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Économie

La Fed relève ses taux et s'attend à une croissance quasi-nulle

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La Réserve fédérale américaine "anticipe que des hausses supplémentaires seront nécessaires", face à une inflation toujours élevée et difficile à maîtriser (archives). (© KEYSTONE/EPA/JIM LO SCALZO)

La banque centrale américaine (Fed) a donné un nouveau fort tour de vis à sa politique monétaire mercredi, face à une inflation toujours bien trop forte. Elle a averti qu'il lui faudrait resserrer encore, ce qui sera douloureux pour les ménages.

La puissante Réserve fédérale américaine a relevé de trois quarts de point de pourcentage son principal taux directeur, qui s'établit désormais dans une fourchette de 3,00 à 3,25%.

C'est la troisième fois d'affilée que le comité de politique monétaire (FOMC), organe de décision de la Fed, procède à une hausse de cette ampleur. Elle avait commencé en mars par un relèvement habituel d'un quart de point, avant une hausse d'un demi-point en mai. Et le mouvement devrait continuer en 2022, jusqu'à faire monter le taux directeur d'encore un point de pourcentage.

Car la Fed est "fermement résolue à ramener l'inflation à 2% et le restera jusqu'à ce que le travail soit fait", a martelé son président, Jerome Powell, mercredi lors d'une conférence de presse. Il a même alerté sur les risques qui pourraient être posés par "un assouplissement prématuré de la politique" monétaire.

Desserrer la pression

Relever le taux directeur fait augmenter les taux d'intérêt des divers prêts aux particuliers et professionnels, afin de faire ralentir l'activité économique, et donc de desserrer la pression sur les prix.

"Nous devons réaligner l'offre et la demande. Et notre moyen pour le faire est de ralentir l'économie", a ainsi expliqué Jerome Powell.

Les taux des prêts immobiliers, par exemple, ont ainsi grimpé depuis le début de l'année. Ils viennent de dépasser les 6% pour un prêt sur 30 ans, pour la première fois depuis 2008. Cela fait baisser les ventes dans ce secteur qui avait affiché une bonne santé insolente depuis le début de la pandémie de coronavirus.

Pas de moyen "indolore" face à l'inflation

Mais ramener l'inflation dans les clous ne sera pas indolore, a encore prévenu le président de l'institution. "Si nous voulons retrouver une période de marché du travail très solide, nous devons laisser l'inflation derrière nous. J'aimerais qu'il existe un moyen indolore de le faire mais ce n'est pas le cas", a expliqué M. Powell.

Ainsi, la Fed, qui a également actualisé ses prévisions pour l'économie américaine, prévoit désormais une croissance du PIB quasi-nulle en 2022 (+0,2%), quand elle tablait, en juin, sur +1,7%. Elle la voit rebondir ensuite à 1,2% en 2023, moins fort cependant que la croissance de 1,7% qu'elle attendait en juin pour l'année prochaine.

Les prévisions d'inflation, en revanche, restent proches de ce qui était attendu en juin: 5,4% en 2022 (contre 5,2%) pour l'inflation, selon l'indice PCE, avant de fortement ralentir en 2023, à 2,8% (contre 2,6% précédemment).

La Fed privilégie cet indice d'inflation, qui s'est établi à 6,3% sur un an en juillet selon le plus récent chiffre disponible, à l'indice CPI, qui fait référence pour l'indexation des retraites notamment. Celui-ci a certes ralenti en août aux Etats-Unis, grâce à la baisse des prix de l'essence, mais, à 8,3% sur un an en août, a montré une pression toujours très forte sur les prix, avec une inflation généralisée.

Petite hausse du chômage

Mais ce ralentissement volontaire de l'économie est très délicat, car un trop grand coup de frein peut faire basculer les Etats-Unis dans la récession qui, d'ores et déjà, plane sur l'ensemble de l'économie mondiale. L'excellente santé du marché du travail offre à la Fed des marges pour agir de façon agressive.

Le taux de chômage actuel est l'un des plus bas des 50 dernières années et il n'y a pas assez de travailleurs pour occuper tous les postes vacants. Le taux de chômage, aujourd'hui à 3,7%, devrait très légèrement augmenter sous l'effet de la hausse des taux, à 3,8% en 2022, proche des 3,7% précédemment attendus, avant d'atteindre 4,4% en 2023 (contre 3,9% anticipés en juin).

La Fed l'a martelé: la lutte contre l'inflation est sa priorité. La laisser s'ancrer impliquerait des mesures encore plus douloureuses pour les ménages et entreprises, comme ce fut le cas il y a 40 ans, après des années de flambée des prix frôlant parfois les 15%.

La banque centrale américaine, comme ses homologues partout dans le monde, tente de juguler une inflation provoquée par les perturbations de la chaîne d'approvisionnement liées au Covid-19, et exacerbée par la hausse des prix de l'énergie et de l'alimentation avec la guerre en Ukraine.

Elles sont nombreuses à se réunir cette semaine, notamment, jeudi, la banque d'Angleterre (BoE) et celle du Japon (BoJ). Mardi, la banque de Suède, la Riksbank, avait créé la surprise avec une hausse inédite d'un point. Début septembre, la Banque centrale européenne (BCE) avait relevé ses taux de trois quarts de point de pourcentage, du jamais-vu.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Économie

France: l'activité du secteur privé a reculé en mai

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En France, l'activité dans les services, notamment, a souffert, enregistrant sa plus forte contraction depuis novembre 2020. (archive) (© KEYSTONE/AP/CHRISTOPHE ENA)

L'activité du secteur privé en France a enregistré en mai sa plus forte contraction depuis janvier 2025. Elle notamment été fragilisée par le regain d'inflation, selon l'indice PMI composite publié mercredi par l'agence de notation S&P Global.

L'indice mesurant l'activité est tombé en mai à 44,9, son plus bas niveau depuis janvier 2024, contre 47,6 en avril. Un indice inférieur à 50 signale une baisse de l'activité en comparaison avec le mois précédent. La nouvelle estimation est bien meilleure que l'indice "flash" qui s'était établi à 43,5.

Ainsi, "le volume global des nouvelles affaires a fortement diminué", tandis que "le taux de contraction de l'emploi a atteint son plus haut niveau depuis 15 mois", détaille S&P Global dans son communiqué. L'activité dans les services, notamment, a souffert, enregistrant sa plus forte contraction depuis novembre 2020. L'indice est ainsi tombé en mai à 44,3, contre 46,5 en avril, reflétant "les fortes tensions sur les coûts et un affaiblissement de la demande clients".

"Certaines entreprises interrogées ont également évoqué un allongement des processus de décision ainsi que la réticence des clients à démarrer de nouveaux projets", est-il précisé. Les nouvelles affaires à l'export ont même enregistré en mai l'un de leurs plus forts replis depuis 2014 (depuis que les données sont disponibles). Les prestataires de services français ont "réduit leurs effectifs afin notamment de limiter les coûts dans un contexte de fortes tensions inflationnistes", relève encore S&P Global.

"Le secteur des services français, déjà fragilisé avant le déclenchement de la guerre au Moyen-Orient, a enregistré une forte dégradation de ses performances en mai", a commenté Joe Hayes, économiste à S&P Global Market Intelligence, précisant que les indices mesurant l'activité et les nouvelles affaires "ont affiché des niveaux conformes à une récession du secteur dans les mois à venir".

"Le climat géopolitique très incertain entrave les prises de décision, tandis que les pressions croissantes sur les prix érodent le pouvoir d'achat. Dans un tel contexte, il est difficile d'envisager une relance de l'économie française, la probabilité d'une contraction du PIB au deuxième trimestre ne faisant au contraire qu'augmenter", a-t-il alerté. L'activité manufacturière s'est également contractée en mai, pour la première fois depuis novembre, tombant à 49,7 contre 52,8 en avril, avait indiqué lundi S&P Global.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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Economiesuisse prévoit une croissance modérée du PIB

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Le PIB réel de la Suisse devrait croître de 1,0% en 2026 et de 1,2% en 2027, estime mercredi dans un communiqué la Fédération suisse des entreprises (archive) (© KEYSTONE/ANTHONY ANEX)

Les incertitudes géopolitiques freinent la croissance en Suisse. Pour cette raison, l'organisation faîtière economiesuisse attend une progression modérée du produit intérieur brut (PIB) en 2026 et en 2027.

Le PIB réel de la Suisse devrait croître de 1,0% en 2026 et de 1,2% en 2027, estime mercredi dans un communiqué la Fédération suisse des entreprises. Affectée par les conflits internationaux en Ukraine et au Moyen-Orient, qui font grimper les coûts des transports et de l'énergie, l'économie suisse continue de croître en deçà de son potentiel, commente la faîtière.

Comparée au reste du monde, la Suisse devrait connaître une inflation nettement plus faible. Economiesuisse table sur un renchérissement de 0,8% cette année.

Le chômage quant à lui n'augmentera que légèrement. Economiesuisse prévoit un taux de chômage de 3,1% en 2026 et de 3,2% en 2027.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Économie

L'OCDE continue de tabler sur une croissance modérée en Suisse

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En Suisse, le poids de l'énergie dans le panier de l'indice des prix à la consommation est parmi les plus faibles au sein de l'OCDE. (archive) (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

Portée par la demande intérieure, l'économie helvétique ne devrait pas trop souffrir cette année du poids de la hausse des prix de l'énergie et de l'environnement extérieur incertain, anticipe l'OCDE.

L'organisme révise en légère baisse son attente de croissance du PIB de la Suisse en 2026. Une embellie est attendue dès 2027, à la faveur d'un rebond des exportations, les principaux partenaires commerciaux se remettant du choc d'approvisionnement énergétique.

Le produit intérieur brut (PIB) réel, non corrigé des événements sportifs, devrait ainsi progresser de 1,1% en 2026, puis de 1,5% l'année suivante, indique l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) dans son rapport publié mardi. L'institution ne révise qu'à la marge son anticipation de décembre dernier pour 2026, la hausse des prix de l'énergie consécutive à la guerre contre l'Iran déclenchée fin février par le président américain Donald Trump étant compensée par la vigueur du franc. Si le renchérissement du pétrole et du gaz pèse sur la demande extérieure, affectant les exportations, l'économie suisse reste soutenue par son marché intérieur.

La dépendance de la Suisse à l'égard des importations en provenance du Moyen-Orient et le poids de l'énergie dans le panier de l'indice des prix à la consommation sont parmi les plus faibles au sein de l'OCDE, en raison de la faible intensité énergétique de l'économie helvétique, qui limite son exposition directe aux perturbations des échanges, observe l'organisation. La plupart des exportations vers les États-Unis sont désormais assujetties à un taux de droits de douane de 10%, similaire à celui appliqué aux concurrents de la Suisse, et des négociations bilatérales sur un accord commercial plus pérenne sont toujours en cours.

Les perspectives s'amélioreront en 2027, à mesure que les principaux partenaires commerciaux se remettront du choc d'approvisionnement énergétique et que les exportations rebondiront. L'inflation globale devrait augmenter à court terme sous l'effet de la hausse des prix de l'énergie, tout en restant dans la fourchette de 0 à 2%, jugée par la Banque nationale suisse (BNS) comme compatible avec la stabilité des prix. Les risques sont orientés de manière prédominante à la baisse, car le choc énergétique et les perturbations des chaînes d'approvisionnement mondiales pourraient durer plus longtemps que prévu. De nouveaux droits de douane ne peuvent être exclus, y compris sur les produits pharmaceutiques, moteur des exportations helvétiques, avertit l'OCDE.

Une reprise plus rapide en Europe ainsi que chez d'autres partenaires commerciaux pourrait renforcer encore la croissance l'an prochain.

Face à l'appréciation rapide du franc suisse, reflet notamment de son statut de valeur refuge, et pour empêcher les prix à la consommation de baisser en dessous de la fourchette de stabilité des prix comprise entre 0 et 2%, la BNS maintient depuis juin 2025 son taux directeur inchangé à 0%. Selon l'OCDE, qui anticipe une inflation de 0,7% tant en 2026 qu'en 2027, l'institut d'émission ne devrait plus apporter de changement à sa politique monétaire cette année.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Économie

La fonction publique en grève et dans la rue à Genève

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Plusieurs entités de la fonction publique étaient largement représentées parmi les grévistes et manifestants à Genève. (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

"Du fric, du fric pour les services publics". La fonction publique et le personnel subventionné est en grève contre les coupes budgétaires prévues à Genève. Mardi soir, environ 900 manifestants ont défilé.

"Grève, grève, c'est ça la solution"ou encore "pas d'austérité", scandaient les participants. "Allez chercher des économies ailleurs. Ne punissez pas les travailleurs", affichait une pancarte.

Les rangs étaient alimentés par une nuée bigarrée allant d'employés de l'Hospice général à ceux de l'Office médico-pédagogique (OMP) déjà en grève jeudi dernier et qui ont renommé leur entité en "Office du mépris professionnel". "C'est toute la société genevoise qui est touchée par les coupes budgétaires", résumait une manifestante active dans la santé, dénonçant les diminutions d'impôts successives.

La fonction publique est mobilisée depuis novembre dernier face aux mesures d'économies prévue dans le projet de budget 2026 bis, qui doit encore être débattu au Grand Conseil. Les syndicats et le personnel de l'Etat dénoncent notamment le blocage des annuités pour 2026 ainsi que le gel de l'indexation.

La présentation d'un catalogue de mesures d'économies par un groupe d'experts mandaté par le Conseil d'Etat les inquiètent également. Ce rapport Zuin, du nom de l'ancien président de la Cour des comptes, était largement épinglé sur les pancartes parmi les manifestants, alors que le gouvernement doit encore se prononcer.

Dernière revendication en date, les grévistes déplorent un projet de loi qui sera soumis aux députés jeudi et qui prévoit une augmentation des cotisations à la Caisse de prévoyance de l'Etat de Genève (CPEG). De quoi aboutir jusqu'à 12% de diminution du salaire net actuel, affirme le cartel intersyndical.

La grève a été annoncée pour trois jours. Après le défilé de mardi soir, un rassemblement est prévu mercredi, avant une nouvelle manifestation jeudi.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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