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Coronavirus

L'Europe poursuit son déconfinement

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Angela Merkel et Emmanuel Macron ont proposé un plan européen de relance de 500 millions d'euros. (©AP/KAY NIETFELD)

L'Europe a poursuivi lundi son lent retour "à la normale", avec une nouvelle levée des restrictions imposées en mars en raison du coronavirus. Paris et Berlin ont proposé un plan de relance en Europe de 500 milliards d'euros face à l'impact économique de la crise.

A Rome, dans le premier pays à avoir adopté un confinement total de sa population, les habitants ne boudaient pas leur plaisir de voir rouvrir commerces, cafés et terrasses, en dépit d'un temps maussade. Un moment "positif": Elena Quercia, une bijoutière romaine, déguste son café et une pâtisserie, attablée avec des amis sur une placette près du Campo dei Fiori.

Autres symboles forts: la basilique Saint-Pierre au Vatican, fermée depuis le 10 mars, ainsi que l'Acropole d'Athènes ont également rouvert lundi.

Le président français Emmanuel Macron et la chancelière allemande Angela Merkel ont proposé lundi un plan de relance en Europe de 500 milliards d'euros dans le cadre du prochain budget de l'UE. Cette somme doit permettre de faire face à l'impact économique du nouveau coronavirus. La Commission européenne a acceuilli favorablement cette proposition.

Rivalité sur un futur vaccin

Lançant la réunion de l'OMS, à laquelle prennent part lundi et mardi 194 pays en visioconférence, le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, a jugé que le monde payait au "prix fort" des stratégies divergentes face à la pandémie.

Malgré l'escalade des tensions entre Washington et Pékin, les pays espèrent adopter par consensus une résolution portée par l'UE et demandant un "processus d'évaluation" des mesures prises par l'organisation face à la pandémie qui a déjà fait plus de 315'000 morts.

Le président chinois Xi Jinping y a assuré qu'un éventuel vaccin chinois contre le coronavirus serait un "bien public mondial", en pleine rivalité américano-européenne sur un futur vaccin. Aux Etats-Unis, la société biotechnologique Moderna, l'une des plus avancées dans la course pour trouver un vaccin, a annoncé des résultats préliminaires encourageants pour son vaccin expérimental chez huit volontaires.

Economies asphyxiées

Dans l'attente d'un remède, le monde s'efforce de relancer des économies asphyxiées, même si le coronavirus progresse, notamment au Brésil, en Inde ou en Afrique du Sud, et que rôde le spectre d'une deuxième vague. La Russie, deuxième pays dans le monde en nombre de cas détectés, a réussi à "arrêter la croissance" des nouvelles infections, a estimé lundi le Premier ministre, qualifiant néanmoins la situation de "compliquée".

La situation est très variable selon les régions. Le président Vladimir Poutine reconnaissait ainsi lundi de graves difficultés au Daguestan, république pauvre du Caucase où les autorités ont admis des centaines de morts probablement des suites du Covid-19.

Partout, des mesures de distanciation sociale sont en vigueur pour tenter d'éviter un rebond de la maladie. A New York, un parc de Brooklyn s'est ainsi doté de cercles géants permettant aux gens s'allonger dans l'herbe en sécurité.

Millions de travailleurs menacés

La crise économique menace les moyens de subsistance de centaines de millions de travailleurs, selon l'Organisation internationale du travail (OIT). Troisième économie mondiale, le Japon a confirmé lundi être entré à son tour en récession.

Aux Etats-Unis, le patron de la banque centrale, Jerome Powell, a estimé que la chute d'activité atteindrait "facilement les 20, les 30%", et que le chômage pourrait culminer à 20 ou 25%, dans un pays où la protection sociale est limitée. Les trois géants américains de l'automobile ont cependant repris la production lundi.

L'Inde a elle prolongé jusqu'à fin mai les mesures de confinement en vigueur depuis fin mars. Elle enregistre sa plus forte augmentation du nombre de cas quotidiens depuis le début de la crise.

"Rentrée masquée"

Comme l'Italie et la Grèce, plusieurs autres pays ont également poursuivi leur déconfinement lundi. Certains collégiens français ont retrouvé les bancs de l'école, mais seulement dans les régions les moins touchées par l'épidémie.

En Belgique, où c'est également la rentrée, Paul Leblanc, proviseur d'un lycée d'Ixelles, près de Bruxelles, a accueilli ses élèves avec l'air du film Star Wars. "C'est une rentrée masquée", a-t-il rappelé.

Du Portugal à l'Azerbaïdjan en passant par le Danemark ou l'Allemagne, plusieurs autres pays ont rouvert lundi restaurants, cafés et terrasses. Les Allemands avaient déjà eu le privilège ce weekend de retrouver leur championnat national, premier à reprendre en temps de pandémie. Mais à huis clos.

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Fin de la gratuité du vaccin Covid-19 en Suisse dès le 1er juillet

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Le vaccin Covid-19 ne sera plus gratuit pour toute la population suisse dès le 1er juillet (archives). (© KEYSTONE/MICHAEL BUHOLZER)

Les Suisses souhaitant se faire vacciner contre le Covid-19 devront participer aux coûts dès le 1er juillet. L'assurance obligatoire des soins (AOS) remboursera la vaccination pour les personnes auxquelles elle est recommandée.

Le 18 juin 2023, le peuple suisse a accepté la prolongation de certaines dispositions de la loi Covid-19. Celles-ci arrivent à échéance à la fin du mois. Parmi elles figure la prise en charge des coûts du vaccin contre le coronavirus par l'AOS, la Confédération et les cantons.

A partir du 1er juillet, les dispositions introduites spécifiquement pour la pandémie disparaîtront pour laisser place aux structures habituelles de remboursement par l'AOS, rappelle mardi l'Office fédéral de la santé publique (OFSP) dans un communiqué. La vaccination sera donc soumise à la participation aux coûts, avec franchise et quote-part.

La vaccination sera prise en charge par l'AOS pour les personnes auxquelles elle est recommandée, soit notamment les personnes vulnérables ayant des antécédents médicaux ou âgées de plus de 65 ans.

Dépistage de l'amyotrophie spinale

D'autres modifications concernant le remboursement des prestations par l'AOS entreront en vigueur au 1er juillet. Par exemple, le dépistage néonatal sera étendu à l'amyotrophie spinale, une maladie héréditaire rare et grave qui se caractérise par une faiblesse musculaire progressive.

Un traitement médicamenteux efficace existe en Suisse depuis 2017. Il sera désormais possible de diagnostiquer et de traiter cette affection à un stade précoce, avec l’espoir de meilleurs résultats thérapeutiques, salue l'OFSP.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Allemagne: un sexagénaire vacciné 217 fois contre le coronavirus

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Le sexagénaire allemand se porte bien malgré ses nombreuses vaccinations (archives). (© KEYSTONE/PETER KLAUNZER)

Des scientifiques allemands se sont penchés sur un homme de 62 ans qui s'est fait vacciner plus de 200 fois contre le coronavirus. Son système immunitaire fonctionne "tout à fait normalement", a indiqué l'Université Friedrich-Alexander d'Erlangen-Nuremberg.

Aucun effet négatif sur le système immunitaire n'a été constaté, rapportent les scientifiques dans la revue britannique The Lancet Infectious Diseases. Certaines cellules immunitaires et certains anticorps contre le SARS-CoV-2 sont même nettement plus fréquents que chez les personnes qui n'ont reçu que trois vaccins.

Jusqu'à présent, on ne savait pas exactement quels étaient les effets de ce que l'on appelle l'hypervaccination sur le système immunitaire. Certains scientifiques partent du principe que les cellules immunitaires deviennent moins efficaces en raison d'un effet d'accoutumance. Or, ce n'est pas le cas chez l'individu en question.

L'attention des scientifiques avait été attirée par des articles de presse sur ce résident de Magdebourg (D) qui, selon ses propres dires, s'était fait vacciner 217 fois en 29 mois contre le Covid-19; 134 de ces vaccinations ont été officiellement confirmées.

Aucun dommage

Le parquet de Magdebourg a ouvert une enquête contre l'homme pour fraude, écrivent les chercheurs dans l'étude. Il n'a toutefois pas été mis en accusation.

La fonction du système immunitaire contre d'autres agents pathogènes n'a pas non plus été modifiée, comme l'ont montré d'autres tests. Aucun dommage n'a été constaté malgré les nombreuses vaccinations.

Les auteurs de l'étude ont également souligné qu'il s'agissait d'un cas isolé. Il n'est donc pas possible d'en tirer des conclusions ou des recommandations pour la population générale.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Maurer réaffirme qu'il y a eu "une hystérie autour du Covid"

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L'ancien conseiller fédéral Ueli Maurer se dit surpris du tollé suscité par ses propos tenus deux semaines plus tôt sur le Covid (archives). (© KEYSTONE/URS FLUEELER)

Deux semaines après avoir tenu des propos sur le coronavirus ayant suscité une vive réaction, Ueli Maurer assume. "Bien sûr qu'il y a eu une hystérie autour du Covid", réaffirme-t-il dimanche dans la presse.

Cette hystérie était même "d'ampleur mondiale", assure le Zurichois dans Le Matin Dimanche et la SonntagsZeitung. "On a dit que le Covid était mortel, et à partir de cette supposition, on a tendu un filet sanitaire comme on n'en avait jamais vu auparavant, assure-t-il. Quiconque osait poser une question critique était écarté ou traité de 'conspirateur'".

Ueli Maurer avait déjà tenu des propos similaires dans la presse dominicale deux semaines plus tôt, suscitant une vive réaction. "Concernant le Covid, je n'ai que répété ce que j'ai toujours dit, réagit-il. Que cela ait suscité pareil tollé m'a surpris". Les critiques provenaient surtout des médias, selon l'ancien ministre des finances, qui dénonce un "réflexe anti-Maurer".

"Pas un antivax"

L'ancien conseiller fédéral nuance toutefois ses déclarations sur les vaccins anti-Covid qui ont particulièrement choqué. Il avait affirmé que ces vaccins renfermaient "beaucoup d'air chaud". "Bien sûr, on a tout de suite affirmé que j'étais un antivax. Ce qui n'est pas vrai", dit-il.

L'utilité des vaccins n'est pas contestée, mais la Suisse est allée trop loin en disant à tout le monde de se vacciner, assure Ueli Maurer. "Je suis convaincu que, ces prochaines années, nous nous occuperons de façon croissante des dommages causés par le vaccin", ajoute-t-il.

"L'Etat pas responsable de tout"

L'ancien conseiller fédéral revient également sur les crédits Covid dont il était en charge durant la pandémie. Il lui avait été notamment reproché d'avoir laissé tomber les PME. "L'Etat ne peut pas être responsable de tout. Il ne peut pas non plus protéger chacun de la mort", se défend-il.

La responsabilité individuelle a, selon lui, été dissoute comme jamais auparavant, poussant la Confédération à dépenser sans compter. "L'Etat doit protéger, mais il ne peut distribuer que l'argent qu'il prend d'abord aux gens".

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Coronavirus

Le "contact-tracing" n’a eu qu’une efficacité relative

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Le suivi des contacts mis en place pendant la pandémie de coronavirus n'a eu qu'une efficacité relative (archives). (© KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

Environ 40% des personnes infectées par le coronavirus ont été identifiées par le biais du suivi des contacts, selon une étude genevoise. Ces résultats suggèrent que le "contact-tracing" à lui seul ne suffit pas à stopper la propagation du coronavirus.

De surcroît, la proportion de personnes infectées identifiées de cette manière a fluctué selon le variant en cause, le type de logement habité, et la richesse du quartier.

En cas d'épidémie, le suivi des contacts doit donc être complété par une multitude d'autres mesures qui tiennent compte des caractéristiques spécifiques de chaque maladie, ont indiqué mercredi l'Université et les Hôpitaux universitaires de Genève (UNIGE/HUG) dans un communiqué.

Pour évaluer l'efficacité du traçage des contacts, une équipe dirigée par Delphine Courvoisier a analysé les données de plus de 140'000 cas de coronavirus recensés dans le canton de Genève entre juin 2020 et mars 2022. Ces résultats sont publiés dans la revue Eurosurveillance.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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