International
La solidarité avec l'Ukraine se manifeste dans la rue
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Marches aux flambeaux ou simples défilés de rue: outre la Suisse où les mobilisations se révèlent particulièrement fortes, les manifestations de solidarité avec l'Ukraine se multiplient à travers le monde, de l'Argentine à la Géorgie en passant par l'Italie.
La Suisse a été samedi un épicentre des manifestations contre l'invasion russe, avec de fortes manifestations à Genève et à Berne.
Dans la capitale fédérale, 10'000 à 20'000 manifestants se sont retrouvés à l'appel de divers mouvements et partis, sous le slogan "Paix pour l'Ukraine et toute l'Europe", dans un rassemblement qui a débuté à midi sur la Schützenmatte, non loin de la gare. Le gel immédiat de fonds russes en Suisse a notamment été exigé.
A Genève, près d'un millier de personnes se sont réunies en face du siège principal en Europe des Nations unies, réclamant des mesures fortes contre la Russie. La Place des Nations était noire de monde, et des slogans ont été scandés en français, anglais, ukrainien, comme "Poutine assassin !", "Libérez l'Ukraine !", "Non à l'agression !", "Pas de business avec la Russie !".
A Marseille, Montpellier,Grenoble, Bordeaux, Paris notamment, quelques centaines de personnes ont défilé aux cris de "Stop War, stop Poutine" ou "Nato, act" (L'otan, agissez).
A Strasbourg, plusieurs milliers de manifestants (3100 officiellement) ont défilé dans cette ville qui abrite le siège du Conseil de l'Europe pour réclamer la fin de l'invasion de l'Ukraine.
Les participants brandissaient drapeaux ukrainiens et pancartes proclamant "Poutine killer" ("Poutine tueur"), "Stop à la guerre", "Ukraine souveraine" ou encore "Ukraine aujourd'hui. Et demain?"
A Rome et Helsinki aussi
Samedi en fin de matinée à Rome, un rassemblement à l'appel de syndicats et d'associations a ainsi réuni plus d'un millier de personnes, parfois venues en famille, autour d'un podium orné de l'inscription : "Contre la guerre". Les manifestants brandissaient des pancartes : "Faites l'amour, pas la guerre", "Nous voulons la paix"...
La veille au soir déjà, des milliers de personnes avaient tenu une marche aux flambeaux jusqu'au Colisée.
"Poutine, assassin!", "Bannissez la Russie de Swift", pouvait-on lire sur des banderoles. Des pancartes montraient le président russe Vladimir Poutine avec une main maculée de sang sur le visage, ou le comparant à Hitler avec la mention: "Savez-vous reconnaitre l'histoire quand elle se répète ?"
Plusieurs milliers de personnes se sont aussi réunies samedi à Helsinki. "La Russie dehors, à bas Poutine", ont notamment crié des manifestants.
L'Ukraine saigne
Mais c'est en Géorgie, ex-République soviétique, que la mobilisation a été particulièrement importante vendredi soir: près de 30'000 personnes ont défilé à Tbilissi, en agitant des drapeaux ukrainiens et géorgiens et en chantant les hymnes des deux pays.
La guerre, qui selon Kiev a déjà tué au moins 198 civils, a provoqué un sentiment de déjà-vu dans ce pays, victime lui aussi d'une invasion russe dévastatrice en 2008.
"Nous avons de la compassion pour les Ukrainiens, peut-être plus que d'autres pays, parce que nous avons connu l'agression barbare de la Russie sur notre sol", a confié à l'AFP Niko Tvauri, un chauffeur de taxi de 32 ans.
"Le monde entier doit résister à Poutine qui veut rétablir l'Union soviétique", a déclaré une enseignante de français, Meri Tordia, 55 ans. "L'Ukraine saigne, le monde regarde et parle de sanctions qui ne peuvent pas arrêter Poutine", a-t-elle ajouté en pleurant.
À Athènes, vendredi soir, devant l'ambassade de Russie, plus de 2000 personnes se sont réunies à l'appel du parti communiste grec et du parti de la gauche radicale Syriza. Traditionnellement prorusses, ces partis ont dénoncé "l'invasion de l'Ukraine par la Russie" et une "guerre impérialiste à l'encontre d'un peuple".
"La colère"
Ces manifestations de solidarité ne se cantonnent pas à l'Europe : à Montréal, au Canada, des dizaines de personnes n'ont ainsi pas hésité vendredi après-midi à affronter une tempête de neige pour protester sous les fenêtres du consulat général de Russie.
"Poutine, ôte tes mains de l'Ukraine", ont-ils scandé en choeur. "Je suis contre cette guerre", a affirmé à l'AFP Elena Lelièvre, une ingénieure russe de 37 ans. "J'espère que c'est le début de la fin de ce régime".
Les cheveux dissimulés sous un bonnet vert, Ivan Puhachov, un étudiant en informatique à l'Université de Montréal, s'est dit "terrifié" par la situation, plaidant pour l'envoi d'équipements militaires supplémentaires dans son pays, où vit sa famille.
Certains manifestants tenaient un portrait de Vladimir Poutine recouvert d'une main ensanglantée, d'autres portaient des drapeaux ukrainiens qui flottaient dans le vent. Ces derniers jours, d'autres manifestations ont également été organisées à Halifax, Winnipeg, Vancouver ou encore Toronto.
En Argentine, près de 2000 personnes, dont des immigrés ukrainiens et Argentins descendants d'Ukrainiens, ont manifesté vendredi à Buenos Aires, demandant face à l'ambassade russe "le retrait inconditionnel" des troupes de "l'assassin" Poutine.
Taipei, Curitiba (Brésil), New York et Washington ont également été le théâtre de manifestations.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
International
Marc Marquez, grand favori de la nouvelle saison
Qui peut battre Marc Marquez ? C'est la question que tout le monde se pose avant le début de la saison 2026 de MotoGP, ce week-end en Thaïlande.
Tenant du titre, l'hégémonique Espagnol semble intouchable au guidon de sa Ducati.
Après avoir rejoint son ancien grand rival italien Valentino Rossi avec un septième titre mondial dans la catégorie reine à l'automne dernier, le Catalan de 33 ans vise cette année une huitième couronne planétaire qui lui permettrait d'égaler le légendaire recordman Giacomo Agostini.
Avec des motos proches de celles de 2025 et en attendant la nouvelle règlementation en 2027 qui réduira la cylindrée des machines, personne ne semble en mesure d'empêcher "MM93" de réaliser cet exploit.
Bezzecchi en embuscade
Les tests d'avant-saison ont semblé montrer une Ducati meilleure que la saison passée. Ses adversaires pourraient donc avoir encore plus de mal à aller chercher Marc Marquez, couronné champion 2025 alors même qu'il a raté les quatre derniers Grands Prix en raison d'une blessure à l'épaule droite.
Bien qu'il ait chuté plusieurs fois le week-end dernier lors des deux derniers jours d'essais sur le circuit de Buriram, où la saison débutera vendredi, Marc Marquez, qui était diminué par un virus, s'est montré confiant.
"Je suis tombé plusieurs fois mais le problème ne venait pas de la moto, c'est plutôt un manque de concentration car je ne me sentais pas très bien. La moto me semble bonne. On a du potentiel. L'objectif est de se battre pour le titre", a souligné le septuple champion du monde de MotoGP.
Celui-ci semble en tout cas remis de sa blessure à l'épaule, après sa chute début octobre au Grand Prix d'Indonésie.
L'Italien Marco Bezzecchi, troisième du championnat l'an dernier et vainqueur de trois Grands Prix, semble le mieux placé pour embêter Marc Marquez, au guidon d'une Aprilia qui semble en nets progrès.
"J'essaie toujours d'avoir des attentes peu élevées. On ne sait pas si la moto est meilleure que celle de l'année dernière. Il est clair que l'on semble avoir des améliorations, mais il est trop tôt pour porter un jugement", a commenté modestement l'Italien.
Valse des transferts
Alex Marquez (Ducati-Gresini), petit frère de Marc et vice-champion du monde en 2025, pourra s'appuyer sur ses superbes performances récentes pour se mêler aussi à la bagarre.
"Cette année je suis mieux préparé au fait de me battre. J'ai plus d'expérience avec les premiers pour être dans le coup. Je suis confiant, je pense qu'on va pouvoir faire une bonne année une nouvelle fois", a expliqué le cadet des frères Marquez.
Cette saison sera aussi marquée par une valse des transferts quasiment sans précédent puisque presque aucun pilote n'a encore de contrat pour 2027, hormis Bezzecchi, qui a prolongé avec Aprilia.
Marc Marquez devrait rapidement en faire de même avec Ducati, qui pourrait accueillir le jeune Espagnol Pedro Acosta, actuellement chez KTM, alors que l'Italien Francesco Bagnaia rejoindrait Aprilia.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
International
Odermatt pour reprendre sa marche en avant
Privé de titre olympique à Bormio, Marco Odermatt entend reprendre sa marche en avant en Coupe du monde ce week-end. Une descente, samedi, et un super-G, dimanche, figurent au menu à Garmisch.
Marco Odermatt a l'occasion de prendre le large tant au classement de la descente qu'à celui du super-G. Dans la discipline-reine, le Nidwaldien compte 115 points d'avance sur son dauphin, le triple champion olympique Franjo von Allmen, alors que trois courses restent à disputer dans la spécialité.
Le petit globe devrait se jouer entre Odermatt, trois fois vainqueur cette saison, et von Allmen, qui a gagné deux descentes cet hiver. Troisième de la Coupe du monde, l'Italien Dominik Paris accuse déjà plus de 200 points de retard, son compatriote Giovanni Franzoni (4e) pointant à 286 longueurs.
Les hommes n'ont plus disputé de descente à Garmisch-Partenkirchen depuis février 2021, et c'est Dominik Paris qui s'était alors imposé devant le Bernois Beat Feuz. Huitième de cette course, Marco Odermatt a pour sa part gagné le dernier super-G disputé dans la station bavaroise, fin janvier 2024.
En lice quant à elles à Soldeu, les dames disputent samedi le premier des deux super-G prévus en Andorre. L'Italienne Sofia Goggia occupe la tête du classement de la discipline avec une marge de 60 unités sur sa plus proche poursuivante Alice Robinson. La Valaisanne Malorie Blanc, lauréate du dernier super-G disputé avant les JO (à Crans-Montana), est 5e à 137 points de la leader.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
International
Argentine: réforme de flexibilisation du travail adoptée
Le Sénat argentin, après la chambre des députés, a définitivement adopté vendredi soir une réforme de flexibilisation du travail chère aux yeux du président ultralibéral Javier Milei, un texte clivant et aux effets incertains sur l'emploi.
La loi dite de "modernisation du travail" - de "précarisation" rétorquent les syndicats - facilite les licenciements, réduit le barème d'indemnités, autorise l'extension de la journée de travail à 12 heures, limite de facto le droit de grève en élargissant les services dits "essentiels" et autorise le fractionnement des congés.
"HISTORIQUE. Nous avons modernisé le droit du travail", s'est réjoui sur X Javier Milei.
Cette victoire pour le dirigeant libertarien dans son élan de dérégulation intervient après des semaines de tractations parlementaires et de manifestations parfois émaillées de violences, et à deux jours de son discours annuel au Parlement, dimanche, qui va lancer politiquement sa troisième année de mandat.
"Cette loi va démanteler l'un des plus grands mensonges de l'histoire du droit du travail argentin: l'idée que détruire des emplois, c'est défendre des droits", a déclaré la sénatrice Patricia Bullrich, membre du parti au pouvoir La Libertad Avanza.
"Mettez-vous bien cela dans la tête, il n'y a pas d'emploi sans investissement, sans entreprises", a-t-elle affirmé dans l'hémicycle, assurant que "la prévisibilité" et "des règles claires" favoriseront la création de nouvelles entreprises.
Prochaine étape judiciaire
Les syndicats ont prévu de contester en justice dès lundi cette loi qu'ils jugent "régressive".
"Ce qu'il nous reste, c'est interpeller le pouvoir judiciaire pour qu'il constate l'inconstitutionnalité de cette loi", a déclaré le cosecrétaire général de la grande centrale syndicale CGT Jorge Sola, en annonçant aussi une nouvelle manifestation lundi.
Les mobilisations et la grève générale du 19 février "n'ont pas suffi" à convaincre les parlementaires de voter contre la réforme, s'est-il lamenté.
"Ils vont disposer de notre temps avec ces vacances fragmentées, cette 'banque d'heures' (au lieu d'heures supplémentaires payées à fort taux, NDLR), c'est un désastre", a déploré auprès de l'AFP Vanessa Paszkiewicz, enseignante de 45 ans, parmi une poignée de manifestants rassemblés vendredi devant le Parlement sous des pancartes telles "Non à l'esclavage!"
Pas d'embauches prévues
Quelques concessions de l'exécutif, comme celles sur les contributions patronales à la couverture santé ou les indemnités pour arrêt maladie, ont fini par assurer au texte un soutien parlementaire au-delà du seul parti libertarien miléiste.
Si le patronat, à l'instar du président de l'Union industrielle (UIA) Martin Rappallini, salue un texte qui combat la judiciarisation du monde du travail, un "problème structurel dissuasif" selon lui, il met aussi en garde: "la création d'emplois dépend de nombreux facteurs et ne se résout pas uniquement par une loi", souligne-t-il.
De fait, un rapport de l'Institut de la statistique (Indec) sur l'humeur des entreprises suggère que la réforme n'aura guère d'effet sur l'emploi à court terme.
Dans l'industrie, 80% des entreprises disent n'avoir aucun projet d'embauche dans les trois mois à venir, et 15% prévoient même une diminution d'effectifs.
Ce qui alarme le plus les entreprises, appuie l'enquête, c'est la demande intérieure insuffisante, résultat d'un pouvoir d'achat en berne et d'une consommation anémiée. C'est le revers de la médaille de l'austérité budgétaire de Milei qui lui a permis de dompter l'inflation, ramenée en deux ans de 150% à 32% en interannuel.
Annoncé mardi, le rebond de la croissance en 2025 (+4,4%), venu après la contraction de 2024 (-1,8%), ne dit pas autre chose. L'économie a été tirée par le secteur agraire (+32%), les mines, les services financiers, mais l'industrie (-3,9%) et le commerce (-1,3%) sont sinistrés.
Près de 300'000 emplois ont été perdus, secteurs public et privé confondus, en deux ans de présidence Milei.
Du coup les Argentins eux-mêmes sont très partagés quant au bien-fondé de la réforme du travail. Selon un récent sondage, 48,6% l'approuvent, 45,2% y sont opposés.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
Économie
Bolivie: au moins 20 morts dans un crash aérien
Au moins 20 personnes ont été tuées vendredi dans le crash sur l'aéroport d'El Alto, près de La Paz, d'un avion militaire bolivien qui transportait des billets de banque ce qui a déclenché une ruée de riverains pour tenter de récupérer l'argent éparpillé.
Le crash de l'avion de transport C-130 Hercules sur une route après son atterrissage manqué a fait au moins 20 morts, a déclaré à la presse, sur les lieux de l'accident, le chef de la division des homicides de la police, le colonel René Tambo.
Au moins 28 blessés ont été pris en charge, avait signalé plus tôt le ministère de la Santé.
Les hôpitaux de la ville ont lancé une campagne de don du sang pour venir en aide aux blessés.
L'autorité de navigation aérienne et des aéroports boliviens (NAABOL), a indiqué dans un communiqué qu'un "aéronef de la Force aérienne bolivienne C-130", en provenance de la ville de Santa Cruz (est), a provoqué un accident à l'"aéroport international d'El Alto", le deuxième plus important de Bolivie, dont les opérations ont été suspendues temporairement.
Des morceaux du fuselage détruit du C-130 Hercules de l'armée de l'air bolivienne gisaient dans une rue d'El Alto, entourés de voitures également gravement endommagées, selon des images prises sur place par l'AFP.
Le président Rodrigo Paz a exprimé toute sa solidarité et ses condoléances aux familles des personnes décédées et blessées. "C'est un jour de grande douleur ", a déclaré le chef de l'Etat sur le réseau social X.
Pillages
"Il tombait une forte grêle et il y avait des éclairs", a raconté à l'AFP Cristina Choque, une vendeuse de 60 ans, affirmant que sa voiture avait été percutée par un pneu de l'appareil et que sa fille a une blessure à la tête.
La femme et sa famille sont restées à l'intérieur du véhicule accidenté par crainte d'être détroussées par la foule.
L'avion, en provenance de Santa Cruz (est), transportait des billets émis par la Banque centrale qui se sont éparpillés au sol, obligeant la police à intervenir avec des gaz lacrymogènes pour écarter la foule qui tentait d'en récupérer, selon des images de télévision.
Un groupe a même tenté avec insistance d'accéder aux cargaisons qui se trouvaient à l'intérieur de l'appareil, mais sans succès, ont constaté des journalistes de l'AFP.
"L'argent transporté dans l'aéronef accidenté ne porte ni numérotation ni série officielle et est, par conséquent, dépourvu de valeur légale et d'un quelconque pouvoir d'achat. Sa collecte, sa possession ou son utilisation constituent une infraction", a prévenu le ministère de la Défense dans un communiqué.
L'institution a indiqué que les causes de l'accident étaient encore inconnues, et a annoncé la création d'une commission d'enquête chargée de les déterminer.
Les caisses contenant les billets de banque ont été brûlées pendant la nuit sur place à la demande des autorités.
Le parquet de La Paz a par ailleurs dénoncé des pillages de commerces dans la zone par des personnes profitant du chaos ambiant et "il y a eu 12 interpellations", a déclaré le procureur Luis Carlos Torres à la presse.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
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