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International

L'ONU salue l'engagement des rebelles du Tigré sur des pourparlers

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L'ONU appelle les parties au conflit éthiopien à mettre un terme aux violences (archives). (© KEYSTONE/AP)

L'ONU salue l'engagement des rebelles du Tigré à participer à des pourparlers menés par l'Union africaine (UA). Au début du Conseil des droits de l'homme lundi à Genève, elle s'en est aussi prise à la Russie et à l'UE, alors qu'un hommage a été rendu à Elizabeth II.

Les rebelles éthiopiens du le Front populaire de libération du Tigré (TPLF) ont annoncé dimanche qu'ils étaient prêts à "une cessation des hostilités immédiate et mutuellement acceptée". "J'appelle les parties à des étapes immédiates pour mettre un terme à la violence une fois pour toutes", a affirmé lundi la Haute commissaire provisoire aux droits de l'homme, Nada al-Nashif, qui s'est dite "encouragée".

Et la Jordanienne, qui pilote le Haut-Commissariat après le départ de la Chilienne Michelle Bachelet et avant l'arrivée de l'Autrichien Volker Türk, de souhaiter "un dialogue authentique". Elle appelle le gouvernement éthiopien à collaborer davantage avec la Comission internationale d'experts des droits humains mandatée par le Conseil.

Commission d'enquête

La reprise des combats il y a un mois avait mis un terme à une trêve lancée il y a six mois. Le gouvernement éthiopien insistait depuis longtemps sur le fait que tout processus de paix devait être négocié sous l'égide de l'UA.

Le Conseil des droits de l'homme a lancé en décembre une Commission d'enquête. Ses trois membres doivent mener des investigations sur les violations des droits humains, du droit international humanitaire (DIH) et du droit des réfugiés depuis novembre 2020 dans le conflit au Tigré et dans d'autres régions.

Ils doivent rendre pendant cette session du Conseil leur premier rapport, après ceux qui avaient été publiés par le Haut-Commissariat aux droits de l'homme et la Commission éthiopienne des droits de l'homme. Ces deux entités avaient dit que des actes équivalant à des crimes contre l'humanité et des crimes de guerre avaient été perpétrés.

Exécutions dans plusieurs régions

Les violences vont d'exécutions extrajudiciaires, surtout d'hommes, à de la torture, en passant par des déplacements forcés ou des abus sexuels. Plus de deux millions de personnes ont été déplacées ou sont réfugiées. Et des centaines de milliers sont confrontées à des conditions proches de la famine, estime l'ONU. De nombreuses personnes sont décédées. Le nombre de blessés est aussi très important.

Lundi, Mme al-Nashif s'est également dite "très inquiète" des exécutions par les forces de sécurité et des violences intercommunautaires dans plusieurs régions éthiopiennes. Elle demande aux autorités de protéger les citoyens et de mener des investigations rapides sur toutes ces victimes.

Après le rapport sur le Xinjiang, dévoilé quelques minutes avant le départ de Mme Bachelet, Mme al-Nashif n'a fait que le rappeler en une phrase, sans aborder son contenu. Le Haut-Commissariat dit que de possibles crimes contre l'humanité ont été perpétrés dans la région chinoise.

Plus d'un million de Ouïghours et membres d'autres minorités musulmanes seraient retenus dans des camps d'internement et victimes de graves violations. La Chine estime elle que ce dispositif fait partie de la lutte contre le terrorisme.

Impossible encore de savoir si une action concrète pourra être lancée dès cette session contre Pékin, comme le souhaiteraient de leur côté plusieurs pays occidentaux. Alors que le nombre de voix requis n'est pas garanti, la Chine a elle promis de "s'opposer à toute action contre elle".

Moscou visé sur les opposants

La Haute commissaire provisoire a également à nouveau dénoncé les intimidations et restrictions contre les opposants à la guerre en Ukraine en Russie. Elle demande aux autorités russes de revenir sur la criminalisation de personnes qui ont des contacts non déclarés avec d'autres Etats ou des organisations étrangères et internationales. Plusieurs Etats souhaiteraient lancer un mandat de rapporteur spécial sur cette question.

Les pays européens ne sont pas en reste. Face aux effets du conflit en Ukraine, les membres de l'UE reprennent leurs investissements dans les infrastructures et l'approvisionnement en énergies non renouvelables, a aussi dit Mme al-Nashif. Elle leur demande de considérer "les conséquences à long terme" de cette attitude.

Avant l'intervention la Haute commissaire provisoire, la réunion d'un mois du Conseil s'était ouverte par deux minutes de silence. L'ambassadeur britannique à l'ONU à Genève Simon Manley a salué en la reine Elizabeth II "la plus grande diplomate" de son pays et une "internationaliste" qui avait participé à la première réunion de l'Assemblée générale de l'ONU en 1946 à Londres.

Un hommage a également été rendu à l'ambassadeur centrafricain à l'ONU à Genève Léopold Samba, décédé récemment, à la demande du président de l'instance.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

International

Canberra salue la réouverture de détroit d'Ormuz

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Le Premier ministre australien Anthony Albanese s'est félicité samedi de la réouverture du détroit d'Ormuz. (© KEYSTONE/EPA/BIANCA DE MARCHI)

Le Premier ministre australien Anthony Albanese s'est félicité samedi de l'annonce par l'Iran de la réouverture du détroit d'Ormuz, tout en estimant que la situation demeurait "fragile".

"C'est une nouvelle positive que nous avons reçue hier soir" vendredi, a-t-il déclaré aux journalistes à Sydney, après avoir participé à distance à un sommet international d'une trentaine d'Etats sur cette question.

"Nous espérons que cela durera, mais ce que nous savons, c'est que l'impact sera durable", a ajouté le Premier ministre dont le pays subit des difficultés d'approvisionnement en hydrocarbures à cause de la guerre au Moyen-Orient.

Les prix du pétrole ont fortement chuté sur les marchés après l'annonce vendredi par l'Iran de la réouverture du détroit d'Ormuz, essentiel pour le commerce mondial des hydrocarbures.

"Le passage de tous les navires commerciaux par le détroit d'Ormuz est déclaré entièrement ouvert pour la durée restante du cessez-le-feu", avait alors écrit sur X le chef de la diplomatie iranienne Abbas Araghchi.

Donald Trump a en outre assuré vendredi à l'AFP qu'un accord avec Téhéran était "très proche", déclarant qu'il ne restait plus de "points de blocage".

Samedi, le président du parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf a toutefois averti sur X que "si le blocus (des Etats-Unis sur les ports iraniens, ndlr) se poursuit, le détroit d'Ormuz ne restera pas ouvert", illustrant la fragilité de la situation.

Comme la plupart des pays d'Asie et du Pacifique Sud, l'Australie dépend fortement du pétrole transitant par le détroit d'Ormuz, par lequel circulait un cinquième du commerce mondial de pétrole et de gaz avant qu'il ne soit quasiment bloqué à cause de la guerre entamée fin février par une offensive américano-israélienne sur l'Iran.

Anthony Albanese avait annoncé jeudi avoir sécurisé des approvisionnements de diesel pour son pays qui disposait alors de 38 jours de réserves de carburant, selon les chiffres du gouvernement, bien en deçà du minimum de 90 jours imposé par l'Agence internationale de l'énergie (AIE).

Le gouvernement australien a exclu de rationner le carburant, mais a exhorté les citoyens à économiser l'essence et à privilégier les transports en commun.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Culture

L'actrice Nadia Farès est décédée après son accident en piscine

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L'actrice Nadia Farès est décédée des suites d'un accident. (© KEYSTONE/AP Invision/SCOTT A GARFITT)

L'actrice Nadia Farès, retrouvée inconsciente dans une piscine parisienne il y a une semaine et plongée depuis dans le coma, est décédée vendredi à 57 ans, ont annoncé ses filles à l'AFP.

"C'est avec une immense tristesse que nous annonçons le décès ce vendredi de Nadia Farès. La France a perdu une grande artiste, mais pour nous, c'est avant tout une mère que nous venons de perdre", ont écrit Cylia et Shana Chasman.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Économie

Droits de douane: Parmelin en négociation à Washington

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Le président de la Confédération Guy Parmelin a de nouveau rencontré le représentant américain au commerce Jamieson Greer (à droite) en marge de la réunion de printemps de la Banque mondiale à Washington. (Photo d'archive : WEF 2026 à Davos) (© KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

En marge de la réunion de printemps de la Banque mondiale à Washington, le président de la Confédération Guy Parmelin a rencontré le représentant américain au commerce Jamieson Greer. La Suisse vise la conclusion d'un accord commercial avec les États-Unis.

«Je pense que les deux parties ont intérêt à établir un cadre clair sur lequel s'appuyer à l'avenir», a déclaré Guy Parmelin devant les représentants des médias à Washington vendredi après-midi (heure locale).

Jamieson Greer est l'interlocuteur de Parmelin depuis le début du conflit douanier il y a un an. La discussion s'est déroulée dans une ambiance agréable, comme toujours, a déclaré le président de la Confédération. L'objectif était de faire le point sur les négociations menées jusqu'à présent afin de planifier les prochaines étapes.

Il ne s’agit pas d’avancer vite ou lentement, mais d’avoir des certitudes. Guy Parmelin n’a pas souhaité s’exprimer davantage sur les négociations en cours: «Si on le fait, on perd», a déclaré le ministre de l’Économie.

Enquête pour «pratiques commerciales déloyales»

À la mi-mars, les États-Unis ont ouvert des enquêtes pour violation de la législation commerciale à l’encontre de la Suisse et de nombreux autres États. Les Américains reprochent à ces pays des «pratiques commerciales déloyales ou discriminatoires».

Le Conseil fédéral rejette ces accusations. «Nous avons exposé notre point de vue par écrit dans les délais impartis. La procédure va maintenant se poursuivre et nous pourrons, le cas échéant, réagir à certaines allégations que nous jugeons inexactes», a déclaré M. Parmelin.

Il a souligné qu’il s’agissait d’une procédure distincte, sans lien direct avec les négociations sur un accord commercial.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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International

Parlement indien: le gouvernement échoue à relever le quota d'élues

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A ce jour, la chambre basse du Parlement indien ne compte que 75 élues sur 543 députés, soit 14% de femmes (archives). (© KEYSTONE/AP)

Le gouvernement indien a échoué vendredi à faire adopter par le Parlement un amendement constitutionnel qui visait à augmenter le nombre de sièges de sa chambre basse pour renforcer la représentation des femmes. L'opposition dénonçait une manoeuvre politique.

Aux termes de deux jours de vifs débats, la chambre basse (Lok Sabha) a adopté le projet de loi par 298 voix contre 230, mais sans atteindre le seuil des deux tiers des voix requis pour toute réforme de la constitution.

Promu par le Premier ministre ultranationaliste hindou Narendra Modi, ce texte devait permettre de faire passer le nombre de sièges de la Lok Sabha à plus de 800 et d'en réserver un tiers aux femmes, conformément à une loi de 2023 qui n'était jamais entrée en vigueur. A ce jour, la chambre basse ne compte que 14% de femmes, soit 75 élues sur 543 députés.

"Nous sommes prêts à prendre des mesures historiques pour autonomiser les femmes", avait plaidé M. Modi avant le coup d'envoi du débat parlementaire. Pour y parvenir, l'amendement prévoyait de redécouper les circonscriptions législatives en fonction de la population.

"Tripatouillage" dénoncé

C'est cette disposition qui a suscité la colère de l'opposition, qui a affirmé que le redécoupage favorisait les Etats du nord de l'Inde, où le Parti nationaliste hindou BJP de M. Modi dispose de la majorité, au détriment de ceux du Sud plutôt favorables à ses adversaires.

Chef du parti du Congrès et de l'opposition, Rahul Gandhi a dénoncé un "tripatouillage" électoral. Son collègue du Congrès Jairam Ramesh s'est réjoui vendredi sur les réseaux sociaux de "l'échec total" du projet de loi "malfaisant" du gouvernement.

L'amendement proposait de fonder le redécoupage sur le dernier recensement, réalisé en 2011, pour s'appliquer dès les élections générales de 2029. Mais l'opposition souhaitait attendre les résultats du nouveau recensement entamé début avril.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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