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International

Fin de campagne polémique pour l'alliance conservatrice en Italie

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Le chef de la Ligue, Matteo Salvini, a exigé "des excuses ou la démission" d'Ursula von der Leyen, la présidente de la Commission européenne qui a évoqué "les instruments" à la disposition de Bruxelles pour sanctionner d'éventuelles atteintes aux principes démocratiques de l'UE. (© KEYSTONE/AP/Antonio Calanni)

Silvio Berlusconi, en dérapage contrôlé sur l'Ukraine, et Matteo Salvini, à couteaux tirés avec Bruxelles, ont fait le buzz vendredi, à deux jours des législatives. La favorite Giorgia Meloni a elle bouclé dans le sud pauvre une campagne éclair.

A gauche comme à droite, tous les ténors de la politique italienne ont tenu vendredi leur dernier meeting dans l'espoir de mobiliser leur base et de séduire les 20-25% d'électeurs indécis avant le scrutin de dimanche, pour lequel l'alliance dominée par l'extrême droite est donné archi-favorite.

Meloni, cheffe du parti post-fasciste Fratelli d'Italia (FdI), a choisi Naples, la grande ville du sud, où elle espère prendre des voix au Mouvement 5 Etoiles (M5S) qui avait aspiré une grande partie du vote dégagiste de 2018 mais a depuis perdu du terrain, affaibli par sa participation aux derniers exécutifs.

Gauche accusée de "cracher sur l'Italie"

"Je suis une patriote", a-t-elle lancé devant plusieurs centaines de partisans réunis sur le front de mer, réservant ses ultimes attaques à la gauche, accusée de "cracher sur l'Italie".

A 45 ans, cette Romaine dont le parti est le seul à avoir refusé d'intégrer le gouvernement d'union nationale de Mario Draghi inspire confiance à ses partisans: "tout ce qu'elle dit, elle le fait", a affirmé à l'AFPTV Leone Carmelo, un cuisinier de 71 ans venu de Trente, dans le nord.

"Jeux pas complètement faits"

Le M5S de l'ex-chef du gouvernement Giuseppe Conte reste cependant populaire dans le sud, où des millions de personnes pauvres bénéficient du "revenu citoyen", un minima qu'il a mis en place en 2019 et que les conservateurs veulent supprimer.

Même si les sondages prêtent à Meloni une large avance, "les jeux ne sont pas complètement faits", avertit Franco Pavoncello, de la John Cabot University à Rome. Pour lui, les M5S, crédités de 11%, "feront mieux que prévu".

Poutine "poussé" à envahir l'Ukraine

Silvio Berlusconi a pour sa part provoqué un tollé en estimant que Vladimir Poutine avait été "poussé" par sa population et les forces prorusses du Donbass à envahir l'Ukraine, tout en dénonçant une guerre "injustifiable" et en réaffirmant son soutien à l'Otan, à l'UE et aux Etats-Unis.

Le chef de la Ligue, Matteo Salvini, a lui exigé "des excuses ou la démission" d'Ursula von der Leyen, la présidente de la Commission européenne qui a évoqué "les instruments" à la disposition de Bruxelles pour sanctionner d'éventuelles atteintes aux principes démocratiques de l'UE.

"Si les choses vont dans une direction difficile, j'ai parlé de la Hongrie et de la Pologne, nous avons des instruments", a mis en garde Mme von der Leyen en marge d'un déplacement aux Etats-Unis.

"Nous verrons le résultat des élections, nous venons aussi d'avoir des élections en Suède" remportées par la droite avec l'appui de l'extrême droite : "Mon approche est que quel que soit le gouvernement élu démocratiquement, nous travaillons ensemble", a-t-elle aussi souligné.

"Arrogance honteuse"

Matteo Salvini a vivement répliqué vendredi: "C'est quoi, une menace? Arrogance honteuse. Respectez le vote, libre, démocratique et souverain du peuple italien! Amis de tous, valets de personne", a-t-il tweeté.

"L'Italie mérite le respect, les menaces et les chantages à trois jours du vote sont inacceptables de la part de quelqu'un qui devrait représenter toute l'Europe", a-t-il dit plus tard au cours d'un sit-in devant le siège de la représentation de la Commission à Rome.

"Nous attendons des excuses au peuple italien. Soit ce sont les excuses qui arrivent soit c'est la démission", a-t-il conclu.

"Une interférence"

Même écho chez le vice-président de Forza Italia, le parti de Silvio Berlusconi qui a fait alliance pour ce scrutin avec la Ligue et Fratelli d'Italia. Les déclarations de Mme von der Leyen sont "une interférence" dans la campagne, a jugé Antonio Tajani.

Ces propos à deux jours des élections, perçus par beaucoup en Italie comme un avertissement, pourraient être contre-productifs, estiment les analystes.

"Les Italiens réagissent négativement aux 'leçons' venant de l'étranger", explique Flavio Chiapponi, du département de Sciences politiques de l'université de Pavie.

Craintes aussi à Paris

Par ailleurs Stéphane Séjourné, secrétaire général de Renaissance, le parti du président français Emmanuel Macron, était à Rome vendredi pour soutenir l'alliance centriste, donnée entre 8 et 10%.

La perspective d'une victoire du camp souverainiste en Italie nourrit des craintes, à Bruxelles mais aussi à Paris, a expliqué l'eurodéputé à l'AFP. La France "pourrait malheureusement être un catalyseur politique à des fins électorales" et être la cible privilégiée des critiques du futur exécutif. "On voit bien comment le système nationaliste et populiste fonctionne: il faut à la fois un ennemi interne et un ennemi externe".

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

Économie

France: maintien du taux de chômage à 7,4% jusque fin 2022 (Insee)

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Selon l'Insee, les créations d'emploi au deuxième semestre seront concentrées dans le tertiaire marchand, alors que l'emploi salarié devrait rester quasiment stable dans l'industrie, la construction et le tertiaire non marchand. (archives) (© KEYSTONE/AP/LIONEL CIRONNEAU)

Le taux de chômage en France devrait se maintenir à 7,4% de la population active "jusque fin 2022", selon la dernière note de conjoncture de l'Insee publiée jeudi.

Le taux de chômage est resté "globalement stable au premier semestre", relève l'Institut national de la statistique, notant qu'"au-delà du dynamisme de l'emploi, la population active a progressé elle aussi sensiblement".

"Au second semestre 2022, la population active ralentirait nettement, retrouvant une dynamique plus proche de sa tendance. Compte tenu du ralentissement également attendu de l'emploi, le taux de chômage se maintiendrait à 7,4% de la population active jusque fin 2022", écrit l'Insee.

L'institut relève qu'au premier semestre, "l'emploi salarié a continué d'être dynamique, quoique moins qu'au semestre précédent (+187.000 emplois salariés créés entre fin 2021 et fin juin 2022, soit moitié moins qu'entre fin juin et fin 2021)".

"Au second semestre 2022, la dynamique de l'emploi salarié continuerait de s'atténuer (+58'000 créations nettes prévues entre fin juin et fin décembre)", selon la note de l'Insee.

Elle précise que les créations d'emploi devraient demeurer "largement concentrées dans le tertiaire marchand, alors que l'emploi salarié resterait quasi stable dans l'industrie, la construction et le tertiaire non marchand".

En ce qui concerne les tensions de recrutement, la note relève qu'en juillet 2022, la part d'entreprises ayant déclaré des difficultés de recrutement a atteint "des niveaux inédits dans l'industrie manufacturière (67% des entreprises concernées) et les services (60%) et rejoint ses plus hauts niveaux dans le bâtiment (82%)".

L'Insee indique que les difficultés "déclarées par les entreprises sont liées en partie à la dynamique de l'emploi".

"Ces difficultés de recrutement peuvent renvoyer à des problèmes structurels d'adéquation entre l'offre et la demande de travail du fait des compétences requises par exemple ou de l'attractivité des secteurs", a relevé Olivier Simon, chef de la Division Synthèse conjoncturelle, lors d'une conférence de presse.

"Elles sont présentes en toute période même lorsque le marché du travail est peu dynamique, mais elles se manifestent encore plus vivement lorsque les recrutements sont importants, ou pour le dire autrement, c'est peut-être en partie parce qu'il y a beaucoup de recrutements que les entreprises ont du mal à recruter davantage encore", a-t-il souligné.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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Culture

Accusé d'agression sexuelle, Kevin Spacey jugé au civil à New York

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Kevin Spacey est arrivé jeudi matin au tribunal fédéral de Manhattan où se tient son procès au civil. Dans cette juridiction, l'acteur peut être condamné à d'importants dommages-intérêts. (© KEYSTONE/AP/Yuki Iwamura)

Cinq ans après le début de la déferlante #Metoo, la star déchue Kevin Spacey comparaît jeudi au civil à New York dans un procès intenté par l'acteur américain Anthony Rapp. Il l'accuse d'agression sexuelle quand il avait 14 ans en 1986.

L'ancienne étoile d'Hollywood, 63 ans, est arrivée l'air souriant et détendu, vêtu d'un costume bleu, chemise blanche et cravate vers 09h00 (15h00 en Suisse) au tribunal fédéral de Manhattan, précédé par son accusateur Anthony Rapp.

Le procès au civil a démarré vers 09h30 par la sélection du jury populaire du tribunal présidé par le juge Lewis Kaplan. Devant cette juridiction civile, Kevin Spacey peut être condamné à d'importants dommages-intérêts, M. Rapp demandant 40 millions de dollars.

Mais l'accusation initiale "d'agression sexuelle" portée par Anthony Rapp n'a finalement pas été retenue par le juge Kaplan, en raison de faits considérés prescrits et ne rentrant pas dans le champ d'une loi de l'Etat de New York de 2019 sur la protection de l'enfance, qui étend le délai de prescription.

Le juge Kaplan a retenu le chef d'accusation d'"atteinte à l'intégrité physique" d'Anthony Rapp ayant provoqué une "détresse émotionnelle", selon un document judiciaire datant de juin.

"Profondément déplacé"

Acteur doublement oscarisé pour "Usual Suspects" et "American Beauty", Kevin Spacey Fowler de son nom complet, a disparu des écrans et des planches depuis qu'il fut l'un des premiers artistes emportés il y a cinq ans, en octobre 2017, par la vague mondiale #Metoo, née aux Etats-Unis.

Son accusateur est l'acteur américain Anthony Rapp, 51 ans à la fin octobre, qui joue notamment dans la série "Star Trek: Discovery". Il avait porté plainte en septembre 2020 contre M. Spacey pour des avances et une agression sexuelle présumée lors d'une fête à Manhattan en 1986. Anthony Rapp était un adolescent de 14 ans. Kevin Spacey en avait alors le double.

Fin octobre 2017, aux débuts du mouvement #MeToo, M. Rapp accuse une première fois M. Spacey, avec force détails, dans le média BuzzFeed News. Dès le lendemain sur Twitter, Kevin Spacey lui présente ses "plus sincères excuses" pour son "comportement (d'homme) ivre et profondément déplacé".

"Ni baiser, ni déshabillage"

Après sa plainte de 2020, l'action en justice d'Anthony Rapp est abandonnée devant la justice pénale fédérale, mais elle prospère au civil.

L'ordonnance du juge Kaplan détaille que lors de la fête new-yorkaise de 1986, "d'après ce qu'a affirmé M. Rapp, M. Fowler (Kevin Spacey, ndlr.) l'a soulevé, sa main a 'frotté' quelques secondes le vêtement couvrant les fesses de M. Rapp, puis M. Fowler a mis M. Rapp sur un lit, sur le dos, avant de s'allonger tout habillé, brièvement et en partie au côté et sur M. Rapp". L'adolescent s'était alors rapidement "extirpé" et avait quitté la fête, selon la justice.

Lors de sa déposition, 35 ans après les faits, Anthony Rapp a convenu qu'il n'y avait eu "ni baiser, ni déshabillage, ni attouchement sous les vêtements et aucune déclaration ou insinuation à caractère sexuel" lors d'un "échange" qui n'avait pas duré plus de deux minutes.

Poursuites également à Londres

L'avocate de M. Spacey, Jennifer Keller, avait écrit cette semaine dans un courriel à l'AFP que la défense de l'acteur déchu avait hâte que celui-ci puisse "se défendre devant un jury impartial".

Kevin Spacey a déjà eu des démêlés avec la justice aux Etats-Unis et au Royaume-Uni. A Londres, il est ainsi poursuivi pour des agressions sexuelles sur trois hommes entre mars 2005 et avril 2013, lorsqu'il était directeur d'un théâtre, et pour lesquelles il a plaidé non coupable en juillet dernier.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Football

FC Séville: Lopetegui limogé, arrivée de Sampaoli

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Jorge Sampaoli, nouvel entraîneur du FC Séville (© KEYSTONE/MICHAEL BUHOLZER)

Le FC Séville a changé d'entraîneur quelques heures après sa défaite 4-1 à domicile contre Borussia Dortmund en Ligue des champions. Julen Lopetegui a été limogé et remplacé par Jorge Sampaoli.

"Sampaoli a signé jusqu'au 30 juin 2024 et dirigera son premier entraînement ce (jeudi) soir à 18h30", a précisé le club. Le technicien argentin retrouve le banc de Séville qu'il avait déjà occupé lors de la saison 2016/2017 avant de prendre en charge l'équipe nationale argentine.

Sampaoli (62 ans) était libre depuis son départ de l'Olympique de Marseille en juillet dernier. Lopetegui (56 ans) a ainsi payé cash le départ catastrophique du FC Séville cette saison. Le club n'a gagné qu'une fois en sept rencontres de championnat et n'a pris qu'un point en trois matches de Ligue des champions.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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International

Syrie: opération américaine contre un haut responsable de l'EI

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Soldats américains en exercice en Syrie. (© KEYSTONE/EPA/AHMED MARDNLI)

L'armée américaine a annoncé avoir mené jeudi un raid visant "un haut responsable" du groupe Etat islamique dans une zone du nord-est de la Syrie sous contrôle du régime de Damas. Elle n'a pas précisé si l'homme avait été tué.

Washington est à la tête d'une coalition antijihadiste qui continue de combattre les cellules dormantes de l'EI après sa défaite en Irak et en Syrie.

"Les forces du commandement américain pour le Moyen-Orient (Centcom) ont mené un raid dans le nord-est de la Syrie qui a visé un haut responsable de l'EI", a indiqué un porte-parole, le colonel Joe Buccino, dans un communiqué transmis à l'AFP.

Selon la télévision d'Etat syrienne, "les forces d'occupation américaines" ont mené une opération héliportée dans la nuit qui a fait un mort.

Il s'agit de la première opération héliportée des troupes américaines depuis le début de la guerre en Syrie en 2011 dans une zone tenue par le gouvernement, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), une ONG basée au Royaume-Uni qui dispose d'un large réseau de sources.

L'attaque s'est déroulée dans une enclave tenue par des forces supplétives du régime syrien à 17 kilomètres au sud de Qamichli, une ville sous contrôle des forces kurdes alliées aux troupes américaines, selon des sources concordantes.

Le Centcom n'a pas précisé si le responsable de l'EI avait été tué et a promis de révéler d'autres détails plus tard.

A l'aube

"Trois hélicoptères américains transportant des troupes ont atterri à l'aube" près du village de Moulouk Saray, a indiqué à l'AFP un habitant de la localité.

Les militaires américains "ont appelé à l'aide de hauts-parleurs les habitants à rester chez eux", avant de perquisitionner une maison, a ajouté ce villageois qui a requis l'anonymat.

Selon lui, ils y ont "tué une personne et en ont enlevé deux autres" qui se trouvaient dans cette maison.

Un Irakien enlevé

Le témoin a affirmé que la victime était un déplacé de la province de Hassaké, dans laquelle se trouve le village, peu connu des habitants et qui se faisait appeler Abou Hayel.

Avant sa défaite en 2019, l'EI contrôlait de vastes pans de territoires dans le nord de la Syrie.

D'après l'habitant du village, un échange de tirs a opposé les soldats américains à une force supplétive du régime dans la localité, et un membre de cette force a été également enlevé.

L'OSDH a aussi fait état de deux personnes enlevées, qui seraient un Irakien et un Syrien.

Des centaines de soldats américains sont déployés dans le nord-est de la Syrie dans le cadre de la coalition antijihadiste chargée de combattre, avec ses alliés kurdes des Forces démocratiques syriennes (FDS), les restes du groupe EI.

Le 16 juin, l'armée américaine avait annoncé avoir capturé un chef de l'EI lors d'une opération héliportée dans un village du nord de la Syrie échappant au contrôle des forces de Damas.

L'EI a été vaincu en Irak en 2017 et en Syrie deux ans plus tard, mais des cellules dormantes du groupe mènent toujours des attaques dans les deux pays.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Aux Etats-Unis, le programme des "Dreamers" gelé par décision judiciaire

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Mis en oeuvre en 2012 sous le président démocrate Barack Obama, le programme est destiné à protéger de l'expulsion ces "Dreamers" ("rêveurs"), entrés clandestinement pendant leur enfance aux Etats-Unis, où ils vivent depuis. (© KEYSTONE/FR159526 AP/JOSE LUIS MAGANA)

Une cour d'appel a jugé mercredi illégal un programme phare des années Obama protégeant de l'expulsion les "Dreamers", migrants arrivés clandestinement aux Etats-Unis lorsqu'ils étaient mineurs. Une décision qui ne retire pas les droits des bénéficiaires actuels.

Les magistrats ont confirmé un jugement de première instance limitant la portée de ce programme, bloquant ainsi toute nouvelle demande, mais ont maintenu le statut des quelque 600'000 jeunes qui en bénéficiaient déjà.

La cour d'appel renvoie le jugement en première instance, laissant notamment au prochain juge le soin d'étudier la nouvelle version, forgée par l'administration Biden en août, de ce programme, baptisé DACA.

Biden déçu

Le président Joe Biden s'est dit déçu par cette décision, qui, selon lui, signifie que "la vie des 'Dreamers' reste dans les limbes".

"La décision d'aujourd'hui est le résultat des efforts continus des représentants des États républicains pour priver les bénéficiaires du DACA des protections et de l'autorisation de travail que beaucoup détiennent maintenant depuis plus d'une décennie", a-t-il déclaré dans un communiqué.

"Il est grand temps que le Congrès adopte des protections permanentes pour les Dreamers, y compris une voie vers la citoyenneté", a-t-il ajouté.

Annulé par Trump

Mis en oeuvre en 2012 sous le président démocrate Barack Obama, il est destiné à protéger de l'expulsion ces "Dreamers" ("rêveurs"), entrés clandestinement pendant leur enfance aux Etats-Unis, où ils vivent depuis.

Mais Donald Trump l'avait annulé dès 2017, ouvrant une période de grande incertitude pour ces jeunes adultes de moins de 30 ans. En juin 2020, la Cour suprême des Etats-Unis lui avait infligé un camouflet en validant ce programme.

Mais, basant sa décision sur des questions de procédure, la Cour suprême n'avait pas complétement clos la bataille judiciaire.

En juillet 2021, un juge avait partiellement invalidé le programme, estimant que l'ancien président démocrate avait outrepassé ses pouvoirs en agissant par décret, après avoir échoué à faire adopter cette réforme au Congrès. C'est cette décision, contestée par l'administration Biden, qui a été confirmée mercredi.

Numéro de sécurité sociale

Ce programme empêche les bénéficiaires de se faire expulser et leur donne un numéro de sécurité sociale, sésame indispensable pour travailler, conduire ou étudier aux Etats-Unis.

Le ministre de la Sécurité intérieure, Alejandro Mayorkas, s'est dit mercredi soir "profondément déçu" par cette décision et a appelé à nouveau le Congrès à légiférer pour ancrer ce programme dans la loi.

La Chambre des représentants, à majorité démocrate, a déjà passé un texte, mais les républicains, qui disposent d'une minorité de blocage au Congrès, s'opposent à des dispositions de la réforme, ce qui rend son adoption, en l'état, peu probable.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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