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Nobel de la paix : un Prix d'encouragement à Abiy Ahmed

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Abiy Ahmed (à gauche) et le président érythréen Isaias Afwerki (à droite) s'étaient rencontrés en juillet 2018 pour la réouverture de l'ambassade érythréenne à Addis Abeba (archives). (©KEYSTONE/EPA/STRINGER)

Le Prix Nobel de la paix a été attribué vendredi à Abiy Ahmed. Le premier ministre éthiopien est l'artisan d'une réconciliation spectaculaire avec l'Erythrée et le père de réformes susceptibles de transformer en profondeur un pays longtemps livré à l'autoritarisme.

Ce prix est un coup de pouce bienvenu pour le dirigeant de 43 ans qui fait face à une inquiétante flambée des violences intercommunautaires dans son pays, où des élections législatives sont censées avoir lieu en mai 2020.

M. Abiy est récompensé "pour ses efforts en vue d'arriver à la paix et en faveur de la coopération internationale, en particulier pour son initiative déterminante visant à résoudre le conflit frontalier avec l'Erythrée voisine", a déclaré la présidente du comité Nobel norvégien, Berit Reiss-Andersen.

Au pas de charge

Depuis son arrivée au pouvoir en avril 2018 après plusieurs années de protestations anti-gouvernementales, Abiy Ahmed a initié un rapprochement au pas de charge avec l'Erythrée. A l'issue d'une rencontre historique le 9 juillet 2018 à Asmara, le président érythréen Issaias Afeworki et lui-même ont mis fin à vingt ans d'état de guerre entre les deux frères ennemis.

Réouverture d'ambassades et de postes-frontières, rétablissement des liaisons aériennes, multiplication des rencontres...: la réconciliation a été menée tambour battant.

Salué comme visionnaire et réformateur, le jeune dirigeant, issu d'une famille pauvre, a ainsi insufflé un certain optimisme dans une région du globe où celui-ci est une denrée rare. "Un vent d'espoir souffle sur la Corne de l'Afrique", estimait le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres en septembre 2018, alors que l'ONU a ont immédiatement félicité vendredi devant la presse à Genève le premier ministre éthiopien.

"Reconnaissance et encouragement"

Mais l'enthousiasme a vite fait place à la frustration. La frontière entre les deux pays est à nouveau fermée, la signature d'accords commerciaux se fait attendre et l'Ethiopie, pays enclavé, n'a toujours pas accès aux ports érythréens.

Le chemin à parcourir avant une paix ferme et définitive est encore long, estiment les analystes. "Le comité Nobel norvégien espère que le prix Nobel de la paix renforcera le Premier ministre Abiy dans son travail important pour la paix et la réconciliation"", a dit Mme Reiss-Andersen.

"C'est à la fois une reconnaissance et un encouragement de ses efforts", a-t-elle souligné. "Nous sommes conscients que beaucoup de travail demeure".

"Ce prix reconnaît le travail crucial du gouvernement du Premier ministre Abiy Ahmed pour commencer des réformes pour les droits humains en Ethiopie après des décennies de répression à grande échelle", a de son côté commenté l'ONG Amnesty International.

"Cependant, le travail d'Abiy Ahmed est loin d'être fini". Ce Prix Nobel doit l'encourager à entreprendre "plus de réformes pour les droits humains", a-t-elle ajouté.

Obstacles intérieurs

Sur le plan intérieur, M. Abiy a rompu avec l'autoritarisme de ses prédécesseurs, libéré des milliers de prisonniers politiques, créé une commission de réconciliation nationale et levé l'interdiction pesant sur certains partis politiques.

Mais ses efforts se heurtent là aussi à des obstacles. Beaucoup doutent de sa capacité à tenir sa promesse d'organiser des élections "libres", "justes" et "démocratiques" en mai 2020 en raison des violences intercommunautaires qui déchirent le pays et compliquent un recensement, toujours hypothétique.

Ces violences sont le plus souvent motivées par des différends politiques ou fonciers. Certains groupes ethniques comme les Sidama revendiquent de pouvoir former leur propre région au sein d'un Etat fédéral qui en compte aujourd'hui neuf. L'insécurité a déplacé plus de deux millions de personnes en 2018 au plus fort de la crise.

L'agenda réformateur du Premier ministre lui a attiré de solides inimitiés au sein de la vieille garde de l'ancien régime, dont il est pourtant un pur produit. M. Abiy a déjà été victime d'au moins une tentative d'assassinat depuis son arrivée au pouvoir.

L'Ethiopie languit toujours à la 128e place dans l'indice de démocratie 2018 de The Economist.

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International

Les autorités locales refuseront les joueurs non vaccinés

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La participation de Novak Djokovic à Melbourne toujours plus incertaine. (© KEYSTONE/AP/John Minchillo)

L'État de Victoria, dont la capitale Melbourne accueillera l'Open d'Australie en janvier, exclut d'accorder une dispense spéciale aux joueurs non vaccinés pour qu'ils puissent participer au tournoi.

Cette décision pourrait exclure de la compétition le tenant du titreet no 1 mondial Novak Djokovic.

"Nous excluons les personnes non vaccinées des pubs, des cafés, des restaurants et du MCG (le principal stade de cricket de Melbourne, ndlr) et de toutes sortes d'autres événements", a rappelé le Premier ministre de l'Etat de Victoria, Daniel Andrews.

"Nous ne demanderons pas d'exemption. Par conséquent, la question est fondamentalement résolue", a-t-il martelé.

Ce rappel des autorités locales est un nouvel épisode du feuilleton qui agite le tennis mondial, à moins de deux mois de l'Open d'Australie, premier tournoi du Grand Chelem de l'année (17 au 30 janvier).

Un courriel de la WTA, organisatrice du circuit professionnel féminin, qui a fuité en début de semaine, laissait entendre que les joueuses qui n'avaient pas été vaccinées contre le coronavirus pourraient participer au tournoi à condition de respecter une quarantaine de 14 jours.

Contrôle fédéral

Le Premier ministre australien Scott Morrison a ensuite déclaré que les joueurs non vaccinés seraient autorisés à entrer dans le pays s'ils recevaient une exemption, que l'État hôte, Victoria, devait demander en leur nom. Mais l'État de Victoria a donc exclu cette possibilité.

Djokovic, vainqueur des trois dernières éditions de l'Open d'Australie et sacré au total à neuf reprises à Melbourne, a par le passé publiquement pris position contre les vaccins et toujours refusé de dire s'il avait lui-même été vacciné contre le coronavirus.

Djokovic très sceptique

Le 19 octobre dernier, il a laissé entendre qu'il pourrait faire l'impasse sur le tournoi australien: "Je ne sais pas si je vais aller en Australie, je ne sais pas ce qui se passe. La situation actuellement n'est pas bonne", a déclaré "Djoko" dans le presse serbe.

Selon l'ATP, en charge du circuit professionnel masculin, et la WTA, contactés par l'afp, environ 65% des joueurs et plus de 60% des joueuses sont vaccinés.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Économie

En restructuration, Deutsche Bank se montre solide au 3e trimestre

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Sur neuf mois, le gain net du premier établissement bancaire allemand de 1,8 milliard d'euros laisse augurer un bénéfice net confortable sur l'année, le deuxième d'affilée après 6 ans de pertes (archives). (© KEYSTONE/DPA/ARNE DEDERT)

La première banque allemande Deutsche Bank, en cours de restructuration a dégagé un bénéfice net part du groupe de 194 millions d'euros (207 millions de francs) au 3e trimestre 2021, en hausse annuelle de 7%. Les objectifs d'ici 2022 ont été confirmés.

De juillet à septembre les recettes globales ont progressé de 2%, à 6,04 milliards d'euros, malgré un tassement de 6% dans la banque d'investissement. "Nous sommes convaincus que nous atteindrons nos objectifs pour 2022", a commenté mercredi Christian Sewing, patron du groupe, cité dans un communiqué.

Sur neuf mois, le gain net de 1,8 milliard d'euros laisse augurer un bénéfice net confortable sur l'année, le deuxième d'affilée après 6 ans de pertes.

Après son retrait du négoce d'actions sur les marchés financiers, la banque d'investissement tire près des trois-quarts de ses revenus du négoce d'obligations et de devises.

Cet ensemble a néanmoins reculé de 12% sur le trimestre écoulé, alors que les besoins de financement des Etats et entreprises ont été moins importants que pendant la phase aiguë de la pandémie.

Le reste provient du conseil en fusions et acquisitions et des provisions lors d'émissions d'actions.

Les activités de banque de détail et des PME, considérées comme plus stables, continuent elles de souffrir de la faiblesse des taux d'intérêt, en voyant les recettes reculer de 2%, quand celles dans la gestion d'actifs, à travers le gestionnaire de fonds DWS, ont progressé de 17%.

Le bénéfice imposable de la banque ressort néanmoins à 554 millions d'euros, en hausse de 15% sur un an.

Cela doit notamment à la provision sur les prêts à risque qui s'est élevée à seulement 117 millions d'euros, soit un recul annuel de 57% à trimestre comparable, grâce aux reprises sur des dotations anciennes.

Le groupe comptait près de 84'500 employés dans le monde à fin septembre, soit environ 2500 de moins qu'il y a an, en voulant les ramener à 74'000 d'ici 2022.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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International

Le Covid, "défi numéro un" pour Pékin à 100 jours des JO

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Il faudra être vacciné ou se placer trois semaines en quarantaine pour suivre les JO de Pékin. (© KEYSTONE/AP/Mark Schiefelbein)

Des millions d'habitants confinés un peu partout en Chine à 100 jours des Jeux d'hiver. Le Covid-19 sera "le défi numéro un" des Jeux olympiques 2022, ont reconnu mercredi les organisateurs.

La cité impériale va devenir la première ville du monde à accueillir à la fois des Jeux d'été (en 2008) et d'hiver, du 4 au 20 février prochains.

La semaine dernière, la flamme olympique a été remise à la Chine lors d'une cérémonie à Athènes, qui a donné lieu à une manifestation de militants dénonçant la présence du régime communiste au Tibet.

Mais outre les questions de droits humains, les compétitions risquent d'être dominées par la lutte contre le Covid-19, six mois après les Jeux d'été de Tokyo repoussés d'un an pour cause de pandémie.

Dans ce contexte, les autorités chinoises, qui suivent une politique de zéro contamination, ont ressorti les grands moyens pour éradiquer une flambée épidémique très limitée ces derniers jours dans le nord du pays.

Mardi, la grande ville de Lanzhou, située à 1700 km à l'ouest de Pékin, a placé en quarantaine ses 4 millions d'habitants, invités à rester chez eux sauf nécessité impérieuse, à la suite de la découverte de quelques dizaines de cas.

Vaccination ou quarantaine

"La pandémie est le défi numéro un pour le déroulement des Jeux d'hiver", a résumé devant la presse le vice-président du comité d'organisation, Zhang Jiandong.

Une dizaine de provinces, soit le tiers du total, ont renforcé les mesures de prévention, y compris la ville de Pékin, où 20 cas de contamination ont été dénombrés depuis une semaine.

Les Jeux 2022 se dérouleront dans une "bulle" destinée à enrayer tout risque de contamination au reste de la Chine.

Les 2900 athlètes attendus devront soit avoir été entièrement vaccinés soit se soumettre à une quarantaine stricte de 21 jours à leur arrivée dans le pays.

Seuls les spectateurs déjà présents en Chine pourront assister aux épreuves.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Equinor porté par les prix du gaz au 3e trimestre

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Entre juillet et septembre, le chiffre d'affaires s'est élevé à 23,1 milliards de dollars, pour un résultat net dans le vert - contre une perte enregistrée l'année dernière à même période, notamment liée à des dépréciations d'actifs (Archives). (© KEYSTONE/DPA/BERND WÜSTNECK)

Le géant norvégien de l'énergie Equinor a dégagé un bénéfice net d'un peu plus de 1,4 milliard de dollars (1,29 milliard de francs) au 3e trimestre 2021. La performance reflète l'envolée des prix du gaz, qui s'est traduite par un chiffre d'affaires plus que doublé.

"Nous tirons profit de la hausse des prix des matières premières et, grâce à une solide performance opérationnelle, nous obtenons de bons résultats", a déclaré le directeur général Anders Opedal, cité dans le rapport financier.

Entre juillet et septembre, le chiffre d'affaires s'est élevé à 23,1 milliards de dollars, pour un résultat net dans le vert - contre une perte enregistrée l'année dernière à même période, notamment liée à des dépréciations d'actifs.

Le résultat net du groupe est toutefois inférieur aux attentes des analystes qui tablaient en moyenne sur un bénéfice net de plus de 2 milliards. En revanche, le chiffre d'affaires est supérieur aux 22 milliards attendus, selon Factset.

Indicateur de prédilection d'Equinor, le résultat d'exploitation ajusté, qui gomme certains éléments exceptionnels, ressort largement au dessus des attentes, à 9,8 milliards de dollars.

A la faveur de la reprise économique mondiale, les prix du gaz ont flambé à l'approche de l'hiver dans l'hémisphère nord.

"Le niveau et la volatilité actuels sans précédent des prix du gaz en Europe soulignent l'incertitude du marché", a dit le directeur général.

Le groupe a maintenu ses prévisions données au deuxième trimestre, à savoir des investissements de 9 à 10 milliards de dollars pour 2021 et 2022, puis de 12 milliards les deux années suivantes.

Equinor table toujours sur une hausse de sa production d'environ 2% en 2021 par rapport à 2020.

Encore largement pétrolière, la compagnie détenue à 67% par l'Etat norvégien entend devenir un acteur de la transition écologique. Le groupe compte investir environ 23 milliards de dollars dans les énergies renouvelables d'ici à 2026, date à laquelle sa production d'hydrocarbures devrait commencer à baisser, a-t-il annoncé en juin.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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International

L'Ukraine a organisé de prétendus contrôles aléatoires (AMA)

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Les autorités antidopage ukrainiennes prévenaient les sportifs avant les contrôles. (© KEYSTONE/AP/MATTHIAS RIETSCHEL)

L'agence antidopage ukrainienne (ONAD) a prévenu à l'avance les sportifs de contrôles aléatoires hors- compétition, qui n'en étaient donc pas, a indiqué mardi l'Agence mondiale antidopage (AMA).

Celle-ci a dénoncé un système "audacieux" remontant à près de dix ans.

Ouverte en 2019, "cette enquête baptisée "Opération Hercules" a établi que, depuis 2012, l'ONAD a procédé à des prélèvements d'échantillons avec préavis injustifiés, en organisant des contrôles sur des sportifs, parfois par groupes, dans le cadre de rendez-vous dans ses locaux", indique l'AMA.

Le règlement "stipule que, sauf circonstances exceptionnelles et justifiables, la collecte d'échantillons doit se faire sans préavis, ce qui constitue une caractéristique fondamentale d'un programme de contrôle efficace et imprévisible", souligne l'instance.

Coups de fil

"Nous avons récolté des preuves établissant que l'ONAD téléphonait à des sportifs ou les joignait par l'intermédiaire de leurs entraîneurs pour les convoquer le lendemain, en vue d'un contrôle (...) L'agence ukrainienne s'est souvent prêtée à cette pratique avant d'importantes compétitions internationales et, parfois, toute l'équipe nationale d'une discipline spécifique pouvait être présente dans ses locaux pour un contrôle", a détaillé le directeur du département Renseignement et enquêtes de l'AMA, Gunter Younger.

Les enquêteurs ont en outre également découvert qu'"au moins six échantillons ont été déclarés de manière inexacte" par l'ONAD. Cette dernière, qui les a prélevés pendant les Jeux olympiques de Tokyo cet été, a indiqué les avoir prélevés "hors compétition". Les six échantillons en question ont été réanalysés par l'AMA mais sont revenus négatifs.

Selon M. Younger, les preuves indiquent que les échantillons ont été classés à tort afin de satisfaire au nombre minimum de contrôles hors compétition requis pour participer aux Jeux de Tokyo.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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