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International

L'EPFL lâchée par les Archives de Venise

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Les Archives d'Etat de Venise ne veulent plus collaborer avec l'EPFL pour la numérisation des archives de la cité italienne (archives). (©KEYSTONE/EPA ANSA/ANDREA MEROLA)

Les Archives d'Etat de Venise lâchent l'EPFL pour le projet Venice Time Machine. La haute école lausannoise va néanmoins continuer de développer cette "machine à remonter le temps", qui vise à reconstituer numériquement l'histoire de la Cité des Doges.

Les Archives d'Etat de Venise avaient déjà annoncé en septembre qu'elles suspendaient leur collaboration avec l'Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL). Les relations sont désormais "définitivement rompues", écrit l'institution italienne dans un communiqué daté du 27 décembre et relayé par le média en ligne Bon pour la tête.

"L'EPFL prend acte de la décision unilatérale de la nouvelle direction des Archives de l'Etat de Venise", commente jeudi la haute école, contactée par Keystone-ATS. Elle relève que cette rupture intervient après "sept années de collaborations fructueuses et mutuellement positives avec les directions précédentes."

Malgré ce coup d'arrêt, l'EPFL assure que Venice Time Machine pourra continuer sans les archives de la ville, en "s'appuyant sur des collaborations avec d'autres institutions que les Archives", comme par exemple l'Université Ca'Foscari de Venise.

Critiques

Dans leur communiqué, les responsables des archives vénitiennes dénoncent notamment des "erreurs méthodologiques" en matière de transfert et de conservation des données. Ils reprochent aussi à l'EPFL de vouloir mettre à disposition sur internet "une série d'images sans vérification scientifique."

Les Archives d'Etat disent également regretter le manque de transparence de l'EPFL, les relations entre les deux parties étant jugées "pas suffisamment exhaustives et claires." Le financement du projet, dont a bénéficié l'EPFL, pose également problème aux Italiens.

Concernant ces critiques, l'EPFL affirme avoir remis au directeur des Archives le document interne qu'il avait requis. "Il a unilatéralement décidé de mettre fin à la collaboration, sans aucune possibilité de discussion, refusant toute rencontre avec des représentants de l'EPFL", explique-t-elle, affirmant ne pas pouvoir se prononcer sur ces griefs "sans que ces discussions n'aient eu lieu."

Plongée dans le passé

Venice Time Machine a été initié en 2013 par l'EPFL, l'Université Ca'Foscari et les Archives d'Etat de la ville. Cette "machine à remonter le temps" ne vise pas à une simple numérisation des archives, mais à reproduire virtuellement le développement de la ville à travers l'histoire. Le projet a déjà permis la numérisation de centaines de milliers de documents.

Lancée avec Venise, la méthodologie de Venice Time Machine s'est ensuite étendue à des dizaines de villes en Europe grâce à un financement de la Commission européenne.

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Économie

Zone euro: plus faible croissance du secteur privé depuis cinq mois

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L'activité du secteur privé dans la zone euro est restée robuste en septembre mais sa croissance a ralenti pour le deuxième mois consécutif, atteignant un plus bas depuis avril. (archives) (© KEYSTONE/DPA-Zentralbild/ARNO BURGI)

L'activité du secteur privé dans la zone euro est restée robuste en septembre mais sa croissance a ralenti pour le deuxième mois consécutif, atteignant un plus bas depuis avril en raison de problèmes d'approvisionnement, selon l'indice PMI composite du cabinet Markit.

D'après une première estimation publiée jeudi, cet indice a baissé à 56,1, après 59 en août. Un chiffre supérieur à 50 signifie que l'activité progresse, alors qu'à l'inverse elle se contracte si le chiffre est inférieur à ce seuil.

Outre les difficultés d'approvisionnement, le ralentissement constaté s'explique par le très haut niveau de la croissance atteint en juillet (plus haut depuis 21 ans), qui appelait une correction, mais aussi par des inquiétudes sur l'évolution de la pandémie de Covid-19.

Les coûts des entreprises ont augmenté à un rythme qui est le plus rapide depuis 21 ans, sous l'effet de pénuries de matières premières et composants pour l'industrie. Cette hausse des coûts a été largement répercutée sur les prix de vente.

Chris Williamson, économiste pour Markit, s'est inquiété d'une "combinaison malvenue de croissance économique nettement plus faible et de prix en forte hausse".

"D'un côté, il fallait s'attendre à un ralentissement de la croissance après le pic depuis deux décennies atteint pendant l'été. D'un autre côté, les entreprises sont de plus en plus inquiètes des délais de livraisons, des pénuries et des coûts toujours plus élevés de leurs approvisionnements", a-t-il expliqué, dans un communiqué.

"Les entreprises, particulièrement dans l'industrie, mais aussi désormais dans les services, sont freinées parce qu'elles perdent des ventes et des clients", a ajouté cet expert.

"Les chiffres des indices PMI de septembre montrent que le rythme de la reprise a ralenti à la fin du troisième trimestre, en partie parce que l'économie de la zone euro approche de son niveau d'avant-crise mais aussi parce que les problèmes d'approvisionnement continuent à faire mal", a commenté de son côté Jessica Hinds, de Capital Economics.

Selon cette analyste, "la pression sur les prix reste forte et l'envolée des coûts de l'énergie laisse penser qu'elle ne va pas se relâcher bientôt".

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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International

Soudan du Sud: les dirigeants ont détourné 73 millions depuis 2018

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Les détournements de fonds épinglés par la Commission des droits de l'homme sur le Soudan du Sud ont contribué à alimenter des violences dans ce pays (archives). (© KEYSTONE/AP/SAMIR BOL)

Les dirigeants sud-soudanais ont détourné plus de 73 millions de dollars depuis 2018, selon les enquêteurs onusiens. Ce montant ne constitue qu'une partie de ceux utilisés frauduleusement depuis longtemps, disent-ils dans un rapport présenté jeudi à Genève.

Dans l'enveloppe en cause, près de 39 millions de dollars (plus de 35 millions de francs) ont été détournés en deux mois, affirment les membres de la Commission des droits de l'homme sur le Soudan du Sud, dont le Genevois Andrew Clapham. Le président Salva Kiir lui-même avait admis en 2012 que des membres des classes aisées du pays avaient détourné 4 milliards de dollars.

Selon le rapport de la Commission, présenté jeudi devant le Conseil des droits de l'homme, l'utilisation systématique d'argent public de manière illégale a "gravement sapé" les droits humains des citoyens. Elle alimente également le conflit interne, les violations et les crimes graves.

Autre reproche, un système informel de collecte des revenus du pétrole a été établi, sans surveillance indépendante. Des dispositifs irréguliers pour le paiement de contrats, les attributions et les revenus fonctionnent de manière illégale.

Ces crimes associent des responsables politiques, des fonctionnaires, des entreprises internationales, des militaires ou encore des banques, relève la présidente de la Commission, Yasmin Sooka. Elle cible également la complicité du ministère des finances et de l'administration fiscale.

Plusieurs individus sur une liste

Ces activités violent la législation nationale et le droit international, insiste de son côté M. Clapham. Les Etats partie à la Convention de l'ONU contre la corruption devraient avoir à rapatrier les fonds utilisés pour acheter des maisons en dehors du pays, encore selon lui.

Le rapport met également en cause les entreprises pétrolières, responsables de dégradations de l'environnement et de la santé qui auraient pu être évitées.

Autre problème, les autorités et les classes aisées ont davantage financé les dispositifs militaires et de sécurité plutôt que les infrastructures publiques, déplore un autre membre de la Commission, Barney Afako. Les enquêteurs appellent le gouvernement à appliquer rapidement l'accord de paix révisé qui rassemble des composantes sur cette question.

Des individus ont été ajoutés à la liste confidentielle de la Commission sur les responsables de violations des droits humains. Celle-ci, remise à la Haute commissaire aux droits de l'homme Michelle Bachelet, doit permettre de soutenir des investigations et des poursuites.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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International

Boeing prédit un marché de 8700 avions en Chine d'ici 2040

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Sur 20 ans, le marché aéronautique chinois devrait avoisiner les 1500 milliards de dollars, selon Boeing, qui prédit une croissance annuelle moyenne du secteur de 5,4% à la faveur de l'expansion de la classe moyenne. (archives) (© KEYSTONE/AP XINHUA/WANG JIANHUA)

Boeing s'attend à ce que la Chine achète 8700 avions d'ici à 2040, tous constructeurs confondus, selon des prévisions annuelles de l'avionneur américain revues légèrement à la hausse.

Sur 20 ans, ce marché représentera une valeur de 1470 milliards de dollars (1360 milliards de francs), a précisé Boeing dans un communiqué.

L'an dernier, le constructeur américain disait miser sur un marché de 8600 avions en Chine sur 20 ans, pour une valeur de 1400 milliards de dollars.

"La reprise rapide du trafic intérieur chinois pendant la pandémie illustre la résistance et la puissance sous-jacente du marché", a commenté Richard Wynne, directeur commercial de Boeing en Chine.

Sur 20 ans, seul un tiers du marché attendu correspondra à des remplacements d'appareils existants, le reste représentant une expansion nette du secteur aérien chinois, selon Boeing.

Comme l'an dernier, le constructeur prévoit une croissance annuelle moyenne de 5,4% du transport aérien en Chine, grâce à l'expansion de la classe moyenne.

Fort de cette croissance, le marché chinois dépassera en 2030 celui des vols intérieurs en Europe et en 2040 ceux de l'Amérique du nord, prédit Boeing.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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International

Birmanie: plus de 120 personnes décédées en détention

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La Haute commissaire de l'ONU aux droits de l'homme Michelle Bachelet appelle à mettre un terme aux bombardements aériens contre les civils en Birmanie (archives). (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

Plus de 120 détenus sont décédés en prison depuis le coup d'Etat militaire en Birmanie, selon la Haute commissaire aux droits de l'homme. Jeudi devant le Conseil des droits de l'homme, elle a répété que de possibles crimes contre l'humanité ont été perpétrés.

Des violations se poursuivent, a affirmé Michelle Bachelet en présentant son rapport sur ce pays de février à mi-juillet. "La situation des droits humains en Birmanie s'est détériorée de manière significative" ces derniers mois, a-t-elle ajouté.

Dans celui-ci, elle relève que de possibles crimes de guerre, dont des disparitions forcées et de la torture, continuent. S'il est prouvé que ceux-ci ont visé toute une population, ils équivaudront à des crimes contre l'humanité.

L'émissaire de l'ONU sur la Birmanie, la Zurichoise Christine Schraner Burgener, qui va quitter son mandat dans les prochaines semaines, a déjà conclu à plusieurs reprises à ce type de crimes. Parmi les violations identifiées par Mme Bachelet, des indications crédibles laissent penser que plus de 120 détenus sont décédés en prison ces derniers mois. Dont certains moins d'un jour après leur arrestation.

Au total, plus de 1100 personnes ont été tuées dans la répression des manifestations et de l'opposition au nouveau pouvoir militaire. Plus de 8000 ont été détenues arbitrairement, dont plus de la moitié se trouveraient toujours en prison.

Autre problème, des centaines de personnes ont été tuées dans des affrontements entre l'armée et les groupes rebelles dans plusieurs régions. De nombreuses ont encore été déplacées.

Comme Mme Schraner Burgener, la Haute commissaire redoute une "guerre civile". Elle appelle à mettre un terme aux bombardements aériens dans les zones habitées. Et de s'inquiéter aussi de la situation humanitaire dans le pays. Des millions de personnes ont besoin d'une assistance, selon l'ONU.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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International

WTA 1000 d'Indian Wells: Naomi Osaka renonce

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Naomi Osaka traverse une période difficile (© KEYSTONE/EPA/PETER FOLEY)

La Japonaise Naomi Osaka ne jouera pas lors du WTA 1000 d'Indian Wells. Elle est toujours en proie de récurrents problèmes d'anxiété.

Osaka (23 ans) avait annoncé vouloir faire une pause pendant "un certain temps" après avoir été éliminée au 3e tour de l'US Open par la Canadienne Leylah Fernandez, future finaliste. "Honnêtement, je ne sais pas quand je jouerai mon prochain match", avait déclaré la Japonaise avant de fondre en larmes.

Naomi Osaka compte quatre victoires en Grand Chelem. Elle a remporté l'US Open (2018, 2020) et l'Open d'Australie (2019, 2021).

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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