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Économie

Sous le feu des critiques, Liz Truss lutte pour sa survie politique

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Dans la tempête depuis plusieurs semaines la Première ministre britannique Liz Truss a de nouveau justifié dimanche sa politique et ses revirements dans une tribune publiée dans The Sun (archives). (© KEYSTONE/AP/Daniel Leal)

Les attaques et critiques s'intensifient dans le camp conservateur contre la Première ministre britannique Liz Truss. Celle-ci tentait encore dimanche de défendre son nouveau cap économique pour sauver sa tête à Downing Street.

Dans la tempête depuis plusieurs semaines, Mme Truss a de nouveau justifié dimanche sa politique et ses revirements des derniers jours qui ont largement entamé la confiance des électeurs et de son parti. "J'ai écouté, j'ai compris", écrit la dirigeante conservatrice dans une tribune publiée dans le quotidien populaire The Sun.

"Nous ne pouvons nous engager sur le chemin d'une économie en forte croissance et avec peu d'impôts sans maintenir la confiance des marchés dans notre engagement d'une monnaie saine", ajoute-t-elle, reconnaissant l'échec de son mini-budget annoncé le 23 septembre.

Prévoyant des dépenses et des baisses d'impôts massives financées par la dette, il avait fait trembler les marchés, faisant chuter la livre et bondir les taux d'intérêt.

La Première ministre a tenu dimanche dans sa résidence de campagne une réunion de crise avec son nouveau ministre des Finances, Jeremy Hunt, nommé vendredi après le limogeage de Kwasi Kwarteng, pour préparer un nouveau plan budgétaire.

Proche de Rishi Sunak, l'ex-ministre des Finances de Boris Johnson et adversaire de Liz Truss ces derniers mois dans la campagne pour Downing Street, Hunt a défendu sur la BBC la nouvelle direction prise par le gouvernement. Il a réaffirmé qu'il devrait prendre des mesures "difficiles", avec des hausses d'impôts et des baisses de dépenses dans tous les ministères.

Menace de grèves concertées

Une perspective qui a poussé divers syndicats à menacer dimanche de lancer des grèves concertées dans tout le pays, au moment où le gouvernement veut limiter le droit de grève face à la recrudescence des mouvements sociaux.

Le nouveau plan budgétaire que Jeremy Hunt doit présenter le 31 octobre s'annonce comme un changement de cap total par rapport à la politique initialement portée par Liz Truss.

Selon une source de son entourage citée par le Sunday Telegraph, le nouveau ministre des Finances se voit désormais comme le Mario Draghi britannique, allusion au chef du gouvernement sortant italien appelé à la rescousse début 2021 pour gérer son pays en pleine pandémie.

Le gouverneur de la Banque d'Angleterre, Andrew Bailey, s'est félicité samedi de la "convergence de vues immédiate et claire" entre la banque centrale et le nouveau chancelier. Un satisfecit qui confirme l'ascendant que semble prendre Jeremy Hunt sur une Liz Truss fragilisée après seulement 40 jours au pouvoir.

"Hunt prend le contrôle pendant que les comploteurs encerclent une Première ministre affaiblie", titrait d'ailleurs The Times dimanche, rappelant que les conservateurs cherchent toujours un moyen de l'évincer du pouvoir.

La confiance "ne sera pas restaurée tant qu'elle reste" à son poste, assène le quotidien, qui prend fait et cause pour Rishi Sunak.

Ce dernier agirait en coulisses auprès des parlementaires conservateurs pour prendre la barre, selon la presse, qui cite aussi le ministre de la Défense Ben Wallace comme potentiel recours.

"Le jeu est terminé"

"Je pense que le jeu est terminé, et qu'il faut maintenant s'interroger sur la manière de gérer sa succession", a jugé l'expérimenté parlementaire conservateur Crispin Blunt sur Channel 4.

Alicia Kearns, nouvelle présidente du très influent comité pour les Affaires étrangères à la Chambre des communes, a elle estimé que la question du maintien ou non de Truss à Downing Street était "très difficile". "Nous étions mis en cause sur notre crédibilité morale (sous Johnson). Et maintenant on s'interroge sur notre crédibilité budgétaire", a-t-elle regretté sur Times radio.

Les sondages s'en ressentent, avec une avance considérable désormais donnée à l'opposition travailliste, à deux ans des prochaines élections générales.

"La Première ministre est au pouvoir", a assuré Jeremy Hunt, dans une tentative pour défendre Mme Truss. "Elle a changé la manière dont nous allons (atteindre nos objectifs), mais elle n'a pas changé la direction, qui est de faire croître le pays", a-t-il insisté.

La semaine qui vient sera cruciale pour Liz Truss, avec dès lundi la réaction des marchés aux derniers développements politiques du week-end.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Économie

Crans-Montana: la LAVI traite 700 situations, dont 400 en Valais

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Roland Favre (le chef de l'Office de coordination des prestations sociales du canton du Valais), Sonia Golay (la responsable des centres LAVI en Valais) et leurs équipes gèrent 400 dossiers en lien avec le drame de Crans-Montana. (© KEYSTONE/CYRIL ZINGARO)

Quatre mois après l'incendie du "Constellation", plusieurs centres LAVI, dont ceux de Vaud et surtout du Valais, continuent d'être impactés. A ce jour, ces structures, offrant aide et conseils gratuits, gèrent près de 700 situations, dont 400 en Valais.

"Dès le 2 janvier, les victimes ont pris contact avec nous pour obtenir un soutien, être informées de leurs droits au niveau des aides juridiques, financières et psychologiques existantes", raconte Sonia Golay, la responsable cantonale des centres LAVI du Valais, interrogée par Keystone-ATS. "Plusieurs familles australiennes, belges, italiennes et françaises se sont renseignées pour pouvoir être parties civiles et, plus globalement, pour savoir comment fonctionne une procédure en Suisse." S'y ajoutent les questions liées aux frais de transport et d'hébergement.

Dès janvier, les centres de consultation LAVI ont pu bénéficier de moyens supplémentaires accordés par le Conseil d'Etat, les effectifs passant de 10 à 15,4 EPT. La LAVI a déjà octroyé des aides financières pour environ 400'000 frs.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Économie

Statu quo de la BCE qui maintient ses trois taux inchangés

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La Banque centrale européenne (BCE) a décidé de maintenir ses taux directeurs inchangés. (archive) (© KEYSTONE/DPA/BORIS ROESSLER)

La Banque centrale européenne (BCE) a décidé, à l'instar des autres grandes institutions occidentales, de maintenir ses taux directeurs inchangés jeudi, justifiant une approche prudente face à la montée des pressions sur les prix et l'activité dans la zone euro.

Le taux de dépôt, qui sert de référence, est resté à 2%, comme depuis juin dernier.

Ce statu quo monétaire était attendu, mais la BCE avertit que "les risques" d'une inflation en hausse et d'une croissance en baisse "se sont intensifiés", selon son communiqué de décisions.

Les effets de la guerre au Moyen-Orient sur l'inflation à moyen terme et l'activité économique "dépendront de l'intensité et de la durée du choc sur les prix de l'énergie et de l'ampleur de ses effets indirects et de second tour", par exemple sur les salaires et les prix des entreprises, ajoute la BCE dans son communiqué.

Plus la guerre va durer, plus les prix de l'énergie resteront élevés, et plus l'impact sur l'inflation et l'économie sera important.

- Inflation: objectif 2% -

La BCE ne fournit pas d'indication sur un prochain changement de cap de sa politique monétaire, mais réaffirme qu'elle est déterminée à "assurer la stabilisation de l'inflation au niveau de l'objectif de 2% à moyen terme".

Le Conseil des gouverneurs "surveillera de près la situation", a-t-elle précisé. Ce nouvel élément de sa communication laisse entendre que l'institution ne va pas rester immobile en cas de détérioration de la situation économique.

Les dernières statistiques sur la zone tombées jeudi en pleine réunion de politique monétaire ont de quoi l'inquiéter: l'inflation s'est de nouveau accélérée en avril, à 3%, son plus haut niveau depuis septembre 2023 et après 2,6% en mars, a indiqué Eurostat.

Et la croissance économique a été quasiment nulle (0,1%) au premier trimestre dans la zone, déjouant les attentes des économistes.

Les prix élevés de l'énergie pèsent de plus en plus sur la consommation des ménages et l'investissement des entreprises, a noté Eurostat.

La forte baisse d'autres indicateurs avancés, comme les indices PMI des directeurs d'achats en avril, suggère que "la production économique pourrait en réalité se contracter au deuxième trimestre si les prix de l'énergie restent élevés", note Commerzbank.

Les banquiers centraux se sont réunis autour de la présidente de la BCE Christine Lagarde sans savoir si les négociations entre Iraniens et Américains pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient allaient reprendre et en plein blocage au sujet de l'accès au détroit d'Ormuz.

La fermeture de cette voie stratégique, par laquelle transitent en temps normal près de 20% de la production mondiale d'hydrocarbures, a provoqué la hausse brutale des prix de l'énergie, sans toutefois atteindre les scénarios les plus pessimistes envisagés par la BCE.

- Risque de stagflation -

Les autres grandes banques centrales occidentales ont aussi opté pour l'immobilisme.

Aux Etats-Unis, la Réserve fédérale (Fed) a sans surprise maintenu mercredi ses taux directeurs dans la fourchette de 3,50% à 3,75%, comme depuis décembre, attendant de voir comment la première économie mondiale encaisse la guerre au Moyen-Orient.

La Banque d'Angleterre (BoE) a laissé son principal taux directeur inchangé jeudi, à 3,75%, comme attendu.

La conférence de presse de Mme Lagarde, jeudi après-midi, sera particulièrement surveillée par les marchés, qui chercheront des signaux concernant une possible hausse des taux en juin, leur scénario privilégié à ce jour.

Les attentes d'inflation des ménages sur douze mois ont grimpé à 4% en mars, contre 2,5% en février, d'après une enquête de la BCE.

Leurs anticipations à cinq ans sont cependant restées quasi inchangées, proches de 2%, ce que la BCE n'a pas manqué de rappeler jeudi dans son communiqué de décisions.

La BCE "reste en bonne position pour faire face à l'incertitude actuelle", a-t-elle souligné.

Face à ce qui s'apparente à un "choc stagflationniste" en zone euro, mélange de stagnation économique et de hausse des prix, la BCE ne cherchera pas à "combattre un choc externe en aggravant le ralentissement économique" via un resserrement agressif des taux, estime Carsten Brzeski, économiste chez ING.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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Économie

Le patron de Denner démissionne

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Torsten Friedrich, directeur général de Denner, jette l'éponge. (archive) (© KEYSTONE/GIAN EHRENZELLER)

Le directeur général (CEO) de Denner, Torsten Friedrich, quitte jeudi le discounter après des divergences d'opinion sur le développement de l'entreprise. Michel Gruber, président du conseil d'administration, assurera désormais l'intérim.

M. Friedrich quitte donc l'entreprise de sa propre initiative au vu de différences de vues sur la stratégie de Denner. "D'un commun accord, les deux parties sont arrivées à la conclusion qu'un changement de direction créerait la meilleure base pour le développement futur" de la filiale de Migros, fait-elle savoir dans un communiqué publié jeudi.

Depuis son entrée en fonction en janvier 2025, Torsten Friedrich a réorganisé la direction et apporté son expérience dans le secteur du discount. Sous sa conduite, "Denner a affiné sa stratégie, déployé le nouveau format de ses magasins avec plus de fraîcheur dans les rayons et maintenu sa position de plus grand discounter dans un environnement de marché exigeant", est-il dit.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Économie

Fed: Powell tire sa révérence comme président mais reste gouverneur

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Prenant acte de sa dernière réunion en tant que président de la Fed, Jerome Powell a félicité son successeur prévu, Kevin Warsh. (© KEYSTONE/EPA/JIM LO SCALZO)

Le président de la banque centrale américaine Jerome Powell a annoncé mercredi qu'il resterait à la Fed comme gouverneur à la fin de son mandat, tant qu'il ferait l'objet de pressions. Cette déclaration, très inhabituelle, a quelque peu éclipsé l'aspect monétaire.

La banque centrale venait de laisser ses taux d'intérêt inchangés (entre 3,5% et 3,75%). La décision était attendue mais quatre responsables ont manifesté leur désapprobation, pour des raisons différentes.

"Je partirai quand je le jugerai approprié", a déclaré Jerome Powell en conférence de presse. Il est président jusqu'au 15 mai, mais peut rester au conseil des gouverneurs jusqu'à la fin janvier 2028.

Jerome Powell a expliqué qu'il comptait "faire profil bas" en tant que gouverneur, ne restant que parce que le ministère de la justice et la Maison-Blanche maintiennent la pression à son encontre. Ils lui reprochent le dérapage de la facture du chantier de rénovation du siège de la Fed à Washington.

Une enquête ouverte par une procureure proche du président américain Donald Trump vient d'être close, sans sembler définitivement enterrée.

Revers pour Trump

La menace qui plane sur Jerome Powell - devenu président en 2018 à l'initiative de M. Trump, renouvelé sous le président démocrate Joe Biden - fâche les milieux économiques et une large part de la classe politique, attachés à l'indépendance de l'institution.

Depuis son retour au pouvoir en janvier, le président Trump n'hésite pas à déstabiliser la banque centrale qui ne fournit pas les baisses de taux d'intérêt qu'il attend. Outre Powell, il a tenté d'évincer la gouverneure Lisa Cook. La cour suprême doit prochainement trancher sur cette affaire.

"C'est une inquiétude répandue que ce genre de choses pourrait continuer", a glissé M. Powell, en référence aux poursuites de responsables monétaires.

Son séjour prolongé constitue un revers pour Donald Trump qui a cherché à accélérer son départ et souhaite attribuer son siège de gouverneur à quelqu'un d'autre. Le président américain a immédiatement dénoncé la décision de M. Powell de rester à la Fed, déclarant que "personne ne veut de lui".

Successeur adoubé

M. Powell semblait détendu pendant la conférence de presse, puis grave à nouveau au moment d'insister sur l'importance d'avoir une banque centrale concentrée uniquement sur des objectifs économiques et l'intérêt général, non sur la prochaine échéance électorale.

Il a félicité celui que Donald Trump a désigné pour lui succéder, l'ex-gouverneur de la Fed (2006-11) Kevin Warsh. Il le "croit sur parole" quand il assure qu'il ne se laissera pas influencer par Donald Trump, a-t-il déclaré.

Une commission du Sénat a donné quelques heures plus tôt son feu vert à cette nomination. Un vote en séance plénière sera organisé plus tard pour lever les derniers verrous à son accession au sommet de la Fed.

Le communiqué de la Fed montre que M. Warsh hérite d'une institution divisée, peu disposée à baisser les taux dans un avenir proche et dans le brouillard. Cela faisait plus de trente ans que quatre dissensions n'avaient pas été enregistrées.

Fed divisée

Le gouverneur Stephen Miran - qui cèdera bientôt son siège à M. Warsh - a voté pour des taux plus bas. Trois autres responsables (des présidents de Fed régionales) sont favorables au statu quo, mais désapprouvent la formulation du communiqué final.

Beth Hammack (Fed de Cleveland), Neel Kashkari (Minneapolis) et Lorie Logan (Dallas) ne veulent pas que la Fed laisse entendre qu'elle est encline à baisser les taux à l'avenir.

Ils signalent ainsi qu'elle pourrait au contraire, selon eux, devoir les relever face à l'inflation. Powell a dit ne pas s'étonner de telles divergences devant une situation aussi mouvante.

En huit ans de mandat, a-t-il souligné, "nous avons eu au moins quatre chocs d'offre". Il a cité la pandémie de Covid-19, l'invasion de l'Ukraine, les droits de douane de Donald Trump et désormais la guerre au Moyen-Orient qui fait flamber les prix de l'énergie.

A ce sujet, il a prévenu que l'indice d'inflation PCE de mars, publié jeudi, risquait d'afficher une forte accélération (3,5% contre 2,8% précédemment).

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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