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Économie

Les 300 Suisses les plus riches enrichis de 115 milliards en 2021

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Le fondateur de Bitcoin Suisse, Niklas Nikolajsen est le premier cryptomillionnaire à faire son entrée dans le classement des 300 plus riches de Suisse de Bilan (archives). (© KEYSTONE/URS FLUEELER)

Les 300 Suisses les plus riches ont nettement augmenté leur fortune cette année. Ensemble, ils pèsent 821,8 milliards de francs, comme le révèle le classement des 300 plus riches du magazine Bilan publié jeudi soir.

L'augmentation de la fortune par rapport à l'année précédente est de 16,3%, la plus forte hausse depuis la parution du classement. La fortune moyenne se monte à environ 2,7 milliards de francs. Par rapport à 1989, elle a donc plus que quadruplé.

Le fait que les riches deviennent de plus en plus riches est un phénomène mondial. On observe également une certaine tendance au rattrapage, car l'année précédente, la croissance en Suisse n'était que de 0,7%. L'augmentation a surtout été alimentée par la reprise de la conjoncture et le boom boursier persistant.

La dynastie Ikea reste au sommet

Depuis 20 ans, la famille IKEA occupe sans interruption la tête du classement. Actuellement, les héritiers Jonas, Peter et Mathias Kamprad totalisent une fortune de 56 milliards de francs.

En deuxième position, on trouve la famille Hoffmann, Oeri et Duschmalé avec une fortune estimée à 34,5 milliards de francs. Elle a surtout profité de la forte hausse du cours de sa participation majoritaire dans le géant pharmaceutique Roche.

Le plus grand bond en avant a été réalisé par le nouveau numéro trois du classement, l'entrepreneur en logistique Klaus-Michael Kühne de Kühne+Nagel, dont la fortune a presque doublé en un an pour atteindre 29,5 milliards de francs.

L'écart se creuse également chez les super-riches. Ainsi, la fortune des dix premiers a augmenté de 18,6%, soit nettement plus que la moyenne. Ensemble, ils représentent près d'un tiers de la fortune totale.

La plus forte croissance

Les plus fortes hausses ont été enregistrées par le fondateur de Checkout.com Guillaume Pousaz (+7,25 milliards) et par les fondateurs du Partners Group Alfred Gantner, Marcel Erni et Urs Wietlisbach (+5 milliards).

Le clan Blocher a lui aussi nettement progressé. La fortune de tous les membres de la famille a augmenté de 4 milliards pour atteindre 19,5 milliards de francs. A elles seules, les participations dans Ems-Chemie sont estimées par le bilan à une valeur de 15 milliards de francs.

Les nouveaux venus

Actuellement, il faut une fortune de plus de 100 millions de francs pour faire partie du classement des super-riches: 11 personnes ont accédé pour la première fois à cette ligue. Ensemble, elles totalisent une fortune d'environ 9 milliards de francs.

Le CEO de Roche Severin Schwan et le banquier Boris Collardi font partie des nouveaux venus les plus connus. Les grands patrons du fabricant de chaussures On (David Allemann, Olivier Bernhard, Caspar Coppetti, Martin Hoffmann et Marc Maurer) sont également entrés dans le classement grâce à une introduction en bourse réussie. Leur fortune est estimée entre 2 et 2,5 milliards.

Un premier cryptomillionnaire y fait aussi son entrée. Il s'agit de Niklas Nikolajsen fondateur de Bitcoin Suisse, qui possèderait entre 300 et 400 millions de francs.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Coronavirus

Une commission veut réduire plus vite la dette liée au Covid-19

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Des dépenses extraordinaires ont été approuvées pour atténuer les conséquences liées au Covid, comme la fermeture des restaurants. Pour la commission, la dette doit être réduite plus rapidement (archives) (© KEYSTONE/URS FLUEELER)

La dette liée au coronavirus devrait être réduite plus rapidement. Les bénéfices du passé doivent contribuer à réduire de moitié l'endettement extraordinaire, estime la commission des finances du Conseil national.

Des dépenses extraordinaires importantes ont été approuvées afin d'atténuer les conséquences liées au Covid-19. Elles ont conduit à un endettement supplémentaire de la Confédération. De 20,3 milliards en 2020, la dette devrait s'élever entre 25 et 30 milliards fin 2022.

Selon le droit en vigueur, ces dépenses extraordinaires doivent être remboursées en six ans. Cela équivaudrait à sortir quatre milliards de francs chaque année du budget ordinaire. "Impossible sans des coupes sévères dans le budget", a expliqué Roland Fischer (PVL/LU), président de la commission des finances du National, mardi à Berne lors d'une conférence de presse.

Le Conseil fédéral n'a justement pas prévu de programme d'allègement budgétaire ni de hausse d'impôts. En révisant la loi, il se donnerait jusqu'en 2035 pour rembourser la dette, soit le découvert du compte d'amortissement des dépenses extraordinaires. A coup de 2,3 milliards de francs par an.

Dans le détail, le gouvernement compte sur la distribution additionnelle de la Banque nationale suisse (BNS). Il l'estime à 1,3 milliard par an. Par ailleurs, il entend utiliser les soldes des crédits budgétisés mais non entièrement utilisés. Ces excédents de financement sont évalués à 1 milliard de francs par an en moyenne.

Réduire délai et dette

La commission des finances propose désormais un processus technique qui doit permettre de réduire à la fois la dette et le délai de remboursement. "L'idée est de ne pas trop traîner la dette dans le temps", selon Roland Fischer. Il y a trop d'argent en jeu et trop d'inconnues.

La Confédération a beaucoup épargné ces dix ou vingt dernières années. Il est donc justifié, aux yeux de la commission, de profiter de ces excédents en temps de crise, a poursuivi Gerhard Andrey, au nom de la commission (Verts/FR).

Concrètement, le compte de compensation du budget ordinaire de la Confédération affichait à fin 2021 un excédent de 23,5 milliards de francs. Environ la moitié serait prélevée pour l'affecter au remboursement de la dette Covid-19. Il resterait donc encore 12,5 milliards à rembourser.

Par conséquent, la commission des finances estime pouvoir ramener à 2031 le délai fixé pour rembourser la dette. Elle a pris sa décision de justesse, par 13 voix contre 11.

Indolore

La population suisse ne devrait pas remarquer ce processus avant tout technique, ont assuré les deux sénateurs. Et la Confédération garde encore quelque 12 milliards de francs dans ce compte de compensation du budget ordinaire pour de futures crises, qu'elles soient liées aux réfugiés ou au changement climatique, a précisé Gerhard Andrey.

Une minorité de gauche et verte-libérale aurait voulu aller plus loin et utiliser l'entier des 23,5 milliards de francs du compte de compensation pour résorber quasiment toute la dette. Mais la majorité n'a pas voulu franchir ce pas. Une autre minorité aurait voulu en rester au simple projet du Conseil fédéral.

La commission des finances a en outre refusé, par 18 voix contre 7, de comptabiliser l'ensemble des bénéfices distribués par la BNS comme des recettes extraordinaires. Cette proposition aurait permis de disposer de davantage de moyens pour réduire l'endettement, et donc aller encore plus vite. Mais il aurait fallu réduire les futurs budgets ordinaires de 667 millions de francs.

Au vote sur l'ensemble, la commission a approuvé le projet par 19 voix contre 0 et 6 abstentions. Le Conseil fédéral veut voir cette modification entrer en vigueur en 2023. Le National se penchera dessus dès la session d'été.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Économie

Postfinance a vu sa performance s'améliorer

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A fin mars, les avoirs de la clientèle ont reculé à 107,8 milliards de francs, après 110,7 milliards fin 2021. Postfinance comptait 2,54 millions de clients, un chiffre en recul sur un an (2,67 millions) (archives). (© KEYSTONE/CHRISTIAN BEUTLER)

Postfinance a vu ses indicateurs financiers prendre de l'embonpoint au premier trimestre 2022. Le bras financier de La Poste continue cependant de souffrir du repli du nombre de clients et de leurs avoirs.

Le produit d'exploitation s'est élevé à 420 millions de francs sur les trois premiers mois de l'année, après 366 millions un an plus tôt. Le résultat d'exploitation a quasiment triplé à 88 millions, selon les chiffres trimestriels publiés mercredi par le bras financier de La Poste.

A fin mars, les avoirs de la clientèle ont reculé à 107,8 milliards de francs, après 110,7 milliards fin 2021. Le volume des hypothèques a grossi à 6,3 milliards de francs, contre environ 6,1 milliards. L'institut a recensé 2,54 millions de clients, un chiffre en recul sur un an (2,67 millions).

Les effectifs ont légèrement reculé à 3228 salariés contre 3246 un an plus tôt.

PostFinance souligne dans le document que "le montant des produits d'intérêts a globalement été supérieur à celui enregistré l'exercice précédent". "L'intensification des activités sur le marché monétaire interbancaire et la hausse des commissions sur avoirs" ont compensé l'évolution à la baisse des "produits d'intérêts des immobilisations financières", en raison des conditions du marché.

L'entreprise a également signé une meilleure performance "sur le front des commissions et des prestations", grâce notamment à de nouveaux produits de placement numériques, comme la gestion de fortune électronique.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Économie

Royaume-Uni: le chômage baisse encore, record d'offres d'emploi

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Au Royaume-Uni, près d'un million de personnes ont changé d'emploi entre janvier et mars, un record, et à cause de démissions plus que de licenciements. (archives) (© KEYSTONE/AP/KIRSTY WIGGLESWORTH)

Le chômage a encore baissé fin mars au Royaume-Uni, où le marché du travail tourne à plein régime, avec des offres d'emploi record tout comme les mouvements d'un poste à l'autre, même si les salaires réels hors bonus baissent.

Pour les trois mois achevés en mars, le taux de chômage a reculé à 3,7%, contre 3,8% fin février, tombant au plus bas depuis 1974 et sous son niveau atteint juste avant la pandémie de Covid-19, a indiqué l'Office national des statistiques (ONS) mardi.

Le taux d'activité pour sa part augmente, mais reste sous son niveau pré-Covid. "Depuis le début de la pandémie, environ un demi-million de personnes se sont complètement désengagées du marché du travail", note Darren Morgan, de l'ONS.

Record de changements d'emplois

Autre signe que le marché du travail britannique tourne à plein régime: près d'un million de personnes ont changé d'emploi entre janvier et mars, un record, et "à cause de démissions plus que de licenciements".

Avec environ 1,3 million d'offres d'emploi, un record là aussi, "il y a maintenant moins de gens au chômage que d'offres d'emploi, pour la première fois depuis que ces statistiques ont démarré".

Enfin, la croissance de la paie des employés (y compris les bonus) a atteint 7% sur la période, mais s'élevait à 1,4% seulement en termes réels (hors inflation).

Hors bonus, qui s'appliquent dans des secteurs comme la construction et surtout la finance, les salaires réels entre janvier et mars ont augmenté de 4,2%, mais ont diminué "brutalement" hors inflation, remarque Darren Morgan.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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Économie

Devenir propriétaire coûte un peu moins cher au premier trimestre

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Acheter un bien immobilier a coûté de janvier à mars 2022 moins cher que lors des trois derniers mois de 2021. Les prix ont cependant augmenté de façon disparate en fonction des logements. (archives) (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

Les prix des logements en propriété ont diminué au premier trimestre, selon l'indice suisse des prix de l'immobilier résidentiel (IMPI). Cependant, ils enregistrent une hausse (+7%) par rapport au même trimestre de l'exercice précédent.

Acheter un bien immobilier a coûté de janvier à mars 2022 moins cher que lors des trois derniers mois de 2021. L'indice suisse des prix de l'immobilier résidentiel a en effet diminué de 0,4% à 110,3 points, a indiqué mardi un communiqué de l'Office fédéral de la statistique (OFS).

Cependant, d'une année à l'autre, les prix ont évolué de façon disparate en fonction des logements.

Pour les appartements en copropriété, le prix d'achat a baissé de 1,2% par rapport au trimestre précédent mais a progressé de 5,6% par rapport au premier trimestre 2021. Du côté des maisons individuelles par contre, la tendance était à la hausse pour les deux périodes, respectivement +0,6% et +8,5%.

Par type de biens, les prix ont baissé de 3,3% pour les communes urbaines d'une agglomération moyenne, mais les tarifs dans les communes intermédiaires ont grappillé 0,7%.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Économie

Boris Johnson exhorte unionistes et républicains à s'entendre

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Boris Johnson a exhorté les responsables des formations politiques d'Irlande du Nord de "retourner au travail" pour régler les problèmes quotidiens de la population (archives). (© KEYSTONE/EPA/ANDY RAIN)

Boris Johnson a exhorté lundi, sans résultat tangible, unionistes et républicains en Irlande du Nord à s'entendre. Il s'agit de mettre fin à la paralysie politique provoquée par les contrôles post-Brexit, sur fond de tensions avec l'UE.

Dix jours après la victoire historique des républicains du Sinn Fein aux élections locales, le Premier ministre britannique a rencontré au château d'Hillsborough, en périphérie de Belfast, les responsables des formations politiques de cette province britannique.

Son objectif était les convaincre de "retourner au travail" pour régler les problèmes quotidiens de la population, les institutions nord-irlandaises étant à l'arrêt.

Les unionistes du DUP ont en effet refusé de participer à l'exécutif local, pourtant censé être partagé en vertu de l'accord de paix de 1998 qui a mis fin à trois décennies de conflit sanglant. Et ils ont bloqué le fonctionnement l'Assemblée d'Irlande du Nord en ne rendant pas possible pour le moment l'élection de son président.

Frontière douanière

Les unionistes, viscéralement attachés à l'union avec la Grande-Bretagne, entendent ainsi protester contre le protocole nord-irlandais, l'accord signé entre Londres et Bruxelles pour répondre à la délicate question de la frontière entre l'Irlande du Nord britannique et la République d'Irlande européenne après le Brexit. Ce texte crée une frontière douanière de fait avec la Grande-Bretagne, en mer d'Irlande, et menace selon eux la place de cette province au sein du Royaume-Uni.

Évoquant ce protocole, Boris Johnson a expliqué à la télévision que le gouvernement ne "voulait pas le supprimer" car "nous pensons qu'il peut être réparé". Il a ajouté que les responsables des cinq partis qu'il a rencontrés chacun à leur tour lundi jugeaient "aussi" qu'il avait "besoin d'être réformé".

Après avoir discuté avec Boris Johnson, hué à son arrivée par 200 manifestants, la présidente du Sinn Fein, Mary Lou McDonald, a décrit une rencontre "assez difficile" qui n'a pas apporté de "réponses claires".

De son côté, le chef du DUP, Jeffrey Donaldson a réclamé des "actes" et non des "mots" : "je veux voir le gouvernement promulguer une loi qui apportera la solution dont nous avons besoin".

La cheffe de la diplomatie Liz Truss doit présenter mardi le "raisonnement" du gouvernement au parlement, a fait savoir Downing Street, qui insiste sur la nécessité de "progresser urgemment".

La presse britannique évoque un possible projet de loi permettant au gouvernement de suspendre unilatéralement certaines parties du protocole en invoquant son article 16. Son adoption prendrait des semaines et ouvrirait la voie à une longue période de crise entre l'UE et Londres mais aussi en Irlande du Nord.

Lundi, Boris Johnson a déclaré qu'il "aimerait" que les tensions se résolvent "de manière consensuelle avec nos amis et partenaires" de l'UE. Mais il a ajouté que le Royaume-Uni avait besoin de "l'assurance" d'une "solution législative en même temps".

Protéger l'accord de paix

Invoquant les tensions politiques en Irlande du Nord et des perturbations dans les échanges commerciaux, le gouvernement britannique veut renégocier en profondeur le protocole avec l'Union européenne, qui se dit seulement prête à des aménagements.

Londres agite la menace d'actions unilatérales pour outrepasser cet accord. Une telle position est inacceptable pour l'UE, qui reproche à Boris Johnson de revenir sur un traité signé en connaissance de cause, quitte à violer le droit international, et menace de sévères représailles commerciales.

"J'espère que la position de l'UE changera", a écrit Boris Johnson dans une tribune parue dans le Belfast Telegraph, sans quoi "il sera nécessaire d'agir" pour protéger l'accord de paix du Vendredi Saint de 1998.

Les institutions nord-irlandaises avaient déjà connu trois ans de paralysie, sur fond de scandale financier, avant qu'un accord ne permette le rétablissement de leur fonctionnement en janvier 2020.

A son arrivée à une réunion des ministres des Affaires étrangères de l'UE à Bruxelles, le chef de la diplomatie irlandaise Simon Coveney a mis en garde contre "des mesures unilatérales ou des menaces de mesures unilatérales" qui violeraient le droit international.

De tels actes sont "la dernière chose dont l'Europe a besoin alors que nous travaillons si bien ensemble face à l'agression russe" en Ukraine, a-t-il ajouté, soulignant que le protocole nord-irlandais et l'accord de libre-échange conclu entre Londres et Bruxelles sont "liés".

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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