Rejoignez-nous

International

Le rover américain Perseverance a atterri sur Mars

Publié

,

le

Le rover Perseverance a atterri sur le sol martien après sept mois de voyage, a annoncé jeudi l'agence spatiale américaine. Dans la salle de contrôle à Pasadena en Californie, l'opération a été accueillie par une explosion de joie. (@ KEYSTONE/EPA/NASA HANDOUT)

Le rover Perseverance a atterri sur le sol martien après sept mois de voyage, a annoncé jeudi l'agence spatiale américaine. Cette réussite éclatante pour la Nasa marque le début d'une mission de plusieurs années.

"Atterrissage confirmé!", s'est exclamée Swati Mohan, en charge du contrôle des opérations au Jet Propulsion Laboratory, à Pasadena en Californie, rapidement rempli des cris de joie des équipes présentes dans la salle de contrôle.

La Nasa a immédiatement communiqué une photo prise par le rover sur place. "Bonjour le monde. Ma première vue sur la maison qui sera la mienne pour toujours", a tweeté le compte officiel du rover pour accompagner l'extraordinaire image en noir et blanc, sur laquelle on peut voir l'ombre du véhicule projetée au sol.

Le président américain Joe Biden a salué un atterrissage "historique", preuve selon lui du "pouvoir de la science" et de "l'ingéniosité américaine".

Perseverance a parcouru plus de 470 millions de kilomètres en 203 jours. Un autre rover américain, Curiosity, est toujours en activité ailleurs sur la planète rouge.

La manoeuvre était ultra-périlleuse et le site d'atterrissage, le cratère de Jezero, le plus risqué jamais tenté, en raison de son relief. Après être entré dans l'atmosphère martienne à 20'000 km/h, les frictions avec l'air ont fait monter la température du vaisseau jusqu'à 1300°C.

Le rover était protégé par un bouclier thermique, qui n'a été largué qu'après l'ouverture d'un immense parachute supersonique. Huit rétrofusées ont fini de le ralentir avant qu'il ne déploie ses six roues, suspendu le long de câbles jusqu'au contact avec le sol.

Le rover Perseverance s'est posé sur Mars. La Nasa a immédiatement communiqué une image prise sur place. (© KEYSTONE/EPA/NASA / HANDOUT)

Trouver des traces de vie

Pour la première fois, la mission "Mars 2020" de l'agence spatiale américaine a comme but explicite de trouver des traces de vie ancienne sur la planète rouge, en collectant pendant plusieurs années jusqu'à une trentaine d'échantillons de roche.

Les tubes scellés devront ensuite être rapportés sur Terre par une future mission, dans les années 2030, afin d'être analysés et de peut-être enfin pouvoir répondre à "l'une des questions qui nous habitent depuis des siècles, à savoir: sommes-nous seuls dans l'univers?", a souligné Thomas Zurbuchen, administrateur associé pour la science à la Nasa.

Perseverance est le véhicule le plus gros et le plus complexe jamais envoyé sur Mars. Il pèse une tonne et est équipé d'un bras robotique de plus de deux mètres.

Preuve que la mission est également le fruit d'une coopération internationale: le président français Emmanuel Macron, dont le pays a conçu l'un des nombreux instruments scientifiques du rover, a assisté à l'atterrissage au siège parisien du Centre national d'études spatiales (Cnes). "C'est un magnifique travail d'équipe. Il y a de quoi être fiers", a-t-il commenté.

Découverte exceptionnelle

Les chercheurs pensent que le cratère de Jezero abritait, il y a 3,5 milliards d'années, un profond lac d'environ 50 km de large. "Nous avons de très fortes preuves que Mars aurait pu abriter de la vie dans un lointain passé", a déclaré mercredi lors d'une conférence de presse Ken Williford, responsable adjoint de la mission. "La question est: la (vie sur) Terre est-elle une anomalie, un coup de bol?"

Les premiers prélèvements devraient commencer cet été. Plusieurs trajets sont envisagés afin de creuser dans différents milieux, notamment le rivage de l'ancien lac, et le delta formé par une rivière qui s'y jetait.

Les scientifiques cherchent ce qu'ils appellent des biosignatures: des traces de vie microbienne qui "peuvent prendre toutes sortes de formes", par exemple "chimiques" ou de "modifications de l'environnement", a expliqué Mary Voytek, directrice du programme d'astrobiologie pour la Nasa. "Nous, astrobiologistes, rêvons de cette mission depuis des décennies", s'est-elle enthousiasmée.

"Ou bien nous trouvons de la vie, et ce serait une découverte exceptionnelle, ou bien ce n'est pas le cas, (...) et cela suggèrera que tous les environnements habitables ne sont pas habités", a prévenu Ken Farley, scientifique du projet. Et qu'il faudra chercher ailleurs.

Les quelque 450 membres de l'équipe qui piloteront cette phase travailleront par ailleurs dans des conditions exceptionnelles à cause de la pandémie de Covid-19, a-t-il souligné: "La mission sera effectuée depuis le salon des gens, aux quatre coins du globe."

Hélicoptère et machine à oxygène

Les premiers mois de la mission ne seront toutefois pas consacrés à ce premier objectif. Des expérimentations parallèles sont prévues.

La Nasa veut notamment prouver qu'il est possible de faire voler un engin motorisé sur une autre planète. Un hélicoptère, baptisé Ingenuity, devra arriver à s'élever dans un air d'une densité équivalente à 1% de celle de l'atmosphère terrestre. Deux micros pourraient également, pour la première fois, enregistrer du son martien.

La Nasa fera aussi l'expérience de production d'oxygène directement sur place, grâce à un instrument de la taille d'une batterie de voiture fonctionnant un peu comme une plante, en aspirant le dioxyde de carbone de l'atmosphère martienne. Cet oxygène pourrait servir à de futurs colons humains pour respirer, mais aussi de carburant.

Les deux rovers américains pourront être rejoints prochainement par la Chine: elle a récemment placé sa sonde "Tianwen-1" en orbite autour de Mars, contenant un robot téléguidé qui devrait tenter d'atterrir vers mai.

Continuer la lecture
Cliquez pour commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

International

La lave du volcan en éruption aux Canaries a atteint l'océan

Publié

le

La lave a atteint la mer à Playa Nueva. (© KEYSTONE/EPA/Spanish Institute of Oceanography / HANDOUT)

La lave du volcan entré en éruption il y a dix jours sur l'île de La Palma, dans l'archipel des Canaries, a atteint l'océan dans la nuit de mardi à mercredi, a annoncé l'Institut volcanologique des Canaries (Involcan). Ce phénomène est potentiellement dangereux.

"La coulée de lave a atteint la mer à Playa Nueva", a indiqué Involcan sur son compte Twitter peu après minuit. Le volcan Cumbre Vieja était entré en éruption le 19 septembre.

Mardi après-midi, la lave, dont la vitesse avait beaucoup varié au cours des derniers jours, au point même de s'immobiliser à un moment donné, se trouvait encore à quelque 800 mètres de la mer, ce qui rendait impossible de prévoir quand elle atteindrait l'océan.

Cette rencontre entre la lave en fusion et l'eau était particulièrement redoutée en raison de la production de gaz toxique et de particules nocives qu'elle pouvait entraîner, ce qui la rend potentiellement dangereuse. Pour cette raison, le gouvernement régional de l'archipel avait décrété un "rayon d'exclusion de 2 milles marins" autour de l'endroit où était prévue l'arrivée de la lave.

Lundi, les habitants de plusieurs quartiers de Tazacorte, un village situé près de la côte, avaient été appelés à se confiner en raison des craintes d'émanation de gaz toxiques résultant de l'arrivée de la lave dans l'océan.

Aide aux victimes

Cette décision avait été prise en raison de "la possibilité qu'il y ait un petit choc lorsque le magma pénètrera dans l'eau de mer, et que ce petit choc provoque des vapeurs qui peuvent être toxiques", avait souligné le directeur technique du Plan d'urgence volcanique des Canaries (Pevolca), Miguel Ángel Morcuende.

L'entrée de la couvée de lave dans la mer est survenue quelques heures après que le gouvernement eut débloqué mardi 10,5 millions d'euros d'aides directes aux victimes de l'éruption volcanique, afin notamment d'acheter des logements pour les personnes ayant vu leur maison engloutie par la lave.

L'état de catastrophe naturelle a été déclaré sur cette île de 85'000 habitants, où les coulées de lave ont au total détruit 589 bâtiments - qui ne sont pas tous des habitations - et recouvert 258 hectares de terrain, selon le système européen de mesures géospatiales Copernicus.

L'île de La Palma vit principalement de la culture de bananes et du tourisme. L'éruption n'a fait aucun mort ni blessé, mais a entraîné l'évacuation de plus de 6000 personnes qui ont dû abandonner leur domicile.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

Continuer la lecture

International

La Corée du Nord annonce avoir testé un missile hypersonique

Publié

le

Selon des médias sud-coréens, le projectile lancé mardi par la Corée du Nord avait "des caractéristiques de vol différentes" des précédents. (© KEYSTONE/AP/Ahn Young-joon)

La Corée du Nord a testé avec succès mardi un missile planeur hypersonique, a annoncé mercredi l'agence officielle KCNA. Elle a présenté cet essai comme une avancée technologique majeure.

La réussite de cet essai revêt "une grande importance stratégique" au moment où Pyongyang cherche à "multiplier par mille" ses capacités de défense, a affirmé KCNA.

Les missiles hypersoniques sont beaucoup plus rapides que les missiles balistiques ou de croisière classiques. Ils sont aussi beaucoup plus difficiles à détecter et à intercepter par les systèmes de défense antimissile, pour lesquels les Etats-Unis dépensent des milliards de dollars.

L'armée sud-coréenne avait annoncé le lancement d'un projectile par le Nord peu après l'avoir détecté mardi matin. Mais contrairement à son habitude, elle n'a pas dévoilé officiellement l'altitude maximale atteinte par le missile ni la distance parcourue, des informations que Séoul rend généralement publiques dans l'heure.

"Analyse exhaustive" demandée

Selon des médias sud-coréens, le projectile lancé mardi par la Corée du Nord avait "des caractéristiques de vol différentes" des précédents. Le président sud-coréen Moon Jae-In a demandé une "analyse exhaustive" de l'événement.

L'essai, réalisé depuis la province de Jagang, dans le nord du pays, a "confirmé le contrôle de la navigation et la stabilité du missile" de même que "la manoeuvrabilité de son système de guidage et les caractéristiques de vol plané de l'ogive hypersonique détachée", a encore affirmé KCNA.

Pyongyang avait déjà procédé à plusieurs autres tirs de missiles ce mois-ci, l'un impliquant des missiles de croisière à longue portée et un autre, selon l'armée sud-coréenne, des missiles balistiques à courte portée

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

Continuer la lecture

Coronavirus

Les disparités vaccinales entre minorités résorbées aux Etats-Unis

Publié

le

Les disparités vaccinales entre minorités ont été résorbées aux Etats-Unis selon une étude publiée mardi (image d'illustration). (© KEYSTONE/AP Johnson & Johnson)

Les disparités vaccinales entre minorités, fortes aux Etats-Unis au début de la campagne de vaccination contre le Covid-19, ont été éliminées. En revanche celles entre affiliations politiques persistent, selon un vaste sondage publié mardi.

Environ 70% des adultes noirs, 73% des hispaniques, et 71% des adultes blancs ont reçu au moins une dose de vaccin, selon cette étude de la Kaiser Family Foundation, conduite par téléphone auprès de 1500 personnes représentatives de la population américaine.

Ces chiffres contrastent avec ceux observés par le même sondage en avril: seuls 51% des adultes noirs et 47% des hispaniques avaient alors reçu au moins une injection, contre 60% des Blancs.

Selon Marcella Nunez-Smith, en charge des questions d'égalité dans la crise du Covid-19 pour la Maison Blanche, ce résultat a été obtenu grâce au "travail" mis en place pour remédier au problème. Elle a par exemple cité les événements de vaccination organisés par les églises ou encore dans les salons de coiffure tenus par des Afro-Américains.

Ces chiffres publiés mardi sont par ailleurs similaires à ceux observés par d'autres études - du centre de recherche Pew ou des Centres de prévention et de lutte contre les maladies (CDC), principale agence fédérale de santé publique américaine.

Sentiment "anti-science"

En revanche, l'affiliation politique reste un facteur important de division dans la vaccination: selon le sondage de la Kaiser Family Foundation, 90% des personnes se disant démocrates déclaraient avoir reçu au moins une dose, contre 58% des républicains.

Les experts avancent plusieurs explications, parmi lesquelles l'absence de soutien sans équivoque de Donald Trump aux vaccins, et le sentiment "anti-science" s'étant développé récemment au sein de son parti.

Les habitants de zones rurales, les chrétiens évangéliques et les personnes n'ayant pas de diplôme universitaire figurent parmi les groupes les moins vaccinés.

Concernant les personnes vaccinées récemment, parmi les raisons principales données pour franchir le pas sont citées: la poussée de l'épidémie liée au variant Delta, les informations circulant sur des hôpitaux saturés, et le fait de connaître quelqu'un ayant été gravement malade ou décédé de la maladie.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

Continuer la lecture

International

Marine Le Pen veut instaurer la "priorité nationale"

Publié

le

En vue de la présidentielle française en 2022, Marine Le Pen a proposé d'inscrire la "priorité nationale" dans la Constitution (archives). (© KEYSTONE/AP/Daniel Cole)

La cheffe de l'extrême-droite française Marine Le Pen a proposé mardi d'inscrire la "priorité nationale" dans la Constitution, d'abroger le droit du sol et de réserver les allocations familiales aux Français. Elle fait campagne pour l'élection présidentielle de 2022.

Mme Le Pen, déjà finaliste de la présidentielle de 2017, est bien placée pour se qualifier au second tour de celle de 2022, selon les sondages.

"La France restera-t-elle la France ou sera-t-elle emportée dans le torrent non maîtrisé de gigantesques flux migratoires qui balaieront notre culture, nos valeurs, nos modes de vie?", a interrogé la candidate du parti Rassemblement national (RN) à la présidentielle, lors d'une conférence de presse.

"Maîtrise de l'immigration"

Elle propose de soumettre à référendum un projet de loi de "maîtrise de l'immigration". Les trois objectifs sont "la maîtrise des flux migratoires, la protection de la nationalité et de la citoyenneté française, et la suprématie de la Constitution et du droit français" sur le droit international, comme celui de la CEDH (Convention européenne des droits de l'homme) ou de la CEJ (Cour européenne de justice).

Elle veut que soient inscrits dans la Constitution "la maîtrise de l'entrée des étrangers", "l'éloignement des étrangers condamnés pour crimes ou délits graves ou ceux qui portent atteinte à l'ordre public", "la priorité nationale" et "l'interdiction de tout communautarisme".

Certaines prestations, comme les allocations familiales, "seront réservées aux Français", tandis que l'interdiction des régularisations "sera la règle", tout comme "l'expulsion des étrangers délinquants", a plaidé Marine Le Pen, qui entend aussi mettre fin au regroupement familial.

Le texte du RN prévoit également "l'abrogation du droit du sol", avec une naturalisation "soumise à des conditions d'assimilation strictes et vérifiées".

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

Continuer la lecture

International

Le Danemark va prolonger l'interdiction de l'élevage des visons

Publié

le

A partir de novembre 2020, le Danemark avait abattu son immense cheptel de visons pour lutter contre le coronavirus (archives). (© KEYSTONE/EPA RITZAU SCANPIX/MADS CLAUS RASMUSSEN)

Le Danemark, ancien premier exportateur mondial de visons, s'apprête à prolonger d'un an l'interdiction de leur élevage. Le pays avait abattu la totalité de son immense cheptel pour lutter contre le Covid-19.

"La seule chose à faire, c'est de prolonger d'un an l'interdiction en vigueur cette année, afin qu'elle s'applique en 2022", a dit à la presse le ministre de l'Agriculture, Rasmus Prehn, voulant protéger les Danois des risques de zoonoses.

Le vison est le seul animal identifié avec certitude à ce jour comme pouvant à la fois contracter le Covid-19 et recontaminer l'homme, ce qui lui vaut une surveillance particulière durant cette pandémie.

Un projet de loi doit être présenté et il bénéficie déjà du soutien de la majorité des partis présents au Parlement, a précisé M. Prehn.

Près de 15 millions de visons abattus

A partir de novembre 2020, le gouvernement danois avait mené une immense campagne d'abattage des près de 15 millions de visons pour combattre les risques de mutation du coronavirus chez l'animal à fourrure, dont il avait interdit l'élevage pour tout 2021.

Les autorités sanitaires avaient recommandé en juin de prolonger cette interdiction, jugeant que l'élevage continuait à présenter "un risque pour la santé humaine d'une ampleur inconnue".

La décision radicale d'abattre la totalité des visons avait été prise à cause d'une mutation du coronavirus qui pouvait selon des études préliminaires menacer l'efficacité du futur vaccin pour les humains.

Après des mesures drastiques dans la région concernée du Jutland du Nord, dans le nord-ouest du pays, la mutation avait été déclaré éteinte quelques semaines plus tard. Le gouvernement avait dû reconnaître qu'il n'avait pas de base légale à l'époque pour mener cet abattage.

La mutation identifiée chez les visons avait mis en avant les dangers des mutations du nouveau coronavirus. Un risque confirmé depuis par les variants Alpha puis Delta qui ont compliqué la lutte contre le Covid-19.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

Continuer la lecture

Les Sujets à la Une

X