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L'étude sur l'eau usée ne change pas l'origine du coronavirus selon l'OMS

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le directeur général de l'OMS Tedros Adhanom Ghebreyesus a relevé que tous les Etats "font face à un équilibre délicat". (©KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)
L'OMS estime "très intéressantes" les conclusions de l'étude sur les eaux usées qui a conclu à la présence du virus dès décembre en Italie. Mais elle a affirmé lundi à Genève que celle-ci ne "change pas pour le moment sur l'hypothèse de l'origine du virus" en Chine.

D'autres études avaient été menées auparavant sur les eaux usées dans d'autres pays. Elles sont toutes "très importantes", a affirmé à la presse le chef du programme d'urgence au sein de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), Michael Ryan.

Le nouveau coronavirus était présent dans les eaux usées de plusieurs villes italiennes dès décembre dernier, deux mois avant le premier malade recensé dans le pays, selon une étude de l'Institut supérieur de la santé. "Il n'est pas clair" pour le moment si cette présence précède le premier cas observé qui avait été importé depuis la Chine ou non, a affirmé M. Ryan.

Equilibre délicat

De son côté, le directeur général de l'OMS Tedros Adhanom Ghebreyesus a relevé que tous les Etats "font face à un équilibre délicat" entre santé et réouverture de leurs activités économiques et de société. Les pays "peuvent faire les deux", a-t-il dit.

"Presque chaque jour est accompagné d'un nouveau record" de cas, a-t-il affirmé. Il a à nouveau observé une augmentation dans les pays où la propagation avait été réduite et où elle est repartie après le déconfinement. Il a aussi ajouté que l'OMS acheminait près de 150 millions de composantes de matériel de protection individuelle dans environ 135 pays.

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Joe Biden a prêté serment comme 46e président des Etats-Unis

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Joe Biden et son épouse Jill étaient arrivés dans la matinée au Capitole, tout comme la vice-présidente Kamala Harris et son mari Doug Emhoff. (KEYSTONE/AP/J. SCOTT APPLEWHITE)

Joe Biden est officiellement devenu mercredi le 46e président des Etats-Unis. Le démocrate a prêté serment peu avant midi (18h00 suisses) au Capitole à Washington.

L'ancien vice-président de Barack Obama a prêté serment face au président de la Cour suprême John Roberts, la main posée sur une Bible que tenait son épouse Jill. "Je jure solennellement que j'accomplirai loyalement les fonctions de président des Etats-Unis et que je ferai de mon mieux pour préserver, protéger et défendre la Constitution des Etats-Unis", a-t-il déclaré.

Un peu plus tôt, Kamala Harris avait été investie à la vice-présidence des Etats-Unis. L'ex-sénatrice et ancienne procureure âgée de 56 ans, fille d'immigrés, est ainsi devenue la première femme, ainsi que la première personne afro-américaine et asio-américaine, élue à ce poste.

La cérémonie a été ouverte par des prises de parole des sénateurs Amy Klobuchar (démocrate) et Roy Blunt (républicain). "Aujourd'hui est le jour où notre démocratie se reprend, balaye la poussière et fait ce que l'Amérique fait toujours: aller de l'avant en tant que nation, sous le regard de Dieu, indivisible, dans la liberté et la justice pour tous", a déclaré Mme Klobuchar, qui avait affronté Joe Biden lors de la primaire démocrate.

Après une prière du révérend père Leo Jeremiah O'Donovan III, un proche de Joe Biden, c'est Lady Gaga, portant une colombe dorée sur le coeur, qui a vigoureusement interprété l'hymne national

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Etats-Unis - Donald Trump gracie 73 personnes, dont Steve Bannon

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Le président américain Donald Trump va notamment gracier son ancien stratège en chef Steve Bannon, ainsi que 72 autres personnes (Archives © KEYSTONE/EPA/MARTIN DIVISEK)

Le président américain sortant Donald Trump a gracié 73 personnes, dont son ancien conseiller Steve Bannon, a annoncé mercredi la Maison Blanche, peu avant la fin de ses fonctions.

"Le président Donald J. Trump gracie 73 personnes et a commué les peines de 70 autres", est-il indiqué dans un communiqué. Ni M. Trump, ni ses enfants ne figurent sur la liste des personnes bénéficiant d'une grâce.

M. Bannon, 66 ans, avait été l'un des artisans de la campagne présidentielle victorieuse de Donald Trump en 2016 avant d'être poussé vers la sortie par le milliardaire républicain.

Il a obtenu la clémence du président alors qu'il était accusé d'avoir détourné des fonds prétendument destinés à la construction d'un mur à la frontière Etats-Unis-Mexique.

"M. Bannon a été un leader important du mouvement conservateur et il est connun pour son expertise politique", ajoute le communiqué de la Maison Blanche.

Cette grâce avait été annoncée auparavant par plusieurs médias américains.

Selon le New York Times, M. Trump a pris la décision de grâcier son ancien conseiller à la dernière minute après s'être entretenu au téléphone avec lui.

La grâce présidentielle annulerait les charges portées contre Steve Bannon s'il était condamné, selon le journal.

Sur la liste des autres personnes graciées figure son ancien collecteur de fonds Elliott Broidy, poursuivi pour une campagne de lobbying illégale, ainsi que le rappeur américain Lil Wayne qui avait plaidé coupable le mois dernier de possession d'une arme à feu, délit pour lequel il risquait jusqu'à dix ans de prison.

Ces derniers mois, M. Trump, qui doit s'envoler mercredi matin pour la Floride, a déjà utilisé ce pouvoir présidentiel et a exonéré des collaborateurs et des proches. Certains avaient été condamnés dans le cadre de l'enquête sur une possible collusion entre la Russie et son équipe de campagne en 2016.

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Italie - Le gouvernement Conte obtient la confiance du Sénat

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Giuseppe Conte (debout au centre) a dit "non aux nationalistes et à ceux qui ont des aspirations souverainistes". (© KEYSTONE/EPA/ALESSANDRO DI MEO)

Lâché en pleine pandémie de Covid-19 par Matteo Renzi et ses ministres, le Premier ministre italien Giuseppe Conte a remporté sur le fil mardi un vote de confiance crucial au Sénat. Son gouvernement de coalition, privé de majorité absolue, en ressort très affaibli.

M. Conte s'est assuré 156 voix contre 140 à la chambre haute où la majorité absolue est de 161 sièges. Seize élus Viva Italia (IV), le parti de l'ancien Premier ministre Matteo Renzi, se sont abstenus.

Quelques non-inscrits, mais également deux sénateurs du parti de droite Forza Italia et un sénateur IV, ont permis de compenser une partie de ces défections.

"Non aux nationalistes"

Giuseppe Conte, un professeur de droit qui ne s'est lui-même jamais frotté au suffrage universel, avait franchi lundi une première étape en obtenant la confiance à la Chambre des députés, où les deux piliers de sa coalition, le Parti démocrate (PD, centre-gauche) et le Mouvement 5 Etoiles (M5S, antisystème), disposent de la majorité.

Lors de son discours au Sénat, il a déclaré souhaiter "seulement des pro-européens dans la majorité", disant "non aux nationalistes et à ceux qui ont des aspirations souverainistes".

Un appel à la mobilisation des sénateurs de gauche face au spectre de législatives anticipées qui, selon les sondages, offriraient un boulevard à l'alliance entre la droite de Silvio Berlusconi (Forza Italia) et l'extrême droite de Matteo Salvini (Lega) et Georgia Meloni (Fratelli d'Italia).

Convaincues que Giuseppe Conte ne pourra pas gouverner longtemps avec une majorité relative aussi étriquée, les trois formations d'opposition ont fait savoir mardi qu'elles étaient "au travail pour construire l'alternative".

Une position précaire

Après les votes successifs dans les deux chambres, l'avenir de Conte à la tête de l'exécutif n'est pas menacé à court terme. L'Italie est rompue aux gouvernements faibles ou minoritaires. Depuis 1946, le pays a connu 29 Premiers ministres et 66 gouvernements. Giuseppe Conte lui-même a gouverné avec le M5S et la Lega entre juin 2018 et septembre 2019, avant de former une nouvelle équipe avec le M5S, le PD et IV.

Mais sa marge de manoeuvre risque d'être singulièrement réduite alors que l'Italie affronte sa plus grave récession économique depuis l'après-guerre, conséquence de la pandémie qui a fait plus de 83'000 morts dans la péninsule.

"Le Covid est un ouragan qui est train de bouleverser notre société", a-t-il mis en garde devant les sénateurs, ajoutant: "Une crise gouvernementale met le futur de nos enfants en péril".

Pour l'analyste Wolfgango Piccoli, du cabinet Teneo, la position de Conte est désormais "extrêmement précaire" et son gouvernement "susceptible de tomber dès le premier vote qui le diviserait dans les prochains mois".

"Un maroquin pour des idées"

La crise politique en cours a été provoquée par le départ du gouvernement de deux ministres et un secrétaire d'Etat d'Italia Viva.

Matteo Renzi reproche notamment à Conte la teneur du programme de relance de 222,9 milliards d'euros tirés du méga-plan de 750 milliards d'euros adopté à l'été 2020 par les dirigeants européens et dont l'Italie est la principale bénéficiaire.

La double crise sanitaire et économique "a besoin d'un gouvernement plus fort (...). C'est le moment ou jamais, l'avenir se joue maintenant, pas dans trois mois", a lancé le tempétueux Toscan à la tribune du Sénat.

Matteo Renzi accuse Giuseppe Conte de s'aligner sur le M5S et de "dilapider l'argent public" en accordant des rabais fiscaux et aides d'urgence au lieu de profiter de la manne européenne pour investir et réformer structurellement. Il demande aussi le recours au Mécanisme européen de stabilité (MES), fonds destiné aux pays de la zone euro en difficulté.

Des analystes le soupçonnent de vouloir reprendre la lumière médiatique, son parti, crédité de moins de 3% d'intentions de vote, risquant de sortir exsangue de législatives anticipées.

Mais au Sénat, le "Tony Blair italien", qui avait fait rêver le centre-gauche européen en remportant plus de 40% des voix lors des élections européennes en 2014, a justifié ainsi la démission de ses ministres: "elles ont lâché un maroquin pour des idées".

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Trump s'en va, Biden arrive: l'Amérique ouvre un nouveau chapitre

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Joe Biden, accompagné de sa femme Jill, est arrivé mardi à Washington, où il a rendu hommage aux victimes du Covid-19 (Archives © KEYSTONE/AP/Evan Vucci)

Le président américain Donald Trump s'envole mercredi pour la Floride quelques heures avant la prestation de serment de Joe Biden. Il arrive à la Maison Blanche en se posant en rassembleur d'un pays divisé, inquiet, meurtri.

S'il a finalement souhaité bonne chance à son successeur dans un message vidéo, le tempétueux milliardaire ne l'a jamais félicité et - fait sans précédent depuis 150 ans - boudera sa cérémonie d'investiture à Washington.

Barack Obama, George W. Bush et Bill Clinton seront eux, en revanche, aux premières loges lors de ce moment fort de la démocratie américaine prévu à 12h00 (18h00 en Suisse) sous un dispositif de très haute sécurité qui rend la capitale fédérale américaine méconnaissable.

La journée restera à jamais dans les livres d'histoire en particulier en raison de l'accession, pour la première fois, d'une femme à la vice-présidence de la première puissance mondiale. Kamala Harris, 56 ans, deviendra aussi la première personne noire, et d'origine indienne, à occuper cette fonction.

A l'issue d'un mandat marqué par une avalanche de scandales et deux "impeachments", Donald Trump quitte le pouvoir au plus bas dans les sondages, coupé d'une partie de son camp horrifié par les violences du Capitole. Après une brève cérémonie sur la base militaire d'Andrews, dans la banlieue de Washington, il s'envolera une dernière fois à bord d'Air Force One pour rejoindre son club de Mar-a-Lago, en Floride, où il entamera sa vie d'ex-président.

Donald Trump n'assistera pas à la cérémonie d'investiture. Après une brève cérémonie sur la base militaire d'Andrews, dans la banlieue de Washington, il s'envolera une dernière fois à bord d'Air Force One pour rejoindre son club de Mar-a-Lago, en Floride (Archives © KEYSTONE/AP/Alex Brandon)

Biden marque le contraste

Joe Biden, qui accède à la présidence à 78 ans après un demi-siècle en politique, entend marquer dès le premier jour le contraste - sur le fond comme sur la forme - avec l'ancien homme d'affaires de New York.

Dans un moment d'union à la symbolique forte, Mitch McConnell, chef des républicains au Sénat, sera présent avec lui, à son invitation, lors d'une messe à la cathédrale Saint-Matthieu dans la matinée.

Climat, immigration, diplomatie: Joe Biden signera quelques heures après son installation dans le Bureau ovale une série de décrets marquant la rupture avec le trumpisme.

Mardi soir, peu après son arrivée à Washington, il a rendu hommage aux victimes du Covid-19, prenant le contre-pied de Donald Trump qui a depuis des mois tenté de minimiser l'impact d'une pandémie ayant fait plus de 400'000 morts aux Etats-Unis. "Pour guérir, nous devons nous souvenir. Il est difficile parfois de se souvenir mais c'est ainsi que nous guérissons", a-t-il déclaré devant l'imposant monument Abraham Lincoln.

L'ancien bras droit de Barack Obama s'est ensuite recueilli, au son de la chanson "Hallelujah" de Leonard Cohen, face aux 400 lumières qui avaient été allumées tout autour du bassin rectangulaire dans lequel se reflétait le Washington Monument.

Quelques heures plus tôt, au moment de quitter son fief du Delaware, il s'était montré très ému, des larmes coulant sur son visage. "Excusez mon émotion, lorsque je mourrai, Delaware sera écrit dans mon coeur", a déclaré le démocrate en écho aux paroles de l'auteur irlandais James Joyce.

Pas de foule mais des drapeaux

Cette journée de consécration pour Joe Biden se déroulera dans un climat très particulier, sous l'effet combiné de l'épidémie de Covid-19 et du traumatisme encore frais des violences du Capitole, qui ont fait cinq morts.

Les mesures de sécurité entourant la cérémonie sont exceptionnelles. Quelque 25'000 soldats de la Garde nationale et des milliers de policiers venus de tout le pays seront déployés. Preuve de la tension qui règne: douze d'entre eux ont été écartés du dispositif de sécurité dans le cadre d'une procédure de recherche d'éventuels liens avec des groupes extrémistes, a indiqué mardi le Pentagone.

Loin des foules immenses qui se pressent traditionnellement sur l'immense esplanade du "National Mall" pour voir leur nouveau président, l'ancien vice-président de Barack Obama fera face à plus de 190'000 drapeaux plantés pour représenter ce public absent. De hautes grilles, parfois surmontées de barbelés, protègent la "zone rouge" entre la colline du Capitole et la Maison Blanche.

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Réduire la pollution de l'air éviterait 50'000 morts en Europe

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En moyenne, 84% de la population dans les villes est exposée à des niveaux supérieurs à ceux recommandés par l'OMS pour les PM2,5 et 9% pour le NO2, selon l'étude (Image d'illustration © KEYSTONE/EPA EFE/QUIQUE GARCIA)

Réduire la pollution de l'air aux niveaux recommandés par l'OMS pourrait permettre d'éviter plus de 50'000 morts par an en Europe, selon une étude publiée mercredi qui appelle à une action rapide.

L'Organisation mondiale de la santé estime que la pollution de l'air tue plus de sept millions de personnes par an dans le monde et provoque aussi maladies et absentéisme au travail.

Le seuil recommandé par l'OMS pour les particules fines PM2,5 est de 10 microgrammes/m3 en moyenne annuelle et pour le dioxyde d'azote (NO2) de 40 mg/m3 en moyenne annuelle.

La nocivité des particules fines pour la santé est avérée, en particulier en milieu urbain (mortalité et maladies cardio-vasculaires et respiratoires, troubles de la grossesse et de la croissance du foetus...).

L'étude, parue dans le Lancet Planetary Health journal, a calculé les morts prématurées liées à ces deux polluants dans 1000 villes européennes. Respecter les recommandations de l'OMS permettrait d'éviter 51'213 morts prématurées par an, selon les chercheurs.

Variations

Cette étude "montre que de nombreuses villes n'en font toujours pas assez pour s'attaquer à la pollution de l'air", estime Mark Nieuwenhuijsen, de l'Institut de Barcelone pour la santé globale (ISGlobal).

Le nombre de morts liées à la pollution de l'air varie selon les villes, celles situées dans la plaine du Pô, en Italie, en Pologne et en République tchèque étant particulièrement touchées. A l'inverse, la capitale islandaise Reykjavik, Tromsø en Norvège, Umea en Suède et Oulu en Finlande sont moins exposées.

En moyenne, 84% de la population dans les villes est exposée à des niveaux supérieurs à ceux recommandés par l'OMS pour les PM2,5 et 9% pour le NO2.

Pour Sasha Khomenko, co-auteur de l'étude, il est important de mettre en place des mesures adaptées aux conditions locales, vu les variations dans les niveaux de pollution. Les changements à mener concernent le trafic routier, l'industrie, les aéroports, les ports, mais aussi le chauffage au bois et au charbon.

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