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International

Londres annule "presque toutes" les mesures fiscales annoncées

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"D'autres décisions difficiles" sont à venir pour les dépenses gouvernementales comme les impôts, a indiqué Jeremy Hunt. (© KEYSTONE/EPA/NEIL HALL)

Le nouveau ministre britannique des Finances Jeremy Hunt a annoncé lundi annuler "presque toutes" les baisses d'impôts dévoilées le mois dernier. Ce revirement constitue un désaveu pour la Première ministre Liz Truss dont les jours à Downing Street semblent comptés.

M. Hunt, nommé vendredi dans l'urgence après le fiasco du "plan de croissance" de son prédécesseur Kwasi Kwarteng, a martelé lors d'une déclaration télévisée que la priorité du gouvernement était désormais de restaurer "la stabilité". Quitte à limiter dans la durée les aides aux ménages face à la dramatique envolée des prix de l'énergie.

Le Chancelier de l'Echiquier a avancé la présentation de grandes lignes du projet budgétaire de moyen terme qui doit être présenté dans sa totalité le 31 octobre, tentant de calmer les marchés.

Ces derniers sont plongés dans la tourmente depuis la présentation fin septembre de projets de baisses d'impôts massives et d'un soutien colossal aux factures énergétiques par Kwasi Kwarteng. Non pleinement chiffrés et devant être financés par emprunt, ils avaient fait craindre une sortie de route des finances publiques.

La livre au plus bas

La livre avait chuté à un record historique de faiblesse et les taux d'emprunt à long terme de l'Etat avaient flambé. Les fonds de pension, qui détiennent une large part de ces titres, s'étaient retrouvés fragilisés. Par ricochet les taux d'emprunt pour les ménages et les entreprises s'étaient également envolés, alors que le pays flirte déjà avec la récession.

La Banque d'Angleterre avait dû intervenir pour empêcher la situation de détériorer en crise financière et le Fonds monétaire international (FMI) avait enjoint Downing Street de rectifier le tir.

"D'autres décisions difficiles" suivront pour les dépenses gouvernementales comme les impôts, a prévenu Jeremy Hunt, qui semble dorénavant aux commandes après que Liz Truss eut été forcée d'assister à la mise en pièces de son programme.

Truss absente

Alimentant les questions sur son autorité, elle a envoyé la ministre Penny Mordaunt, chargée des relations avec le Parlement, répondre au chef de l'opposition Keir Starmer à la chambre des Communes, sous les éclats de rires des députés travaillistes. "Où est la Première ministre? Elle se cache et évite les questions, ayant peur de sa propre ombre" a martelé M. Starmer.

Les sondages sont catastrophiques et plusieurs députés ont publiquement déclaré que la quatrième Première ministre du Royaume-Uni depuis le référendum du Brexit en 2016 devait partir. Avec seulement 40 jours au pouvoir, elle risque de devenir le Premier ministre ayant eu le plus court mandat jamais connu outre-Manche.

Détente des marchés

"Truss ne peut pas survivre à ça. Hunt est le capitaine du navire à présent", estime Neil Wilson, analyste financier chez Market.com. Signalant dans l'immédiat une détente sur les marchés, la livre bondissait de 2% à 1,14 dollar vers 14H35 GMT et le rendement des obligations à 30 ans chutait à 4,34%.

Parmi les annonces de lundi, "la plus grosse dépense", le plafond des factures énergétiques pour tous les ménages, "mesure phare pour aider des millions de personnes à traverser un hiver difficile", sera finalement en vigueur jusqu'à avril seulement et non plus pour deux ans.

Au-delà, le Trésor va réfléchir à une nouvelle approche "moins chère pour le contribuable tout en" protégeant "les plus nécessiteux", a précisé M. Hunt.

Ce qui inquiétait l'association de consommateurs Which!: "Le chaos et les virages à 180 degrés des récentes semaines ont jeté les consommateurs dans l'incertitude et la confusion" alors qu'ils affrontaient déjà une grave crise du coût de la vie avec une inflation autour de 10%.

"Maintenant, les ménages se demandent ce qui va se passer (...) après fin avril", ajoute l'association dans un communiqué, relevant que "les prix de l'énergie restent incroyablement élevés".

Baisses d'impôts à la poubelle

Dans la longue liste de baisses d'impôts qui partent à la poubelle, M. Hunt a énuméré le projet de centres d'achats sans taxes (duty-free) pour les non résidents, l'abaissement du taux d'imposition pour les dividendes.

Une baisse du taux d'impôt sur les revenus des plus aisés avait déjà été abandonnée et une hausse de l'impôt sur les sociétés qui avait été prévue sous Boris Johnson aura finalement lieu.

Sont toutefois maintenues la baisse de la taxe sur les transactions immobilières et l'annulation d'un prélèvement destiné au financement des services de santé. L'ensemble de ces mesures fiscales "permettront de lever environ 32 milliards de livres par an", a précisé M Hunt.

Ces annonces "ne suffiront pas pour boucher les trous dans les plans budgétaires du gouvernement" ou pour "réparer les dégâts des dernières semaines", avertit le centre de réflexion IFS.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

Économie

Colère agricole: les tracteurs de la FNSEA quittent Paris

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Les agriculteurs ont passé la nuit à Paris mais ont commencé à quitter la capitale avant les premières aurores. (© KEYSTONE/AP/Christophe Ena)

Les tracteurs de la FNSEA et des Jeunes agriculteurs ont commencé à se retirer de la capitale mercredi avant le lever du jour, après avoir obtenu dans la nuit des engagements sur les sujets de trésorerie.

Les agriculteurs avaient choisi mardi soir de rester "pour la nuit" devant le palais Bourbon malgré la "loi d'urgence agricole" promise par le Premier Ministre dans la journée pour tenter de calmer leur colère des agriculteurs.

"Une délégation a été reçue vers minuit par la ministre de l'Agriculture Annie Genevard qui nous a donné des précisions et des engagements sur les prêts de trésorerie et de restructuration pour les agriculteurs les plus plus endettés", a confié à l'AFP le vice-président de la FNSEA Luc Smessaert, avant de repartir dans l'Oise.

Les premiers tracteurs ont commencé à quitter Paris vers 4h00, a-t-il précisé.

Obtenir des avancées sur le sujet de la trésorerie avait été mentionné mardi soir par Damien Greffin, autre vice-président de la FNSEA, au moment de justifier la poursuite de la mobilisation "pour la nuit" devant l'Assemblée nationale.

Plus tôt dans la journée, le Premier ministre avait annoncé une "loi d'urgence agricole" pour tenter de calmer la colère des agriculteurs. Le texte promis par Sébastien Lecornu doit porter sur "plusieurs priorités: eau, prédation, moyens de production".

Il "sera inscrit à l'ordre du jour du Conseil des ministres au mois de mars et sera ensuite examiné par le Parlement avant l'été", a assuré le Premier ministre.

Des annonces dans un premier temps en partie saluées par Damien Greffin, avant que beaucoup, parmi la base des délégations agricoles, n'expriment leur volonté de rester pour poursuivre les négociations et maintenir le rapport de force.

Mardi, Sébastien Lecornu a également affirmé qu'un "cap clair" sur la politique de l'eau serait par ailleurs "fixé d'ici le salon" de l'agriculture qui se tiendra du 21 février au 1er mars, et demandé, avant la présentation du projet de loi, un "moratoire sur toutes les décisions relatives" à cette question et la suspension des "textes fixant les volumes d'eau prélevables (...) jusqu'à septembre".

Le chef du gouvernement a enfin évoqué des réunions pour étudier "les possibilités de dérogation" à la directive européenne sur les nitrates, qui encadre notamment les épandages d'engrais par les agriculteurs.

Pommes de terre déversées

Cela s'ajoute à un paquet de "300 millions d'euros" annoncé vendredi et qui contient des mesures prévues à la fois dans le budget, et donc soumises au vote des parlementaires, et d'autres déjà égrainées ces dernières semaines par le gouvernement pour répondre à la crise agricole.

Les annonces de mardi répondaient quasiment point par point à des demandes de la FNSEA et des JA, alliance qui domine le syndicalisme agricole et dont les sections locales du grand bassin parisien -- qui va jusqu'au Pas-de-Calais -- ont lancé leurs tracteurs sur Paris.

Entrés à l'aube dans Paris, les tracteurs ont descendu les Champs-Elysées avant de s'établir devant l'Assemblée nationale, avec duvets et matelas.

Mardi, plus de 350 tracteurs selon les autorités, 500 selon les manifestants ont stationné aux abords de l'Assemblée nationale, et les agriculteurs présents ont aussi déversé plusieurs tonnes de pommes de terre sur le pont de la Concorde, en cadeau aux Parisiens.

Depuis début décembre, les manifestations d'agriculteurs se multiplient et les annonces du gouvernement vendredi après des défilés de tracteurs de la Coordination rurale puis de la Confédération paysanne dans la capitale n'ont pas suffi à calmer la colère.

La Coordination rurale a dénoncé mardi sur X "la différence de traitement du gouvernement face à nos mobilisations", en référence aux interdictions auxquelles le deuxième syndicat a fait face en amenant ses tracteurs jeudi à Paris.

La Confédération paysanne, qui a aussi emmené des tracteurs à Paris vendredi, a dénoncé dans un communiqué les demandes de la FNSEA sur l'eau qui ne "répondent pas à la colère".

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Culture

L'acteur Kiefer Sutherland arrêté pour avoir agressé un chauffeur

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L'acteur Kiefer Sutherland a été arrêté après l'agression d'un chauffeur. (© KEYSTONE/AP/Jordan Strauss)

Kiefer Sutherland, star de la série "24 heures chrono", a été arrêté lundi à Los Angeles. Il est accusé d'avoir agressé un chauffeur VTC, a annoncé la police de la ville mardi.

L'acteur canado-britannique a été interpellé dans la nuit de dimanche à lundi, peu après minuit, selon un communiqué.

Les agents "ont répondu à un appel radio concernant une agression impliquant un chauffeur VTC" sur l'un des grands boulevards de la mégapole californienne, a expliqué la police.

Ils ont ensuite établi que l'acteur de 59 ans "avait agressé physiquement le chauffeur (...) et avait proféré des menaces criminelles à son encontre", ce qui a conduit à son arrestation.

M. Sutherland a été libéré quelques heures plus tard, après avoir versé une caution de 50'000 dollars, selon les registres du shérif du comté de Los Angeles, qui gère les prisons de la région.

Toujours selon ces données publiques, l'acteur doit comparaître devant un tribunal le 2 février pour cette affaire.

Contactés par l'AFP, les différents représentants de l'artiste n'ont pas immédiatement répondu.

Le chauffeur VTC "n'a subi aucune blessure nécessitant des soins médicaux sur place", a précisé la police.

Kiefer Sutherland est essentiellement connu pour avoir incarné Jack Bauer, l'agent antiterroriste de la série "24 heures chrono", qui a connu la gloire dans les années 2000.

Il a également joué le président des Etats-Unis dans la série "Designated Survivor". Parmi ses films les plus connues, on compte "Génération Perdue" (1987), "Stand By Me" (1986) et "Les Trois Mousquetaires" (1993).

Son père, l'acteur canadien Donald Sutherland, est décédé en juin 2024.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

L'année 2025 au 3e rang des plus chaudes jamais enregistrées

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Image d'illustration: des personnes profitent d'un brumisateur géant installé par la ville de Geneve afin de se rafraichir durant la canicule, à Genève, en juillet dernier. (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

L'année 2025 s'est classée au 3e rang des années les plus chaudes jamais enregistrées dans le monde. Ces résultats ont été annoncés séparément mercredi l'observatoire européen Copernicus et l'institut américain Berkeley Earth.

Pour la première fois, la moyenne des températures à la surface du globe sur les trois dernières années a dépassé de plus de 1,5°C le niveau préindustriel (1850-1990), qui est la limite la plus ambitieuse de l'accord de Paris adopté il y a une décennie. Les climatologues estiment désormais inéluctable que cette limite soit durablement atteinte et dépassée, au prix de canicules et de tempêtes plus intenses.

2025 se situe quasiment au même niveau que les précédents records de 2024 et 2023.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Trump, un "président le la paix" qui aime la force

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Sous le commandement de Donald Trump, l'armée américaine a réalisé pendant un an presqu'autant d'attaques que lors de l'intégralité du mandat de Joe Biden. (© KEYSTONE/AP/Evan Vucci)

Un autoproclamé "président de la paix" qui a le goût de la force: depuis le retour au pouvoir il y a un an de Donald Trump, l'armée américaine a déjà mené presque autant de frappes aériennes que pendant toute la présidence de Joe Biden, selon un décompte d'ONG.

Les frappes des avions américains sur les défenses aériennes vénézuéliennes pendant la capture de Nicolas Maduro, le 3 janvier, ont porté le total du président républicain à 672 frappes aériennes ou de drone depuis son investiture le 20 janvier 2025, contre 694 pour Joe Biden sur sa présidence complète (2021-2025).

Donald Trump dépasse déjà largement son prédécesseur démocrate sur les frappes unilatérales: 587 hors coalition, contre 494 pour Biden en quatre ans.

L'ONG Acled dénombre les frappes et les victimes en compilant des données de différentes sources sélectionnées qu'elle juge fiables (médias, institutions, partenaires locaux).

Plus de sept frappes sur dix depuis un an ont ciblé le Yémen, la majorité dans le cadre d'actions visant les rebelles Houthis. Près de deux frappes sur dix ont visé des mouvements islamistes en Somalie.

Les Etats-Unis ont aussi déclenché des frappes aériennes au Nigeria, en Syrie, Irak, Iran, et mènent depuis septembre une campagne de frappes contre des embarcations présentées comme appartenant à des trafiquants de drogue dans les Caraïbes et le Pacifique.

Ces actions ont dans l'ensemble causé la mort de plus de 1000 personnes, dont des civils, selon le décompte d'Acled.

Pour Clionadh Raleigh, directrice générale d'Acled, la multiplication des frappes "remet ouvertement en cause l'idée que le pouvoir (d'un pays, ndlr) devrait être limité par des règles partagées" de droit international.

"Quand le président (Trump) dit que seule sa 'morale personnelle' limite ce qu'il peut faire, cela indique un éloignement du droit, des institutions et des alliances", a-t-elle souligné dans un communiqué.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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