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Économie

L'ex-CEO de Wirecard mis en accusation pour faillite frauduleuse

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Markus Braun est en détention provisoire depuis l'éclatement du scandale (archives). (© KEYSTONE/EPA/FILIP SINGER)

L'ancien directeur général (CEO) de la société financière Wirecard, Markus Braun, a été mis en accusation pour fraude par la justice allemande dans le cadre de l'enquête sur la faillite retentissante de l'entreprise qui avait ébranlé la place allemande en 2020.

M. Braun, ainsi deux autres anciens cadres également mis en accusation, se voient reprocher une série de délits passibles de la prison, incluant ceux de fraude en bande organisée et de manipulation de marché, a précisé le parquet pénal de Munich dans un communiqué lundi.

Fleuron allemand des paiements numériques, Wirecard s'est effondré en juin 2020 lorsque ses dirigeants ont avoué que 1,9 milliard d'euros d'actifs (environ 1,95 milliard de francs), soit un quart de la taille du bilan, n'existaient pas en réalité.

Cette faillite a constitué, de l'aveu même du gouvernement allemand, "le plus grand scandale financier" ayant jamais touché le pays.

Depuis lors, la justice allemande mène une enquête criminelle complexe, aux multiples ramifications internationales, pour démêler l'écheveau des responsabilités. L'acte d'accusation désormais bouclé, avec pas moins de 474 pages, c'est au tribunal de décider du renvoi des accusés en procès.

Des personnes impliquées "à l'intérieur et à l'extérieur de Wirecard ont travaillé pendant des années pour s'assurer que la société était perçue comme une entreprise à croissance rapide et extrêmement prospère qui a même fait son entrée dans le Dax 30", l'indice des plus grandes valeurs cotées en Allemagne, a souligné le parquet dans son communiqué.

Les états financiers consolidés pour les années 2015 à 2018 "étaient incorrects et ne reflétaient pas correctement la situation du groupe", a ajouté le parquet.

Explication: une partie des produits comptabilisés, basés sur des services de paiements, ne provenaient pas de Wirecard mais de tiers, en raison de l'absence de licences propres ou parce que ces tiers opéraient des activités à haut risque telles que la pornographie ou les jeux d'argent.

A la fin 2015 au plus tard, "il était clair pour tous les accusés que Wirecard ne faisait que des pertes" et que cela la "conduirait finalement à l'insolvabilité", selon le communiqué.

L'acte d'accusation met ainsi en avant 26 cas de manipulation de marché, pour faire apparaître l'entreprise plus saine et performante qu'elle ne l'était en réalité.

Par ce biais, l'entreprise a pu obtenir quatre prêts d'un montant d'environ 1,7 milliard d'euros et lever deux obligations d'environ 1,4 milliard d'euros, selon la justice.

Pour parvenir à ces accusations, les limiers de la justice allemande ont scruté à la loupe 340 entreprises, interrogé 450 personnes et vérifié plus de 1100 coordonnées bancaires.

Alors que Markus Braun est en détention provisoire depuis l'éclatement de l'affaire, les recherches se poursuivent pour localiser son bras droit, Jan Marsalek, en fuite depuis 2020.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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Économie

Soutiens politiques aux locataires expulsés à Genève

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L'expulsion d'une centaine de locataires de cinq immeubles dans le quartier de la Jonction, à Genève, prend une tournure politique. Le Conseil administratif de la Ville de Genève soutient les habitants (illustration). (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

L'expulsion d'une centaine de locataires de cinq immeubles dans le quartier de la Jonction, à Genève, prend une tournure politique. Le Conseil administratif de la Ville de Genève a annoncé son soutien aux habitants et appelle le propriétaire à assumer sa responsabilité sociale.

"La résiliation massive de 107 baux d'habitation et d'une quinzaine de baux commerciaux est d’autant plus préoccupante du fait qu'elle affecte un quartier populaire et des logements occupés parfois de très longue date, bénéficiant de loyers modiques, dans un contexte de pénurie aiguë de logements", écrit mercredi l'exécutif municipal. Celui-ci invite les locataires à faire valoir leurs droits.

Pour le Conseil administratif, "il n'est pas acceptable" que le propriétaire, à savoir la caisse de compensation du canton de Bâle-Ville, se défausse de sa responsabilité sociale. Il s'insurge aussi contre le fait que "des rénovations à but énergétique servent de prétexte à des résiliations massives pouvant ouvrir la voie à une maximisation des rendements par le biais d'une forte hausse des futurs loyers."

Au niveau juridique, la Ville indique qu'elle ne pourra émettre qu'un préavis portant sur la requête en autorisation de construire, "encore à venir". Elle pourra aussi recourir contre l'autorisation, si elle est délivrée par le canton. L'exécutif se dit toutefois prêt à discuter de la situation avec le propriétaire.

"Appliquer la loi"

La question rebondit aussi au niveau cantonal. Mercredi, le PS Genève enjoint le Conseil d'Etat à "faire appliquer strictement" la loi sur les démolitions, transformations et rénovations qui protège les locataires lors de travaux. Pour le parti, le canton doit "envoyer un signal clair aux grands propriétaires et aux caisses de pension que Genève ne tolérera pas la jungle immobilière", écrit-il.

Les contrats de bail ont été résiliés conformément à la législation en vigueur par courrier recommandé le 12 janvier, a indiqué mercredi le service de presse de la gérance Naef à Keystone-ATS, en réponse à des questions adressées à la caisse de pension de Bâle-Ville. Selon lui, l'ampleur des interventions prévues et les normes de sécurité ne permettent pas de réaliser les travaux dans un bâtiment occupé.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Économie

Discussion "courtoise mais ferme" entre MM. Parmelin et Trump

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Devant la presse, Guy Parmelin a décrit sa discussion avec Donald Trump comme "courtoise mais ferme". (© KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

Le président suisse Guy Parmelin a décrit une discussion "courtoise mais ferme" avec son homologue américain Donald Trump, qui a agité les taxes sur la Suisse lors de son dicours au WEF. Le Vaudois ne s'attend pas forcément à un retour vers des taxes de 39%.

Le président américain a décrit la Suisse, pays hôte du Forum économique mondial (WEF), comme une nation qui profite du commerce américain, mentionnant à plusieurs reprises des bénéfices de 41 milliards côté suisse.

"Nous avons signifié au président américain qu'il y avait actuellement un surplus d'un peu plus de huit milliards en faveur des Etats-Unis", a déclaré M. Parmelin. M. Trump a semblé surpris, mais réagi positivement, a-t-il ajouté.

La délégation américaine était plus grande que prévu. Le secrétaire d'Etat Marco Rubio, le secrétaire au Trésor Scott Bessent ainsi que le secrétaire et le représentant au commerce Howard Lutnick et Jamieson Greer ont pris part aux discussions. Les conseillers fédéraux Karin Keller-Sutter et Ignazio Cassis étaient aussi présents.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Économie

Guy Parmelin a rencontré Donald Trump à Davos

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Guy Parmelin et Donald Trump se serrent la main au début de leur entretien à Davos. (© KEYSTONE/EPA/LAURENT GILLIERON / POOL)

Guy Parmelin a rencontré mercredi Donald Trump en marge du Forum économique mondial (WEF) à Davos. L'entretien s'est déroulé après le discours que le président américain a prononcé dans la station grisonne.

Les deux hommes se sont serré la main devant les journalistes. Le président de la Confédération était accompagné des ministres des affaires étrangères Ignazio Cassis et des finances Karin Keller-Sutter. La Confédération cherche à conclure avec Washington un accord définitif sur les droits de douane américains.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Économie

Donald Trump loue sa politique domestique à Davos

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Le public est présent en nombre pour suivre le discours du président américain Donald Trump au WEF mercredi à Davos. (© KEYSTONE/GIAN EHRENZELLER)

Le président américain Donald Trump a loué une Amérique qui "va très bien", en introduction de son discours au WEF mercredi à Davos. "Les gens vont très bien, ils sont très contents avec moi", a-t-il dit, se félicitant de la première année de son deuxième mandat.

"Je suis ravi d'être ici en compagnie d'amis et quelques ennemis", a lancé Donald Trump depuis la grande salle du Centre des Congrès, Sous une pluie d'applaudissements. Le public s'est levé, téléphone portable en main. Le public extrêmement nombreux a dû être dispatché dans plusieurs salles.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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