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Frappes israéliennes sur Gaza, tensions sur un autre front

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Le Hezbollah libanais affirme avoir tiré samedi des dizaines de roquettes vers une "base" militaire israélienne, en riposte à l'élimination du numéro deux du Hamas (archives). (© KEYSTONE/EPA/ABBAS SALMAN)

L'armée de l'air israélienne a mené de nouvelles frappes samedi sur la bande de Gaza assiégée et dévastée. Des dizaines de Palestiniens y ont péri ces dernières 24 heures, l'ONU qualifiant le territoire de "lieu de mort inhabitable".

La guerre sans répit entre Israël et le mouvement islamiste palestinien Hamas, qui entre dimanche dans son quatrième mois, suscite les craintes d'un débordement avec la multiplication des violences à la frontière israélo-libanaise, mais aussi en Irak, en Syrie et en mer Rouge.

Samedi, le mouvement islamiste libanais Hezbollah a tiré des dizaines de roquettes vers une base militaire à Meron dans le nord d'Israël, une attaque présentée comme sa première riposte à l'élimination, attribuée à Israël, du numéro deux du Hamas mardi près de Beyrouth.

Le Hezbollah a annoncé que cinq combattants avaient été tués dans la journée par des frappes israéliennes. Selon l'Agence nationale de presse libanaise (NNA), ces dernières ont visé plusieurs villages et villes du sud du Liban, où une réfugiée syrienne a été blessée.

Base israélienne visée

L'armée israélienne a confirmé qu'une base avait été la cible de roquettes en provenance du Liban voisin. Les sirènes d'alerte ont retenti à sept reprises dans les villes du nord d'Israël dans la journée.

Israël a juré de détruire le Hamas après son attaque inédite sur le sol israélien le 7 octobre, fatale à 1140 personnes, essentiellement des civils.

L'incessant pilonnage israélien a fait 22'722 morts à Gaza, majoritairement des femmes, enfants et adolescents, et plus de 58'000 blessés, selon un dernier bilan du ministère de la Santé du Hamas. Parmi eux, 122 personnes ont été tuées ces dernières 24 heures.

"Cycle de la mort"

Devant sa maison bombardée de Deir el-Baleh, dans le centre du territoire, Mohammad al-Attar accuse Israël de "crimes de guerre". "Le corps d'une petite fille" gît encore sous les décombres, affirme-t-il.

"Ils ont tué nos enfants, ils ont tué nos proches", se lamente plus au sud une femme, devant l'hôpital européen de Khan Younès, où affluent les corps de victimes, selon des images de l'AFPTV.

A l'intérieur de l'hôpital, des parents pleurent près des dépouilles de leurs enfants.

Selon des journalistes de l'AFP, des frappes ont aussi ciblé la nuit et tôt samedi Rafah, à la pointe sud de la bande de Gaza où ont afflué des centaines de milliers de Palestiniens fuyant les opérations militaires plus au nord.

L'offensive israélienne a rasé des quartiers entiers de Gaza et déplacé 1,9 million de personnes - 85% de la population d'après l'ONU - qui manquent d'eau, de nourriture, de médicaments et de soins, avec des hôpitaux pour la plupart hors-service.

La bande de Gaza est "tout simplement devenue inhabitable", et ses habitants "font face à des menaces quotidiennes sous les yeux du monde", a déploré le coordinateur des affaires humanitaires de l'ONU, Martin Griffiths.

Selon l'Unicef, les combats, la malnutrition et la situation sanitaire ont créé "un cycle de la mort qui menace plus de 1,1 million d'enfants" dans ce petit territoire surpeuplé et paupérisé, déjà soumis par Israël à un blocus aérien, maritime et terrestre depuis l'arrivée au pouvoir du Hamas, en 2007.

"Nous continuons de demander une fin immédiate au conflit" a insisté M. Griffiths.

"Israël a proclamé son objectif d'éradiquer le Hamas. Il doit y avoir un autre moyen d'éradiquer le Hamas qui ne provoquerait pas autant de morts", a également plaidé samedi le chef de la diplomatie européenne Josep Borrell, en visite au Liban.

"Année de combats"

Israël reste toutefois inflexible. Dans un plan qu'il a présenté jeudi, son ministre de la Défense, Yoav Gallant, prévoit la poursuite de l' offensive jusqu'au "retour" des otages et "l'élimination" des capacités militaires du Hamas, classé "groupe terroriste" par les Etats-Unis et l'Union européenne.

"2024 sera une année de combats", a prévenu vendredi le porte-parole de l'armée israélienne Daniel Hagari, alors que les tirs de roquettes à partir de la bande de Gaza vers Israël continuent, même s'ils sont moins intenses.

Quant à la frontière avec le Liban, M. Hagari y a fait état d'un "très haut niveau de préparation" des troupes.

Depuis le 8 octobre, les échanges de tirs quasi-quotidiens entre le Hezbollah, allié du Hamas, et les forces israéliennes ont fait 180 morts au Liban, dont 134 combattants du mouvement chiite, selon un décompte de l'AFP.

Et la tension est encore montée d'un cran avec avec l'élimination mardi du numéro deux du Hamas Saleh al-Arouri, dans la banlieue sud de Beyrouth, un fief du Hezbollah.

Dans ce contexte, Josep Borrell a jugé lors de sa visite à Beyrouth "absolument nécessaire d'éviter que le Liban ne soit entraîné dans un conflit régional".

Le secrétaire d'Etat américain Antony Blinken, s'est lui entretenu à Istanbul avec le président Recep Tayyip Erdogan - pourfendeur d'Israël et du soutien que lui apporte Washington - avant d'entamer dimanche à Amman une tournée dans des pays arabes et en Israël.

Dans un message vidéo adressé au chef de la diplomatie américaine, le chef du Hamas Ismaïl Haniyeh, basé au Qatar, a appelé M. Blinken à "se concentrer sur la fin" de l'offensive israélienne et la "fin de l'occupation de l'ensemble de la terre palestinienne".

L'avenir de la bande de Gaza" sera "déterminé par le peuple palestinien et non par Israël", a pour sa part déclaré samedi Hussein al-Sheikh, un haut responsable de l'Autorité palestinienne en Cisjordanie occupée, en réponse aux pistes pour l'après-guerre présentées jeudi par M. Gallant, prônant que l'administration de Gaza soit confiée à des "entités palestiniennes" mais excluant le Hamas. "Tous les scénarios proposés" par Israël "ne mèneront qu'à l'échec", a-t-il insisté sur X.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Le WWF appelle à consommer des espèces invasives en Grèce

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Selon le WFF, les amateurs de poissons doivent privilégier les espèces invasives s'ils souhaitent manger du poisson en Grèce (archives). (© KEYSTONE/AP/Petros Giannakouris)

Le WWF (Fonds mondial pour la nature) a appelé mercredi les amateurs de produits de la mer en Grèce à privilégier dans l'assiette les espèces invasives. Cette démarche doit aider à en contenir la progression qui menace la faune marine locale.

"Il y a une nouvelle réalité sur le marché, en particulier dans le sud de la Grèce et dans les îles du Dodécanèse où il y a une forte présence d'espèces non indigènes", a déclaré Panagiota Stappa, du programme marin du WWF, lors d'une conférence de presse.

"Petit à petit, beaucoup plus d'espèces de poissons allochtones vont apparaître sur le marché", a-t-elle ajouté. Les pêcheurs grecs jetaient jusqu'à présent par-dessus bord certaines espèces parce que les consommateurs ne savent pas qu'elles sont parfaitement comestibles, a indiqué un spécialiste local du WWF, Michalis Margaritis.

Centaine d'espèces

Le guide responsable des produits de la mer du WWF, dont la version revue a été rendue publique mercredi (www.fishguide.wwf.gr), recense plus d'une centaine d'espèces disponibles sur le marché grec. Parmi celles-ci, 13 espèces invasives ne figuraient pas dans la précédente version du guide en 2015. "Nous n'avons cité que les espèces les plus faciles à manger", a souligné M. Margaritis.

Les espèces invasives comprennent notamment la crevette brune (Penaeus aztecus) et le crabe bleu (Callinectes sapidus), originaires de l'Atlantique, dans le nord de la mer Egée, et plus au sud le poisson-lion (Pterois miles) venu de l'océan Indien.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Paul Seixas remporte la Flèche Wallonne devant Mauro Schmid

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En s'imposant devant Mauro Schmid (arrière-plan, à gauche), Paul Seixas a frappé fort à quelques jours de son duel avec Tadej Pogacar. (© KEYSTONE/AP/Geert Vanden Wijngaert)

Le phénomène français Paul Seixas (19 ans) a remporté mercredi la Flèche Wallonne. Il s'est imposé devant le champion de Suisse Mauro Schmid, qui a réussi à le suivre dans le terrible mur de Huy.

En l'absence du vainqueur sortant Tadej Pogacar, qu'il retrouvera dimanche sur la "Doyenne" des classiques, Liège-Bastogne-Liège, Seixas a fait honneur à son statut de favori. Bien lancé par ses coéquipiers de l'équipe Decathlon, il a dompté avec brio le très raide mur de Huy (1,3 km à 9,6%) dès sa première participation.

Mauro Schmid, qu'on n'attendait pas à pareille fête, a pris la 2e place après avoir bien tenu le choc dans l'ascension finale. Il a devancé le Français Benoît Cosnefroy et le Britannique Ben Tulett au sein d'un trio qui n'a pu que s'avouer vaincu face au nouveau prodige du cyclisme dans les 200 derniers mètres.

Vainqueur de la Flèche en 2020, Marc Hirschi n'a de son côté pas terminé la course. Il a chuté à 20 km de l'arrivée, trois jours après avoir déjà connu pareille mésaventure lors de l'Amstel Gold Race. Le triptyque ardennais autour duquel il avait axé sa préparation tourne au cauchemar.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Boeing: résultats meilleurs qu'attendus au 1er trimestre

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De janvier à fin mars, Boeing a réalisé un chiffre d'affaires de 22,28 milliards de dollars en hausse de 14% sur un an (archives). (© KEYSTONE/AP/Lindsey Wasson)

Boeing a affiché des résultats meilleurs qu'attendus au premier trimestre, marqués néanmoins par une perte nette de 90 millions de dollars (70 millions de francs). Le constructeur aéronautique américain a bénéficié du rebond des livraisons d'avions commerciaux.

"Au cours des derniers mois, nous avons remporté de grandes victoires et atteint des jalons importants", a commenté Kelly Ortberg, patron de l'avionneur, dans un message aux employés.

Il a affirmé que le groupe effectuait "des progrès constants à tous les niveaux", après une crise profonde liée aux problèmes de qualité de sa production, mais "il reste encore beaucoup à faire (...) pour que Boeing redevienne ce que l'on attend de nous".

Le groupe, qui a livré au premier trimestre 143 avions commerciaux, soit un record depuis la même période de 2019, a réalisé un chiffre d'affaires de 22,28 milliards de dollars (+14%) sur un an. Le consensus des analystes de Factset attendait 21,85 milliards.

L'avionneur reçoit la plus grosse partie du prix de vente de ses appareils à la livraison.

Il a aussi réduit sa perte nette, à 90 millions de dollars, contre 123 millions au premier trimestre de l'année précédente.

Rapportée par action et hors éléments exceptionnels, variable privilégiée par les marchés, cette perte nette ressort à 20 cents contre -49 cents un an plus tôt.

Le consensus anticipait une perte nette de 132 millions et, par action, de 68 cents.

Dans les échanges électroniques avant l'ouverture de la Bourse de New York, l'action Boeing bondissait de 3,80%.

Le groupe a généré en 2025 son premier bénéfice net annuel (1,89 milliard) depuis 2018, grâce à une cession d'actif mais aussi à la reprise de ses livraisons.

En 2024, il avait perdu 11,87 milliards de dollars, portant le total des pertes depuis 2019 à 35,74 milliards de dollars, selon un calcul de l'AFP.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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Boeing: résultats meilleurs qu'attendu au 1er trimestre

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Boeing a livré au premier trimestre 143 avions commerciaux, soit un record depuis la même période de 2019 (archives). (© KEYSTONE/AP/Lindsey Wasson)

Le constructeur aéronautique américain Boeing a annoncé mercredi des résultats meilleurs que prévu au premier trimestre grâce au rebond des livraisons d'avions commerciaux, marqués néanmoins par une perte nette de 90 millions de dollars (70 millions de francs).

"Au cours des derniers mois, nous avons remporté de grandes victoires et atteint des jalons importants", a commenté Kelly Ortberg, patron de l'avionneur, dans un message aux employés.

Il a affirmé que le groupe effectuait "des progrès constants à tous les niveaux", après une crise profonde liée aux problèmes de qualité de sa production, mais "il reste encore beaucoup à faire (...) pour que Boeing redevienne ce que l'on attend de nous".

Le groupe, qui a livré au premier trimestre 143 avions commerciaux, soit un record depuis la même période de 2019, a réalisé un chiffre d'affaires de 22,28 milliards de dollars (+14%) sur un an. Le consensus des analystes de Factset attendait 21,85 milliards.

L'avionneur reçoit la plus grosse partie du prix de vente de ses appareils à la livraison.

Il a aussi réduit sa perte nette, à 90 millions de dollars, contre 123 millions au premier trimestre de l'année précédente.

Rapportée par action et hors éléments exceptionnels, variable privilégiée par les marchés, cette perte nette ressort à 20 cents contre -49 cents un an plus tôt.

Le consensus anticipait une perte nette de 132 millions et, par action, de 68 cents.

Dans les échanges électroniques avant l'ouverture de la Bourse de New York, l'action Boeing bondissait de 3,80%.

Le groupe a généré en 2025 son premier bénéfice net annuel (1,89 milliard) depuis 2018, grâce à une cession d'actif mais aussi à la reprise de ses livraisons.

En 2024, il avait perdu 11,87 milliards de dollars, portant le total des pertes depuis 2019 à 35,74 milliards de dollars, selon un calcul de l'AFP.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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