International
Les eurodéputés s'alarment de la faiblesse du soutien à Kiev
- Share
- Tweet /home/clients/a0d505b655321b17f8ff9c921bca9d03/lfm/wp-content/plugins/mvp-social-buttons/mvp-social-buttons.php on line 72
https://www.lfm.ch/wp-content/uploads/2024/01/le-premier-ministre-hongrois-viktor-orban-qui-bloque-une-aide-de-lunion-europeenne-a-lukraine-sest-declare-dans-ce-contexte-pret-a-soutenir-kiev-mais-en-dehors-du-budget-commun-a-deux-semaine-1000x600.jpg&description=Les eurodéputés s'alarment de la faiblesse du soutien à Kiev', 'pinterestShare', 'width=750,height=350'); return false;" title="Partager sur Pinterest">
Les eurodéputés, réunis mardi à Strasbourg, ont réclamé aux 27 le renforcement de manière significative de leur aide militaire à l'Ukraine. Pour eux, une défaite de Kiev face à la Russie serait aussi celle de l'Europe toute entière.
La majorité des élus ont appelé l'UE, lors de ce débat qui ne donnera pas lieu à un vote, à redoubler d'efforts en faveur de l'Ukraine. Les cinq principaux groupes du Parlement ont d'ores et déjà signé un texte commun appelant les 27 à "tenir leurs promesses et assurer un soutien militaire durable et à long terme à l'Ukraine".
Parler d'une "fatigue" de l'Ukraine est "obscène", a affirmé l'eurodéputée française Nathalie Loiseau (libéral), co-rédactrice de ce texte. "Et moi, si je suis fatiguée c'est par notre lenteur, par nos retards, par notre mollesse à les soutenir dans une guerre qu'ils mènent pour eux mais aussi pour nous".
Niveau de l'aide "scandaleux"
Le niveau de l'aide européenne est "scandaleux", a lancé l'eurodéputé allemand Michael Gahler (PPE, chrétien-démocrate).
Et il ne sert à rien de dire qu'on soutiendra l'effort de guerre ukrainien "aussi longtemps qu'il le faudra", il faut passer des commandes d'armement à long terme, a-t-il souligné, ajoutant que l'Allemagne devait de son côté lever son veto à la livraison de missiles à longue portée Taurus, réclamés par l'Ukraine.
"L'Ukraine a besoin d'armes, elle nous le dit sans cesse", a rappelé de son côté l'eurodéputé portugais Pedro Marques (S&D, sociaux-démocrates).
La ministre belge des Affaires étrangères Hadja Lahbib, dont le pays assure la présidence tournante de l'Union européenne, a rappelé que l'aide européenne à l'Ukraine avait atteint 27 milliards d'euros depuis l'invasion russe de ce pays le 24 février 2022. L'UE a également livré plus de 300'000 obus d'artillerie, 3300 missiles et passé commande pour 180'000 obus supplémentaires, a-t-elle ajouté.
Objectif d'un million d'obus déjà perdu?
Mais dans le même temps, la Russie peut compter sur plus de trois millions d'obus par an, entre production et importations en provenance de la Corée du Nord, a affirmé l'eurodéputé belge Guy Verhofstadt (Renew, libéral).
"La vérité, c'est qu'on est même pas capable de produire le million d'obus promis", a-t-il déploré. L'UE a promis de livrer un million d'obus d'artillerie à l'Ukraine d'ici à fin mars. Mais cet objectif semble d'ores et déjà hors d'atteinte, selon plusieurs responsables européens.
L'industrie de défense européenne, qui a considérablement réduit ses capacités depuis la chute de l'Union soviétique il y a plus de 30 ans, peine à produire davantage de munitions, indispensables à l'effort de guerre ukrainien.
Orban prêt à soutenir Kiev, mais
Le Premier ministre hongrois Viktor Orban, qui bloque une aide de l'Union européenne à l'Ukraine, s'est déclaré dans ce contexte prêt à soutenir Kiev, mais "en dehors du budget commun", à deux semaines d'un sommet européen délicat sur le sujet.
"Si nous voulons aider l'Ukraine - et je pense que nous devons le faire -, cela ne doit pas nuire au budget de l'UE", a-t-il déclaré à la presse en marge d'une rencontre à Budapest avec son homologue slovaque Robert Fico.
L'UE avait prévu en décembre d'accorder à l'Ukraine une aide de 50 milliards d'euros - 33 milliards de prêts et 17 milliards d'euros de dons - sur quatre ans à compter de 2024. Mais le responsable nationaliste y a mis son veto.
"Prendre quatre ans à l'avance 50 milliards d'euros sur le budget de l'UE pour les donner à l'Ukraine", alors qu'on ne sait "même pas ce qui va se passer dans quelques mois", risque de priver les pays membres de l'argent "qui leur est dû", a-t-il argumenté.
Proportionnellement à son PIB
Toutefois, la Hongrie est prête à "prendre sa part du fardeau" sur son propre budget, proportionnellement à son PIB, a-t-il ajouté, une proposition en direction de Bruxelles qui est "à prendre ou à laisser".
La Hongrie est le seul pays membre de l'UE à conserver des relations de proximité avec Moscou depuis l'invasion russe de l'Ukraine en février 2022.
Rencontre avec Zelensky en préparation
Dans le même temps, Viktor Orban, qui juge la minorité hongroise en Ukraine victime de discriminations au niveau linguistique depuis une réforme de 2017, est l'un des rares dirigeants européens à n'avoir eu aucun entretien officiel avec le président ukrainien Volodymyr Zelensky.
Une rencontre entre les deux hommes est actuellement en préparation, à la demande de Kiev pour qui cette nouvelle enveloppe financière est cruciale face à la détermination de la Russie.
Le Premier ministre slovaque Robert Fico, nommé à la tête d'un gouvernement de coalition avec l'extrême droite prorusse fin octobre, était lui en visite à Budapest mardi. "La Hongrie doit être entendue et une solution commune doit être trouvée", a-t-il commenté, disant soutenir le plan B de son allié.
"Que se passera-t-il si nous approuvons 50 milliards d'euros sur quatre ans ? Nous allons livrer plus de chars, d'avions et d'armes", a-t-il lancé, alors même que "l'armée ukrainienne a perdu la capacité de livrer une bataille à armes égales avec la Russie".
Robert Fico a depuis son investiture annoncé l'arrêt des livraisons d'armes mais, contrairement à Viktor Orban, il ne s'est pas opposé jusqu'à présent au consensus européen sur l'Ukraine.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
International
Un Soudanais arrêté en Angleterre après la mort de quatre migrants
Un Soudanais a été arrêté vendredi dans le sud-est de l'Angleterre dans le cadre de l'enquête ouverte en France sur la mort de quatre migrants jeudi lors d'une tentative de traversée clandestine de la Manche, a annoncé la police britannique.
Cet homme de 27 ans, dont l'identité n'a pas été précisée, a été arrêté pour "mise en danger de la vie d'autrui lors d'un voyage en mer vers le Royaume-Uni", a indiqué la NCA, l'agence britannique de lutte contre la criminalité.
Elle a également précisé que l'arrestation avait eu lieu alors qu'il se trouvait déjà dans un centre de rétention du Kent. Il a été placé en garde à vue.
Les deux hommes et deux femmes qui ont perdu la vie jeudi ont été emportés par le courant alors qu'ils tentaient de monter à bord d'un bateau avec des dizaines d'autres personnes, portant à six le nombre de décès survenus cette année lors de traversées en embarcations de fortune.
La méthode risquée des "taxi-boats" consiste pour les passeurs à récupérer des candidats à l'exil directement dans l'eau, afin d'éviter les forces de sécurité présentes à terre pour empêcher les départs depuis les plages.
Dans son communiqué, la NCA indique que 38 personnes ont été prises en charge en France et que 74 migrants ont poursuivi leur route vers le Royaume-Uni. Elle indique également assister les autorités françaises dans leur enquête.
Taxi-boats
Il s'agit du deuxième drame de ce type depuis le début de l'année près de la frontière franco-britannique: le 1er avril, deux autres migrants sont morts lors d'un de ces embarquements par taxi-boat, risqués et souvent chaotiques, près de Gravelines (Nord).
L'immigration clandestine depuis le littoral du nord de la France vers l'Angleterre constitue un point de friction récurrent dans les relations entre Paris et Londres.
Sous la pression du Royaume-Uni, la France a changé en fin d'année sa doctrine d'intervention pour permettre d'intercepter en mer les taxi-boats. Mais ces interceptions sont rares pour le moment, certaines conditions devant être réunies pour ne pas mettre en danger les vies humaines.
Londres souhaiterait que sa contribution financière pour la sécurisation de la frontière par les autorités françaises soit conditionnée à l'atteinte d'un objectif d'interception d'embarcations plus élevé, selon plusieurs médias britanniques.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
Culture
Deepfakes sexuels: Londres veut emprisonner les patrons de la tech
Le gouvernement britannique a annoncé vendredi que des peines de prison pourraient être infligées aux patrons de la tech réticent au retrait de deepfakes sexuels diffusés sans consentement. Cela intervient après le scandale des images générées par l'outil d'IA Grok.
"Les dirigeants du secteur technologique pourraient être tenus personnellement pour responsables si les plateformes ne se conformaient pas aux décisions" du régulateur sectoriel, l'Ofcom, leur demandant de "supprimer les images intimes de personnes qui ont été partagées sans leur consentement", a averti le gouvernement dans un communiqué.
L'exécutif travailliste, qui dispose de la majorité absolue à la Chambre des communes, a déposé vendredi un amendement en ce sens à un projet de loi actuellement discuté au Parlement.
Deux jours pour retirer les images
En février, le gouvernement avait fait savoir que cette même loi donnerait aux plateformes 48 heures pour retirer les images intimes diffusées sans consentement.
Cette annonce était intervenue après un tollé international autour de l'assistant IA Grok, intégré au réseau social X d'Elon Musk, capable de générer des images de personnes artificiellement dénudées.
"Trop de femmes ont vu leur vie brisée parce que des images intimes les montrant ont été diffusées en ligne sans leur consentement", a dénoncé vendredi la ministre de la Technologie, Liz Kendall, citée dans le communiqué.
Le gouvernement avait déjà prévenu que les entreprises refusant de retirer de telles images dans les délais s'exposeraient à une amende pouvant atteindre 10% de leur chiffre d'affaires mondial, voire au blocage de leurs services au Royaume-Uni.
Interdiction européenne
En vertu de l'amendement annoncé vendredi, les hauts dirigeants récalcitrants pourront quant à eux être condamnés "à une peine d'emprisonnement, à une amende ou aux deux".
D'après d'autres amendements à ce projet de loi, eux aussi rendus publics vendredi par le gouvernement, "la détention ou la publication de matériel pornographique représentant des actes incestueux ou des adultes se faisant passer pour des enfants" deviendront des infractions pénales punies de peines de prison.
Le Parlement européen avait pour sa part approuvé fin mars l'interdiction dans l'UE des services d'intelligence artificielle permettant de dénuder des personnes sur des images sans leur consentement.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
International
Lufthansa: 9 vols sur 10 annulés chez les compagnies en grève
Quelque 9 vols sur 10 de deux compagnies appartenant au premier groupe de transport aérien Lufthansa ont été annulés vendredi, selon le syndicat UFO à l'origine d'un appel à la grève du personnel de cabine.
Le taux de participation à la grève est "gigantesque" et "presque tous les vols" de la marque "classique" Lufthansa et de la filiale régionale CityLine sont annulés, a indiqué à l'AFP le chef négociateur de l'UFO Harry Jäger, évaluant le taux d'annulation à environ 90%. Sollicité par l'AFP, le groupe Lufthansa a simplement affirmé que "plus d'un tiers des vols de Lufthansa Airlines" étaient assurés vendredi, ce qui inclut Lufthansa Classic, Cityline, City Airlines, Air Dolomiti et Discover Airlines, et donc des compagnies non touchées par la grève.
Il a estimé qu'il serait en mesure de proposer "à nouveau la quasi-totalité du programme de vols samedi", bien que "quelques annulations et retards isolés" resteront possibles. Tous les vols opérés par la marque "classique" Lufthansa sont affectés au départ des aéroports de Francfort et de Munich, et ceux de la filiale régionale Cityline le sont dans neuf aéroports d'Allemagne au total.
580 vols annulés
Selon une porte-parole de l'aéroport de Francfort, le plus important d'Allemagne, "environ 580 vols" sont annulés vendredi sur l'ensemble du trafic aérien généré, incluant donc d'autres compagnies. D'après son homologue de l'aéroport de Munich, 400 sont annulés dans la capitale bavaroise.
Cet appel à la grève, quatrième pour le groupe aérien depuis le début de l'année, survient au retour des vacances de Pâques pour la majorité des régions allemandes. A l'origine du mouvement, le syndicat UFO reproche à la direction de Lufthansa un manque de progrès sur des sujets-clés de "la surcharge de travail", d'une "meilleure prévisibilité" et de "l'allongement des délais de préavis".
Lufthansa a estimé que "des solutions durables" ne pouvaient être trouvées "que par le dialogue", et appelé dans un communiqué l'UFO "à reprendre les négociations". Le 12 février, près de 800 vols avaient déjà dû être annulés chez la compagnie principale Lufthansa, la filiale Lufthansa CityLine et la branche de fret Lufthansa Cargo, affectant environ 100.000 passagers.
Et un mois plus tard, une nouvelle grève des pilotes, cette fois sur deux jours, a affecté près de la moitié des vols, selon le groupe.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp
Économie
Etats-Unis: bond de l'inflation en mars à 3,3% sur un an
L'inflation s'est fortement accélérée en mars aux Etats-Unis à 3,3% sur un an, reflétant l'envolée des prix à la pompe consécutive à la guerre au Moyen-Orient, selon des données officielles publiées vendredi.
En comparaison, l'indice des prix à la consommation (CPI) a progressé de 2,4% sur un an en février.
Entre février et mars, les prix de l'essence ont bondi de 21,2%. Un tel pourcentage d'augmentation n'avait pas été observé depuis 1967, souligne le service statistique américain BLS.
Néanmoins, même en excluant les prix volatils de l'énergie et de l'alimentation, l'inflation s'est accélérée (+2,6% contre +2,5% un mois plus tôt).
Les marchés s'attendaient à voir de tels chiffres, selon le consensus publié par MarketWatch.
La guerre au Moyen-Orient a été déclenchée le 28 février par des bombardements israélo-américains sur l'Iran. Téhéran a riposté notamment en bloquant le trafic maritime dans le détroit d'Ormuz, par où transite d'ordinaire 20% du pétrole et du gaz utilisés dans le monde.
Bien qu'étant le premier producteur mondial de pétrole, les États-Unis n'ont pas été étanches à l'envolée des cours et les prix à la pompe ont vite augmenté.
L'exécutif américain, élu notamment sur la promesse de redresser le pouvoir d'achat, assure que les perturbations économiques sur le sol national seront temporaires.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp
-
InternationalIl y a 3 jours
Fragile trêve entre Etats-Unis et Iran, frappes dans le Golfe
-
SuisseIl y a 3 jours
La SSR a enregistré une perte de 2,9 millions de francs en 2025
-
VaudIl y a 16 heures
"On va arracher la vigne": le cri du cœur d'un vigneron
-
SuisseIl y a 3 jours
Feu de forêt maîtrisé à Brusio (GR) avec l'aide d'hélicoptères
-
VaudIl y a 2 jours
Etagnières: une initiative communale a été invalidée à tort
-
Suisse RomandeIl y a 2 jours
Un prévenu refuse de répondre aux questions des procureures
-
InternationalIl y a 2 jours
Congrès: un républicain succède à une ex-élue en rupture avec Trump
-
CultureIl y a 2 jours
Emilie Bujès quitte Visions du Réel pour le GIFF


