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Poussée "préoccupante" du coronavirus aux Etats-Unis

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Des New-Yorkais de retour dans les rues en ce 22 juin. La ville de New York a officiellement débuté la phase deux de son déconfinement, avec de nombreuses activités rouvertes après plus de 100 jours d’arrêt dus à la pandémie de coronavirus. EPA/PETER FOLEY
La pandémie de Covid-19 enregistre une poussée "préoccupante" aux Etats-Unis et progresse toujours en Amérique latine, pesant lourdement sur l'économie mondiale dont le Fonds monétaire international doit actualiser mercredi les perspectives de croissance.

"Les deux prochaines semaines seront critiques" pour répondre aux poussées "préoccupantes" de contamination, a mis en garde le Dr Anthony Fauci, immunologiste en chef de la Maison Blanche, se disant inquiet alors que plus de 32.000 cas avaient été diagnostiqués en 24 heures mardi.

Les Etats-Unis sont le pays le plus endeuillé par le Covid-19 avec 121.176 décès.

Record au Texas

L'Etat du Texas, qui a entamé son déconfinement dès début mai, a notamment enregistré 5.000 nouvelles infections - un record depuis le début de la pandémie - poussant son gouverneur républicain, Greg Abbott, à appeler ses concitoyens à rester chez eux.

Aux Caraïbes et en Amérique latine, actuel épicentre de l'épidémie, le bilan a dépassé mardi les 100.000 morts, dont plus de la moitié au Brésil.

Plus de 200 policiers péruviens sont morts et plus de 15.000 ont été contaminés en tentant de faire respecter le confinement dans ce pays qui figure parmi les plus touchés avec le Brésil, le Mexique et le Chili.

Au Brésil, où le dernier bilan fait état de 52.645 morts, des peuples indigènes ont fui dans la forêt pour échapper au coronavirus, d'autres ont bloqué l'accès de leurs villages.

Ces efforts n'ont pas été suffisants pour stopper la pandémie: 24 habitants de la réserve d'Umariaçu ont été contaminés et deux sont morts.

"Le virus tue des chefs, des anciens et des guérisseurs, (...) et la pandémie risque de causer des dommages irréversibles à nos communautés et notre culture", a mis en garde l'Association des peuples indigènes du Brésil (APIB) lundi sur les réseaux sociaux un message destiné à encourager les jeunes autochtones à rester chez eux.

Dans ce contexte inquiétant, la Colombie a décidé de prolonger le confinement jusqu'au 15 juillet.

Reconfinement

En Europe, l'Allemagne a reconfiné mardi plus de 600.000 personnes face à l'éruption d'un foyer de contamination dans le plus grand abattoir d'Europe, où plus de 1.550 personnes ont été contaminées. Une situation qui provoque des craintes de nouvelle vague de contamination tout comme en Italie où les autorités médicales s'inquiètent du relâchement de la population face au danger du virus.

La vente de masques - introuvables au début du confinement - y est désormais en chute, selon la Fédération des pharmaciens italiens, tandis que les plages sont bondées et que les apéritifs festifs rapprochés se multiplient dans le pays qui a enregistré 34.657 morts.

La prudence est de mise aussi en Espagne, où la Catalogne est revenue sur sa décision d'autoriser la réouverture des discothèques, n'autorisant à danser que les personnes se connaissant déjà, et seulement dans des restaurants ou des hôtels.

Alors que la tentation des Etats est grande de lever toujours plus les mesures de précaution prises pour endiguer la progression de la maladie afin de relancer leur activité économique, le FMI doit actualiser ses perspectives de croissance mondiale dans l'après-midi.

Depuis trois mois, les mauvaises nouvelles se multiplient entre faillites et plans de licenciement.

Cependant, l'Organisation mondiale du commerce (OMC) a souligné mardi que si la chute du commerce mondial a été "d'une ampleur inégalée" ces derniers mois, le tableau était moins sombre que craint grâce aux mesures de soutien adoptées par les gouvernements.

La bulle Bula

Le secteur du tourisme, particulièrement touché, multiplie les initiatives pour sortir de l'ornière, comme aux îles Fidji qui ambitionnent de créer une "bulle" avec l'Australie et la Nouvelle Zélande, au sein de laquelle les vacanciers pourraient voyager.

La "bulle Bula" -mot qui signifie "bonjour" en fidjien- offrirait une zone VIP dès la descente de l'avion aux touristes de ces deux pays qui seraient transportés dans une station balnéaire isolée. Elle "permettra aux Australiens et aux Néo-zélandais de profiter de ce que les Fidji offrent de mieux tout en restant à l'écart des autres voyageurs et de la population", a déclaré le Premier ministre fidjien Frank Bainimarama.

La pandémie a fait 477.117 décès dans le monde, un nombre qui a doublé en moins de deux mois, selon un bilan établi par l'AFP à partir de sources officielles mercredi à 06h25 GMT. Et plus de 9,2 millions de cas de contamination ont été enregistrés.

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Genève: la 2e dose de rappel est possible mais pas recommandée

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La deuxième dose de rappel contre le Covid-19 est disponible à Genève pour la somme de 60 francs (archives). (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

A la veille des vacances, les autorités sanitaires genevoises rappellent qu'une deuxième dose de rappel contre le Covid-19 est possible pour les personnes qui le souhaitent, par exemple pour des raisons de voyage. Cette injection, qui n'est pour l'instant pas recommandée à la population générale, coûte 60 francs.

En revanche, ce deuxième rappel est recommandé pour les personnes avec une immunodéficience sévère et est gratuit pour ces personnes, indique vendredi le département de la santé (DSPS) dans un communiqué. La deuxième dose de rappel n'est pas recommandée pour les personnes vulnérables, soit les personnes âgées.

Le DSPS relève que tous les indicateurs montrent une augmentation non négligeable des nouvelles infections de Covid-19 depuis une quinzaine de jours. Avec la levée de la plupart des obligations, chaque personne joue un rôle primordial dans l'application des bons réflexes, souligne le département. A noter qu'en cas de symptômes le test est possible et gratuit pour tout le monde.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Il faut encore une dose de rappel contre le Covid selon Engelberger

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Lukas Engelberger dit être prêt à recevoir une quatrième dose de vaccin contre le Covid-19 (archives). (© KEYSTONE/MICHAEL BUHOLZER)

Le président de la Conférence des directeurs cantonaux de la santé (CDS) Lukas Engelberger préconise une recommandation rapide pour une deuxième dose de rappel contre le Covid-19. Il rappelle que la protection contre le virus diminue avec le temps.

Il est important que la quatrième vaccination puisse être proposée très vite, ajoute le ministre bâlois de la santé dans un entretien diffusé vendredi par la Basler Zeitung. "Nous n'attendons à Bâle-Ville plus que la recommandation de la Confédération pour commencer le plus rapidement possible".

M. Engelberger, 47 ans, prévoit de se faire vacciner une quatrième fois contre le coronavirus. "Dès que cela sera recommandé pour mon groupe d'âge", lâche-t-il.

Il rappelle qu'il ne faut pas prendre le SARS-CoV-2 à la légère malgré une pandémie qui dure depuis plus de deux ans. "Le Covid-19 est une maladie contagieuse qui peut être très dangereuse pour certains patients. Les personnes à risque, en particulier, ne devraient pas se mettre inutilement en danger".

Le nombre de cas de Covid-19 a augmenté de manière significative ces dernières semaines en Suisse. La deuxième dose de rappel n'est jusqu'à présent ni officiellement autorisée par Swissmedic, l'autorité de contrôle des produits thérapeutiques, ni recommandée par la commission fédérale pour les vaccinations pour le grand public. Elle n'est donc pas gratuite. Elle coûte environ 60 francs.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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L'OMS s'attend à des "niveaux élevés" de Covid-19 cet été en Europe

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"Nous devons continuer à traquer le virus parce que ne pas le faire nous rend de plus en plus aveugles aux modes de transmission et à (son) évolution", a souligné le directeur de l'OMS Europe. (© KEYSTONE/AP/Lee Jin-man)

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a déclaré jeudi à l'AFP s'attendre à "des niveaux élevés" de Covid-19 cet été en Europe. Elle a appelé à surveiller le virus de près après un triplement des cas quotidiens depuis un mois.

"Comme les pays à travers l'Europe ont levé les mesures sociales qui étaient en place, le virus va circuler à des niveaux élevés au cours de l'été", a affirmé le directeur pour l'Europe de l'organisation de l'ONU, Hans Kluge.

"Le virus ne va pas disparaître juste parce que des pays arrêtent de le surveiller. Il continue à contaminer, il continue à changer et il tue toujours", a-t-il souligné dans une déclaration écrite à l'AFP.

Sous-variant Omicron BA.5

Tiré par le sous-variant Omicron BA.5, le nombre de cas dans la cinquantaine de pays de la zone de l'OMS Europe s'est rapproché cette semaine des 500'000 quotidiens, alors qu'il était autour de 150'000 par jour fin mai, selon les données publiques de l'organisation.

Après avoir avoisiné les 4000 à 5000 décès par jour pendant une bonne partie de l'hiver, le nombre de morts reste lui actuellement à un niveau bas d'environ 500, soit son niveau de l'été 2020.

La quasi totalité des pays européens affichent des cas en hausse, avec le Portugal, le Luxembourg, la France, la Grèce, Chypre, l'Allemagne et l'Autriche actuellement dans le peloton de tête de la plus forte incidence.

Les recommandations restent

"Nous espérons que les importants programmes de vaccination que la plupart des Etats membres ont mis en place, de même que les infections passées, signifieront que nous allons éviter les conséquences les plus graves que nous avons observées plus tôt dans la pandémie", a dit M. Kluge.

"Néanmoins, nos recommandations restent en place", a-t-il souligné. L'OMS appelle les Européens à continuer à s'isoler en cas de symptômes respiratoires, à vérifier que leur vaccination est à jour et à porter un masque dans les endroits fréquentés.

"Nous devons continuer à traquer le virus parce que ne pas le faire nous rend de plus en plus aveugles aux modes de transmission et à (son) évolution", a souligné le directeur de l'OMS Europe. M. Kluge a également appelé les Etats-membres à augmenter encore leur niveau de vaccination.

"Une haute immunité dans la population et les choix faits pour réduire le risque pour les personnes âgées seront les clés pour empêcher une mortalité supplémentaire cet été", a-t-il dit.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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L'objectif de vacciner 70% des populations partout pas atteint

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L'objectif qui avait été établi par l'Organisation mondiale de la santé (OMS) pour vacciner 70% des populations de chaque pays n'a pas atteint (archives). (© Keystone/MARTIAL TREZZINI)

L'objectif de vacciner 70% de la population de chaque pays contre le coronavirus d'ici juillet est loin d'être atteint. L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a déploré mercredi à Genève que seuls 58 pays aient franchi cette part.

"Certains ont dit qu'il n'est pas possible pour les pays pauvres de le faire", a affirmé devant la presse le directeur général Tedros Adhanom Ghebreyesus. Mais plusieurs gouvernements ont eux réussi, a-t-il également insisté. Problème, la moyenne dans les pays à bas revenus n'atteint que 13%.

M. Tedros s'est réjoui que trois quarts du personnel de santé et des personnes âgées aient été immunisés. Des millions de personnes seraient décédées sans cette vaccination, a-t-il affirmé. Depuis un an et demi, 12 milliards de doses ont été distribuées dans les différents pays.

Pour autant, des centaines de millions de personnes, dont des dizaines de millions de travailleurs de santé et personnes âgées d'Etats moins aisés, n'ont pas toujours eu accès aux doses requises.

De leur côté, plusieurs entreprises pharmaceutiques oeuvrent pour trouver celui qui permettra de s'adapter à tous les variants. "Il est encore tôt", a ajouté la cheffe scientifique de l'OMS Soumya Swaminathan qui affirme également que des avancées importantes devraient être obtenues d'ici quelques années.

Et le directeur général appelle à vacciner toutes les personnes vulnérables, quel que soit le pays. Si les Etats riches peuvent se permettre d'immuniser des bébés dès six mois ou de donner une dose supplémentaire aux personnes âgées, tous doivent pouvoir le faire, a-t-il aussi affirmé.

D'autant plus que le nombre de nouveaux cas s'est étendu de 20% la semaine dernière et celui des nouvelles infections a augmenté dans la moitié des régions de l'organisation. La pandémie accélère dans plus de 100 pays.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Des experts en faveur d'un rappel de vaccin spécifique à Omicron

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Omicron et ses sous-variants ont dominé les contaminations au cours de l'année 2022, à tel point qu'ils représentent désormais la grande majorité des infections du monde entier (archives). (© KEYSTONE/AP CDC/HANNAH A. BULLOCK, AZAIBI TAMIN)

Un comité d'experts américains s'est prononcé mardi en faveur d'un rappel de vaccin visant spécifiquement le variant Omicron du SARS-CoV-2. Cette décision laisse augurer un besoin d'injections annuelles contre le Covid-19, à l'instar de la grippe.

Les scientifiques, conviés par l'agence américaine du médicament, la FDA, ont approuvé la mesure par 19 voix contre 2 au terme d'une journée passée à examiner les données disponibles, dont des projections concernant les futures vagues et des résultats préliminaires fournis par les fabricants de vaccins.

Un scientifique de la FDA a résumé la complexité de la situation: anticiper l'évolution d'un virus qui a souvent défié les prédictions et mute encore plus vite que la grippe. "Nous travaillons aujourd'hui dans un domaine très compliqué, car aucun d'entre nous ne dispose d'une boule de cristal", a-t-il dit.

Large protection visée

Membre du comité, le professeur de médecine Michael Nelson de l'université de Virginie a indiqué avoir voté en faveur de la mesure, car il craignait que l'efficacité déclinante des vaccins ne se traduise par des cas graves pour les personnes à risque. "Il faut que nous passions à l'action sans tarder."

Pfizer et Moderna, qui ont récemment annoncé que leurs vaccins développés spécifiquement contre le variant Omicron présentaient des résultats prometteurs, se sont adressés au comité d'experts mardi, ainsi que Novavax.

La plupart des scientifiques ont semblé vouloir privilégier un vaccin qui ciblerait à la fois la première souche du virus, pour obtenir une large protection, et les derniers sous-variants d'Omicron BA.4 et BA.5. Pfizer et Moderna ont indiqué être en mesure de passer à la production de tels vaccins dans les trois mois.

Contrairement aux variants Alpha et Delta, qui avaient fini par fléchir, Omicron et ses sous-variants ont dominé les contaminations au cours de l'année 2022, à tel point qu'ils représentent désormais la grande majorité des infections du monde entier, a indiqué au comité Jerry Weir, de la FDA.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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