suite de ce blocage, doublé par un blocus américain des ports iraniens.

Selon le CEOBS, la nappe de pétrole dérive vers le sud et "il semble peu probable qu'elle soit traitée de manière appropriée".

L'île de Kharg est une petite bande de terre broussailleuse située à environ 30 km des côtes iraniennes et à plus de 500 km du détroit d'Ormuz.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Football

Dortmund valide sa deuxième place

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Kobel et le BVB sont assurés de terminer au 2e rang de la Bundesliga (© KEYSTONE/EPA/FRIEDEMANN VOGEL)

Le Borussia Dortmund de Gregor Kobel, déjà assuré de disputer la prochaine Ligue des champions, a validé vendredi sa deuxième place derrière l'intouchable Bayern Munich.

Le BVB a battu l'Eintracht Francfort d'Aurèle Amenda (3-2) en ouverture de la 33e journée.

Cueillis à froid par les visiteurs sur un but de Can Uzun (2e), les joueurs de Niko Kovac ont tout renversé en fin de première période grâce à Serhou Guirassy (42e) et Nico Schlotterbeck (46e). Après un troisième but signé Samuele Inacio d'une superbe reprise de volée à bout portant (72e), le club de la Ruhr s'est fait peur en laissant revenir son adversaire par l'entrant Jonathan Burkardt (87e).

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Waltert échoue, Masarova passe au 3e tour

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Simona Waltert a manqué de peu l'exploit au 2e tour à Rome (© KEYSTONE/EPA/ALI HAIDER)

Simona Waltert (WTA 91) n'est pas passée loin de l'exploit vendredi au 2e tour du WTA 1000 de Rome. La Grisonne s'est inclinée 6-7 (9/11) 6-4 6-4 devant l'Américaine Hailey Baptiste (WTA 25).

Issue des qualifications sur la terre battue du Foro Italico, Simona Waltert a fait jeu égal avec une joueuse qui avait sorti successivement la St-Galloise Belinda Bencic (WTA 12) puis le no 1 mondial Aryna Sabalenka à Madrid deux semaines plus tôt. Elle a manqué le coche dans la manche décisive face à l'Américaine.

Simona Waltert, qui avait écarté quatre balles de premier set avant de conclure la manche initiale sur sa quatrième opportunité, a pourtant mené 4-1 dans le dernier set. Mais Hailey Baptiste a su élever le curseur pour renverser la table en s'adjugeant les cinq derniers jeux d'un match qui a duré près de trois heures.

Rebeka Masarova (WTA 160), qui était elle aussi parvenue à sortir des qualifications dans la Ville éternelle, est en revanche parvenue à enchaîner un quatrième succès consécutif. Elle s'est imposée 4-6 6-4 6-4 devant la gauchère canadienne Leylah Fernandez (WTA 23), qui restait sur un quart de finale à Madrid.

La Bâloise est revenue de loin dans cette partie, elle qui s'est retrouvée menée 6-4 4-2. Cette victoire probante, sa deuxième de l'année face à une top 30, lui permettra de gagner une trentaine de places dans la hiérarchie et de défier la 5e joueuse mondiale Jessica Pegula dimanche au 3e tour.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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