Économie
Retraites en France: le débat dans l'arène de l'Assemblée
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Un hémicycle archicomble et deux motions des oppositions: le débat sur la réforme des retraites est lancé lundi à l'Assemblée nationale pour deux semaines à haut risque, sous la pression des syndicats qui organisent deux nouvelles journées de mobilisation.
Un texte "d'équité et de progrès", "la réforme ou la faillite": le gouvernement a tenté de défendre lundi son projet très controversé des retraites, en ouverture des débats à l'Assemblée nationale dans une ambiance très chahutée.
Série de rappels au règlement et suspension de séance ont retardé les discours des ministres dans un hémicycle surchauffé où les oppositions ont ferraillé sur des demandes de référendum sur le projet gouvernemental, qui prévoit un recul de l'âge de la retraite de 62 à 64 ans.
"Bien réparti"
C'est "une réforme d'équité et de progrès qui répartit l'effort de manière juste", a affirmé le ministre du Travail Olivier Dussopt, prêt à "aller plus loin" pour améliorer l'emploi des seniors ou les pensions des femmes.
L'ancien socialiste a été chahuté par la gauche, qui l'a traité de "vendu". "Vous faites du favoritisme pour les riches", l'a tancé l'insoumis François Ruffin, en référence aux soupçons de favoritisme visant le ministre dans l'attribution d'un marché public lorsqu'il était maire en Ardèche.
A sa suite, le ministre des Comptes publics Gabriel Attal est monté au créneau contre les opposants au projet, les appelant à choisir entre "intérêt général" et "intérêt électoral". "C'est la réforme ou la faillite" du système de retraites, a-t-il affirmé, renvoyant dos à dos la Nupes et son "canon fiscal", et le RN, "camp du mensonge et des privilèges".
Les députés doivent se prononcer en fin de journée sur une motion de rejet de l'ensemble du projet de loi portée par les insoumis. Leur patronne Mathilde Panot a fustigé une réforme qui "aggrave le chaos" dans la société.
Puis une motion référendaire du groupe RN sera mise au vote.
Dès le début de la séance, d'autres parlementaires d'opposition ont réclamé à leur tour que leur propre demande de référendum, déposée in extremis, soit aussi soumise. Charles de Courson, du groupe indépendant Liot, à l'initiative avec des représentants de six groupes politiques, a dénoncé "un déni de démocratie", rejoint par des chefs de file de la Nupes.
Suspense
La présidente de l'Assemblée Yaël Braun-Pivet n'a pas donné suite. Les oppositions ont alors bruyamment protesté, provoquant une brève interruption de séance.
"Est-ce que vous croyez que nous allons passer 15 jours comme ça dans l'hémicycle?", a demandé aux oppositions Mme Braun-Pivet. "On n'est pas dans un amphi, pas dans une manif."
Les deux semaines prévues d'examen s'annoncent à haut risque sur cette réforme phare du second quinquennat d'Emmanuel Macron, qui ne dispose que d'une majorité relative à l'Assemblée.
A l'approche de deux journées d'action, mardi et samedi à l'appel de l'intersyndicale, la cheffe du gouvernement Élisabeth Borne a reconnu encore dimanche que le recul de l'âge légal représentait "un effort collectif".
Concession
Dans une concession de dernière minute, elle a annoncé que les personnes ayant commencé à travailler entre 20 et 21 ans pourront partir à la retraite à 63 ans, une extension du dispositif carrières longues.
Ce geste sera-t-il suffisant pour obtenir les voix, cruciales, de la droite ? Non, pour Aurélien Pradié notamment, qui pointe une "tromperie" et demande d'aller plus loin pour ceux ayant commencé à cotiser tôt.
"Les enchères commencent à montrer les contradictions des LR", observe une source gouvernementale.
Pour sa part, la patronne des députés RN Marine Le Pen raille une "négociation de marchands de tapis" entre le gouvernement et la droite.
Côté syndicats, l'effort de Mme Borne n'a pas convaincu: une "rustine" qui "n'est pas la réponse" attendue "à la mobilisation massive constatée", dénonce Laurent Berger, patron de la CFDT.
Mobilisation massive
Les journées de mobilisation des 19 et 31 janvier ont déjà réuni chaque fois plus d'un million de manifestants selon la police, plus de deux millions selon les organisateurs.
"On compte sur le fait qu'il y ait des mobilisations pour que les élus de la République prennent en compte l'avis des citoyens", a déclaré le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez.
Alors que les vacances scolaires ont commencé pour la zone A, le trafic sera fortement perturbé mardi à la SNCF et la RATP.
Pour la quatrième journée de mobilisation samedi, début des congés de la zone B, les syndicats de la SNCF ont décidé de ne pas appeler à la grève pour ne pas pénaliser les voyageurs.
Quelque 20'000 amendements ont été déposés par les députés sur le projet de loi, dont 13'000 par LFI.
Si l'Assemblée ne vient pas à bout des amendements d'ici le 17 février minuit, le texte passera au Sénat, du fait du choix de l'exécutif de recourir à un budget rectificatif de la Sécurité sociale.
Ce temps contraint est vivement critiqué par les oppositions, qui comptent néanmoins parvenir à discuter de l'article 7 consacré au report de l'âge de la retraite.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
Économie
Inauguration du siège rénové de la Vaudoise Assurances
La Vaudoise Assurances a inauguré mardi la version rénovée de son siège à Lausanne, le Cèdre. Les travaux, démarrés en 2024 et qui ont coûté 28 millions de francs, ont permis de mettre au goût du jour ce bâtiment emblématique, construit en 1956 par l'architecte Jean Tschumi et classé d'intérêt national.
Le Cèdre, dont les dernières rénovations dataient des années 1990, "ne répondait plus aux exigences contemporaines d'un siège administratif, tant sur le plan des aménagements intérieurs que des installations techniques et du confort thermique", explique la Vaudoise Assurances, qui emploie environ 500 personnes sur le site.
Une intervention "en profondeur" a été nécessaire avec un double objectif: "préserver et valoriser le patrimoine architectural du Cèdre tout en l'adaptant aux usages actuels et aux nouveaux modes de travail."
Le projet de rénovation a été conçu par le bureau lausannois Itten+Brechbühl SA (IB), vainqueur du concours d'architecture en 2020. Parmi les principales nouveautés, les murs intérieurs côté sud ont été supprimés ou remplacés par des parois vitrées dans la majorité des étages, "afin de renforcer la transparence, la lumière naturelle et les vues sur le paysage."
Un travail particulier a aussi été mené sur les couleurs et le mobilier. Certains meubles ont ainsi été reproduits "au plus près" des originaux imaginés par Jean Tschumi, "tout en étant adaptés aux normes contemporaines de confort et de durabilité." Ces rééditions font d'ailleurs l'objet actuellement d'une exposition dédiée au mudac.
Au final, cette rénovation permet de rester "fidèle à la vision de Jean Tschumi", affirme la Vaudoise. Et de relever que le bâtiment rénové "incarne une relation vivante entre patrimoine, architecture, art et usages contemporains."
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Économie
Une étude décortique la "formule magique" du canton de Vaud
L'évolution de l'économie vaudoise depuis 1990 met en évidence un modèle de croissance robuste, fondé sur l'innovation, la diversification et l'ouverture internationale. C'est ce qui ressort d'une étude de BAK Economics présentée mardi par la ministre de l'économie Isabelle Moret.
L'enquête met en évidence "une trajectoire de croissance soutenue, reposant sur des bases structurelles solides". Le canton affiche un niveau d'attractivité élevé, avec un indice de compétitivité de 107,2, supérieur aux moyennes suisse (105,2) et romande (104,0). Il confirme ainsi sa capacité à attirer des activités à forte valeur ajoutée et à s'inscrire dans les chaînes de valeur internationales, résume l'étude, selon un communiqué du Canton.
BAK Economics identifie aussi "un modèle économique singulier", fondé sur l'articulation étroite entre sciences de la vie, numérique et industrie de précision. Cette "diversification connexe" favorise les transferts de connaissances entre secteurs et renforce la résilience de l'économie. Ce type de concentration reste rare en Europe, selon l'étude.
Le canton se distingue également par "l'intensité de son tissu d'innovation, étant à l'origine d'un brevet suisse sur quatre incluant une composante numérique". Fort de cette expertise, il se positionne sur plusieurs domaines technologiques d'avenir, notamment la medtech digitale, les biosenseurs et la découverte de médicaments.
L'étude souligne par ailleurs un enjeu clé: le canton doit encore renforcer la conversion de son potentiel scientifique en innovations concrètes pour l'ensemble du tissu économique, en particulier pour les PME. Ce constat met en évidence un levier d'amélioration prometteur pour renforcer la compétitivité, est-il souligné.
L'année 2025 fait écho à l'étude
Dans le cadre de cette présentation, le Service de la promotion de l'économie et de l’innovation (SPEI) en a profité pour faire un bilan de l'année 2025. Il a annoncé des niveaux records en matière d'attractivité, d'innovation et de tourisme.
Le travail d'Innovaud s'est concrétisé avec l'implantation d'un nombre record de 41 entreprises étrangères supplémentaires dans le canton, indique le SPEI. En provenance de 17 pays, elles devraient générer près de 500 emplois d'ici cinq ans. Leur profil sectoriel - technologies de l'information, sciences de la vie et microtechnique - est cohérent avec les domaines identifiés comme porteurs par l'étude de BAK Economics.
Le SPEI a aussi soutenu au total 229 entreprises en 2025, mobilisant 6,1 millions de francs d'aides à cet effet.
L'innovation se traduit aussi par un nouveau record pour l'emploi, relève encore le Canton. Les huit parcs d'innovation et technopôles totalisent désormais 9585 emplois. Dans ces derniers, les emplois du secteur des sciences de la vie ont progressé de +7,9% par rapport à 2024, et de +49% depuis 2021.
Le secteur du tourisme n'est pas en reste. Toutes les régions sont en croissance, "confirmant l'attractivité globale du territoire". Avec 3,1 millions de nuitées en 2025, le canton franchit un seuil record.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Économie
Le patrimoine des ménages suisses s'est accru en 2025
Les ménages suisses ont vu leur patrimoine financier et immobilier s'accroître l'an passé. La hausse des prix de l'immobilier a notamment encouragé l'enrichissement des foyers helvétiques depuis 25 ans.
En 2025, les actifs financiers des ménages ont progressé de 3,8% à 3278 milliards de francs, indique mardi la Banque nationale suisse (BNS). "Cette hausse découle en grande partie des opérations: les ménages ont accru leurs droits liés à la prévoyance vieillesse professionnelle, acquis des parts de placements collectifs de capitaux et augmenté leurs dépôts".
Au sein de ces derniers, des transferts ont été effectués des dépôts à terme vers les dépôts à vue en raison de la baisse des taux d'intérêt, précise la gardienne du franc dans le communiqué. En outre, les ménages ont globalement bénéficié en 2025 de gains en capital résultant de la hausse des cours boursiers.
A la fin de l'année dernière, la valeur de marché du patrimoine immobilier des ménages a gonflé de 5% à 2924 milliards, soit près de la moitié de leur patrimoine total. Sans surprise, elle a été tirée par "la hausse des prix immobiliers". Les passifs des ménages ont quant à eux augmenté de plus de 3% à 1070 milliards. L'essentiel est constitué par les prêts hypothécaires (983 milliards) qui ont aussi augmenté de plus de 3%.
La valeur nette des ménages, qui correspond à la somme des actifs financiers et du patrimoine immobilier diminuée des passifs, s'est accrue de 4,6% à 5132 milliards.
La BNS souligne que ce critère "a plus que doublé au cours des 25 dernières années", porté par le patrimoine immobilier, qui a progressé plus fortement que les engagements résultant des prêts hypothécaires.
Sur un quart de siècle, la valeur de marché du patrimoine immobilier des ménages a triplé quand parallèlement, les engagements, essentiellement des prêts hypothécaires, ont plus que doublé. Les actifs financiers ont, eux aussi, plus que doublé, principalement en raison des opérations.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp
Économie
Banque: légère hausse du bénéfice pour Barclays au 1er trimestre
La banque britannique Barclays a vu son bénéfice net légèrement progresser de 3,6% à 1,9 milliard de livres (2 milliards de francs) au premier trimestre 2026, affichant sa résilience face au conflit au Moyen-Orient, mais peine à convaincre le marché.
Peu après l'annonce de ces résultats mardi matin, le titre lâchait près de 3% à la Bourse de Londres.
Ces récents résultats "n'ont pas atteint le niveau de performance de ses principaux concurrents américains", souligne Matt Brizman, analyste chez Hargreaves Lansdown, pour expliquer la prudence des investisseurs.
La croissance de 6% du chiffre d'affaires, à 8,163 milliards de livres, ainsi que celle du bénéfice avant impôt ont pourtant "largement dépassé les estimations", souligne Richard Hunter, d'Interactive Investors.
Le secteur bancaire "a été pénalisé cette année par les effets anticipés du conflit actuel entre les États-Unis et l'Iran, mais pour le moment, la solidité et la diversification de l'offre de Barclays constituent un rempart efficace", ajoute-t-il.
Cette amélioration est notamment portée par les activités de sa banque d'investissement, qui a cependant accusé une dépréciation de 200 millions de livres au titre d'une charge exceptionnelle.
"Si, comme on le soupçonne, cette perte est liée à l'exposition du groupe au récent naufrage de Market Financial Solutions (MFS), ses implications plus larges seront analysées", met en garde M. Hunter.
Ce prêteur immobilier britannique a été placé sous administration judiciaire en février dernier, suite à des allégations d'irrégularités financières.
Barclays a également prévenu d'une nouvelle charge, de 100 millions de livres, liée aux indemnisations attendues dans une affaire de ventes abusives de crédits automobiles qui touche de nombreux établissements britanniques.
La banque, dont le bénéfice net avait progressé de 16% à 6,2 milliards de livres (7,1 milliards d'euros) en 2025, a également annoncé un rachat d'actions de 500 millions de livres.
"L'étendue et la qualité de nos activités nous permettent de rester confiants dans la réalisation de tous nos objectifs financiers, quelles que soient les conditions du marché", a assuré le directeur général de Barclays, C. S. Venkatakrishnan.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp
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