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Motion de censure de gauche rejetée, le gouvernement "au travail"

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La première ministre Elisabeth Borne n'a pas été inquiétée par une motion de censure de gauche à l'Assemblée nationale française. Seuls 146 députées et députés l'ont votée. (© KEYSTONE/AP/Christophe Ena)

Seulement 146 votes pour: l'Assemblée nationale a rejeté lundi la motion de censure de gauche du gouvernement d'Elisabeth Borne. Cette dernière avait dénoncé par avance un "procès d'intention", là où la Nupes y voyait une "clarification politique".

L'alliance de gauche n'a pas fait tout à fait le plein des 151 voix au total des insoumis, socialistes, écologistes et communistes. C'est loin d'être assez pour renverser le gouvernement, ce qui aurait nécessité la majorité absolue de 289 voix et était impossible sans les suffrages des LR et RN.

"Chacun a pu se compter" et "nous allons désormais pouvoir travailler", a réagi le porte-parole du gouvernement Olivier Véran devant la presse, soulignant que "le congrès de la Nupes est terminé" et que "le travail parlementaire va pouvoir commencer".

"Voici venu le moment de vérité. Cette motion de défiance tiendra lieu de clarification politique", avait attaqué auparavant la cheffe de file du groupe LFI Mathilde Panot face à la Première ministre. "Ceux qui ne voteront pas cette motion de défiance seront les partisans de votre politique", de la réforme des retraites à "la politique de casse et d'injustice sociale", avait-elle ajouté dans une ambiance houleuse.

Anomalie démocratique

La motion a été conçue comme une démonstration de "défiance" à l'égard d'Elisabeth Borne qui n'a pas de majorité absolue à l'Assemblée nationale et n'a pas sollicité de vote de confiance le 7 juillet, lors de sa déclaration de politique générale.

"Vous ne tirez votre légitimité ni des élections législatives, ni même du Parlement" et "vous êtes, à cette fonction (de cheffe du gouvernement), une anomalie démocratique", avait encore lancé Mme Panot, devant des rangs clairsemés notamment dans la majorité.

Mme Borne de rétorquer aussitôt: "Nous pourrions être en train d'agir pour les Français" mais "au lieu de cela, nous débattons d'une motion de censure cousue de procès d'intention qui fait obstacle au travail parlementaire".

"Les Français en ont assez des dialogues stériles et de la loi des postures", avait ajouté la cheffe du gouvernement qui avait appelé la semaine dernière les oppositions à "bâtir ensemble" des compromis au Parlement.

"Vous avez un peu trop pris la confiance", avait embrayé le communiste Pierre Dharréville, quand le numéro un du PS Olivier Faure avait pointé la "majorité tacite" formée par les macronistes avec LR, et "le risque d'une majorité d'opportunité avec le RN".

Mais c'est le leader de LFI Jean-Luc Mélenchon qui "appelle les voix du RN à venir en soutien" de la motion, avait répliqué la patronne des députés LREM Aurore Bergé: "La lune de miel, c'est avec vous".

"Imposture"

Pour sa part, le groupe d'extrême droite, en quête de respectabilité, a refusé de voter en faveur de la motion, cherchant à incarner "une opposition digne, ferme, constructive", avait justifié Alexandre Loubet à la tribune. "Nous n'avons pas besoin d'une crise de régime", avait-il poursuivi, dénonçant une "motion d'imposture".

Côté LR, même absence de soutien à la motion de gauche, perçue par certains comme "outrancière". "Vous n'avez pas notre défiance aujourd'hui, mais vous n'avez pas notre confiance pour autant", a justifié devant Mme Borne leur oratrice Michèle Tabarot, dont le groupe jugera sur pièces.

Uber Files

Les "Uber Files" sont restés un sujet lointain. La gauche n'a fait que de simples allusions à ces révélations par la presse d'échanges privilégiés entre la société et Emmanuel Macron quand il était ministre de l'économie. Selon Mathilde Panot, le président "roule pour Uber".

Dans la soirée, l'Assemblée s'emparera du projet de loi sur la sécurité sanitaire et ses "mesures de freinage" face au regain de Covid-19, premier texte de la législature.

Il vise à proroger des dispositifs de collecte de données de santé (tests Covid, vaccination) et mettre en place un pass sanitaire aux frontières si la situation sanitaire l'exigeait.

Les RN ou certains élus Nupes contestent l'ensemble du projet de loi et entendent faire le procès de la politique sanitaire menée. Les débats devraient s'animer à propos des Outre-mer. Le texte prévoit que le possible pass sanitaire aux frontières s'applique pour les trajets entre métropole et territoires ultramarins.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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"Joe l'escroc", crie Trump, "dérangé", lui répond Biden

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Joe Biden et Donald Trump se sont invectivés devant leurs partisans en Géorgie et au Texas (archives). (© KEYSTONE/AP/Alex Brandon)

L'ex-président des Etats-Unis Donald Trump a de nouveau qualifié l'actuel chef d'Etat américain Joe Biden d'"escroc" samedi au Texas devant les partisans des armes à feu. En campagne en Géorgie, M. Biden taxait au même moment son rival républicain de "dérangé".

En déplacement à Dallas, entre deux audiences à son procès pénal à New York, Donald Trump a reçu le soutien de la National Rifle Association (NRA) lors de sa réunion annuelle, puissant lobby avec qui le milliardaire républicain de 77 ans entretient des relations privilégiées. La NRA lui a versé des dizaines de millions de dollars pour sa campagne victorieuse en 2016.

Devant des milliers de membres de l'organisation, M. Trump a déclaré que Joe Biden était "de loin le pire président dans l'histoire de notre pays" et "d'une connerie sans nom". "Tu es viré! Barre-toi Joe", a-t-il lancé sous les rires de l'assistance, leur affirmant que M. Biden allait s'en prendre à leurs armes à feu.

Il a qualifié Joe Biden de "Joe l'escroc", son épithète favori pour parler du président, estimant qu'il est une "menace pour la démocratie".

"Un perdant"

Ce dernier se trouvait au même moment en Géorgie (sud-est), Etat qu'il a remporté de justesse en 2020, notamment pour faire campagne auprès des électeurs noirs. "Mon opposant n'est pas un bon perdant. Mais c'est un perdant", a dit Joe Biden dans un restaurant à Atlanta, ajoutant que "notre démocratie est réellement en danger".

Vendredi, dans le Minnesota (nord), M. Trump a réaffirmé sa théorie, jamais prouvée, selon laquelle l'élection présidentielle de 2020, remportée par son rival Joe Biden, a été truquée. Le démocrate a réagi samedi, déclarant que son adversaire "n'est pas seulement obsédé par sa défaite de 2020. Il est clairement dérangé".

"Nous ne pouvons pas laisser cet homme devenir président. L'avenir de nos enfants est en jeu", a-t-il déclaré au public réuni à Mary Mac's Tea Room.

Dimanche, Joe Biden doit s'adresser à des étudiants de Morehouse College, une célèbre université de la communauté afro-américaine où a étudié le héros des droits civiques Martin Luther King.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Nouvelle-Calédonie: vaste opération de gendarmes à Nouméa

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Plus de 3200 personnes sont bloquées après la suspension des vols à l'aéroport international de Nouméa. (© KEYSTONE/AP/Cedric Jacquot)

Une vaste opération de 600 gendarmes a été lancée dimanche en Nouvelle-Calédonie pour "reprendre" la route entre Nouméa et son aéroport international. Tous les vols sont suspendus depuis mardi, en raison des émeutes provoquées par une réforme électorale.

"Une grande opération de plus de 600 gendarmes, dont une centaine du GIGN, est lancée en ce moment même en Nouvelle-Calédonie visant à reprendre totalement la maîtrise de la route principale de 60 km entre Nouméa et l'aéroport", a écrit le ministre français de l'intérieur Gérald Darmanin sur le réseau social X (ex-Twitter), samedi en fin de soirée à Paris.

Selon le gouvernement de Nouvelle-Calédonie, 3200 personnes sont bloquées en l'absence de vols, soit parce qu'elles ne peuvent pas quitter l'archipel français, soit parce qu'elles ne peuvent pas le rejoindre.

Dans un communiqué dimanche matin, le haut-commissariat de la République en Nouvelle-Calédonie a fait état d'une nuit "plus calme".

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Feux de forêt au Canada: ordre d'évacuation levé dans une ville

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Les pompiers ont fait des "progrès significatifs" pour contenir la partie nord de l'incendie ravageant les forêts près de Fort McMurray. (© KEYSTONE/AP/Jeff McIntosh)

L'ordre d'évacuation visant plus de 6000 habitants de la ville pétrolière de Fort McMurray, menacée d'un immense brasier dans l'ouest du Canada, a été levé samedi, ont annoncé les autorités locales. Les pluies récentes ont freiné la progression du feu.

"Nous sommes très heureux de pouvoir accueillir les personnes et qu'elles puissent rentrer chez elles en toute sécurité", a déclaré le maire, Sandy Bowman, dans un communiqué. Les habitants avaient fui mardi dernier en raison d'un incendie hors de contrôle ayant brûlé des milliers d'hectares.

Outre la pluie, des "progrès significatifs" ont permis de contenir la partie nord de l'incendie, a précisé le maire. Malgré ces améliorations, le brasier reste "hors de contrôle" sur plus de 19'000 hectares, ont indiqué les pompiers de la province de l'Alberta.

Située dans cette province de l'ouest du Canada, la ville de Fort McMurray, 70'000 habitants, est connue pour être le centre névralgique de la production de pétrole du Canada. Elle est aussi le symbole de la plus grosse catastrophe naturelle de l'histoire du pays, en matière de destruction, après avoir été partiellement ravagée par les flammes en 2016.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Serie A: enfin un but pour Ricardo Rodriguez

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Ricardo Rodriguez: un but bienvenu (© KEYSTONE/AP LaPresse/FABIO FERARRI)

Ricardo Rodriguez a retrouvé le chemin des filets en Serie A après une longue attente. Le défenseur suisse de Turino a marqué le troisième but de son équipe lors du succès 3-1 contre l'AC Milan.

Rodriguez (31 ans) n'avait plus fêté la moindre réussite en Serie A depuis le 20 septembre 2017, alors qu'il évoluait à l'AC Milan. Outre son but, inscrit d'une belle frappe du gauche, il avait auparavant donné la passe décisive sur l'ouverture du score de Zapata.

Le défenseur a donc largement gagné le duel suisse de ce match de la 37e journée contre Noah Okafor, titularisé mais qui n'a pas pu se mettre en évidence et qui a été remplacé après une heure de jeu. Rodriguez a aussi cédé son poste au même moment.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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