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Les divisions qui "paralysent" le monde en lumière

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Ce mardi s'ouvre à New York le sommet de l'ONU. (© KEYSTONE/AP/JENNIFER PELTZ)

Le secrétaire général de l'ONU a mis en garde mardi à l'ouverture de l'Assemblée générale annuelle contre un "hiver de grogne qui se profile à l'horizon", dans un monde "paralysé" par les divisions malgré les crises qui s'amoncellent, de l'Ukraine au réchauffement.

"La crise du pouvoir d'achat se déchaîne, la confiance s'effrite, les inégalités explosent, notre planète brûle", et malgré tout, "nous sommes bloqués par un dysfonctionnement mondial colossal", a déploré Antonio Guterres en ouvrant cette semaine de haut niveau de l'Assemblée générale des Nations unies.

"Ces crises menacent l'avenir même de l'humanité et le destin de la planète", a-t-il estimé. "Ne nous berçons pas d'illusion (...) Un hiver de grogne mondiale se profile à l'horizon".

Après le secrétaire général, pendant plusieurs jours, des dizaines de chefs d'Etat et de gouvernement du monde entier vont prendre la parole lors de cette grand-messe diplomatique annuelle qui reprend en personne après deux années perturbées par le Covid-19.

Parmi les dangers qui menacent le monde évoqués par le secrétaire général, l'invasion de l'Ukraine par la Russie, qui sera au coeur de cette semaine diplomatique de haut niveau. Avec notamment une intervention mercredi du président ukrainien Volodymyr Zelensky - par vidéo grâce à une autorisation spéciale votée la semaine dernière par les Etats membres- et un Conseil de sécurité jeudi au niveau des ministres des Affaires étrangères.

"Fracturation" Nord-Sud

Dernier développement dans ce conflit, les autorités installées par Moscou dans quatre régions d'Ukraine ont annoncé mardi la tenue dans l'urgence du 23 et 27 septembre de "référendums" d'annexion par la Russie.

Des "référendums fictifs" qui ne sont pas acceptables, a dénoncé le chancelier allemand Olaf Scholz en marge de l'Assemblée générale.

"Nous continuerons d'intensifier nos efforts pour mettre fin à la guerre (...) sur la base de l'intégrité territoriale et de l'indépendance de l'Ukraine", a de son côté déclaré à la tribune le président turc Recep Tayyip Erdogan, appelant à une sortie "digne" de ce conflit pour toutes les parties.

Alors que les pays du Sud s'agacent de plus en plus que les Occidentaux focalisent leur attention sur l'Ukraine, Américains et Européens organisent mardi une réunion ministérielle sur la sécurité alimentaire, conséquence de cette guerre dont souffre toute la planète.

Le président français Emmanuel Macron a pour sa part accusé la Russie d'avoir provoqué un "retour des impérialismes" en ayant envahi l'Ukraine fin février.

"Ce à quoi nous assistons depuis le 24 février dernier est un retour à l'âge des impérialismes et des colonies. La France le refuse et recherchera obstinément la paix", a martelé le président français.

Les tensions provoquées par la guerre en Ukraine font écho au ressentiment Nord-Sud dans la lutte contre le changement climatique.

Les pays pauvres, en première ligne des impacts dévastateurs d'un réchauffement dont ils ne sont pas responsables, se battent notamment pour que les pays riches tiennent enfin leurs promesses d'aide financière.

Une "guerre suicidaire"

"Il est grand temps de dépasser ces discussions sans fin", a lancé Antonio Guterres.

S'en prenant aux grandes entreprises productrices d'énergies fossiles qui "se régalent" de profits gonflés par la guerre en Ukraine, il a d'ailleurs appelé les pays riches à taxer ces profits pour les "rediriger" en partie vers les pays subissant des "pertes et dommages" en raison des impacts dévastateurs du changement climatique et vers les populations subissant l'inflation.

A deux mois de la conférence sur le climat de l'ONU COP27 en Egypte, "l'action climatique est passée au second plan" des autres crises, a-t-il également dénoncé, appelant à mettre fin à "notre guerre suicidaire contre la nature".

La Suisse et le Conseil de sécurité

De son côté le président de la Confédération a présenté au plénum ce que la Suisse voulait apporter en proposant sa candidature au Conseil de sécurité. "La Suisse a montré qu’elle était prête à prendre des responsabilités pour la sauvegarde de la paix et de la sécurité dans le monde", a déclaré Ignazio Cassis. Elle veut renforcer l'efficacité du Conseil de sécurité.

"Nous nous engageons depuis longtemps en faveur d'une plus grande efficacité du Conseil de sécurité, d'une plus grande transparence de son travail et de l'implication de tous les acteurs concernés, a expliqué le président de la Confédération. La Suisse veut aussi promouvoir une paix durable, en mettant à disposition son expérience de longue date en matière de promotion de la paix et de prévention des conflits notamment.

Biden reporte

En raison des funérailles de la reine Elizabeth II lundi, le déroulé de la semaine a été perturbé. Le président américain Joe Biden a ainsi décalé son discours à mercredi, alors que les Etats-Unis, pays hôte du siège des Nations unies, s'expriment traditionnellement dans les premiers.

Autre sujet de préoccupation de la communauté internationale, le programme nucléaire de l'Iran, dont le président Ebrahim Raïssi est également à New York pour sa première Assemblée générale.

Il a notamment rencontré longuement mardi Emmanuel Macron qui l'a encouragé ces derniers mois lors d'entretiens téléphoniques à accepter les conditions proposées par les Européens pour redonner vie à l'accord nucléaire de 2015 censé empêcher Téhéran de se doter de la bombe atomique en échange de la levée de sanctions asphyxiant son économie.

Cette semaine de haut niveau compte en revanche quelques absents de marque, en particulier les présidents russe Vladimir Poutine et chinois Xi Jinping.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Le redécoupage électoral voulu par Trump freiné dans deux Etats

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La volonté de redécoupage électoral de Donald Trump s'est heurtée aux réticences de plusieurs Etats où les responsables républicains locaux ont refusé de s'engager dans des tactiques partisanes. (© KEYSTONE/EPA/AARON SCHWARTZ / POOL)

Les efforts du président américain Donald Trump pour modifier le découpage électoral en faveur des républicains avant les élections législatives de mi-mandat en novembre ont connu un accroc mardi dans deux Etats du sud du pays, la Caroline du Sud et l'Alabama.

En faisant pression en 2025 sur le Texas pour qu'il redessine sa carte électorale en faveur des républicains, Donald Trump a déclenché une vague de redécoupages électoraux à travers le pays, y compris dans des Etats dirigés par des démocrates décidés à répondre coup pour coup, comme la Virginie ou la Californie.

En Caroline du Sud, un groupe de sénateurs républicains s'est rallié aux démocrates pour faire échouer un redécoupage de dernière minute qui leur aurait permis de prendre le contrôle du dernier des sept sièges de l'Etat à la chambre des représentants qui leur échappe encore.

Ce projet visait la circonscription de James Clyburn, un élu noir très influent, seul parlementaire du parti démocrate de cet Etat. Mais le Sénat l'a rejeté après le début mardi du vote anticipé pour les primaires prévues en juin en Caroline du Sud.

"Ni ma conscience ni mon bon sens ne me permettent d'interrompre une élection qui a déjà commencé", a déclaré le sénateur républicain Richard Cash dans un communiqué publié par les médias américains.

Electeurs noirs discriminés

Quelques heures auparavant, la justice a empêché l'Alabama d'utiliser une nouvelle carte électorale dessinée par les républicains, arguant que ce redécoupage discriminait de façon intentionnelle les électeurs noirs. Une minorité, importante dans cet Etat du Sud (environ 26% de la population), qui vote traditionnellement davantage pour les démocrates que les républicains.

Selon la justice, cette carte répartissait ces électeurs dans différentes circonscriptions "afin de diluer leurs voix, au moins en partie parce qu'ils sont noirs". Les responsables républicains de l'Etat ont annoncé faire appel de cette décision.

En revanche, en Floride (sud-est), la justice a rejeté une demande de suspension de la nouvelle carte présentée par le gouverneur républicain Ron DeSantis, qui permettrait à son parti d'obtenir quatre sièges supplémentaires dans cet Etat.

Ce redécoupage fait l'objet d'une contestation en justice, qui pourrait en dernière instance être tranchée par la cour suprême de Floride.

Ces derniers mois, la volonté de redécoupage électoral de Donald Trump s'est heurtée aux réticences de plusieurs Etats où les responsables républicains locaux ont refusé de s'engager dans des tactiques partisanes.

Ces refus ont provoqué sa colère et des représailles. En Indiana, le président américain a ainsi réussi à faire perdre lors des primaires la plupart des élus locaux républicains qui avaient rejeté ses exigences.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Entrée en lice maîtrisée pour Sinner à Roland-Garros

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Jannik Sinner n'a pas connu de problème pour son entrée en lice à Paris. (© KEYSTONE/EPA/MOHAMMED BADRA)

Jannik Sinner a parfaitement lancé sa quête du seul titre en Grand Chelem qui manque à son palmarès. Il a dominé mardi 6-1 6-3 6-4 le Français Clément Tabur (ATP 171) au 1er tour de Roland-Garros.

Ultrafavori en l'absence du double tenant du titre Carlos Alcaraz, l'Italien de 24 ans, no 1 mondial, enchaîne une 30e victoire consécutive après ses titres à Indian Wells, Miami, Monte-Carlo, Madrid et Rome cette année.

Mardi soir, il n'a pas laissé respiré Tabur, 26 ans et invité par les organisateurs, avec huit aces, 40 coups gagnants et cinq balles de break converties.

Le Français a été chaudement applaudi par le public du court Philippe-Chatrier à chaque fois qu'il a réussi à prendre un point à l'Italien. Sinner affrontera au deuxième tour l'Argentin Juan Manuel Cerundolo (56e).

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Erin Brockovich lance un observatoire des centres de données

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Les centres de données connaissent un boom avec le développement de l'intelligence artificielle (IA) générative (image d'illustration). (© KEYSTONE/AP/Jenny Kane)

L'activiste américaine Erin Brockovich, rendue célèbre par le film éponyme, a lancé un observatoire citoyen des centres de données. Le site informe sur les projets en cours et les initiatives pour les encadrer.

Cette assistante juridique (sans formation universitaire en droit) s'est faite connaître en contribuant à mettre à jour un scandale de contamination de l'eau à Hinkley (Californie) par l'énergéticien Pacific Gas and Electric Company (PG&E), au début des années 1990.

L'affaire a donné lieu à une action de groupe, soldée par un accord amiable qui prévoyait le versement par PG&E de 333 millions de dollars aux plaignants.

Le réalisateur Steven Soderbergh a adapté son histoire au cinéma dans le film "Erin Brockovich" (2000), qui a valu à l'actrice Julia Roberts, incarnant le personnage principal, l'Oscar du meilleur premier rôle féminin en 2001.

Par la suite, Erin Brockovich a travaillé sur d'autres actions en justice liées aux conséquences de rejets polluants par des entreprises.

Aujourd'hui âgée de 65 ans, elle souhaite se pencher sur les centres de données, ces bâtiments qui abritent puces et serveurs mobilisables à distance (cloud).

Déjà très demandés avec l'avènement d'internet et aussi de l'informatique à distance, ces centres connaissent une nouvelle phase d'accélération consécutive au développement de l'intelligence artificielle (IA) générative.

Carte actualisée en temps réel

Dans de nombreuses villes et régions des Etats-Unis, collectivités et élus se mobilisent pour encadrer, limiter ou bloquer l'implantation de centres de données. Ils s'inquiètent notamment des effets sur les prix de l'électricité, de l'utilisation d'énergies fossiles, de la consommation d'eau, du bruit, des déchets produits mais aussi de l'opportunité de pousser l'IA en avant sans savoir quel sera son impact sur l'emploi.

"Je vous observe, vous les collectivités qui se rassemblent et donnent de la voix" sur ce sujet, écrit Erin Brockovich sur son nouveau site dédié, brockovichdatacenter.com.

La plateforme propose une carte actualisée en temps réel qui comprend des sites proposés ou en construction pour des centres de données aux Etats-Unis. Elle s'appuie sur des signalements de particuliers mais aussi sur des articles de presse et invite les internautes à contribuer à cette base de données.

En l'état, la carte ne répertorie que quelques dizaines de projets alors que plusieurs estimations font état de centaines de centres en préparation ou en construction. Le site contient aussi des articles sur des actions citoyennes pour contrôler le développement de l'IA.

La plateforme ne se dit pas favorable à un moratoire ou une interdiction mais soucieuse de souligner "le besoin de pratiques durables, sûres et efficaces pour les centres de données IA".

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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La Grisonne Simona Waltert éliminée au 1er tour de Roland-Garros

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Simona Waltert a manqué plusieurs balles de set qui auraient pu tout changer. (© KEYSTONE/EPA/MOHAMMED BADRA)

Il n'y aura pas cinq Suissesses au 2e tour de Roland-Garros. Simona Waltert (WTA 91) s'est inclinée mardi dès son entrée en lice devant la Tchèque Katerina Siniakova (36), 6-4 7-6 (7/4).

La Grisonne de 25 ans avait l'occasion de rejoindre ses compatriotes Belinda Bencic, Jil Teichmann, Viktorija Golubic et Susan Bandecchi au 2e tour du Grand Chelem parisien, mais elle est tombée sur trop forte. Face à elle se dressait en effet une joueuse classée no 1 mondiale en double.

Waltert peut toutefois regretter les six (!) balles de deuxième set qu'elle n'a pas su convertir sur le service de Siniakova. La Tchèque a remporté un jeu de plus de dix minutes pour égaliser à 5-5 avant de faire la différence dans le tie-break.

La Suissesse est aussi mal entrée dans le match, perdant son service dès le troisième jeu de la partie. Son égalisation à 3-3 n'aura pas suffi, puisqu'elle a égaré le premier set après un nouveau break, blanc cette fois, concédé au pire des moments, à 4-4.

Mardi, trois des quatre Suissesses encore en lice joueront leur 2e tour: Bencic (11) défiera l'Américaine Caty McNally (46), Golubic (82) affrontera aussi une Américaine, Alycia Parks (79), et Teichmann (170) se mesurera à la Polonaise Magdalena Frech (46).

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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