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Économie

OIT: plus de la moitié de la population a une couverture sociale

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L'Organisation internationale du travail (OIT) dirigée par Gilbert Houngbo demande un soutien international pour garantir davantage de protection sociale dans tous les pays (archives). (© KEYSTONE/PIERRE ALBOUY)

Plus de la moitié de la population mondiale, près de 53%, est désormais protégée par de la couverture sociale, une première. Mais les habitants des pays pauvres sont toujours largement exclus, déplore l'Organisation internationale du travail (OIT) à Genève.

En moins de dix ans, la part de la population couverte a pris dix points de pourcentage, selon le rapport mondial sur la protection sociale dans le monde publié jeudi. "C'est une amélioration significative", a affirmé à la presse la sous-directrice générale Mia Seppo.

Mais 3,8 milliards de personnes manquent toujours de couverture. Dans les 20 pays les plus vulnérables face à la crise climatique, 91,3% des habitants ne s'appuient sur aucune protection sociale, soit plus de 350 millions de personnes.

Ce chiffre atteint même 2,1 milliards dans les 50 Etats les plus menacés. Dans le monde, plus de trois quarts des enfants n'ont toujours pas obtenu de couverture adaptée, alors qu'ils sont très exposés aux effets du changement climatique.

Les femmes sont elles moins protégées que les hommes. La part atteint 50,1% chez elles contre 54,6% chez les seconds. "La protection sociale universelle est en tête de liste des outils dont nous disposons pour nous aider à faire en sorte que la crise climatique n'aggrave pas les inégalités et l'exclusion", estime le directeur général de l'OIT Gilbert Houngbo.

Parmi les possibilités, le rapport mentionne la sécurité des revenus et l'accès aux soins. L'organisation ajoute que la protection sociale peut aider les entreprises et les travailleurs pendant le passage à l'économie verte, de même qu'à garantir des emplois décents.

Anticiper les prochaines menaces

Mais les lacunes sur la couverture sociale et le manque d'investissements empêchent les pays de tirer le meilleur de cet instrument, ajoute-t-elle. En moyenne, ceux-ci attribuent 12,9% de leur Produit intérieur brut (PIB) à la protection sociale, hors santé. Le chiffre varie toutefois de 0,8% dans les pays pauvres à 16% dans les pays riches.

L'OIT demande aux autorités d'établir une approche de protection sociale qui anticipe les prochaines menaces, notamment climatiques. Les Etats moins aisés ont besoin de près de 309 milliards de dollars supplémentaires par an, soit environ 53% de leur PIB, pour garantir une couverture sociale minimale.

"Aucun pays ne peut faire face au changement climatique sans protection sociale", affirme une autre responsable de l'OIT. L'organisation demande davantage de financement pour lutter contre le réchauffement, l'application du fonds des "pertes et dommages" climatiques pour les pays en développement et une fiscalité progressive.

Parmi les pistes figure le désinvestissement des fonds de pensions des énergies non renouvelables. Les enveloppes de ceux-ci dans les pays riches atteignent 53'000 milliards de dollars. L'organisation mentionne aussi les compensations pour les salaires perdus en cas de températures élevées. Elle appelle la communauté internationale à soutenir tous ces efforts.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Économie

Soutiens politiques aux locataires expulsés à Genève

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L'expulsion d'une centaine de locataires de cinq immeubles dans le quartier de la Jonction, à Genève, prend une tournure politique. Le Conseil administratif de la Ville de Genève soutient les habitants (illustration). (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

L'expulsion d'une centaine de locataires de cinq immeubles dans le quartier de la Jonction, à Genève, prend une tournure politique. Le Conseil administratif de la Ville de Genève a annoncé son soutien aux habitants et appelle le propriétaire à assumer sa responsabilité sociale.

"La résiliation massive de 107 baux d'habitation et d'une quinzaine de baux commerciaux est d’autant plus préoccupante du fait qu'elle affecte un quartier populaire et des logements occupés parfois de très longue date, bénéficiant de loyers modiques, dans un contexte de pénurie aiguë de logements", écrit mercredi l'exécutif municipal. Celui-ci invite les locataires à faire valoir leurs droits.

Pour le Conseil administratif, "il n'est pas acceptable" que le propriétaire, à savoir la caisse de compensation du canton de Bâle-Ville, se défausse de sa responsabilité sociale. Il s'insurge aussi contre le fait que "des rénovations à but énergétique servent de prétexte à des résiliations massives pouvant ouvrir la voie à une maximisation des rendements par le biais d'une forte hausse des futurs loyers."

Au niveau juridique, la Ville indique qu'elle ne pourra émettre qu'un préavis portant sur la requête en autorisation de construire, "encore à venir". Elle pourra aussi recourir contre l'autorisation, si elle est délivrée par le canton. L'exécutif se dit toutefois prêt à discuter de la situation avec le propriétaire.

"Appliquer la loi"

La question rebondit aussi au niveau cantonal. Mercredi, le PS Genève enjoint le Conseil d'Etat à "faire appliquer strictement" la loi sur les démolitions, transformations et rénovations qui protège les locataires lors de travaux. Pour le parti, le canton doit "envoyer un signal clair aux grands propriétaires et aux caisses de pension que Genève ne tolérera pas la jungle immobilière", écrit-il.

Les contrats de bail ont été résiliés conformément à la législation en vigueur par courrier recommandé le 12 janvier, a indiqué mercredi le service de presse de la gérance Naef à Keystone-ATS, en réponse à des questions adressées à la caisse de pension de Bâle-Ville. Selon lui, l'ampleur des interventions prévues et les normes de sécurité ne permettent pas de réaliser les travaux dans un bâtiment occupé.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Économie

Discussion "courtoise mais ferme" entre MM. Parmelin et Trump

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Devant la presse, Guy Parmelin a décrit sa discussion avec Donald Trump comme "courtoise mais ferme". (© KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

Le président suisse Guy Parmelin a décrit une discussion "courtoise mais ferme" avec son homologue américain Donald Trump, qui a agité les taxes sur la Suisse lors de son dicours au WEF. Le Vaudois ne s'attend pas forcément à un retour vers des taxes de 39%.

Le président américain a décrit la Suisse, pays hôte du Forum économique mondial (WEF), comme une nation qui profite du commerce américain, mentionnant à plusieurs reprises des bénéfices de 41 milliards côté suisse.

"Nous avons signifié au président américain qu'il y avait actuellement un surplus d'un peu plus de huit milliards en faveur des Etats-Unis", a déclaré M. Parmelin. M. Trump a semblé surpris, mais réagi positivement, a-t-il ajouté.

La délégation américaine était plus grande que prévu. Le secrétaire d'Etat Marco Rubio, le secrétaire au Trésor Scott Bessent ainsi que le secrétaire et le représentant au commerce Howard Lutnick et Jamieson Greer ont pris part aux discussions. Les conseillers fédéraux Karin Keller-Sutter et Ignazio Cassis étaient aussi présents.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Guy Parmelin a rencontré Donald Trump à Davos

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Guy Parmelin et Donald Trump se serrent la main au début de leur entretien à Davos. (© KEYSTONE/EPA/LAURENT GILLIERON / POOL)

Guy Parmelin a rencontré mercredi Donald Trump en marge du Forum économique mondial (WEF) à Davos. L'entretien s'est déroulé après le discours que le président américain a prononcé dans la station grisonne.

Les deux hommes se sont serré la main devant les journalistes. Le président de la Confédération était accompagné des ministres des affaires étrangères Ignazio Cassis et des finances Karin Keller-Sutter. La Confédération cherche à conclure avec Washington un accord définitif sur les droits de douane américains.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Économie

Donald Trump loue sa politique domestique à Davos

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Le public est présent en nombre pour suivre le discours du président américain Donald Trump au WEF mercredi à Davos. (© KEYSTONE/GIAN EHRENZELLER)

Le président américain Donald Trump a loué une Amérique qui "va très bien", en introduction de son discours au WEF mercredi à Davos. "Les gens vont très bien, ils sont très contents avec moi", a-t-il dit, se félicitant de la première année de son deuxième mandat.

"Je suis ravi d'être ici en compagnie d'amis et quelques ennemis", a lancé Donald Trump depuis la grande salle du Centre des Congrès, Sous une pluie d'applaudissements. Le public s'est levé, téléphone portable en main. Le public extrêmement nombreux a dû être dispatché dans plusieurs salles.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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