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International

Les Kurdes luttent contre l'attaque turque

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Des civils fuient les attaques turques à Ras al-Aïn. (©KEYSTONE/AP)

L'offensive d'Ankara contre une milice kurde dans le nord-est de la Syrie a provoqué jeudi la fuite de milliers de civils face à l'avancée des forces turques. Elle suscite aussi un tollé international.

Donald Trump a évoqué dans ce contexte la possibilité d'une médiation américaine dans le conflit entre la Turquie et les Kurdes.

"Nous avons un des trois choix suivants: envoyer des milliers de soldats pour gagner militairement, frapper la Turquie très dur financièrement et avec des sanctions, et jouer les médiateurs en vue d'un accord entre la Turquie et les Kurdes", a écrit le locataire de la Maison Blanche dans un tweet.

Accusé d'avoir trahi ses alliés kurdes en ordonnant le retrait de soldats américains de certaines zones frontalières en Syrie, Donald Trump avait auparavant a espéré que son homologue turc agirait de manière "rationnelle" et "humaine" en Syrie.

A New York, à l'issue d'une réunion d'urgence du Conseil de sécurité de l'ONU, les cinq pays européens y siégeant - Paris, Berlin, Bruxelles, Londres, Varsovie - ont eux exigé l'arrêt de l'"action militaire unilatérale" de la Turquie. De son côté, le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres, a exprimé sa "profonde inquiétude".

"Désastre humanitaire imminent"

Depuis mercredi soir, Ankara a lancé la phase terrestre de son offensive, concentrant ses attaques dans les secteurs frontaliers de Ras al-Aïn et de Tal Abyad, contrôlés par les forces kurdes. Les forces turques ont conquis 11 villages près de ces deux villes, d'après l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), qui rapporte aussi des raids aériens turcs.

Au moins 29 combattants des forces kurdes et 10 civils ont été tués par les frappes aériennes et les tirs d'artillerie de l'armée turque depuis mercredi, selon l'OSDH. La Turquie affirme de son côté qu'au moins six civils ont été tués et des dizaines blessés par des projectiles tirés sur des villes frontalières turques par les Kurdes qu'elle a attaqués.

L'opération a déjà provoqué la fuite depuis mercredi de plus de 60'000 personnes, d'après l'OSDH. L'ONG Save The Children a mis en garde contre "un désastre humanitaire imminent".

A Genève, le Haut-Commissariat pour les réfugiés a appelé à un accès humanitaire sans entraves auprès des déplacés. Il demande encore aux parties au conflit d'honorer le droit international humanitaire. De son côté, la Commission d'enquête internationale sur la Syrie s'est dite "gravement préoccupée". Elle appelle à la "retenue".

"Zone de sécurité"

D'après les médias turcs, la Turquie envisage de prendre le contrôle de la bande entre Ras al-Aïn et Tal Abyad, longue de 120 kilomètres et profonde d'une trentaine de kilomètres, et d'ainsi éloigner de la frontière la principale milice kurde de Syrie, les Unités de protection du peuple (YPG).

Partenaires des Occidentaux dans la lutte contre l'organisation Etat islamique (EI), les YPG sont considérées comme une organisation "terroriste" par Ankara pour leurs liens avec le Parti des Travailleurs du Kurdistan (PKK).

Erdogan menace l'Europe

Pour Ankara, l'offensive doit permettre la création d'une "zone de sécurité" où pourront être installés une partie des 3,6 millions de réfugiés syriens vivant sur son territoire. Face aux critiques européennes, le président turc Recep Tayyip Erdogan a menacé d'ouvrir les portes du continent à des millions de réfugiés.

L'offensive est la troisième de la Turquie en Syrie depuis 2016. Sans aviation, il semble difficile pour les FDS de résister à l'armée turque. "La vraie interrogation, c'est jusqu'où peut aller la progression de la Turquie avant son arrêt par des acteurs régionaux ou internationaux", estime Nicholas Heras, analyste au centre de réflexion Center for New American Security.

Prisonniers djihadistes

La Norvège, pays allié de la Turquie au sein de l'Otan, a annoncé la suspension de toute nouvelle exportation d'armements vers Ankara.

L'offensive a été condamnée par plusieurs pays occidentaux, qui craignent l'incertitude quant au sort des milliers de djihadistes prisonniers des FDS. Selon l'administration semi-autonome kurde, des bombardements turcs ont touché mercredi une prison abritant des djihadistes étrangers.

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International

La Grèce empêche plus de 1000 migrants de débarquer sur ses îles

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Selon une source du ministère grec des Migrations, le nombre de migrants venant de Turquie pour les quatre premiers mois de l'année était près de 30% plus élevé que pour la même période de l'an dernier. Ici le corps d'un homme non identifié sur une plage de Lesbos. (© KEYSTONE/AP/PANAGIOTIS BALASKAS)

Athènes a accusé lundi Ankara d'avoir tenté d'envoyer durant les trois derniers jours sur les îles grecques en mer Egée près de 1130 migrants au total. Leurs bateaux "ont été repérés et repoussés à temps par les autorités portuaires grecques".

"Des passeurs turcs ont tenté de débarquer sur les îles grecques environ 1130 réfugiés les trois derniers jours", a indiqué Yannis Plakiotakis, ministre grec de la Marine marchande et de la Politique insulaire.

Les autorités portuaires grecques ont "localisé et repoussé les bateaux passeurs au cours de 24 incidents distincts", a précisé le ministre lors d'un entretien à Real FM, radio privée grecque.

En mai, les autorités grecques avaient déclaré avoir empêché en une journée environ 600 migrants de traverser la mer Egée vers la Grèce depuis la Turquie voisine.

"La Turquie, Etat pirate"

Selon une source du ministère des Migrations, le nombre de migrants venant de Turquie pour les quatre premiers mois de l'année était près de 30% plus élevé que pour la même période de l'an dernier.

"La Turquie continue de se comporter comme un État pirate violant le droit international et mettant en danger la vie des gens malheureux", a indiqué lundi Yannis Plakiotakis, accusant à nouveau Ankara de favoriser les réseaux de passeurs.

Voisins et alliés au sein de l'Otan, Athènes et Ankara maintiennent toutefois une relation traditionnellement conflictuelle qui s'est envenimée ces dernières années, sur fond de question migratoire mais aussi en raison de tentatives turques de forages en Méditerranée orientale.

Précédent

Il y a deux ans, en mars 2020, Ankara avait ouvert ses portes vers l'Europe et tenté de faire passer par la frontière terrestre greco-turque des milliers de migrants, repoussés par Athènes avec l'aide de l'Agence européenne de contrôle des frontières, Frontex.

Sur le front des revendications territoriales, Athènes a appelé le mois dernier "solennellement la Turquie à arrêter de remettre en question sa souveraineté sur les îles de la mer Égée", dans une lettre adressée au secrétaire général de l'ONU.

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a récemment annoncé qu'il ne participerait désormais plus aux rencontres bilatérales avec les dirigeants grecs qui se tenaient régulièrement depuis un accord de 2010 entre les deux pays.

Les autorités turques ont également accusé la Grèce de positionner des troupes sur les îles de la mer Égée qui sépare les deux pays, en violation des traités de paix signés après les première et deuxième guerres mondiales.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Football

Lucien Favre présent pour la reprise à Nice

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Lucien Favre avec Mario Balotelli lors de son passage à Nice (© KEYSTONE/EPA/SEBASTIEN NOGIER)

Lucien Favre a donné son premier entraînement ce lundi matin à Nice à l'occasion de la reprise. Mais le retour du Vaudois sur le banc du Gym n'est pas encore confirmé.

Selon des informations de "L'Equipe" et de "Nice-Matin", le technicien de 64 ans devrait retrouver un banc qu'il avait connu de 2016 à 2018. Sous ses ordres, Nice avait terminé 3e de Ligue 1 en 2017.

Favre n'a plus entraîné depuis décembre 2020 et son licenciement au Borussia Dortmund.

Si rien n'est encore officiel, c'est en raison du PSG et du départ de Mauricio Pochettino. L'Argentin sera remplacé par Christophe Galtier qui va donc quitter Nice pour la capitale. Mais les indemnités de départ ne sont pas encore réglées du côté du club francilien.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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International

Le G7 veut serrer encore l'étau sur la Russie

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Les pays du G7 réunis en sommet en Allemagne veulent serrer encore l'étau économique contre la Russie. (© KEYSTONE/AP/Kenny Holston)

Les pays du G7 réunis en sommet en Allemagne veulent serrer encore l'étau économique contre la Russie. Ils réfléchissent en particulier à un "mécanisme pour plafonner au niveau mondial le prix du pétrole russe", a dit lundi un haut responsable de la Maison Blanche.

Les chefs d'Etat et de gouvernement réunis dans le sud de l'Allemagne, sont "très proches d'un point où ils décideront de demander à leurs ministres de développer en urgence des mécanismes afin de plafonner au niveau mondial le prix du pétrole russe", a-t-il expliqué lors d'un entretien avec la presse.

Un tel mécanisme, qui reste donc à définir, passerait par les "services" entourant l'exportation de pétrole russe, a dit cette source, qui n'a pas souhaité être identifiée. Elle a reconnu que ce projet demanderait "beaucoup de coordination", entre pays et avec le secteur privé.

Tarir les ressources de Poutine

Ce terme de "services" peut faire référence en particulier au transport par navire et aux contrats d'assurance sur les chargements d'or noir russe.

"L'objectif ici est de tarir la principale source d'argent frais (du président russe Vladimir) Poutine", a dit le responsable de la Maison Blanche, tout en "émoussant" l'impact de la guerre en Ukraine sur les prix de l'essence, en forte hausse partout dans le monde.

Les pays du G7 vont par ailleurs de concert "continuer à restreindre l'accès de la Russie à des ressources industrielles cruciales", en particulier dans le secteur de la défense, que Washington va d'ores et déjà "cibler de manière agressive" via des sanctions contre de grandes entreprises publiques russes, selon la même source.

Cela signifie que ces entreprises ne pourront plus importer de produits américains, en particulier des composants technologiques.

Plus de fournisseurs

Depuis l'invasion de l'Ukraine, les Occidentaux ont comme objectif de couper peu à peu la Russie des fournisseurs occidentaux dont elle a besoin pour faire tourner ses industries, et en particulier ses usines d'armement. Le G7 veut aussi "se coordonner pour utiliser les taxes douanières sur les produits russes afin d'aider l'Ukraine", a indiqué ce haut responsable.

Il a rappelé que les grands pays industrialisés s'étaient déjà entendus pour taxer plus lourdement les exportations de la Russie, en la privant d'un régime commercial préférentiel dont elle bénéficiait auprès d'eux.

Les Etats-Unis en particulier vont "mettre en place un taux plus élevé sur plus de 570 groupes de biens russes d'une valeur totale de 2,3 milliards de dollars environ", selon un communiqué de l'exécutif américain.

Encore plus de personnes visées

Enfin les pays membres du G7 (Allemagne, Etats-Unis, France, Italie, Japon, Canada, Royaume-Uni) vont prendre des sanctions "contre les responsables de violations des droits humains - y compris de crimes de guerre", selon le communiqué de la Maison Blanche.

Washington pour sa part va cibler par exemple "des sociétés militaires privées opérant en Ukraine, des unités militaires russes" ou encore des "responsables mis en place par la Russie dans des zones occupées ou contrôlées par les forces russes (en Ukraine), y compris des ministres et des maires".

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Économie

L'équipementier Marelli en redressement judiciaire

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Marelli, qui fournit notamment Stellantis et Nissan, est née en 2019 de la fusion de l'italien Magneti Marelli avec le japonais Calsonic Kansei (archives). (© KEYSTONE/AP/CARLOS OSORIO)

L'équipementier automobile italo-japonais Marelli, fournisseur de Nissan et Stellantis notamment, a entamé vendredi une procédure de redressement judiciaire au Japon. La firme n'est pas parvenue à obtenir un accord unanime de ses créanciers sur une alternative.

Cette entreprise née en 2019 de la fusion de l'italien Magneti Marelli avec le japonais Calsonic Kansei est étranglée par une dette dépassant les 1000 milliards de yens (environ 7 milliards de francs), selon les médias locaux.

Un accord transactionnel avec ses créanciers, prévoyant notamment l'annulation d'une partie de sa dette, n'a pas obtenu l'unanimité qui était requise, forçant l'entreprise à opter pour une procédure judiciaire.

Toutefois, selon une source proche du dossier interrogée lundi par l'AFP, cette procédure devrait permettre de valider plus facilement le plan de restructuration de Marelli proposé avec son propriétaire, le fonds américain KKR, car une majorité des trois cinquièmes de ses créanciers suffira désormais pour ce faire.

Marelli a dit avoir obtenu l'aval de 95% de ses créanciers pour son plan, et espère désormais que celui-ci sera approuvé "début août", selon un communiqué de l'équipementier.

KKR a par ailleurs réaffirmé son soutien: "Nous sommes totalement prêts à étendre des financements additionnels à Marelli (...) pour s'assurer que la société poursuive ses activités normalement durant la procédure", selon un communiqué du puissant fonds américain.

Le constructeur japonais Nissan, principal client de Marelli, a aussi estimé qu'il était "possible de continuer une activité stable" avec ce fournisseur et s'est montré confiant quant à l'exécution future de son plan de redressement.

"Marelli est un important partenaire et nous maintenons des niveaux appropriés de collaboration", a ajouté Nissan dans un communiqué.

Marelli, qui compte environ 54'000 salariés dans le monde, a durement souffert de la cure d'austérité mise en place par Nissan à partir de 2019, puis du choc mondial de la pandémie et des perturbations des chaînes d'approvisionnement.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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International

Ipsen acquiert la société biopharmaceutique Epizyme

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Epizyme est une société biopharmaceutique, dont les activités vont de la recherche à la commercialisation, spécialisée dans de "nouveaux médicaments épigénétiques pour les patients atteints de cancer (archives). (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Le laboratoire Ipsen a annoncé lundi le rachat de la société biopharmaceutique Epizyme, spécialisée dans les médicaments de traitement de cancers. La société développe notamment le Tazverik, pour 247 millions de dollars (236,6 millions de francs).

"La transaction a été approuvée à l'unanimité par les conseils d'administration d'Ipsen et d'Epizyme, avec une finalisation attendue d'ici la fin du troisième trimestre 2022", précise Ipsen, troisième laboratoire français, dans un communiqué.

Epizyme est une société biopharmaceutique, dont les activités vont de la recherche à la commercialisation, spécialisée dans de "nouveaux médicaments épigénétiques pour les patients atteints de cancer".

L'épigénétique désigne la science qui étudie la nature des mécanismes modifiant de manière réversible, transmissible (lors des divisions cellulaires) et adaptative l'expression des gènes sans en changer l'ADN.

Le Tazverik, médicament phare de Epizyme, est un inhibiteur d'EZH2 sans chimiothérapie, "qui a obtenu l'approbation des autorités américaines dans le cadre d'une procédure accélérée en 2020".

"Grâce à cet accord", Ipsen va "développer (ses) actifs en oncologie", souligne David Loew, directeur général d'Ipsen. "Les capacités et les ressources d'Ipsen, associées à celles d'Epizyme accélèreront la croissance de Tazverik pour atteindre son plein potentiel pour les patients atteints de lymphome folliculaire", ajoute-t-il.

Début juin, David Loew avait indiqué lors d'un point presse que sa société (qu'il dirige depuis 2020) avait pour priorité d'élargir le portefeuille de médicaments en développement, ce qui passera par des partenariats ou des acquisitions, précisa-t-il.

Pour cela, Ipsen dispose de 2,5 milliards d'euros, qui seront portés à 3,5 milliards d'euros d'ici à 2024, après la finalisation de la vente de son activité de santé familiale au groupe Mayalo Spindle, une annonce effectuée en février, ajoutait M. Loew.

Ipsen a réalisé sept partenariats de licences l'an dernier, portant sur huit molécules. Pour le laboratoire, il faut en effet contrer la baisse des ventes de son produire phare, l'anticancéreux Somatuline, qui l'an dernier lui a rapporté 1,2 milliard d'euros. Somatuline est désormais concurrencé par un générique en Europe, et le sera bientôt également sur son plus gros marché, le nord-américain.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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