Rejoignez-nous

International

Le Bangladesh reprend le transfert de réfugiés rohingyas

Publié

,

le

Le Bangladesh abrite un million de réfugiés rohingyas dans les camps du continent (archives). (© KEYSTONE/EPA/MONIRUL ALAM)

Le Bangladesh a repris le transfert de Rohingyas vers l'île de Bhashan Char. Les organisations humanitaires jugent pourtant la destination peu sûre, inondable et battue par tous les cyclones.

"Des navires de la marine transporteront 2000 Rohingyas sur l'île jeudi", a déclaré Moozzem Hossain, commissaire adjoint aux réfugiés du pays. Il a affirmé que toutes les relocalisations étaient volontaires. Cependant, plusieurs réfugiés ont déclaré à l'AFP avoir été obligés de s'y installer.

"Nous ne voulons pas aller à Bhashan Char", a confié par téléphone à l'AFP une rohingya, sous couvert d'anonymat. Selon elle, un responsable de la communauté rohingya dans les camps a ajouté son nom à une liste de volontaires, sans son consentement. "Si je vais à Bhashan Char, je ne pourrai pas retourner en Birmanie", a-t-elle expliqué.

Un million de réfugiés

Près de 20'000 membres de la minorité apatride ayant fui une répression militaire brutale en Birmanie en 2017, se réfugiant au Bangladesh, ont déjà été relogés sur l'île controversée. Le Bangladesh, qui abrite un million de réfugiés rohingyas dans les camps du continent, souhaite en déplacer 100'000 à terme.

Mais des centaines de réfugiés déjà relocalisés ont depuis fui l'île pour des villes côtières où ils ont été arrêtés. Des dizaines de personnes sont mortes en août dans le naufrage d'un bateau de pêche qui les ramenait sur le continent.

Le mois dernier, l'agence des Nations unies pour les réfugiés a signé un accord avec les autorités du Bangladesh pour fournir aide et protection à la population rohingya de l'île.

Environ 850'000 Rohingyas sont entassés dans des camps le long de la frontière entre le Bangladesh et le Birmanie. La plupart ont fui en 2017 une sanglante répression de l'armée birmane qui, selon l'ONU, pourrait constituer un génocide.

Ile au milieu des cyclones

Le Bangladesh félicité pour avoir accueilli ce flux de réfugiés peine à leur offrir des foyers permanents. Bhashan Char se trouve à 60 kilomètres du Bangladesh continental, au coeur de l'estuaire de la Meghna, région soumise à de puissants cyclones ayant tué environ un million de personnes ces cinquante dernières années.

Human Rights Watch (HRW) a exhorté le Bangladesh à suspendre toute nouvelle relocalisation jusqu'à ce que la liberté de mouvement des réfugiés soit garantie.

Selon HWR mardi, les dirigeants rohingyas sont contraints de persuader les gens de partir pour Bhashan Char, notamment en leur confisquant leurs documents d'identité. "L'accord conclu en octobre par le Bangladesh avec l'ONU ne constitue pas un blanc-seing pour relocaliser de force les réfugiés rohingyas", a rappelé Bill Frelick, directeur des droits des réfugiés et des migrants à HRW.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

Continuer la lecture
Cliquez pour commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

International

La Bosnie Herzégovine vote par temps de frictions ethniques

Publié

le

Les électeurs ont commencé à participer dimanche matin à un scrutin complexe. (© KEYSTONE/AP/Armin Durgut)

Les Bosniens votent dimanche aux élections générales dans un pays en pleine crise politique. Il est déchiré par des divisions ethniques croissantes qui mettent en danger son intégrité.

Entre menaces sécessionnistes des Serbes orthodoxes, frustrations des Croates catholiques qui ne veulent plus cohabiter avec les Bosniaques musulmans et rêves "d'Etat citoyen" d'une grande partie de ces derniers, beaucoup craignent de nouvelles turbulences après le scrutin.

Le pays est divisé entre une entité serbe, la Republika Srpska (RS), et une fédération croato-musulmane, reliées par un faible pouvoir central souvent paralysé. Ce système est hérité des accords conclus en 1995 à Dayton (Etats-Unis) et qui ont mis fin à la guerre dans laquelle 100'000 personnes ont été tuées.

Les électeurs ont commencé à participer dimanche matin à un scrutin complexe pour désigner les trois membres de la présidence collégiale de la Bosnie, les députés du Parlement central et ceux des deux entités ainsi que, en Republika Srpska, la présidence.

Surenchère nationaliste

"Je n'espère rien, je vote car c'est la seule chose que je puisse faire en tant qu'individu", a déclaré à l'AFP une économiste de 57 ans en votant à Sarajevo.

Dans les trois communautés, des chefs qui occupent depuis longtemps le devant de la scène se livrent à la surenchère nationaliste pour se maintenir au pouvoir pendant que tous ceux qui le peuvent choisissent l'exil face à l'absence de perspectives tant politiques qu'économiques.

Un demi-million de personnes ont quitté le pays depuis le dernier recensement de 2013, quand il comptait 3,5 millions d'habitants, selon les estimations de l'Union pour un retour durable, une ONG locale.

Incompétence et népotisme

"On donne la priorité aux gens incompétents, enclins à la corruption au sein des partis qui ont instauré des relations de clientélisme", déplore Sara Djogic, étudiante en philosophie de 21 ans à Sarajevo-Est, qui fait partie de la RS. "Ils ne cessent de conduire vers l'abîme la Republika Srpska et toute la Bosnie-Herzégovine"

Le népotisme favorise le statu quo, jugent de nombreux observateurs. D'après l'analyste Zarko Papic, un million de personnes dépendent d'une façon ou d'une autre du secteur public (250'000 employés et leur familles) et constituent "un bassin d'électeurs pour les partis au pouvoir".

Milorad Dodik, l'indéboulonnable chef politique des Serbes de Bosnie et représentant serbe sortant de la présidence collégiale, brigue cette fois ci la présidence de la RS. Le nationaliste de 63 ans a multiplié ces derniers mois les menaces sécessionnistes qui lui ont valu des sanctions de Washington et de Londres, tout en répétant à l'envi que le Bosnie était un pays "raté".

Certains analystes parient sur une victoire de ce grand admirateur du président russe Vladimir Poutine même si sa principale rivale, Jelena Trivic, universitaire de 39 ans, assure le contraire. Elle aussi joue sur la corde nationaliste mais promet de pourfendre la kleptocratie instaurée selon elle par Milorad Dodik. "Notre vengeance s'exercera au moyen de la loi", a-t-elle affirmé.

Rhétorique incendiaire

Dans la communauté bosniaque, Bakir Izetbegovic, chef du principal parti, le SDA nationaliste, n'est pas en reste dans la rhétorique incendiaire pour briguer un troisième mandat au fauteuil musulman de la présidence tripartite.

Fils du premier président de la Bosnie indépendante, il fait face à un candidat soutenu par onze partis d'opposition. Denis Becirovic, professeur d'histoire de 46 ans, milite pour une Bosnie "pro-européenne et unie".

De leur côté, les Croates, qui ont menacé pendant des mois de boycotter le scrutin, sont mécontents de devoir partager une fédération avec les Bosniaques.

Changement de système

Tous les partis croates réclament une entité propre ou du moins une modification des règles électorales. Celles-ci permettent aux Bosniaques largement majoritaires démographiquement au sein de l'entité commune d'élire de fait le membre croate à la présidence collégiale.

Le co-président croate sortant, Zeljko Komsic, porte-drapeau d'un Etat "citoyen" considéré comme "illégitime" par une grande partie de sa communauté, affrontera Borjana Kristo, candidate du HDZ nationaliste. En cas de victoire du premier, certains craignent de nouveaux tumultes et blocages institutionnels.

Les bureaux ferment à 19h00 suisses. En l'absence de sondages sortie des urnes, des résultats préliminaires ne sont pas attendus avant tard dans la nuit.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

Continuer la lecture

Football

Xherdan Shaqiri ménagé

Publié

le

Xherdan Shaqiri: tout pour la Coupe du monde. (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Xherdan Shaqiri n'a pas disputé l'avant-dernier match de la saison de Chicago. Le Fire s'est imposé 3-2 à Cincinnati sans le Bâlois, auteur de 7 buts et 11 assists lors de cet exercice.

Selon le coach du Fire, Ezra Hendrickson, Xherdan Shaqiri a été ménagé dans l'optique de la prochaine Coupe du monde. "Le but est que Xherdan aborde la Coupe du monde dans les meilleures dispositions", explique-t-il. Après ses deux matches avec l'équipe de Suisse, l'enchaînement était jugé trop risqué pour le Bâlois. Eliminé de la course aux play-off pour la cinquième année consécutive, le Fire recevra New York City dimanche prochain pour son ultime rencontre de la saison.

Après ce match contre New York, les joueurs ne seront pas laissés dans la nature. Des entraînements sont prévus pendant les trois semaines qui suivront. Xherdan Shaqiri pourrait donc rester à Chicago jusqu'à la fin du mois avant de revenir en Suisse.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

Climat

L'ouragan Ian a causé la mort de 44 personnes en Floride

Publié

le

Le nombre officiel de morts a presque doublé. (© KEYSTONE/AP/Gerald Herbert)

L'ouragan Ian a causé la mort de 44 personnes en Floride, dans le sud des Etats-Unis, selon le nouveau bilan communiqué samedi soir par les autorités. Le précédent bilan officiel faisait état de 25 décès.

"Il y a désormais 44 décès attribués à l'ouragan Ian", a indiqué le service de la médecine légale de Floride.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

Continuer la lecture

Football

Au moins 129 morts après un mouvement de foule dans un stade

Publié

le

Deux policiers sont morts lors de ces "émeutes". (© KEYSTONE/AP/Yudha Prabowo)

L'Indonésie s'est réveillée dimanche endeuillée par l'une des pires tragédies jamais survenues dans un stade. Au moins 129 personnes sont mortes dans un mouvement de foule quand des milliers de fans ont envahi un terrain de foot et ont été aspergés de gaz lacrymogène.

Le drame s'est déroulé samedi soir dans la ville de Malang, à l'est de l'île de Java. Il a aussi fait quelque 180 blessées dans cet archipel où les rivalités entre supporters virent souvent à la catastrophe.

Des supporters de l'équipe du Arema FC ont pénétré sur le terrain du stade Kanjuruhan, dans la ville de Malang (est), après la défaite de leur équipe 3-2 contre celle de Persebaya Surabaya. C'était la première fois en plus de 20 ans que l'Arema FC perdait face à sa grande rivale.

Grandes quantités de gaz lacrymogènes

La police, qui a qualifié cet incident d'"émeutes", a tenté de persuader les fans de regagner les gradins et a tiré des gaz lacrymogènes après la mort de deux policiers. De nombreuses victimes ont été piétinées mortellement.

Des survivants ont décrit des spectateurs pris de panique, bloqués par la foule, quand la police a lancé des gaz lacrymogènes. Des images capturées à l'intérieur du stade montrent une énorme quantité de gaz lacrymogène et des personnes s'agrippant aux barrières, tentant de s'échapper. D'autres portaient des spectateurs blessés, se frayant un chemin à travers le chaos.

"Il n'y avait rien, pas d'émeutes. Je ne sais pas ce qui s'est passé, ils ont soudainement envoyé du gaz lacrymogène", a raconté à l'AFP Doni, un spectateur de 43 ans, qui n'a pas voulu donner son nom de famille. "Ce qui m'a choqué c'est qu'ils n'ont pas pensé aux femmes et aux enfants?"

Enquête exigée

Le président indonésien Joko Widodo a ordonné dimanche "une évaluation complète des matchs de football et des procédures de sécurité", après cet incident. Il a demandé à l'Association nationale du football de suspendre tous les matchs jusqu'à des "améliorations de la sécurité".

"Je regrette profondément cette tragédie et espère que cette tragédie liée au football sera la dernière dans notre pas", a-t-il déclaré dans un discours télévisé.

Le directeur d'un hôpital a indiqué sur une chaîne de télévision locale qu'une des victimes n'avait que cinq ans. Le stade contenait 42'000 personnes et était au complet selon les autorités. Quelque 3000 d'entre eux ont envahi le terrain en signe de colère après le match.

Désolation

Un spectacle désolant devant le stade témoignait dimanche matin des agitations de la veille: des véhicules calcinés, dont un camion de police, jonchaient les rues. La police a fait été de 13 véhicules brûlés.

Le gouvernement indonésien a présenté ses excuses. "C'est un incident regrettable qui blesse notre football à un moment où les supporters peuvent assister à un match dans un stade" après une longue interruption pendant la pandémie de Covid-19, a déclaré le ministre des Sports et de la Jeunesse Zainudin Amali.

Mea culpa aussi du côté de l'Association de Football d'Indonésie (PSSI), qui a suspendu tous les matches prévus cette semaine.

Affrontements mortels

La violence des supporters est un problème en Indonésie, où les rivalités de longue date se sont transformées en affrontements mortels.

Certains matches - le plus important étant derby entre Persija Jakarta et Persib Bandung - sont si tendus que les joueurs des équipes de haut niveau doivent s'y rendre sous haute protection. Les fans de Persebaya Surabaya n'avaient pas été autorités à acheter des billets pour le match, de crainte d'incidents.

L'Indonésie doit accueillir l'an prochain la compétition la Coupe du Monde des moins de 20 ans dans plusieurs stades du pays, mais celui de Malang n'en fait pas partie.

En 1989, un mouvement de foule avait causé la mort de 97 fans de Liverpool au stade de Hillsborough en Grande-Bretagne et en 2012, le stade de Port Said en Egypte avait connu une autre tragédie avec 74 morts. En 1964, 320 personnes sont mortes et plus d'un millier a été blessé dans un mouvement de foule au stade national de Lima au cours d'un match de qualification entre le Pérou et l'Argentine.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / blg / afp / dpa

Continuer la lecture

International

Le roi Charles III n'ira pas à la COP27 en Egypte (presse)

Publié

le

Le roi Charles III est connu pour son vif engagement dans la protection de l'environnement (archives). (© KEYSTONE/AP/Victoria Jones)

Le roi Charles III ne se rendra pas à la COP27 prévue en novembre en Egypte, après que la Première ministre se soit opposée à sa participation. C'est ce qu'a rapporté samedi soir le Sunday Times.

Le nouveau monarque du Royaume-Uni, fervent environnementaliste, qui vient de succéder à sa mère Elizabeth II, avait l'intention de tenir un discours lors de ce sommet pour le climat (6-18 novembre), selon l'hebdomadaire britannique. Mais ce projet a été contrecarré par Liz Truss, qui s'y est opposée lors d'une audience personnelle avec le roi au Palais de Buckingham en septembre.

Ces informations arrivent à un moment délicat pour la Première ministre, en poste depuis moins d'un mois et déjà dans la tourmente après des annonces budgétaires qui ont viré au fiasco financier. Certains craignent que Mme Truss ne fasse marche arrière sur les engagements du pays en matière de changement climatique.

La présentation la semaine dernière d'un projet de loi visant à modifier ou à supprimer d'ici fin 2023 des centaines de lois de protection de l'environnement héritées de l'Union européenne a agi comme la goutte faisant déborder le vase auprès des défenseurs de l'environnement.

Truss pas présente non plus

Et son cabinet compte plusieurs ministres sceptiques vis-à-vis de la neutralité carbone d'ici 2050 comme le prescrit l'accord de Paris. Selon le Sunday Times, la Première ministre ne participera pas à la COP27 à Charm el-Cheikh. Ce sommet s'est tenue en 2021 à Glasgow, en Ecosse. Elizabeth II, le futur roi Charles III et son fils William étaient présents.

Une source royale a indiqué au journal qu'il n'y avait "pas de mystère que le roi était invité" à la COP27. Mais "il a dû réfléchir très sérieusement aux étapes à franchir pour sa première tournée à l'étranger" et le sommet pour le climat n'en fera pas partie. Au Royaume-uni, toutes les visites officielles à l'étranger des membres de la famille royale sont effectuées conformément aux conseils du gouvernement.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

Continuer la lecture

Derniers titres

Les 2 derniers titres

Votre Horoscope

Balance

A la maison, petits événements ennuyeux et perturbateurs… Ne jouez donc pas au kamikaze et surtout contrôlez vos réactions…

Les Sujets à la Une

X