International
Poutine estime faire "tout comme il faut" en Ukraine
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La Russie agit "comme il faut" en Ukraine. Vladimir Poutine s'est adressé un autosatisfecit après bientôt huit mois de guerre, en dépit de la série de revers qu'enregistre son armée et des attaques sur le sol russe, où une station électrique a été incendiée vendredi.
Il s'exprimait devant la presse au Kazakhstan à l'issue de sommets régionaux. Le même jour, l'Ukraine célébrait, de son côté, pour la première fois depuis le début de l'invasion, sa Journée des défenseurs, l'occasion pour le président ukrainien Volodymyr Zelensky de promettre la victoire aux siens.
"Ce n'est pas agréable ce qui se passe maintenant, mais (si la Russie n'avait pas attaqué l'Ukraine le 24 février), on aurait été dans la même situation un peu plus tard, les conditions auraient juste été plus mauvaises pour nous. Donc, nous faisons tout comme il faut", a répondu le président russe à un journaliste qui lui demandait s'il avait des regrets.
Vladimir Poutine s'est aussi montré satisfait des frappes massives qui ont touché des infrastructures essentielles ukrainiennes lundi et mardi, mais aussi des parcs et des habitations. Il a jugé que de nouveaux bombardements d'ampleur sur les villes d'Ukraine n'étaient pas nécessaires "pour l'instant".
La Russie avait effectué de nombreux tirs de missiles au début de la semaine en représailles à l'explosion qui a en partie détruit le pont russe de Crimée, de grande importance stratégique.
Signe de la gêne des partenaires traditionnels de Moscou face au conflit en Ukraine, M. Poutine a pour la première fois vendredi reconnu que les pays de l'ex-URSS restés proches de Moscou étaient "préoccupés" par la situation.
Une station électrique russe frappée
"On remercie (...) tous ceux qui se sont battus pour l'Ukraine dans le passé et tous ceux qui se battent pour elle maintenant, ceux qui ont gagné à l'époque et ceux qui vont sans aucun doute gagner maintenant", a déclaré M. Zelensky, en cette journée d'hommage à l'armée.
Pour la même occasion, les photo-portraits de quelque 180 soldats ont été dressés sur la place devant la célèbre cathédrale Sainte-Sophie de Kiev. Tous ont été tués à Marioupol, une cité portuaire assiégée des mois durant par l'armée russe avant de tomber en mai.
Galyna Golitsyna a perdu ses deux fils à la guerre. L'aîné en 2014, et Denys le 23 mars dernier à Marioupol. Agée de 61 ans, elle pose en pleurant une main, puis son front, sur le portrait de son cadet, mort à 32 ans.
"Perdre un enfant c'est le plus terrible qui puisse arriver. Et moi, j'ai perdu mes deux enfants dans cette même guerre. C'est le jour de la mémoire pour moi", dit-elle à l'AFP en s'essuyant les yeux.
Forts de succès sur plusieurs fronts depuis début septembre, les autorités ukrainiennes affichent, quant à elles, leur détermination, n'hésitant pas à lancer des attaques sur le territoire russe.
Ainsi, une station électrique située à Belgorod, dans l'extrême ouest de la Russie, "a pris feu" vendredi après une frappe ukrainienne, a annoncé le gouverneur de la région frontalière de l'Ukraine où elle se trouve, Viatcheslav Gladkov, selon lequel l'incendie a finalement été maîtrisé.
Cette cité de 330'000 habitants n'avait jusqu'à présent été que rarement touchée par des tirs en provenance du sol ukrainien, contrairement à ses environs, régulièrement visés.
Et si l'Ukraine n'a pas revendiqué l'explosion qui a éventré le pont de Crimée, elle s'est réjouie de la destruction partielle de cet ouvrage essentiel à l'approvisionnement des troupes d'occupation qui font face à une contre-offensive dans le sud.
Des dégâts suffisamment importants pour que le Premier ministre russe Mikhaïl Michoustine fixe au 1er juillet 2023 la date de l'achèvement des travaux.
La bataille de Bakhmout
Dans le nord de la région méridionale ukrainienne de Kherson, les forces ukrainiennes ont continué toute la semaine d'avancer, village par village.
Jeudi, le dirigeant installé par Moscou, Vladimir Saldo, a demandé au Kremlin son aide, immédiatement accordée, pour évacuer des civils.
Les forces russes restent, pour leur part, à l'initiative sur une partie du front oriental, où elles tentent de conquérir Bakhmout depuis le mois d'août.
En prenant cette cité ravagée par les bombardements, Moscou espère ouvrir la voie vers deux grandes villes de la région de Donetsk, Kramatorsk et Sloviansk.
Selon Andreï Marotchko, le représentant des forces séparatistes de la région de Lougansk luttant dans la zone, "des combats sont en cours" et les forces ukrainiennes sont en train d'être repoussées "vers le nord-ouest et l'ouest" de Bakhmout.
Ailleurs en Ukraine, l'armée russe a connu depuis début septembre une succession de revers, abandonnant des milliers de kilomètres carrés.
Ces échecs ont conduit fin septembre Vladimir Poutine à ordonner la mobilisation de 300.000 réservistes, des civils donc, pour tenter d'inverser la tendance.
Vendredi, il a assuré ne pas prévoir de nouvelle vague de conscription. Selon lui, 222'000 personnes ont été mobilisées, dont 16'000 sont déjà dans des "unités impliquées dans des combats".
Au plan international, la secrétaire américaine au Trésor Janet Yellen s'est le même jour dite "déçue" que la Commission européenne n'ait pas rejoint le groupe de créanciers qui ont accepté de suspendre pendant deux ans les remboursements de la dette ukrainienne.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
International
Grande prière à Téhéran pour les funérailles de Khamenei
La plupart des hauts responsables iraniens étaient réunis dimanche à Téhéran pour la grande prière organisée en hommage à l'ayatollah Ali Khamenei au deuxième jour d'obsèques nationales. Son fils Mojtaba, invisible en public depuis sa nomination, n'était pas présent.
La prière a duré une dizaine de minutes, et a été dirigée par Ja'far Sobhani, un ayatollah âgé de 97 ans qui enseigne dans la ville sainte de Qom.
Aux premiers rangs devant le cercueil, aux côtés des milliers de fidèles continuant à affluer dans l'immense complexe de la Grande Mosalla où se déroulent les funérailles, se trouvaient notamment le président iranien Massoud Pezeshkian, l'influent Mohammad Bagher Ghalibaf, président du Parlement et chef de l'équipe de négociation iranienne, ou encore le général Esmaïl Qaani, responsable de la Force Qods, la branche des opérations extérieures des Gardiens de la Révolution.
Ainsi qu'Ahmad Vahidi, discret chef des Gardiens depuis le début de la guerre, arrivé au milieu d'une foule compacte se pressant pour le saluer.
Pas d'apparition publique
Et trois fils d'Ali Khamenei - Massoud, Mostafa et Meysam, selon des images de la télévision d'Etat. Mais pas Mojtaba.
Le dirigeant de 56 ans, qui a succédé à son père à la fonction de guide suprême, avait été lui-même blessé dans les bombardements israélo-américains qui on tué Ali Khamenei au premier jour de la guerre le 28 février.
Il n'est depuis pas apparu en public, et ne s'exprime que via des communiqués qui lui sont attribués.
Le cercueil d'Ali Khamenei, enveloppé dans un drapeau iranien sur lequel son emblématique turban noir a été posé, est exposé sur place jusqu'à dimanche, avant une procession organisée lundi à Téhéran.
Les funérailles se poursuivront ensuite dans d'autres villes d'Iran et de l'Irak voisin.
Canicule et jours fériés
Le site des obsèques est noir de monde dimanche matin, comme toutes les rues aux alentours, selon un journaliste de l'AFP sur place.
De la foule émergent des drapeaux iraniens et des drapeaux rouges, symbolisant la vengeance et la justice. Certains fidèles portent des portraits du défunt guide. En chemin, ils reçoivent des rafraîchissements, alors que les températures vont de nouveau dépasser les 35°C dans la journée.
Dimanche et lundi ont été déclarés jours fériés dans tout le pays pour permettre aux Iraniens de venir.
Les autorités affirment attendre au total entre 15 et 20 millions de personnes rien qu'à Téhéran.
Samedi, les journalistes ont vu des fidèles se frappaient la poitrine en signe de deuil, d'autres scander "mort à l'Amérique".
Il "était un père pour nous tous. Avec sa disparition, nous nous retrouvons tous orphelins. Notre chagrin est immense", a dit Mohammad Mirsalehi, un religieux chiite de 38 ans.
Anniversaire des Etats-Unis
Ces funérailles se veulent une démonstration de cohésion et de force, en pleines négociations avec les Etats-Unis après la signature le mois dernier d'un accord-cadre pour mettre fin au conflit.
Dans un contraste saisissant, le premier jour des obsèques a d'ailleurs coïncidé avec le faste des célébrations liées au 250e anniversaire des Etats-Unis.
Après la procession de lundi à Téhéran, le cercueil de Khamenei doit faire escale à Qom puis l'Irak, pays voisin où vit une importante communauté chiite.
L'inhumation aura lieu jeudi dans la ville sainte de Machhad (nord-est de l'Iran), dont Ali Khamenei était originaire.
Ali Khamenei, qui avait le dernier mot sur les grandes orientations de l'Etat, a présidé aux destinées de l'Iran pendant plus de trois décennies, jusqu'à sa mort à 86 ans.
Ses funérailles, initialement prévues en mars, avaient été reportées en raison de la guerre.
Aux côtés de son cercueil sont exposés ceux de ses proches tués avec lui: une de ses filles, un gendre, une belle-fille et une petite-fille, âgée de 14 mois selon les autorités.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
International
Chine: le pasteur protestant Ezra Jin a été libéré
La Chine a libéré le fondateur d'une Eglise clandestine qui était détenu depuis octobre, ont confirmé dimanche à l'AFP sa fille et une ONG, peu après que Donald Trump a plaidé sa cause auprès de Xi Jinping.
Le pasteur Ezra Jin, également connu sous le nom de Jin Mingri, avait créé en 2007 "Zion Church" ("L'Eglise de Sion"), un groupe protestant évangélique, considéré par les autorités chinoises comme illégal car non affilié aux organisations religieuses officielles.
Ce groupe avait rassemblé un temps 1500 fidèles. Dissout en 2018, il était cependant parvenu à se développer ensuite sur internet, organisant des offices par visioconférences et de petits rassemblements dans une quarantaine de villes chinoises.
Ezra Jin avait été interpellé en octobre 2025 pour "usage illégal de réseaux d'information", aux côtés de pasteurs et fidèles dans plusieurs provinces chinoises et la capitale Pékin.
Lors de sa visite en Chine en mai, le président américain Donald Trump avait évoqué le cas du pasteur et déclaré que son homologue Xi Jinping examinait "avec un grand sérieux la situation" du responsable religieux.
Ezra Jin "est arrivé sans encombre à Los Angeles le 4 juillet 2026, après avoir été relâché en Chine", a indiqué dans un communiqué ChinaAid, une organisation basée aux Etats?Unis et qui milite pour la liberté religieuse dans le pays asiatique.
"Des responsables chinois lui auraient indiqué que sa libération résultait de discussions" entre les présidents Donald Trump et Xi Jinping et était "un geste de bonne volonté" à l'occasion de la fête nationale américaine, a-t-elle souligné.
"Miracle"
"Nous remercions Dieu pour ce miracle extraordinaire", a déclaré la fille du pasteur, Grace Jin, dans un communiqué officiel transmis à l'AFP par un membre de "L'Eglise de Sion".
"Nous espérons que cela marque un tournant positif pour les croyants en Chine et pour les relations entre nos deux pays", a-t-elle indiqué.
Grace Jin crédite également dans son communiqué l'action de Donald Trump et de son administration.
Le ministère chinois des Affaires étrangères a été sollicité dimanche par l'AFP pour confirmer la libération du pasteur et préciser si elle résultait effectivement d'un accord diplomatique entre Pékin et Washington. Il n'avait pas répondu dans l'immédiat.
La Constitution chinoise reconnaît officiellement la "liberté de croyance religieuse", c'est-à-dire celle de croire en une religion, mais ne mentionne pas la "liberté religieuse", aux contours plus vastes.
Le Parti communiste chinois (PCC) au pouvoir se méfie de toute organisation qui pourrait potentiellement menacer son autorité et les groupes religieux en font partie.
D'autres arrestations
La Chine avait dévoilé en septembre 2025 de nouvelles règles encadrant l'activité religieuse sur les réseaux sociaux, dont notamment l'interdiction de prêcher sur le réseau social WeChat via des "diffusions en direct".
Les églises chrétiennes sont nombreuses en Chine mais les organisations religieuses doivent être dûment enregistrées auprès des autorités et font l'objet d'une surveillance constante. Les cultes non officiels sont par ailleurs réprimés.
Deux responsables d'une autre organisation protestante clandestine en Chine, "L'Eglise de l'Alliance de la Pluie Précoce" ont ainsi été incarcérés après une descente policière au cours d'un office courant juin.
Huit membres de "L'Eglise de Sion" arrêtés en octobre sont toujours détenus, selon le groupe religieux.
La famille d'Ezra Jin s'est installée à l'étranger après 2018, mais lui était revenu en Chine pour rester auprès de son Eglise.
Il n'a pas revu la plupart de ses proches, dont ses deux jeunes fils, depuis plus de sept ans, avait indiqué l'an dernier sa fille à l'AFP.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
Culture
Les USA fêtent leurs 250 ans, Trump les dépeint en "chef d'oeuvre"
Au bout d'un 250e anniversaire perturbé par la météo à Washington, Donald Trump a tressé samedi les lauriers des Etats-Unis, "chef-d'oeuvre de l'histoire de l'humanité" selon lui. Il a renouvelé ses attaques contre ses opposants politiques qualifiés de "communistes".
Dans la nuit -rafraîchie par l'orage qui avait contraint à l'évacuation temporaire de l'immense esplanade de verdure du National Mall en début de soirée-, Donald Trump a livré un nouveau discours patriotique et rendu hommage à de nombreux anciens combattants, figures très respectées aux Etats-Unis. Mais il ne s'est pas livré au grand meeting aux allures de campagne électorale qu'il avait promis.
"Ce drapeau est l'étendard de la plus extraordinaire, de la plus exceptionnelle, de la plus incroyable nation à avoir jamais existé sur Terre", a-t-il loué, en décrivant les Etats-Unis comme "la terre de la liberté".
"Menace communiste"
Le président républicain a toutefois profité de cette tribune pour répéter sa rhétorique du moment contre la "menace communiste" que représente selon lui l'opposition démocrate, après une série de victoires dans des primaires de candidats de l'aile gauche de ce parti et à l'approche des élections cruciales de mi-mandat début novembre.
"Nos soldats ne se sont pas battus sur les champs de bataille à travers le monde pour que cette affreuse menace ressurgisse ici, en Amérique", a-t-il dit. "Nous ne laisserons pas ça arriver."
La veille déjà, depuis l'emblématique Mont Rushmore, il avait affirmé que l'identité américaine subissait une "nouvelle offensive" venant de "radicaux et d'extrémistes" et évoqué une "résurgence de la menace communiste sur notre sol".
"Quoi qu'il arrive"
Achevée juste avant minuit, la prise de parole de Donald Trump a été retardée d'une heure et demie après que le Mall a dû être évacué en raison d'un orage.
Auparavant, le président américain - qui a tout fait pour transformer cet anniversaire des Etats-Unis en célébration de sa propre personne - avait affirmé sur sa plateforme Truth Social qu'il ferait son discours "quoi qu'il arrive".
"Je ne vais pas laisser un peu de pluie gâcher notre 250e anniversaire", a-t-il écrit, lui qui avait promis le plus grand feu d'artifice au monde: 850'000 fusées pendant 40 minutes.
Malgré l'heure tardive et la confusion, des milliers de personnes sont revenues se masser devant la scène installée entre l'obélisque du Washington Monument et le Lincoln Memorial.
Quelques heures avant, quand l'évacuation a été ordonnée, elle a été accueillie par des huées de spectateurs, des centaines de personnes refusant de partir. Des policiers équipés de sifflets se sont employés à faire quitter les lieux aux récalcitrants.
Cet "Independence Day" particulier, 250 ans après l'adoption de la Déclaration d'indépendance à Philadelphie (est) marquant la rupture de treize colonies avec la Couronne britannique, a coïncidé avec une vague de chaleur suffocante dans l'est des Etats-Unis.
A New York, le spectaculaire feu d'artifice a été avancé en raison des conditions orageuses.
Malgré la chaleur, à Philadelphie, des files d'attente se sont formées très tôt devant la célèbre "Cloche de la liberté" et l'Independence Hall, où a été signée la Déclaration d'indépendance.
"Souffrir un peu de la chaleur, ça n'est rien comparé à ce que beaucoup de gens ont sacrifié pour nous donner cette liberté dans ce pays formidable", a salué Randy Cole, fonctionnaire retraité interrogé à Washington, où de nombreux passants arboraient les couleurs ou les étoiles du drapeau américain.
"Empreinte"
Patrick Thompson, un enseignant d'Alexandria, près de Washington, a préféré célébrer la fête nationale en famille avec un traditionnel barbecue et rester à l'écart des cérémonies officielles.
"C'est super de vivre ce 250e anniversaire" mais "pourquoi doit-il porter l'empreinte de Trump?", s'interroge-t-il auprès de l'AFP.
"L'Amérique que je célèbre n'est pas celle de la haine et de la polarisation, confie Rajesh Mirchandani, Indien d'origine devenu Américain en février. C'est celle dans laquelle des gens chaleureux, modestes et drôles travaillent encore ensemble pour construire quelque chose de meilleur".
Signe des divisions du pays, des hommes masqués ont défilé dans la matinée à Washington, certains brandissant des drapeaux confédérés et d'autres arborant l'emblème du mouvement suprémaciste Patriot Front, scandant "Reprenons l'Amérique!".
Dans un message de "félicitations à tous les Américains", Léon XIV, le premier pape américain, critique de la politique migratoire de Donald Trump, a salué "les espoirs, les sacrifices et la contribution des immigrants qui font partie de l'histoire de ce pays depuis son tout début".
Selon un récent sondage de l'université Quinnipiac, 61% des Américains estiment que leur pays n'est pas à la hauteur des idéaux énoncés dans la Déclaration d'indépendance de 1776.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
Football
Mondial 2026: la France se sort du piège paraguayen
La logique a finalement été respectée à Philadelphie, où la France a battu le Paraguay 1-0 en 8e de finale de la Coupe du monde. Mais sa victoire a été bien plus difficile à décrocher que prévu.
Cette partie fermée à triple tour s'est en effet décidée sur un penalty de Mbappé à la 70e. Cette réussite a permis aux Français de se sortir du piège tendu par les Paraguayens.
Ceux qui pensaient que les Bleus n'allaient faire qu'une bouchée de leurs adversaires ont dû se rendre à l'évidence. Le Paraguay est passé maître dans l'art de faire déjouer l'opposition, comme il l'avait déjà montré en 16e de finale contre l'Allemagne.
Disposés en un 5-4-1 ultra-défensif, très agressif dans les duels et souvent à la limite de la régularité, les Sud-Américains ont sérieusement déréglé la jouerie habituelle des Français. Avec des espaces très réduits en raison du bloc bas adverse, ceux-ci n'ont pas trouvé de solution dans les trente derniers mètres.
Chaleur étouffante
La chaleur étouffante - 38 degrés au coup d'envoi - n'a évidemment pas simplifié la tâche des joueurs, qui ont peiné à mettre du rythme et de l'intensité. Et les individualités de Didier Deschamps n'ont longtemps pas été en mesure non plus de faire la différence.
Il a fallu l'introduction de Doué à la place d'un Barcola décevant pour que la situation se décante enfin. Quelques minutes après son entrée en jeu, il a obtenu via la VAR un penalty que Mbappé ne s'est pas fait prier pour transformer (70e). Avec son 19e but en Coupe du monde, le capitaine français est ainsi revenu à une longueur de Lionel Messi, détenteur du record.
La France affrontera le Maroc en quart de finale le 9 juillet à Boston. Ce sera un remake de la demi-finale de l'édition 2022, qui avait souri aux Bleus (2-0).
Personne ne regrettera l'élimination du Paraguay. Cette équipe n'est vraiment pas agréable à voir jouer. Elle n'a strictement rien montré sur le plan offensif, son unique objectif étant de maintenir le 0-0 et de spéculer sur les tirs au but.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
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