International
Le dialogue de sourds continue entre Washington et Moscou
- Share
- Tweet /home/clients/a0d505b655321b17f8ff9c921bca9d03/lfm/wp-content/plugins/mvp-social-buttons/mvp-social-buttons.php on line 72
https://www.lfm.ch/wp-content/uploads/2022/02/joe-biden-a-juge-jeudi-tres-eleve-le-risque-dune-attaque-russe-contre-lukraine-balayant-les-assurances-de-moscou-sur-un-retrait-partiel-1000x600.jpg&description=Le dialogue de sourds continue entre Washington et Moscou', 'pinterestShare', 'width=750,height=350'); return false;" title="Partager sur Pinterest">
Le dialogue de sourds s'est poursuivi jeudi, dans un contexte toujours plus volatil, entre les Etats-Unis qui redoutent désormais une attaque de l'Ukraine "dans les prochains jours", et la Russie qui a annoncé au contraire de nouveaux retraits militaires.
La confrontation a pris un tour particulièrement solennel à l'ONU: le chef de la diplomatie américaine Antony Blinken est venu devant le Conseil de sécurité exhorter les Russes à "abandonner la voie de la guerre".
"Toutes les indications que nous avons, c'est que (les Russes) sont prêts à entrer en Ukraine, à attaquer l'Ukraine", avait dit auparavant le président américain Joe Biden, jugeant l'offensive possible "dans les prochains jours".
La Russie a, selon les renseignements américains, déployé plus de 150'000 soldats et leurs équipements dans le voisinage de l'Ukraine. Moscou a pour sa part annoncé mardi et mercredi le retrait de ses troupes, images de trains chargés d'équipements à l'appui, mais sans convaincre les Occidentaux.
Joe Biden a répété que la Russie prépare selon lui un prétexte, une "fausse alarme", liée au conflit entre Kiev et des séparatistes pro-russes dans l'Est ukrainien, qui justifierait son intervention.
Ecole bombardée
La région du Donbass, épicentre de ce conflit qui depuis huit ans oppose les forces ukrainiennes à des combattants pro-russes, a connu jeudi des échanges de tirs à l'arme lourde accrus.
L'armée ukrainienne a en particulier dénoncé jeudi une attaque contre la localité Stanitsa Louganska, qui a privé la moitié de cette localité d'électricité et laissé un trou d'obus dans le mur d'une école.
Le chef de la diplomatie européenne Josep Borrell a estimé que "le bombardement sans distinction d'infrastructures civiles était inacceptable", tout en saluant "la retenue" dont fait preuve l'Ukraine selon lui.
Les séparatistes de Lougansk ont eux accusé Kiev d'être responsable d'une multiplication des bombardements à l'arme lourde pour eux-mêmes "pousser le conflit vers une escalade". Le Kremlin a lui estimé que la "concentration extrême des forces ukrainiennes" était responsable de cette situation "extrêmement dangereuse".
Rencontre proposée à Lavrov
Le dialogue de sourds a été parfaitement illustré lors de la séance jeudi du Conseil de sécurité. "Je n'ai aucun doute sur le fait que la réponse à mes déclarations ici aujourd'hui sera faite de nouvelles dénégations du gouvernement russe", a dit le chef de la diplomatie américaine Antony Blinken, tout en proposant une rencontre "la semaine prochaine "à son homologue russe Sergueï Lavrov.
"Le gouvernement russe peut annoncer aujourd'hui" que "la Russie ne va pas envahir l'Ukraine, le dire clairement, le dire pleinement au monde entier, et ensuite le démontrer", a-t-il martelé. "Dans les jours qui suivront, le monde se souviendra de cet engagement, ou du refus d'en faire autant."
Avant lui le vice-ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Verchinine, extrêmement posé, avait refusé de s'étendre sur ce qu'il a qualifié de "spéculations". Il a plutôt énuméré les griefs de Moscou envers l'Ukraine, accusée de ne pas appliquer les accords de Minsk de 2015, censés pacifier l'est séparatiste.
Une éventuelle reconnaissance de ces territoires séparatistes en Ukraine, telle que l'a demandée la chambre basse du parlement russe, représenterait selon la cheffe de la diplomatie britannique Liz Truss une volonté de "confrontation".
Armes nucléaires
La Russie a par ailleurs déroulé une nouvelle fois jeudi le catalogue de ses demandes stratégiques aux Occidentaux, dont beaucoup ont d'ores et déjà été jugées inacceptables par l'Otan, l'UE et les Etats-Unis.
En cas de refus, "la Russie sera forcée de réagir, notamment par la mise en oeuvre de mesures à caractère militaire et technique", a menacé la diplomatie russe. Le président bélarusse Alexandre Loukachenko, allié de la Russie, a ainsi déclaré jeudi que son pays, aux portes de l'UE, serait prêt à accueillir désormais des "armes nucléaires", dont il ne dispose pas depuis la chute de l'URSS.
Moscou insiste sur "le retrait de toutes les forces et armements des Etats-Unis déployés en Europe centrale et orientale, en Europe du Sud-Est et dans les pays baltes" et attend également des propositions des Occidentaux un "renoncement à tout élargissement futur de l'Otan", à l'Ukraine en particulier.
"Mentalité de la Guerre froide"
La Chine s'est mêlée au débat jeudi en estimant, lors de la réunion du Conseil de sécurité, que "l'expansion constante de l'Otan, dans le sillage de la Guerre froide, (allait) à l'encontre de notre époque." Evoquant implicitement les Etats-Unis, l'ambassadeur chinois à l'ONU, Zhang June a souligné que le monde comptait "un pays qui refuse de renoncer à sa mentalité de la Guerre froide, qui dit une chose et en fait une autre pour parvenir à une supériorité militaire".
Illustration des tensions en cours, le département d'Etat américain a révélé jeudi que la Russie avait "expulsé" le numéro deux de son ambassade à Moscou, le diplomate Bart Gorman, disant étudier une "riposte".
La porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, Maria Zakharova, a affirmé que cette mesure répondait à la récente expulsion "injustifiée" d'un diplomate russe en poste à Washington.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
International
Hillary Clinton certaine que Bill ignorait les crimes d'Epstein
L'ex-cheffe de la diplomatie américaine Hillary Clinton a affirmé jeudi que son mari Bill Clinton ne savait rien des crimes de Jeffrey Epstein, au terme d'une audition devant une commission d'enquête parlementaire.
A la question d'une journaliste, "Etes-vous sûre à 100 % que l'ancien président ne sait rien des crimes de Jeffrey Epstein?", Hillary Clinton a répondu: "Oui, je le suis".
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
Culture
Le César du meilleur film à "L'Attachement" de Carine Tardieu
Le César du meilleur film a été attribué jeudi à "L'Attachement" de la réalisatrice Carine Tardieu, sur une femme qui noue un lien singulier avec les enfants de son voisin veuf.
"La trame repose sur tout ce qui nous relie les uns aux autres dans cette société qui érige des murs un peu partout", a déclaré la réalisatrice de 52 ans en recevant son prix des mains de l'actrice Camille Cottin, présidente de cette 51e édition.
C'est la sixième réalisatrice à décrocher cette récompense, après Justine Triet, Tonie Marshall ou encore Agnès Jaoui.
"Ce soir, c'est tous ensemble qu'on ramène la coupe à la maison", a lancé la cinéaste sur la scène de l'Olympia, alors que le film a également décroché les titres de "Meilleure adaptation" et de "Meilleure actrice dans un second rôle" pour Viamala Pons.
La réalisatrice, qui a raconté comment elle avait été "submergée par l'émotion dans une salle de cinéma" en découvrant le film "E.T., l'extra-terrestre" à l'âge de neuf ans, a salué "ce phare dans la nuit qui mérite à tout prix d'être préservé: le cinéma".
Mêlant rires et larmes, Carine Tardieu a bâti en cinq longs-métrages une filmographie douce-amère sur l'intime.
Sorti en 2007 et partiellement autobiographique, son premier film "La tête de maman" avait posé les bases de son cinéma en explorant la relation amour-haine d'une ado avec sa mère à la santé mentale fragile, campée par Karin Viard.
Dans "L'Attachement", elle confie à Valeria Bruni-Tedeschi le rôle d'une femme qui noue un lien singulier avec le jeune fils de son voisin de palier, interprété par Pio Marmaï.
Au fil de sa filmographie, où elle fait jouer de grands noms du cinéma français (Cécile de France, Agnes Jaoui, Melvil Poupaud, Denis Podalydès...), Carine Tardieu affirme s'être de plus en plus rapprochée de sa "part dramatique".
Cette passionnée de cinéma depuis l'enfance ne cache toutefois pas que le tournage peut encore être une épreuve pour elle.
"Pendant la période du tournage, j'ai l'impression d'être presque en souffrance permanente avec de temps en temps des moments de grâce qui permettent heureusement de respirer", disait-elle sur France Inter, tout en se réjouissant d'exercer ce métier qui la "faisait tellement rêver quand (elle) était môme".
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
Culture
César: la cérémonie s'ouvre par un hommage à l'acteur Jim Carrey
La 51e cérémonie des César s'est ouverte jeudi sur un long sketch de Benjamin Lavernhe en hommage à Jim Carrey, présent à Paris pour recevoir un prix d'honneur dans la soirée pour l'ensemble de sa carrière.
Le sociétaire de la Comédie-Française, choisi pour être le maître de cérémonie cette année, a électrisé la salle dans un show haut en couleur revisitant le film "The Mask", l'un des plus célèbres de l'acteur canado-américain visiblement ravi au premier rang du public.
Dans la foulée, la présidente de cette édition, Camille Cottin, a tenu à "dédier cette cérémonie à tous les peuples qui, dans le monde, luttent pour la liberté". Certains acteurs arboraient un pin's en solidarité au peuple iranien sur le tapis rouge.
Les deux premiers prix sont allés à Nadia Melliti pour son rôle dans "La petite dernière" et Théodore Pellerin pour le sien dans "Nino", tous les deux couronnés du César du meilleur espoir.
Nadia Melliti, 23 ans, décroche ainsi une deuxième distinction prestigieuse, après le prix d'interprétation à Cannes. Dans le film de Hafsia Herzi, elle joue une jeune fille musulmane troublée par l'éveil de son désir pour les femmes.
Théodore Pellerin, acteur québécois de 28 ans, incarne lui un jeune homme confronté à l'annonce de son cancer de la gorge. Pour la même oeuvre, Pauline Loquès a reçu le César du meilleur premier film.
Un hommage a en outre été rendu à Brigitte Bardot, légende du cinéma des années 1950 et 1960, disparue le 28 décembre dernier à 91 ans. Un geste qui a été accueilli par quelques huées, alors que l'actrice a été proche de l'extrême droite.
"Nouvelle Vague" en tête
"Nouvelle Vague" de Richard Linklater, sur le tournage d'"A bout de souffle" à la fin des années 1950, a été placé en tête des nominations et figure dans dix catégories.
Dans celle du meilleur film, il fait face à "L'Attachement" de Carine Tardieu, sur une femme qui se lie à son voisin de palier et ses enfants, "Dossier 137" de Dominik Moll, consacré à une enquête de la police des polices sur une bavure policière, "La Petite dernière" de Hafsia Herzi, sur une musulmane déchirée entre sa foi et l'éveil de son désir pour les femmes, et "Un Simple accident" du cinéaste iranien Jafar Panahi, manifeste contre l'arbitraire et la violence de la République islamique.
Autre film en vue, "L'Inconnu de la Grande Arche", de Stéphane Demoustier, sur le destin méconnu de l'architecte danois qui conçut ce bâtiment emblématique du quartier d'affaires de La Défense dans les années 1980, a décroché de nombreuses nominations dans les catégories d'interprétation.
Claes Bang, acteur danois qui incarne Johan Otto von Spreckelsen, l'architecte consumé par ce chantier pharaonique, est ainsi en lice pour le César du meilleur acteur.
Il est opposé à Laurent Lafitte, qui incarne François-Marie Banier dans "La Femme la plus riche du monde", comédie inspirée de faits réels sur l'intrusion de ce photographe auprès de la milliardaire Liliane Bettencourt.
Dubosc nommé
Cette dernière est jouée par Isabelle Huppert, nommée pour le César de la meilleure actrice, face notamment à Léa Drucker ("Dossier 137") et Valeria Bruni-Tedeschi ("L'Attachement").
La cérémonie pourrait servir de relais au monde du cinéma pour porter certains combats, alors que la nouvelle ministre de la Culture Catherine Pégard, nommée jeudi, a fait le déplacement.
Dimanche, 4000 acteurs, actrices et cinéastes ont par exemple signé une tribune dénonçant le "pillage en règle" de leur travail par des outils d'intelligence artificielle.
Du côté des nouveaux venus du cinéma français, Ugo Bienvenu, avec "Arco" qui est aussi nommé aux Oscars, a décroché le César du meilleur film d'animation.
Enfin, un visage très connu du public français est nommé aux César pour la première fois à 62 ans: Franck Dubosc prétend au trophée du meilleur scénario original pour son film "Un ours dans le Jura", l'un des plus grands succès du cinéma français l'année dernière.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
International
L'AfD ne peut pas être classé parti "extrémiste" de droite
Le renseignement intérieur allemand ne peut pas "pour l'instant" classer l'Alternative pour l'Allemagne (AfD) comme "extrémiste avérée" de droite, malgré un "fort soupçon", selon le tribunal administratif de Cologne. La justice donne raison au parti anti-immigration.
Première force d'opposition à la coalition du chancelier conservateur Friedrich Merz, l'AfD n'est pas marquée pour l'heure "dans son ensemble" par "une tendance de fond hostile à la Constitution", affirme le tribunal dans sa décision publiée jeudi. Il désavoue le classement décidé début 2025 par l'Office de protection de la Constitution.
Il aurait permis au service de renseignement lié au ministère de l'Intérieur - mais agissant de manière autonome selon la loi - d'intensifier la surveillance policière du parti, y compris en interceptant, si nécessaire, les communications privées de ses dirigeants.
L'Office avait ensuite suspendu la classification dans l'attente d'une décision de justice en référé. Il ne s'agit pas encore d'un jugement au fond.
"Fort soupçon"
Si le tribunal de Cologne se dit "convaincu qu'il subsiste un fort soupçon" que le parti "développe des tendances anticonstitutionnelles", il "n'est toutefois pas possible, à l'heure actuelle, de constater" que cette orientation "domine" son "image globale", peut-on lire dans le communiqué.
Alice Weidel, la codirigeante de l'AfD, a salué sur X une "grande victoire" pour le parti, "la démocratie et l'état de droit". La décision judiciaire "a aussi indirectement mis un frein aux fanatiques de l'interdiction" de la formation anti-immigration, réclamée par certains responsables politiques, estime-t-elle.
Interdiction?
Les avis sur l'opportunité d'une procédure en interdiction divergent alors que le parti, deuxième des législatives début 2025, est en plein essor.
Juridiquement, les obstacles pour faire valider une telle décision par la Cour constitutionnelle sont très élevés, et politiquement, elle pourrait accroître encore la popularité du mouvement qui se présente en victime.
Son aile la plus radicale est régulièrement accusée de proximité avec la mouvance néo-nazie et de révisionnisme historique sur les crimes du IIIe Reich.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
-
VaudIl y a 1 jour
Des députés demandent la suspension des renvois de Palestiniens
-
SuisseIl y a 2 jours
Doris Leuthard nommée présidente de la fondation pour Crans-Montana
-
VaudIl y a 2 jours
Le Canton a besoin de plus de familles d'accueil
-
VaudIl y a 10 heures
La pauvreté est en diminution dans le canton de Vaud
-
LausanneIl y a 2 jours
Bouclier fiscal vaudois: trois partis saisissent une commission
-
SuisseIl y a 3 jours
Les Etats de l'UE veulent renforcer leurs relations avec la Suisse
-
LausanneIl y a 1 jour
Examens de conduite: Vaud ouvre un site complémentaire à Savigny
-
CultureIl y a 3 jours
Quelque 100 concerts gratuits à écouter au Cully Jazz


