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Le pape appelle à "une responsabilité européenne" face aux migrants

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Le pape François s'est ému du sort des migrants samedi à Marseille. (© KEYSTONE/EPA/Sebastien Nogier / POOL)

Le pape François a appelé samedi à une "responsabilité européenne" face au phénomène migratoire au second jour de sa visite à Marseille. Il a martelé que les migrants qui "risquaient leur vie en mer" pour gagner l'Europe "n'envahissaient pas".

"Le phénomène migratoire n'est pas tant une urgence momentanée, toujours bonne à susciter une propagande alarmiste, mais un fait de notre temps", a-t-il affirmé en clôture des Rencontres méditerranéennes au Palais du Pharo, estimant que ce processus doit être géré "avec une responsabilité européenne capable de faire face aux difficultés objectives".

"Deux mots ont résonné, alimentant la peur des gens: 'invasion' et 'urgence'. Mais ceux qui risquent leur vie en mer n'envahissent pas, ils cherchent hospitalité" et ils "ne doivent pas être considérés comme un fardeau à porter", a ajouté le pape, regrettant que "plusieurs ports méditerranéens" se soient fermés.

Vendredi, déjà, le souverain pontife avait fustigé "l'indifférence" et la "peur" dans une Europe tentée par le repli face aux migrants.

Tombeau de la dignité

Le pape reprenait là une thématique qui lui est chère, alors même que la solidarité européenne est mise à l'épreuve après l'arrivée de milliers de migrants sur l'île de Lampedusa. Le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin a ainsi assuré que la France "n'accueillera pas de migrants" venus de l'île italienne, tandis que la droite et l'extrême droite fustigeaient une "submersion migratoire".

Répétant sa crainte de voir se transformer "la Méditerranée, berceau de la civilisation, en tombeau de la dignité", le pape a de nouveau exhorté à ne pas "s'enfermer dans l'indifférence" tandis que le vice-président de la Commission européenne chargé des questions migratoires, Margaritis Schinas, était présent dans l'auditoire.

Fustigeant les "nationalismes archaïques et belliqueux", il a de nouveau appelé à "un sursaut de conscience" pour "prévenir un naufrage de civilisation" et averti que l'avenir "ne sera pas dans la fermeture qui est un retour au passé".

Dans son appel à la solidarité internationale, François a estimé que la solution était "d'assurer, selon les possibilités de chacun, un grand nombre d'entrées légales et régulières", qui soient "durables grâce à un accueil équitable de la part du continent européen, dans le cadre d'une collaboration avec les pays d'origine".

Il a aussi plaidé pour une "intégration" des migrants, qui est "difficile, mais clairvoyante", face à "l'assimilation, qui ne tient pas compte des différences" et "compromet l'avenir en augmentant les distances et en provoquant la ghettoïsation, provoquant hostilité et intolérance".

"Oui à la solidarité"

Mais le problème principal est la pauvreté, a insisté le souverain pontife, car "là où il y a précarité il y a criminalité", appelant à un "sursaut de conscience pour dire 'non' à l'illégalité et 'oui' à la solidarité".

Après une visite à des personnes en situation de précarité samedi matin, dans un quartier pauvre de Marseille, François a également assuré que "le véritable mal social n'est pas tant l'augmentation des problèmes que le déclin de la prise en charge".

Par ailleurs, le pape s'est invité dans le débat français sur la fin de vie: "Qui écoute les gémissements des personnes âgées isolées qui, au lieu d'être valorisées, sont parquées dans la perspective faussement digne d'une mort douce, en réalité plus salée que les eaux de la mer?", s'est-il interrogé alors qu'un projet de loi est attendu sous peu sur ce dossier.

Sur l'avortement, il a de même une nouvelle fois déploré le sort de ces "enfants à naître, rejetés au nom d'un faux droit au progrès, qui est au contraire une régression de l'individu".

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Rachat de Twitter: Musk accepte de verser 1,5 million de dollars

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Elon Musk a accepté de s'acquitter d'une amende de 1,5 million de dollars auprès de l'autorité américaine des marchés, la SEC, pour avoir signalé en retard sa montée au capital du réseau social Twitter. (archive) (© KEYSTONE/EPA/ALI HAIDER)

Elon Musk a accepté de s'acquitter d'une amende de 1,5 million de dollars auprès de l'autorité américaine des marchés, la SEC, pour avoir signalé en retard sa montée au capital du réseau social Twitter.

Début 2022, l'entrepreneur avait commencé à acquérir des titres Twitter par le biais de son trust, franchissant le seuil des 5% mi-mars, avant de prendre le contrôle du groupe fin octobre.

Ce dépassement initial lui imposait d'informer le régulateur sous dix jours. Mais Elon Musk n'en a fait état que début avril, avec 11 jours de retard, entraînant son assignation par la SEC en janvier 2025 devant un tribunal fédéral de Washington.

Sans avoir à admettre ou contester les accusations du gendarme américain des marchés, le trust a indiqué à la juge chargée du dossier être prêt à verser une amende de 1,5 million de dollars.

Si la proposition est validée par la magistrate Sparkle Sooknanan, la SEC demandera l'abandon des poursuites visant l'homme le plus riche du monde.

Selon la SEC, le retard de communication a permis à Elon Musk d'économiser au moins 150 millions de dollars pour l'achat d'actions Twitter, devenu depuis X.

L'avocat d'Elon Musk, Alex Spiro, a souligné que l'amende était imputée au trust et non à l'entrepreneur, qui "n'a rien fait de mal".

Fin mars, un jury californien a reconnu Elon Musk responsable d'avoir trompé des actionnaires de Twitter lors du rachat du réseau social, en 2022.

Le patron de SpaceX, au sein duquel est maintenant logé X, a indiqué son intention de faire appel de cette décision.

Dans le dossier californien, les dommages sont estimés à 2,6 milliards de dollars par les avocats des plaignants.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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International

Plainte contre LinkedIn pour la vente de données d'utilisateurs

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Une organisation autrichienne de défense de la vie privée a porté plainte contre le réseau professionnel LinkedIn, pour la vente des données numériques de ses millions d'utilisateurs. (archive) (© KEYSTONE/EPA/JOHN G. MABANGLO)

Une organisation autrichienne de défense de la vie privée a annoncé mardi avoir porté plainte contre le réseau professionnel LinkedIn, pour la vente des données numériques de ses millions d'utilisateurs.

L'ONG Noyb - acronyme de "None of Your Business" (Ce ne sont pas vos affaires), a indiqué dans un communiqué avoir déposé une plainte auprès de l'Autorité autrichienne de protection des données au nom d'un utilisateur de LinkedIn souhaitant accéder à ses données.

Cet utilisateur exige "une réponse complète à sa demande d'accès", a déclaré l'organisation, réclamant également une amende à l'encontre du réseau social, filiale de Microsoft.

Selon Noyb, LinkedIn invoque des préoccupations liées à la protection des données pour ne pas donner suite aux demandes d'accès.

Mais dans le même temps, l'entreprise demande aux utilisateurs de souscrire à son abonnement payant Premium s'ils veulent savoir dans le détail qui a consulté leur profil, pointe l'association autrichienne.

"Les personnes ont le droit de recevoir leurs propres données gratuitement", fait valoir l'avocat spécialisé en protection des données de Noyb, Me Martin Baumann.

Selon l'association basée à Vienne, la légalité du suivi des utilisateurs par le réseau social "manque de clarté", car l'entreprise ne leur demande pas de consentement explicite.

Noyb s'est imposée comme l'une des principales organisations de défense du droit à la vie privée en ligne. L'ONG a lancé plusieurs actions en justice contre des géants de la tech, incitant souvent les autorités de régulation à agir contre des violations du Règlement général sur la protection des données (RGPD) au sein de l'Union européenne.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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International

Fracture de l'épaule droite pour Noemi Rüegg

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Noemi Rüegg souffre d'une fracture de l'épaule droit après avoir chuté lundi sur la Vuelta (© KEYSTONE/GIAN EHRENZELLER)

Noemi Rüegg souffre d'une fracture de l'épaule droite, a annoncé son équipe EF Education-Oatly lundi soir. La Zurichoise avait chuté dans la journée lors de la 2e étape de la Vuelta femenina.

Cette blessure nécessitera une opération, a précisé la formation américaine. La durée de l'absence de Noemi Rüegg, qui avait remporté la 1re étape de cette Vuelta dimanche pour fêter le plus beau succès de sa carrière professionnelle et endosser le maillot rouge de leader du général, n'est pas connue.

Noemi Rüegg a chuté à 12 km de l'arrivée de la 2e étape lundi après avoir touché la roue arrière d'une de ses coéquipières, alors qu'elle était bien installée dans le peloton. La Zurichoise tenait la grande forme, elle qui avait terminé 2e de Milan-Sanremo ce printemps.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Économie

Bolivie: des indigènes d'Amazonie à La Paz contre une loi foncière

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La marche regroupant des petits paysans et des indigènes est arrivée à La Paz, lundi. (© KEYSTONE/EPA/LUIS GANDARILLAS)

Des centaines d'indigènes d'Amazonie bolivienne sont arrivés lundi à La Paz au terme d'une marche de 28 jours pour exiger l'abrogation d'une loi foncière qui menace, selon eux, leurs territoires ancestraux, a constaté l'AFP.

Le président de centre droit Rodrigo Paz a promulgué en avril un texte permettant de reclasser les petites propriétés agricoles, jusqu'ici insaisissables, afin de les rendre hypothécables et faciliter l'accès au crédit.

Les manifestants, venus notamment du nord du pays, craignent que cette réforme ouvre la voie à une perte de leurs terres au profit des banques privées, puis de grands propriétaires.

"Nous allons perdre nos cultures, nous allons perdre ce pour quoi nos ancêtres ont lutté. C'est pourquoi nous demandons au gouvernement de supprimer cette loi", a déclaré à l'AFP Maria Parada, une indigène de 55 ans, venue de la province de Moxos.

La marche est partie de la localité de Porvenir, à plus de 1000 km au nord de La Paz, et s'est élargie au fil des jours.

"Le président veut que nous soyons réduits en esclavage par les entrepreneurs", a affirmé Marina Parapaibo, une agricultrice de 48 ans originaire de Puerto Chacobo.

Dans l'Amazonie bolivienne, les terres indigènes sont traditionnellement transmises par héritage et exploitées pour l'autoconsommation ou la vente à petite échelle.

Le gouvernement affirme que le reclassement des terres reste volontaire et rejette les craintes des manifestants. Il a tenté, sans succès, de freiner la marche et de négocier avec ses organisateurs.

Cette mobilisation intervient dans un contexte de tensions sociales croissantes.

Des ouvriers, enseignants et mineurs ont annoncé lundi une grève nationale illimitée pour les prochains jours, tandis que des transporteurs prévoient des blocages de routes mardi à Santa Cruz, dans l'est du pays.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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