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Les USA excluent le confinement, l'Italie dépasse 4000 morts

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EPA/AL DRAGO / POOL
Donald Trump a exclu vendredi un confinement total des Etats-Unis alors que plus de 800 millions de personnes sont appelées à rester chez elles dans le monde. En Europe, nouvel épicentre de la pandémie, l'Italie enregistre un nouveau record avec plus de 4000 morts.

"Je ne pense pas que nous jugerons cela nécessaire un jour": le locataire de la Maison Blanche a écarté la généralisation sur le territoire américain de mesures de confinement. Même si l'Etat de New York a suivi vendredi l'exemple de la Californie, avec l'arrêt de toutes les activités non essentielles et l'interdiction des rassemblements.

Washington a toutefois annoncé la fermeture des frontières avec le Mexique comme avec le Canada pour tous les voyages non essentiels.

Le confinement s'étend

Alors que la perspective d'une flambée de la maladie dans les pays du tiers-monde mal équipés pour y faire face est soulignée par l'ONU, les grands pays occidentaux imposent les uns après les autres des politiques de confinement qui semblent avoir porté leurs fruits en Chine, où le nombre des contaminations semble s'effondrer, selon les chiffres officiels.

Plus de 800 millions de personnes dans le monde sont actuellement appelées à rester chez elles dans plus de 30 pays, que ce soit dans le cadre de confinements obligatoires, de recommandations ou de couvre-feu, selon un décompte réalisé par l'AFP.

Les décisions de confinement qui se multiplient sont difficiles à appliquer dans des endroits très vulnérables comme dans les immenses bidonvilles asiatiques.

Plus de 10'000 morts dans le monde

Dans le monde, le bilan de la pandémie a dépassé vendredi la barre des 10'000 morts (11'015 morts) depuis son apparition en Chine en décembre, selon un bilan établi par l'AFP, et plus de 250'000 cas recensés, dont plus de 5000 en Europe.

En Afrique du Sud, même si seulement 200 cas sont pour l'instant recensés, 60% des 56 millions d'habitants pourraient être à terme contaminés, estiment les autorités.

Vendredi, l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) a mis en garde les jeunes, souvent jugés insouciants face au risque viral. "Vous n'êtes pas invincibles", a lancé le chef de l'agence onusienne, Tedros Adhanom Ghebreyesus.

Plus de 4000 morts en Italie

L'Italie affiche un bilan particulièrement sinistre: la péninsule a enregistré ces dernières 24 heures 627 nouveaux décès, un record portant le bilan du pays au-delà des 4000 morts.

Dans cet Etat, placé en confinement généralisé depuis une semaine, le nombre de prêtres morts du coronavirus, après être venus bénir les patients dans les hôpitaux, s'allonge de jour en jour.

Le gouvernement italien envisage d'adopter rapidement de nouvelles mesures plus restrictives, notamment sur les activités de plein air, afin de dissuader encore davantage la population de sortir.

L'Europe se ferme

Le gouvernement britannique a lui ordonné la fermeture des pubs, restaurants, cinémas, salles de gym et théâtres, renforçant d'un cran les mesures de lutte contre la propagation de la maladie. La Belgique a décidé de fermer ses frontières pour tout déplacement "non essentiel", mais pas pour le fret.

En Allemagne, l'Etat régional le plus peuplé, la Bavière (13 millions d'habitants) a été le premier à décréter vendredi le confinement de sa population.

En Jordanie, un couvre-feu sera imposé à partir de samedi. En Tunisie, le confinement général a été décidé, sans précision sur l'entrée en vigueur de la mesure ni sa durée.

Au bord de la récession

Au-delà du drame sanitaire, le nouveau virus risque de plonger le monde dans la récession, malgré les milliers de milliards débloqués en urgence aux Etats-Unis et en Europe.

L'Union européenne a annoncé vendredi une suspension des règles de discipline budgétaire, une mesure inédite qui permettra aux Etats membres de dépenser autant que nécessaire pour lutter contre les conséquences économiques du coronavirus.

Dans le même temps, la Banque centrale européenne a allégé les exigences en fonds propres des banques en zone euro afin qu'elles puissent prêter 1800 milliards d'euros supplémentaires aux ménages et aux entreprises.

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L’OFSP annonce 8125 nouveaux cas de coronavirus en sept jours

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En une semaine, le nombre de nouveaux cas a reculé de près de 25% (archives). (© KEYSTONE/PETER KLAUNZER)

L’Office fédéral de la santé publique (OFSP) a annoncé mardi 8125 nouveaux cas de coronavirus en sept jours. On déplore dix décès supplémentaires et 100 malades ont été hospitalisés.

Il y a sept jours, l'OFSP avait annoncé 10'788 cas sur le même laps de temps. Le même jour, il dénombrait 12 décès et 150 hospitalisations supplémentaires. En une semaine, le nombre de nouveaux cas a ainsi reculé de 24,7%. Les hospitalisations ont dans le même temps baissé de 33,3%.

585 personnes se trouvent actuellement aux soins intensifs. Les patients Covid-19 occupent 3,3% des places disponibles en soins intensifs, dont le taux d'occupation est de 71,1%.

Depuis le début de la pandémie, 3'668'051 cas de contamination au Covid-19 ont été confirmés en laboratoire sur un total de 21'538'651 tests effectués en Suisse et au Liechtenstein. Le total des décès s'élève à 13'325 et le nombre de personnes hospitalisées atteint 53'292.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Deuxième rappel pour les personnes fortement immunosupprimées

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L'OFSP conseille un deuxième rappel aux personnes fortement immunosupprimées (illustration). (© KEYSTONE/DPA/SVEN HOPPE)

L'Office fédéral de la santé publique (OFSP) et la Commission fédérale pour les vaccinations (CFV) recommandent un deuxième rappel de vaccin anti-Covid aux personnes fortement immunosupprimées. Aucun rappel n'est nécessaire pour l'instant pour le grand public.

Les patients fortement immunosupprimés continuent à courir un risque important de développer une forme grave de la maladie s'ils contractent le Covid-19. Ils ne parviennent pas à constituer une bonne protection immunitaire malgré plusieurs vaccinations, indique lundi l'OFSP dans un communiqué.

Une deuxième vaccination de rappel avec un vaccin à ARN messager est donc conseillée à ce groupe de personnes. Mais à condition que leur médecin traitant la juge prometteuse, précise l'OFSP.

Pas le grand public

L'OFSP rappelle qu'il n'est pas nécessaire que le grand public reçoive une vaccination de rappel supplémentaire dans la situation actuelle. Selon les données disponibles, les personnes entièrement vaccinées ou vaccinées et guéries sont encore bien protégées contre les formes graves du Covid-19.

"D'ici les vacances d’été, la population sera informée des recommandations de vaccination pour l'automne et l'hiver 2022/23", poursuit l'OFSP. Pour l'automne, plusieurs scénarios sont possibles.

L'OFSP ne s'avance pas à ce stade. Il se peut qu’une vaccination de rappel supplémentaire soit recommandée aux personnes vulnérables, à savoir les personnes de plus de 65 ans et celles souffrant de certaines maladies chroniques, mais il est aussi possible qu’elle soit prévue pour toute la population.

Voyages à l'étranger

Pour les personnes qui ont besoin d'une vaccination de rappel pour un voyage, la Confédération évalue les possibilités pour qu'elles puissent y avoir accès à temps. Comme par le passé, des certificats sont émis à la suite d'une vaccination (immunisation de base, rappels), lorsqu'un test PCR atteste une guérison du Covid-19 ou sur présentation du résultat négatif d’un test.

La Confédération continue de surveiller la situation. Le système de déclaration obligatoire des infections (nombre de cas, tests, taux de positivité) reste en place et est complété par des données provenant du système de déclaration Sentinella.

Le monitorage des eaux usées a été beaucoup renforcé, indique encore l'OFSP. Il permet de suivre activement la propagation du virus parmi plus de 70% de la population et de détecter rapidement de nouvelles flambées d'envergure. La surveillance génomique met l'accent sur l’identification de variants susceptibles de provoquer une évolution grave de la maladie et de nombreuses hospitalisations.

Parallèlement, la Confédération observe l’immunité au sein de la population. Elle obtient ainsi des indications sur le nombre de personnes qui ont déjà contracté le virus ou qui sont complètement vaccinées et ont développé des anticorps.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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L'OMS homologue un vaccin chinois contre le coronavirus

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Le vaccin chinois Convidecia va pouvoir être injecté selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS) à Genève (archives). (© KEYSTONE/AP/Mark Schiefelbein)

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a validé sur sa liste d'urgence le vaccin chinois Convidecia. Celui-ci devient le 11e à être homologué depuis le début de la pandémie de coronavirus, a-t-elle affirmé jeudi à Genève.

Comme d'habitude, une évaluation de la qualité, de la sécurité et de l'efficacité du vaccin a été menée. Les experts mandatés par l'organisation ont considéré que Convidecia honorait les règles de l'OMS.

L'efficacité atteint au total plus de 60% contre les maladies symptomatiques et plus de 90% contre des cas graves. Ce vaccin s'appuie sur un adenovirus humain modifié. Le Groupe d'experts sur l'immunisation recommande une seule injection pour tous les adultes.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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La pandémie a accéléré pour la première fois en près de deux mois

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Le nombre de nouveaux cas de coronavirus a progressé la semaine dernière dans la plupart des régions (archives). (© Keystone/MARTIAL TREZZINI)

La pandémie liée au coronavirus a accéléré la semaine dernière dans le monde pour la première fois en près de deux mois. Le nombre de nouveaux cas a progressé de 4% sur une semaine, alors que le nombre de nouveaux décès a baissé de 18%. L'Europe est elle en recul.

Selon les données publiées mercredi soir par l'Organisation mondiale de la santé (OMS) à Genève, près de 3,7 millions de nouvelles infections ont été observées dans les différents pays. L'extension est surtout portée par la Méditerranée orientale où leur nombre a avancé de 63%.

Et parmi les autres régions, toutes font face également à une relance de la pandémie, sauf l'Europe et une partie de l'Asie. L'augmentation est moins élevée dans le Pacifique occidental et en Afrique.

Le nombre de nouveaux décès a, lui, atteint près de 9900 la semaine dernière. Une amélioration a été identifiée dans tous les territoires, sauf en Afrique où le nombre progresse presque de moitié. Le recul est d'environ un quart en Europe et dans une partie de l'Asie, moins important dans les autres régions.

Le variant Omicron et l'un de ses sous-variants rassemblent toujours presque tous les séquençages sur un mois. Au total, près de 6,3 millions de personnes ont succombé au coronavirus depuis le début de la pandémie. Plus de 518 millions ont été infectées.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Une commission veut réduire plus vite la dette liée au Covid-19

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Des dépenses extraordinaires ont été approuvées pour atténuer les conséquences liées au Covid, comme la fermeture des restaurants. Pour la commission, la dette doit être réduite plus rapidement (archives) (© KEYSTONE/URS FLUEELER)

La dette liée au coronavirus devrait être réduite plus rapidement. Les bénéfices du passé doivent contribuer à réduire de moitié l'endettement extraordinaire, estime la commission des finances du Conseil national.

Des dépenses extraordinaires importantes ont été approuvées afin d'atténuer les conséquences liées au Covid-19. Elles ont conduit à un endettement supplémentaire de la Confédération. De 20,3 milliards en 2020, la dette devrait s'élever entre 25 et 30 milliards fin 2022.

Selon le droit en vigueur, ces dépenses extraordinaires doivent être remboursées en six ans. Cela équivaudrait à sortir quatre milliards de francs chaque année du budget ordinaire. "Impossible sans des coupes sévères dans le budget", a expliqué Roland Fischer (PVL/LU), président de la commission des finances du National, mardi à Berne lors d'une conférence de presse.

Le Conseil fédéral n'a justement pas prévu de programme d'allègement budgétaire ni de hausse d'impôts. En révisant la loi, il se donnerait jusqu'en 2035 pour rembourser la dette, soit le découvert du compte d'amortissement des dépenses extraordinaires. A coup de 2,3 milliards de francs par an.

Dans le détail, le gouvernement compte sur la distribution additionnelle de la Banque nationale suisse (BNS). Il l'estime à 1,3 milliard par an. Par ailleurs, il entend utiliser les soldes des crédits budgétisés mais non entièrement utilisés. Ces excédents de financement sont évalués à 1 milliard de francs par an en moyenne.

Réduire délai et dette

La commission des finances propose désormais un processus technique qui doit permettre de réduire à la fois la dette et le délai de remboursement. "L'idée est de ne pas trop traîner la dette dans le temps", selon Roland Fischer. Il y a trop d'argent en jeu et trop d'inconnues.

La Confédération a beaucoup épargné ces dix ou vingt dernières années. Il est donc justifié, aux yeux de la commission, de profiter de ces excédents en temps de crise, a poursuivi Gerhard Andrey, au nom de la commission (Verts/FR).

Concrètement, le compte de compensation du budget ordinaire de la Confédération affichait à fin 2021 un excédent de 23,5 milliards de francs. Environ la moitié serait prélevée pour l'affecter au remboursement de la dette Covid-19. Il resterait donc encore 12,5 milliards à rembourser.

Par conséquent, la commission des finances estime pouvoir ramener à 2031 le délai fixé pour rembourser la dette. Elle a pris sa décision de justesse, par 13 voix contre 11.

Indolore

La population suisse ne devrait pas remarquer ce processus avant tout technique, ont assuré les deux sénateurs. Et la Confédération garde encore quelque 12 milliards de francs dans ce compte de compensation du budget ordinaire pour de futures crises, qu'elles soient liées aux réfugiés ou au changement climatique, a précisé Gerhard Andrey.

Une minorité de gauche et verte-libérale aurait voulu aller plus loin et utiliser l'entier des 23,5 milliards de francs du compte de compensation pour résorber quasiment toute la dette. Mais la majorité n'a pas voulu franchir ce pas. Une autre minorité aurait voulu en rester au simple projet du Conseil fédéral.

La commission des finances a en outre refusé, par 18 voix contre 7, de comptabiliser l'ensemble des bénéfices distribués par la BNS comme des recettes extraordinaires. Cette proposition aurait permis de disposer de davantage de moyens pour réduire l'endettement, et donc aller encore plus vite. Mais il aurait fallu réduire les futurs budgets ordinaires de 667 millions de francs.

Au vote sur l'ensemble, la commission a approuvé le projet par 19 voix contre 0 et 6 abstentions. Le Conseil fédéral veut voir cette modification entrer en vigueur en 2023. Le National se penchera dessus dès la session d'été.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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