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Les Français appelés à rester chez eux

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Les Français sont appelés à ne pas relâcher la discipline à l'approche de Pâques. (©KEYSTONE/AP/Christophe Ena)
"Restez chez vous!": avec un soleil radieux sur l'Hexagone et le début des vacances, les appels se multiplient pour que les Français respectent le confinement. Les transferts de malades se poursuivent contre un virus qui a fait plus de 7500 morts dans le pays.

Des joggeurs au milieu de familles sur les bords du canal de l'Ourcq à Paris, des passants dans les rues à Marseille, des enfants jouant par groupes dans des cours d'immeubles... par endroits, le confinement se relâche en ce début de vacances de Pâques.

Si les autorités estiment que le confinement est globalement bien respecté, elles mettent en garde contre toute velléité de départ en vacances.

Dans le Morbihan, des vacanciers et résidents secondaires sont venus en famille dans la commune de La Trinité-sur-Mer, indique le quotidien Ouest-France qui rapporte également les inquiétudes du maire de Quiberon Bernard Hilliet au sujet de l'arrivée de nouveaux visiteurs.

"Le déconfinement n'est pas à l'ordre du jour, l'échéance n'est pas fixée", a martelé le secrétaire d'État auprès du ministre de l'Intérieur Laurent Nunez. "Je rappelle la règle (...) on sort lorsque c'est strictement nécessaire", a-t-il ajouté.

"C'est les vacances, il fait beau, ne cédez pas à la tentation, restez au maximum chez vous", a exhorté Valérie Pécresse, présidente de la région Ile-de-France, l'une des les plus sévèrement touchées par l'épidémie et où le "système de santé est complètement saturé".

Trop de monde dans les rues

Plus tôt, le directeur général de l'AP-HP Martin Hirsch déplorait la présence de "trop de monde dans les rues, trop de flâneurs, trop de promeneurs" à Paris, croisés par les soignants se rendant à leur travail.

Dans la Manche, la préfecture a rappelé que les plages sont interdites d'accès. Olivier Paz, maire de la commune normande de Merville-Franceville, pestait sur Twitter contre "les résidents secondaires (...) sortis de leur confinement pour venir en Normandie". Dans les Pyrénées, un imprudent qui s'était perdu en voulant s'acheter des cigarettes en Espagne a dû être secouru en hélicoptère.

Depuis vendredi, début des congés scolaires dans la zone C, qui regroupe les académies d'Ile-de-France et d'Occitanie, plus de 160'000 policiers et gendarmes sont mobilisés. Selon M. Nunez, 500'000 contrôles ont été effectués dans toute la France pour la seule journée de samedi, sur 7,7 millions depuis le début du confinement.

"Le mot déconfinement a été prononcé trop tôt" par le gouvernement, entraînant un "relâchement" dans la population, a regretté le patron des députés LR Damien Abad.

"Je ne comprends même pas qu'on parle du déconfinement, ça continue d'arriver constamment", déplorait Nathalie (prénom modifié), infirmière au Kremlin-Bicêtre (Val-de-Marne), racontant des services complètement submergés de malades.

Nouveaux transferts

De nouveaux patients franciliens atteints du Covid-19 devaient être transférés ce dimanche vers la Bretagne par des trains médicalisés, dont un TGV qui est arrivé à Rennes en début d'après-midi.

Au total, selon la DGS, plus de 550 patients dans un état critique ont été évacués depuis le 18 mars, du Grand Est et d'IDF vers des régions moins saturées. L'aéroport d'Orly s'est mis également au service de l'évacuation de malades atteints du Covid-19 pour désengorger les hôpitaux d'Ile-de-France.

Confinée depuis le 17 mars pour lutter contre l'expansion du coronavirus, la France a enregistré 441 décès supplémentaires dans les dernières 24 heures à l'hôpital. Avec 2028 décès dans les Ehpad et autres établissements médico-sociaux, cela porte à 7560 le total des morts. Samedi, plus de 6800 personnes se trouvaient en réanimation (176 de plus en 24 heures, une donnée en décélération depuis le début de la semaine).

Le virus a atteint l'archipel de Saint-Pierre et Miquelon. Wallis-et-Futuna reste le seul endroit du territoire français épargné.

La perspective d'une poursuite du confinement au-delà du 15 avril semble probable mais le ministre de l'Education, Jean-Michel Blanquer, a indiqué samedi qu'il était "impossible" de savoir quand les élèves pourraient retourner en classe.

Nouvelle livraison de masques de Chine

Tandis que le débat sur les masques continue de faire rage, le ministre de la Santé Olivier Véran a précisé samedi que la France avait commandé près de deux milliards de masques en Chine. Airbus a acheminé ce week-end quatre millions de masques vers l'Europe, dont une partie pour la France.

La course contre la montre engagée pour trouver un remède contre la maladie se poursuit, et mardi débutera en France un essai clinique consistant à transfuser du plasma sanguin de personnes guéries du Covid-19 - contenant des anticorps dirigés contre le virus - vers des malades en phase aiguë.

Les laboratoires qui ne sont pas habilités en temps normal à réaliser des actes de biologie médicale (dont les laboratoires départementaux et vétérinaires) pourront par ailleurs "participer à l'effort national de dépistage" du virus, a confirmé ce weekend à l'AFP le ministère de la Santé.

Au plan économique, le ministre des Finances, Bruno Le Maire, a assuré au Journal du Dimanche que L'Etat apporterait "les moyens financiers nécessaires", rappelant qu'il garantirait jusqu'à 300 milliards d'euros de prêts bancaires, soit l'équivalent de 15% du PIB français.

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Les tests Covid devraient à nouveau être gratuits

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L'UDC (ici Roger Köppel et Thomas Aeschi) réclame depuis des mois le retour à la gratuité des tests. (© KEYSTONE/PETER SCHNEIDER)

Les tests Covid-19 devraient à nouveau être gratuits. Le National a adopté jeudi par 144 voix contre 43 la proposition de l'UDC et des Verts en ce sens contre l'avis du PLR et du Conseil fédéral.

L'UDC avait déjà déposé sans succès cette demande lors de la dernière session d'automne. Seul les Verts s'y étaient ralliés. Depuis, plusieurs partis ont changé de cap, a relevé Albert Rösti (UDC/BE), citant en particulier le PS.

Il faut revenir à la gratuité des tests, ce d'autant plus que la couverture vaccinale est en train de s'affaiblir, a abondé Léonore Porchet (Verts/VD). L'effet d'encouragement à la vaccination a été épuisé. Il reste un impératif de santé publique auquel les tests gratuits peuvent contribuer.

Coûts considérables

Le PLR et le PVL se sont retrouvés seuls contre cette mesure. Philippe Nantermod (PLR/VS) a souligné qu'il n'y a pas d'intérêt public à financer des tests pour des gens qui ne veulent pas se faire vacciner. C'est un choix individuel. Et ce serait faire payer 30 à 50 millons par semaine à tous les citoyens.

Le ministre de la santé Alain Berset n'en voulait pas non plus, rappelant que les coûts des personnes asymptomatiques n'ont jamais été pris en charge par la Confédération. Cela conduira à des coûts considérables, a-t-il mis en garde. Le Conseil des Etats doit encore se prononcer.

Plusieurs autres propositions de l'UDC visant à restreindre les compétences du Conseil fédéral ont été rejetées. Le parti n'a par exemple pas réussi à exclure dans la loi le recours à la règle des 2G (pour vacciné et guéri, geimpt et genesen en allemand), ni à interdire l'utilisation du certificat Covid en Suisse, ni à durcir les contrôles aux frontières.

Les débats se poursuivent sur le volet économique.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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La recherche sur de nouvelles pistes vaccinales bat son plein

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La recherche sur de nouvelles pistes vaccinales bat son plein en Suisse (archives). (© KEYSTONE/MICHAEL BUHOLZER)

Plusieurs équipes tentent de mettre au point de nouvelles approches vaccinales contre le coronavirus en Suisse. Vaccins par voie orale, à base de spores bactériennes ou sous forme de spray nasal font partie des pistes explorées.

Trois groupes de recherche ont mis au jour des approches intéressantes dans le cadre du Programme national de recherche "Covid-19" (PNR 78) du Fonds national suisse (FNS), a indiqué celui-ci jeudi dans un communiqué.

Une large gamme de vaccins présente des avantages dans la lutte contre le virus: cela permet notamment d’augmenter la probabilité d’être mieux armé contre les nouveaux variants et d’améliorer l’accès à la vaccination dans le monde entier. Des méthodes innovantes d’inoculation, par exemple par voie orale ou via des vaporisateurs nasaux, rendent la vaccination encore plus facile.

Les vaccins à base d’ARN messager (ARNm) présentent de multiples défis en matière de production, de stockage et de transport dans l’organisme. L’équipe de Steve Pascolo, immunologue à l’Hôpital universitaire de Zurich, a mis au point un support très prometteur: en plus d’être particulièrement stable et réalisable à moindre coût, il présente aussi de meilleures propriétés lors du transport de l’ARNm dans les cellules.

Parallèlement à la recherche d’un fluide porteur amélioré, Steve Pascolo, pionnier dans la recherche sur l’ARNm, poursuit son travail sur une forme encore plus efficace de vaccin à ARNm.

Spores bactériennes

Cornel Fraefel, virologue à l’Université de Zurich, a une approche tout aussi simple, mais non moins complexe et novatrice dans sa mise en oeuvre. Sa recherche sur les vaccins se fonde sur des spores bactériennes dans lesquelles sont intégrés des fragments du code génétique du SARS-CoV-2 et qui sont capables de générer la production d’antigènes dans le corps humain.

Les spores ont l’avantage d’être remarquablement stables thermiquement et résistantes aux conditions environnementales, si bien qu’elles pourraient être administrées simplement sous forme orale. Les spores bactériennes déjà produites seront inoculées à des souris transgéniques afin de pouvoir observer précisément comment le système immunitaire d’un mammifère y réagit.

Spray nasal

Volker Thiel, de l’Institut de virologie et d’immunologie de l'Université de Berne, effectue des recherches sur une autre forme de vaccin. Avec des chercheurs de la Freie Universität Berlin, de l'Institut Friedrich Loeffler et de l'Université de Genève, il développe un vaccin vivant atténué, c’est-à-dire une forme du virus qui ne rend pas malade, mais qui provoque tout de même une réponse immunitaire.

Il s’agit d’une approche qui a déjà fait ses preuves avec divers vaccins, par exemple celui contre la rougeole. Le potentiel d’un tel vaccin vivant réside dans la protection améliorée qu’il offre contre les mutations virales dangereuses. L’équipe met tout en oeuvre pour conclure la phase de recherche préclinique relative à deux candidats vaccins afin d’ouvrir au final la voie à un vaccin alternatif sûr et peu onéreux.

Le nouveau vaccin pourrait être administré sous forme de vaporisateur nasal et renforcer ainsi les défenses immunitaires au niveau des muqueuses de la cavité nasale, porte d’entrée et lieu de multiplication privilégié du virus. Ces travaux ont fait l'objet de publications dans différentes revues scientifiques.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Facebook toujours en lutte contre la désinformation sur le Covid-19

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Selon Facebook, il est difficile d'évaluer la portée et l'impact de la campagne de désinformation de V_V, qui a eu lieu sur différentes plateformes (archives). (© KEYSTONE/AP/Matt Rourke)

Facebook a démantelé de nouveaux réseaux malveillants qui utilisaient les débats sur les vaccins anti-Covid-19 pour harceler des professionnels ou semer la division dans certains pays. Leurs campagnes d'intimidation avaient notamment visé la France et l'Italie.

"Ils insultaient des médecins, des journalistes et des élus, les qualifiant de partisans des nazis parce qu'ils faisaient la promotion des vaccins contre le Covid-19, assurant que la vaccination obligatoire conduirait à une dictature du sanitaire", a expliqué Mike Dvilyanski, directeur des enquêtes sur les menaces émergentes mercredi.

Il faisait référence à un réseau lié à un mouvement anti-vaccination baptisé "V_V", que Meta, la maison-mère de Facebook, accuse d'avoir mené une campagne d'intimidation et de harcèlement de masse en Italie et en France, contre des personnalités de la santé, des médias et de la politique.

Les auteurs de cette opération se coordonnaient notamment via la messagerie Telegram, où les volontaires avaient accès à des listes de personnes à cibler et à des "formations" pour échapper à la détection automatique par Facebook.

Une "guerre psychologique"

Leur tactique consistait notamment à laisser des commentaires sous les messages des victimes plutôt que de poster des contenus et à utiliser des orthographes légèrement modifiées comme "vaxcinati" au lieu de "vaccinati", pour dire "les personnes vaccinées" en italien.

Le géant californien des réseaux sociaux a indiqué qu'il était difficile d'évaluer la portée et l'impact de cette campagne, qui a eu lieu sur différentes plateformes.

Il s'agit d'une "guerre psychologique" contre les personnes favorables aux vaccins, selon Graphika, une société spécialisée dans l'analyse des réseaux sociaux, qui a publié mercredi un rapport sur le mouvement "V_V", dont le nom viendrait du verbe italien "vivere" ("vivre").

"Nous avons observé ce qui semble être un mouvement populiste tentaculaire qui combine des théories conspirationnistes avec des récits anti-autoritaires et un torrent de désinformation sanitaire", détaillent les experts.

Ils estiment que "V_V" rassemble quelque 20'000 partisans, dont certains ont pris part à des actes de vandalisme contre des hôpitaux et à des opérations pour gêner les vaccinations, en prenant des rendez-vous médicaux sans les honorer, par exemple.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Coronavirus - Politique

Vaud accélère l'administration de la 3e dose de vaccin

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L'accès à la troisième dose va se faire en plusieurs phases. (©KEYSTONE Byline MARTIAL TREZZINI)

Le Conseil d’Etat vaudois a décidé d’ouvrir au plus vite la troisième dose de vaccination pour toute la population. Il adapte également son dispositif de lutte contre le Covid en étendant notamment le port du masque à l'intérieur dès jeudi.

Si les plus de 65 ans peuvent déjà bénéficier du "booster", dès le 6 décembre, la troisième dose sera ouverte aux 50 ans et plus, ainsi qu'au personnel de santé en contact direct avec les patients. A partir du 13 décembre, ce sera au tour des 16 ans révolus et plus, annonce le canton mercredi dans un communiqué.

Quelque 280'000 personnes seront éligibles au 13 décembre 2021, et au total 384'000 au 1er janvier 2022. Le dispositif est conçu de manière à ce que toutes puissent avoir été vaccinées d’ici fin janvier 2022 au plus tard.

Montée en puissance

Cette rapidité implique de considérablement augmenter les plages de rendez-vous offertes à la population. Actuellement, environ 16'000 à 17'000 injections sont faites par semaine. Le plan de montée en puissance prévoit de passer rapidement jusqu’à 60'000 doses par semaine.

Les centres qui vaccinent aujourd’hui vont augmenter leurs capacités. De nouvelles offres sont proposées à Aigle et à Gland, dès le 13 décembre, avec le concours de la protection civile. Des équipes mobiles qui visitent actuellement les EMS auront achevé leur tournée pour la dose de rappel le 17 décembre et appuieront ces nouvelles offres. Des pharmacies vont également s’impliquer.

Pass pour les EMS

Pour le reste, le port du masque devient obligatoire à l’intérieur, dans tous les bâtiments accessibles au public. Cette disposition entre en vigueur jeudi à 00h01. Elle ne concerne pas les établissements de restauration (restaurants, bars, discothèques) qui relèveront des dispositions fédérales à venir.

Par ailleurs, les visiteurs des EMS, à l’instar des établissements hospitaliers, devront présenter un certificat Covid, à partir de lundi.

Télétravail recommandé

Dès samedi, les agents de sécurité feront leur réapparition à l'entrée des grandes surfaces. Ils vérifier que tous les clients se désinfectent les mains avec le gel mis à disposition et qu'ils portent le masque.

Le télétravail est recommandé. Dans les espaces clos et les véhicules où se tiennent plus d'une personne, le masque est obligatoire.

Enfin, le port du masque est obligatoire dans les marchés de Noël et zone à forte fréquentation, même pour les personnes qui ne font que les traverser. Ce dès samedi.

Davantage d'infections

La vague de contamination qui touche actuellement le canton de Vaud rend la situation sanitaire à nouveau difficile, relève le canton. Les hôpitaux accueillent de plus en plus de patients notamment vaccinés, surtout parmi les plus de 65 ans. Parmi les vaccinés plus jeunes, on compte également plus d’infections.

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Omicron: l'UE veut une "discussion" sur la vaccination obligatoire

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La présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen estime qu'une discussion doit être menée sur la vaccination obligatoire. (© KEYSTONE/EPA/OLIVIER HOSLET)

La Commission européenne a appelé mercredi les pays de l'UE à réfléchir à la vaccination obligatoire contre le coronavirus. Le variant Omicron continue de se propager dans le monde, poussant les Etats à imposer de nouvelles restrictions de déplacement.

"C'est une discussion qui je pense doit être menée", a déclaré la présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, lors d'une conférence de presse consacrée à la pandémie et à Omicron, très contagieux.

Elle a également indiqué que la production de la version pour enfants du vaccin anti-Covid de Pfizer/BioNTech va s'accélérer: les doses seront disponibles dans l'UE le 13 décembre. Le régulateur européen l'avait autorisé le 25 novembre pour les enfants de 5 à 11 ans.

Dans l'Union, la vaccination obligatoire est déjà prévue en Autriche et envisagée par l'Allemagne. D'autres pays y réfléchissent à travers le monde, l'Afrique du Sud notamment, mais les résistances sont fortes.

Face à "la menace pour la reprise" économique, toujours "précaire", que représente Omicron, l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) a estimé mercredi que "la priorité demeure de s'assurer que les vaccins sont produits et distribués le plus rapidement possible à travers le monde".

Les pays développés du G20 ont dépensé 10'000 milliards de dollars pour protéger leur économie pendant la crise, alors que vacciner la planète ne coûterait que 50 milliards, a déploré Laurence Boone, la cheffe économiste de l'OCDE.

100 jours pour un vaccin

Selon Ursula von der Leyen, il faudra "environ 100 jours" pour créer un nouveau vaccin contre Omicron. Depuis que l'Afrique du Sud a signalé son apparition le 24 novembre, de nombreux Etats ont fermé leurs frontières à ce pays et à ses voisins, provoquant la colère dans la région.

Mais Omicron aurait en fait commencé à se propager dans le monde bien plus tôt: les autorités néerlandaises ont annoncé mardi avoir des preuves qu'il circulait déjà aux Pays-Bas le 19 novembre.

Cette nouvelle souche a été repérée sur tous les continents, mais l'Europe, déjà confrontée avant son apparition à un fort rebond de l'épidémie, semble la plus touchée: après de nombreux autres pays, la Norvège a annoncé ses quatre premiers cas mercredi, tous revenus d'Afrique du Sud.

Les pays du Vieux continent durcissent à nouveau les restrictions sanitaires: contrôles aux frontières, interdiction de voyager vers l'Afrique australe, masque obligatoire dans les transports et magasins au Royaume-Uni, recommandation de vacciner les enfants vulnérables en France...

Japon fermé au étrangers

En Asie, le Japon, désormais fermé aux étrangers, a recensé deux cas de contamination au variant Omicron et demandé mercredi aux compagnies aériennes de suspendre les nouvelles réservations à destination de son territoire pendant un mois, bien que l'Organisation mondiale de la santé (OMS) ait estimé que les interdictions de voyage n'empêchaient pas sa propagation.

La Corée du Sud a annoncé mercredi ses cinq premiers cas et renforcé ses restrictions de voyage.

Le Nigeria, pays le plus peuplé d'Afrique, a également enregistré mercredi ses trois premiers cas, des personnes revenues d'Afrique du Sud, tout comme les deux premiers cas repérés au Brésil quelques heures plus tôt. Un premier cas a par ailleurs été signalé en Arabie saoudite - le premier dans le Golfe.

Appel au calme

Face à la panique qui semble s'emparer de la planète, le chef de l'OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, avait appelé mardi au "calme" et demandé une réponse "rationnelle" et "proportionnelle".

Possible espoir pour les malades du Covid-19, un comité de scientifiques américains s'est prononcé mardi en faveur de l'autorisation d'urgence, chez certains patients à risque, de la pilule contre cette maladie du laboratoire Merck aux Etats-Unis. La décision finale sur l'homologation de ce médicament reviendra à l'agence américaine des médicaments (FDA).

Au moment où le monde s'interroge sur la réponse à apporter au variant Omicron, aux multiples mutations, le dirigeant du fabricant de vaccins Moderna, Stéphane Bancel, a prédit une "baisse significative" de l'efficacité des vaccins actuels.

Divers fabricants, dont Moderna, AstraZeneca, Pfizer/BioNTech et Novavax, se sont néanmoins dits confiants dans leur capacité à créer un nouveau vaccin contre Omicron. La Russie a, elle aussi, annoncé travailler sur une version de son "Spoutnik V" ciblant spécifiquement ce variant.

Jamais un variant du Covid-19 n'avait provoqué autant d'inquiétude depuis l'émergence de Delta, actuellement dominant et déjà très contagieux.

L'OMS juge "élevée" la "probabilité qu'Omicron se répande au niveau mondial", même si de nombreuses inconnues demeurent: contagiosité, efficacité des vaccins existants, gravité des symptômes. Elément rassurant : à ce jour, aucun décès associé à Omicron n'a été signalé.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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