Rejoignez-nous

International

Golden Globes: "1917", Renée Zellweger et Joaquin Phoenix primés

Publié

,

le

Le long métrage "1917"a reçu dimanche soir à Los Angeles le prix du meilleur film dramatique lors de la 77e cérémonie des Golden Globes. (©KEYSTONE/AP)

Le long métrage "1917", drame historique consacré à la Première Guerre mondiale, a reçu dimanche soir à Los Angeles le prix du meilleur film dramatique lors de la 77e cérémonie des Golden Globes. Son réalisateur Sam Mendes a lui aussi été primé.

"C'est une grosse surprise", a lancé le Britannique ("American Beauty", le James Bond "Skyfall") en venant recevoir son prix du meilleur réalisateur. Il n'était effectivement pas considéré comme un favori face à des pointures comme Martin Scorsese ("The Irishman") et Quentin Tarantino ("Once Upon a Time... in Hollywood").

Mais ce dernier n'est pas reparti les mains vides: Quentin Tarantino a obtenu le prix du meilleur scénario et son film "Once Upon a Time... in Hollywood" remporte celui de meilleure comédie.

Meilleures interprétations

Le Golden Globe de la meilleure actrice dramatique est allé à Renée Zellweger pour son rôle de Judy Garland dans le biopic "Judy". C'est la première fois que l'actrice était en lice pour les Golden Globes depuis "Le journal de Bridget Jones" en 2002, qui l'avait révélée au public sans lui valoir de récompense.

Chez les hommes, c'est Joaquin Phoenix qui a raflé la récompense pour son interprétation du Jocker dans le film éponyme. Récompensé pour la seconde fois aux Golden Globes, il a été préféré à celui qui apparaissait comme favori, l'acteur Adam Driver pour son rôle de père en plein divorce dans "Marriage Story".

Côté "Comédie", Taron Egerton a été adoubé meilleur acteur pour son rôle d'Elton John dans le biopic "Rocketman" consacré au chanteur britannique. Taron Egerton a devancé dans cette catégorie des vétérans comme Daniel Craig ("A couteaux tirés"), Leonardo DiCaprio ("Once Upon a Time... in Hollywood") et Eddie Murphy ("Dolemite Is My Name"), donné favori par certains experts pour son grand retour à l'écran.

Chez les dames, c'est l'Américaine Awkwafina qui remporte le prix pour son rôle de Billi dans le film "L'Adieu". Connue pour sa gouaille très new-yorkaise, l'actrice de 31 ans livre, dans ce film sur une famille chinoise réunie par un drame, une interprétation nuancée et toute en retenue.

Seconds rôles et séries

L'actrice américaine Laura Dern a reçu le prix du meilleur second rôle féminin pour son interprétation d'une avocate aux méthodes agressives dans le film "Marriage Story" de Noah Baumbach. La comédienne de 52 ans a soufflé cette récompense à Jennifer Lopez, qui était l'autre favorite pour son rôle de strip-teaseuse dans le film "Queens". C'est le cinquième Golden Globe pour cette enfant de la balle, fille de l'acteur Bruce Dern, qui a fréquenté les plateaux dès son plus âge.

Chez les hommes, c'est l'Américain Brad Pitt qui a reçu la récompense pour son rôle du cascadeur Cliff Booth dans "Once Upon a Time... in Hollywood". Largement favori, le comédien de 56 ans l'a emporté notamment sur Tom Hanks ("Un ami extraordinaire") et Al Pacino ("The Irishman").

Le long-métrage "Parasite" a été primé dans la catégorie "meilleur film en langue étrangère".

C'est une production Amazon, la série déjantée "Fleabag", qui a remporté le Golden Globe de la meilleure série comique. Sa créatrice, la Britannique Phoebe Waller-Bridge, a également été primée pour son interprétation du rôle-titre. Le titre de "meilleure série dramatique" a été raflé par "Succession" (HBO). Quant à "Chernobyl", il remporte le prix de meilleure mini-série.

Baromètre incertain

La cérémonie de remises des prix était présentée par le très caustique humoriste britannique Ricky Gervais. Racisme, harcèlement sexuel, compétence du jury, Ricky Gervais a effectivement fait feu de tout bois, prenant un malin plaisir à épingler le parterre de célébrités rassemblées à l'hôtel Hilton de Beverly Hills.

Très convoités, les Golden Globes ouvrent la saison des prix cinématographiques à Hollywood et servent aussi d'outil de prédiction en vue des Oscars. Mais il s'agit d'un baromètre d'autant plus incertain qu'ils dédoublent les principales catégories (meilleur film, meilleur acteur ou actrice) en "drame" et "comédie".

Les pronostics sont délicats car contrairement aux Oscars ou à d'autres compétitions, ce ne sont pas les professionnels du cinéma qui votent mais la petite centaine de membres de l'Association de la presse étrangère de Hollywood (HFPA). L'an dernier, le jury avaient toutefois eu le nez creux: tous les primés aux Golden Globes dans la catégorie cinéma ont remporté un Oscar, à l'exception de celle de la musique de film.

Continuer la lecture
Cliquez pour commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

International

Burkini dans les piscines: feu vert à Grenoble après un vote serré

Publié

le

Le maire de Grenoble Eric Piolle estime que rien n'interdit le port de vêtements religieux dans l'espace public, "y compris à la piscine" (image symbolique). (© KEYSTONE/AP)

Le conseil municipal de Grenoble a validé lundi une modification du règlement intérieur des piscines de Grenoble se traduisant par l'autorisation du port du burkini. Un sujet qui a suscité une polémique politique nationale.

Le maire écologiste Eric Piolle, à la tête d'une large coalition de gauche, a réussi à rassembler le nombre de voix nécessaires bien que 13 membres de sa propre majorité se soient déclarés "en désaccord"et se soient désolidarisés pour ce vote très sensible.

La délibération a été adoptée par 29 voix pour, 27 contre et deux abstentions, au terme de 02 heures 30 de débats parfois tendus.

Désormais remanié, le règlement intérieur impose le port du bonnet de bain et exige des maillots en "tissu spécifiquement conçu pour la baignade", avec des formes "ajustées près du corps" et un usage réservé à la piscine. Sont interdites toute tenue non ajustée "plus longues que la mi-cuisse" et les maillots de bain-short, comme l'a expliqué l'adjointe aux Sports, Céline Mennetrier.

La nouvelle formulation permettra aux femmes de se baigner seins nus et à tous les baigneurs de porter un maillot les protégeant du soleil.

Un combat "féministe"

Le maire écologiste Eric Piolle, qui portait le projet depuis plusieurs semaines, a balayé les objections de l'opposition, en invoquant un combat "féministe", de "santé" et de "laïcité" parce que rien dans la loi n'interdit le port de vêtements religieux dans l'espace public, "y compris à la piscine".

S'exprimant avant le scrutin, les élus de l'opposition ont tiré à boulets rouges sur le maire, l'accusant pêle-mêle de "vouloir exister dans les médias nationaux quoiqu'il en coûte", de se comporter en "Zemmour de gauche" ou encore de "porter un coup sans précédent contre les femmes musulmanes qui n'ont rien demandé".

Le vote passé, ils ont fait part de leur vive déception et annoncé des recours "dès demain" pour obtenir son annulation. "Vous portez une responsabilité très grave", a lancé l'ancien maire de droite Alain Carignon avant de quitter ostensiblement le conseil municipal avec son groupe en signe de protestation.

Tribunal saisi

Le préfet de l'Isère a déjà fait savoir dimanche soir qu'il saisirait le tribunal administratif de Grenoble, sur instruction du ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin pour bloquer la mesure. Il devrait pour cela faire appel à une disposition introduite par la loi sur le séparatisme votée en août 2021, qui concerne les actes portant "gravement atteinte au principe de laïcité et de neutralité du service public".

De son côté, le président (LR) de la région Auvergne-Rhône-Alpes Laurent Wauquiez, a très vite annoncé que "face à ce séparatisme", la Région "cesse immédiatement toute subvention à la mairie de Grenoble". Il a accusé Eric Piolle d'"acter définitivement sa rupture avec la laïcité et les valeurs de notre République".

Quant au député LR Eric Ciotti, il a déposé lundi à l'Assemblée nationale une proposition de loi visant à interdire le burkini dans les piscines publiques au nom de la laïcité pour ne pas laisser les maires réglementer entre "pressions communautaires fortes" et "raisons idéologiques".

"Burkini = misogynie"

"Tout le monde en a marre de ces sujets clivants et beaucoup disent avoir aujourd'hui honte d'être Grenoblois", a relevé l'élu d'opposition El Hasni Ben Redjeb pendant la réunion.

Une bonne centaine de manifestants anti-burkini menés par l'opposition municipale s'était auparavant rassemblée au pied du bâtiment accueillant - sous bonne garde - le conseil municipal, scandant "Piolle démission !" et arborant des pancartes proclamant des slogans comme "Faut pas se voiler la face, burkini = misogynie".

Le dossier burkini défraye la chronique depuis déjà plusieurs semaines, alimentant des débats enflammés à l'approche des élections législatives du 12 et 19 juin.

Pour ses opposants, ce vêtement de bain couvrant constitue un symbole flagrant d'oppression de la femme et s'apparente au voile intégral que les talibans viennent de réimposer à la gent féminine en Afghanistan.

Le port du burkini était revendiqué par la controversée association Alliance Citoyenne, qui a organisé depuis 2019 plusieurs opérations coup de poing dans les piscines grenobloises pour faire passer son message. Ses membres, rassemblées dans une salle grenobloise, ont assisté à la séance du conseil municipal par retransmission vidéo.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

Continuer la lecture

International

Macron nomme Elisabeth Borne à la tête du gouvernement

Publié

le

La passation de pouvoirs a eu lieu entre le Premier ministre sortant Jean Castex et Elisabeth Borne. (© KEYSTONE/EPA/THOMAS SAMSON / POOL)

Le président français Emmanuel Macron a nommé lundi la ministre du Travail Elisabeth Borne à la tête du gouvernement. Elle devient la deuxième femme à accéder à ces fonctions en France, à un mois des élections législatives.

M. Macron, centriste libéral réélu le 24 avril pour cinq ans, a nommé Mme Borne, 61 ans, issue de la gauche, "Première ministre et l'a chargée de former un gouvernement", selon un communiqué de la présidence.

La passation de pouvoirs entre le Premier ministre sortant Jean Castex, qui avait présenté dans l'après-midi sa démission au chef de l'Etat au palais présidentiel de l'Elysée, et Mme Borne a eu lieu peu après 19h30.

Défi climatique

"Il faut agir plus vite et plus fort" face au "défi climatique et écologique", a déclaré la nouvelle Première ministre, appelant à "le faire en associant encore davantage les forces vives" du pays.

Mme Borne a rendu hommage à sa devancière Edith Cresson, seule femme à avoir exercé ces fonctions (1991-1992) sous le président socialiste François Mitterrand, et dédié sa nomination "à toutes les petites filles: allez au bout de vos rêves", les a-t-elle exhortées.

M. Castex a salué les "agents et fonctionnaires de l'État et du service public" et plus particulièrement ceux du secteur de la "santé publique" auxquels il a associé les salariés de santé du privé pour leur "courage" et leur "abnégation absolument exceptionnelle" face à la pandémie de Covid-19."

Loyauté

Mme Borne, technicienne tenace, jugée loyale, est perçue par le pouvoir comme ayant fait ses preuves au gouvernement pendant tout le dernier quinquennat, des Transports au Travail en passant par l'Ecologie, bien qu'elle n'ait encore jamais affronté le suffrage universel.

Outre l'avantage d'être une femme, une option soutenue par 74% des Français selon un sondage Ifop, cette ancienne directrice de cabinet de la socialiste Ségolène Royal a également le mérite d'appartenir à l'aile gauche de la majorité, au moment où s'annoncent de nouvelles réformes sociales, à commencer par "la mère des batailles" sur les retraites.

Critique de Mélenchon

"Sa nomination commence dès les premiers instants par une tentative de tromperie, Mme Borne serait une femme de gauche", a réagi le chef de file de la gauche radicale Jean-Luc Mélenchon, lui contestant cette appellation.

M. Mélenchon, arrivé troisième de l'élection présidentielle en avril, a cité plusieurs réformes portées par l'ex-ministre du Travail, la considérant comme "personnellement responsable qu'un million de chômeurs aient leur allocation baissée", et souligné qu'elle s'était "prononcée pour la retraite à 65 ans".

Edith Cresson a en revanche salué sur BFMTV "un très bon choix", mais a déploré qu'il ait fallu attendre aussi longtemps pour retrouver une femme à ce poste, jugeant la "classe politique" française "particulièrement arriérée".

Lors de son premier mandat, Emmanuel Macron avait surpris les observateurs, en nommant Edouard Philippe puis Jean Castex, deux élus venant de la droite sans aucune expérience gouvernementale.

Jean Castex, qui s'était autoproclamé "Premier ministre de l'intendance", a multiplié les déplacements à travers la France - 350 en 22 mois - imprimant l'image d'un chef de gouvernement "des territoires", soucieux de la promotion de l'exécution des réformes, quitte à passer complètement sous les radars au plan national.

Le choix du premier chef de gouvernement du nouveau quinquennat était d'autant plus attendu qu'il devait confirmer ou non l'orientation qu'entend se donner le chef de l'Etat.

Promesse de changement de méthode

Emmanuel Macron a promis de tenir compte de la colère exprimée par de nombreux Français pendant la crise des "gilets jaunes", révoltés contre sa politique fiscale et sociale, et lors de l'élection présidentielle, et de changer de méthode.

Le bloc présidentiel est crédité de quelque 26% d'intentions de vote aux élections législatives des 12 et 19 juin et conserverait une majorité à l'Assemblée nationale.

Il est toutefois défié par l'union de la gauche socialiste, écologiste, communiste et radicale, autour de Jean-Luc Mélenchon, qui obtiendrait 28% et l'extrême droite de Marine Le Pen, finaliste malheureuse du second tour face à Emmanuel Macron (24%).

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

Continuer la lecture

International

Jean Castex démissionne, Elisabeth Borne aux portes de Matignon

Publié

le

Jean Castex a annoncé lundi avoir remis sa lettre de démission à Emmanuel Macron. (© KEYSTONE/AP/Francois Mori)

Jean Castex a présenté lundi sa démission à Emmanuel Macron, qui l'a accepté. Elisabeth Borne devrait probablement être nommée à la tête du gouvernement, trente ans après le départ d'Edith Cresson de Matignon, jusqu'alors seule femme à avoir occupé cette fonction.

Jean Castex a annoncé lundi à l'AFP avoir remis sa lettre de démission à Emmanuel Macron. Le chef de l'Etat "l'a acceptée", a ajouté l'Elysée, qui précise que le Premier ministre assure "le traitement des affaires courantes jusqu'à la nomination du nouveau Gouvernement", après une heure d'entrevue avec le président de la République à l'Elysée.

Dimanche, M. Castex avait expliqué que "c'est une nouvelle ère qui s'ouvre" pour lui, "sans remords, ni regrets", après près de deux ans à être "Premier ministre de l'intendance".

Grande favorite

Grande favorite selon plusieurs sources gouvernementales, la ministre du Travail Elisabeth Borne pourrait gravir le perron de l'hôtel Matignon en fin d'après-midi pour prendre ses nouvelles fonctions.

Emmanuel Macron avait assuré il y a une semaine à Berlin qu'il savait déjà le nom de son prochain Premier ministre, doté selon lui d'un profil "social", "écologique" et "productif".

Depuis, les rumeurs allaient bon train. Seule certitude, croyait savoir son entourage: ce sera une femme. D'autant que 74% des Français sont pour, selon un sondage Ifop publié dans le JDD.

Pour le chef du MoDem François Bayrou, allié d'Emmanuel Macron, il faut une personne, homme ou femme, qui ait "du leadership, de l'expérience". Et il faut une empathie assez grande avec le chef de l'Etat car, "quand le président de la République déteste le Premier ministre, les choses ne peuvent que tourner mal", a-t-il souligné dimanche au Grand Jury, citant le cas de François Mitterrand et de son Premier ministre Michel Rocard (1988-1991).

Classe politique "machiste"

Après un weekend dominé par les noms des anciennes ministre Catherine Vautrin (ex-LR), Valérie Létard (centriste) ou Marisol Touraine (ex-PS), c'est celui de la ministre du Travail, Elisabeth Borne, qui bruissait parmi plusieurs conseillers de l'exécutif lundi après-midi.

Cette technicienne tenace, jugée loyale, est perçue par la macronie comme ayant fait ses preuves au gouvernement pendant tout le dernier quinquennat, des Transports au Travail en passant par l'Ecologie.

Outre l'avantage d'être une femme, cette ancienne directrice de cabinet de Ségolène Royal a également le mérite d'appartenir à l'aile gauche de la macronie, un atout à l'heure où s'annoncent de nouvelles réformes sociales, à commencer par "la mère des batailles" sur les retraites.

Plaçant "la justice sociale et l'égalité des chances" au coeur de ses combats, l'hypothèse de sa nomination était toutefois vue avec circonspection par certains lieutenants d'Emmanuel Macron, jugeant le profil de cette ingénieure devenue préfète "pas assez politique", alors qu'elle doit affronter pour la première fois le suffrage universel lors des législatives de juin dans le Calvados.

Une femme à Matignon? Edith Cresson, la seule à avoir occupé le poste (1991-1992), a souhaité dans le JDD "beaucoup de courage" avec une classe politique "machiste".

Changer de méthode

Ce choix est d'autant plus stratégique qu'il vient confirmer l'orientation qu'entend se donner le chef de l'Etat, qui a promis de tenir compte de la colère exprimée par de nombreux Français pendant la crise des "gilets jaunes" et lors de l'élection présidentielle, et de changer de méthode.

"La composition du nouveau gouvernement, l'identité des grands ministres, l'identité du ou de la Première ministre peut avoir une importance très forte sur les élections législatives", avait ainsi souligné dimanche soir sur LCI le sondeur Frédéric Dabi, de l'Ifop, en rappelant que "la nomination d'Edouard Philippe en 2017 avait permis à la majorité présidentielle de casser la droite en plusieurs morceaux".

Mais, relève-t-il, "l'impatience des Français" se focalise surtout "sur des questions d'inflation, de pouvoir d'achat, d'environnement et de sécurité" auxquelles il va falloir répondre dans un contexte anxiogène de crise du Covid et de guerre en Ukraine qui favorisent l'envolée les prix de l'énergie et de l'alimentation.

Le défi de la gauche

Pour l'heure, le bloc présidentiel est crédité de quelque 26% d'intentions de vote aux législatives et conserverait une majorité à l'Assemblée nationale, défié toutefois par la Nouvelle union populaire écologique et sociale entre LFI, EELV, PS et PCF (Nupes), qui obtiendrait 28% et le Rassemblement national (24%) de Marine Le Pen.

Ces oppositions accusent M. Macron de "casse sociale", fustigeant notamment la réforme de la retraite à 64-65 ans annoncée.

Le chef de LFI Jean-Luc Mélenchon, qui a recueilli 22% des voix au premier tour de la présidentielle, a lui annoncé dimanche vouloir porter le Smic à 1500 euros net en cas de succès de Nupes aux législatives. Lui-même candidat au poste de Premier ministre en cas de victoire de sa coalition aux législatives, il a ironisé lundi sur Twitter: "Grande tension avant la nomination de mon prédécesseur. Sera-t-elle de droite ou bien de droite ? Personne ne veut le job. C'est un CDD de mission d'intérim."

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

Continuer la lecture

Économie

Boris Johnson exhorte unionistes et républicains à s'entendre

Publié

le

Boris Johnson a exhorté les responsables des formations politiques d'Irlande du Nord de "retourner au travail" pour régler les problèmes quotidiens de la population (archives). (© KEYSTONE/EPA/ANDY RAIN)

Boris Johnson a exhorté lundi, sans résultat tangible, unionistes et républicains en Irlande du Nord à s'entendre. Il s'agit de mettre fin à la paralysie politique provoquée par les contrôles post-Brexit, sur fond de tensions avec l'UE.

Dix jours après la victoire historique des républicains du Sinn Fein aux élections locales, le Premier ministre britannique a rencontré au château d'Hillsborough, en périphérie de Belfast, les responsables des formations politiques de cette province britannique.

Son objectif était les convaincre de "retourner au travail" pour régler les problèmes quotidiens de la population, les institutions nord-irlandaises étant à l'arrêt.

Les unionistes du DUP ont en effet refusé de participer à l'exécutif local, pourtant censé être partagé en vertu de l'accord de paix de 1998 qui a mis fin à trois décennies de conflit sanglant. Et ils ont bloqué le fonctionnement l'Assemblée d'Irlande du Nord en ne rendant pas possible pour le moment l'élection de son président.

Frontière douanière

Les unionistes, viscéralement attachés à l'union avec la Grande-Bretagne, entendent ainsi protester contre le protocole nord-irlandais, l'accord signé entre Londres et Bruxelles pour répondre à la délicate question de la frontière entre l'Irlande du Nord britannique et la République d'Irlande européenne après le Brexit. Ce texte crée une frontière douanière de fait avec la Grande-Bretagne, en mer d'Irlande, et menace selon eux la place de cette province au sein du Royaume-Uni.

Évoquant ce protocole, Boris Johnson a expliqué à la télévision que le gouvernement ne "voulait pas le supprimer" car "nous pensons qu'il peut être réparé". Il a ajouté que les responsables des cinq partis qu'il a rencontrés chacun à leur tour lundi jugeaient "aussi" qu'il avait "besoin d'être réformé".

Après avoir discuté avec Boris Johnson, hué à son arrivée par 200 manifestants, la présidente du Sinn Fein, Mary Lou McDonald, a décrit une rencontre "assez difficile" qui n'a pas apporté de "réponses claires".

De son côté, le chef du DUP, Jeffrey Donaldson a réclamé des "actes" et non des "mots" : "je veux voir le gouvernement promulguer une loi qui apportera la solution dont nous avons besoin".

La cheffe de la diplomatie Liz Truss doit présenter mardi le "raisonnement" du gouvernement au parlement, a fait savoir Downing Street, qui insiste sur la nécessité de "progresser urgemment".

La presse britannique évoque un possible projet de loi permettant au gouvernement de suspendre unilatéralement certaines parties du protocole en invoquant son article 16. Son adoption prendrait des semaines et ouvrirait la voie à une longue période de crise entre l'UE et Londres mais aussi en Irlande du Nord.

Lundi, Boris Johnson a déclaré qu'il "aimerait" que les tensions se résolvent "de manière consensuelle avec nos amis et partenaires" de l'UE. Mais il a ajouté que le Royaume-Uni avait besoin de "l'assurance" d'une "solution législative en même temps".

Protéger l'accord de paix

Invoquant les tensions politiques en Irlande du Nord et des perturbations dans les échanges commerciaux, le gouvernement britannique veut renégocier en profondeur le protocole avec l'Union européenne, qui se dit seulement prête à des aménagements.

Londres agite la menace d'actions unilatérales pour outrepasser cet accord. Une telle position est inacceptable pour l'UE, qui reproche à Boris Johnson de revenir sur un traité signé en connaissance de cause, quitte à violer le droit international, et menace de sévères représailles commerciales.

"J'espère que la position de l'UE changera", a écrit Boris Johnson dans une tribune parue dans le Belfast Telegraph, sans quoi "il sera nécessaire d'agir" pour protéger l'accord de paix du Vendredi Saint de 1998.

Les institutions nord-irlandaises avaient déjà connu trois ans de paralysie, sur fond de scandale financier, avant qu'un accord ne permette le rétablissement de leur fonctionnement en janvier 2020.

A son arrivée à une réunion des ministres des Affaires étrangères de l'UE à Bruxelles, le chef de la diplomatie irlandaise Simon Coveney a mis en garde contre "des mesures unilatérales ou des menaces de mesures unilatérales" qui violeraient le droit international.

De tels actes sont "la dernière chose dont l'Europe a besoin alors que nous travaillons si bien ensemble face à l'agression russe" en Ukraine, a-t-il ajouté, soulignant que le protocole nord-irlandais et l'accord de libre-échange conclu entre Londres et Bruxelles sont "liés".

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

Continuer la lecture

International

Ukraine: intensification des combats dans l'Est, Poutine avertit contre des déploiements de l'Otan en Suède ou Finlande

Publié

le

Le ministère ukrainien de la Défense s'est félicité lundi que ses forces aient "expulsé les Russes" de la région frontalière au nord de Kharkiv. (© KEYSTONE/EPA/SERGEY KOZLOV)

L'offensive russe dans le Donbass s'est intensifiée lundi et a fait 10 morts à Severodonetsk. La Russie a averti qu'elle réagirait à des déploiements d'"infrastructures militaires" de l'Otan en Finlande et en Suède, candidates à une entrée dans l'Alliance atlantique.

A Severodonetsk, une ville devenue importante pour les Ukrainiens depuis que des forces séparatistes soutenues par Moscou se sont emparées d'une partie du Donbass (est de l'Ukraine) en 2014, "au moins 10 personnes ont été tuées" dans des bombardements russes, a annoncé lundi le gouverneur de la région. Cette cité est quasiment encerclée par les forces de Moscou.

Dans un précédent message lundi, Serguiï Gaïdaï avait fait état de frappes d'artillerie sur Severodonetsk et sur sa ville jumelle toute proche de Lyssytchank, ayant provoqué des incendies dans des quartiers d'habitation. "Severodonetsk a subi des frappes très puissantes", a-t-il ajouté, accompagnant son message de photographies des destructions.

Malgré les appels des autorités ukrainiennes à évacuer Lyssytchansk, qui n'est séparée de Severodonetsk que par un cours d'eau, le Siversky Donets, et qui est régulièrement bombardée, plus de 20'000 civils - contre 100'000 habitants avant la guerre - sont restés, selon des volontaires qui distribuent de l'aide dans la région.

Plus tôt dans la journée, les autorités ukrainiennes avaient annoncé que 10 personnes avaient été tuées dans des frappes de missiles au cours des dernières 24 heures : six dans la région de Donetsk, deux dans le bombardement d'un hôpital à Severodonetsk et deux à Mykolaïv (sud).

Les soldats russes "expulsés"

Dans le nord-est, les Ukrainiens ont repris le contrôle d'une partie de la frontière dans la région de Kharkiv, selon Kiev.

Diffusant sur son compte Facebook une vidéo montrant des soldats ukrainiens devant un poteau-frontière peint aux couleurs de l'Ukraine, jaune et bleu, le ministère de la Défense s'est félicité lundi que ses forces aient "expulsé les Russes".

Les Russes ont bombardé des semaines durant des quartiers nord et est de Kharkiv, la deuxième ville d'Ukraine, à partir de localités récemment reprises par les Ukrainiens.

L'armée russe a néanmoins affirmé avoir, dans la nuit de samedi à dimanche, tiré des "missiles de haute précision" sur des "points de commandement" ukrainiens dans cette région, notamment à Tsapivka, ainsi que sur des dépôts d'armement dans les régions de Donetsk et de Lougansk (est), qui forment le Donbass.

Renfort russe attendu dans le Donbass

Les autorités ukrainiennes s'attendent désormais à ce que les unités désengagées de la région de Kharkiv aillent renforcer les troupes russes dans le Donbass, où elles ne progressent que laborieusement, selon Oleksiï Arestovytch, un conseiller de la présidence ukrainienne.

"On se prépare à de nouvelles tentatives de la Russie d'attaquer dans le Donbass", pour "intensifier son mouvement vers le sud de l'Ukraine", avait aussi déclaré le président ukrainien Volodymyr Zelensky dimanche soir.

Plusieurs responsables occidentaux, notamment les services de renseignement militaire britanniques, ont souligné ces derniers jours que l'offensive russe dans l'est de l'Ukraine n'avait permis ces derniers temps aucun gain territorial substantiel.

Cessez-le-feu

A Marioupol, une grande ville dévastée par les bombes du sud du Donbass, le ministère russe de la Défense a annoncé lundi avoir instauré un cessez-le-feu autour d'Azovtsal, afin d'évacuer les soldats ukrainiens blessés - au nombre de 600, selon les Ukrainiens - retranchés dans cette immense aciérie, la dernière poche de résistance ukrainienne de ce port stratégique.

Moscou propose cependant de les transférer vers des hôpitaux situés en territoire contrôlé par les militaires russes et prorusses, ce que les Ukrainiens risquent de refuser.

"Pas une menace immédiate"

Le Kremlin multiplie depuis la semaine dernière les avertissements sur un autre front, celui de l'élargissement probable de l'Organisation du traité de l'Atlantique nord (Otan) à la Finlande et la Suède, deux pays que l'invasion russe de l'Ukraine, déclenchée le 24 février, a poussés à renoncer à des décennies de non-alignement militaire.

Le président russe Vladimir Poutine a estimé lundi que ces adhésions ne constituaient pas "une menace immédiate". Mais, a-t-il poursuivi, "le déploiement d'infrastructures militaires sur les territoires de ces pays entraînera bien sûr une réponse".

La Russie avait en particulier expliqué son attaque en Ukraine par le rapprochement de son voisin occidental avec l'Otan, estimant que cela constituait une menace "existentielle" pour sa sécurité.

Le secrétaire général de l'Alliance atlantique Jens Stoltenberg s'est dit "confiant" dans la possibilité pour les Etats de l'Alliance de trouver un compromis avec la Turquie, dont le président Recep Tayyip Erdogan a martelé lundi qu'elle ne "cèderait pas" quant à son refus de voir la Finlande et la Suède entrer dans l'Otan. Ankara leur reproche de faire preuve de mansuétude envers les rebelles kurdes du PKK (parti des travailleurs du Kurdistan), considéré comme organisation terroriste.

Impact sur l'économie

Après une visite en Allemagne où il s'est félicité de l'évolution de la position de Berlin, désormais prêt à livrer des armes lourdes à Kiev, le ministre ukrainien des Affaires étrangères Dmytro Kouleba était lundi à Bruxelles, pour discuter, entre autres, de nouvelles sanctions contre la Russie.

Ses homologues de l'UE y sont réunis pour tenter de débloquer un projet d'embargo sur les importations de pétrole russe, refusé par la Hongrie qui en est très dépendante - au grand dam des Etats membres les plus proches de Kiev.

Pour le chef de la diplomatie hongroise, Peter Szijjarto, "les Hongrois attendent légitimement une proposition de solution pour financer les investissements (de nouvelles infrastructures) et compenser des hausses de prix, un coût global de l'ordre de 15-18 milliards d'euros" (entre 15,7 et 18,8 millions de francs).

En attendant, les effets de sanctions inédites déjà prises par les Occidentaux se font de plus en plus ressentir sur l'économie européenne. La Commission européenne a annoncé lundi avoir abaissé d'1,3 point ses prévisions de croissance économique pour la zone euro en 2022, à 2,7%.

Les sanctions ont notamment poussé le groupe automobile français Renault à vendre ses actifs à l'Etat russe, la première nationalisation d'ampleur depuis le début de l'offensive russe en Ukraine.

Lundi également, le géant américain de la restauration rapide McDonald's, présent en Russie depuis plus de 30 ans mais qui avait provisoirement fermé ses 850 restaurants début mars, a annoncé se retirer définitivement de ce pays.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

Continuer la lecture

Les Sujets à la Une

X