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International

Retraites: les syndicats prêts à "mettre la France à l'arrêt"

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Des dirigeants syndicaux, dont le secrétaire général de la CGT Philippe Martinez (centre), tiennent une banderole à Paris samedi lors d'une nouvelle manifestation contre le projet de repousser l'âge de la retraite en France. (© KEYSTONE/AP/Lewis Joly)

Les syndicats espèrent mobiliser très fortement samedi, à l'occasion de la quatrième journée d'action contre la réforme des retraites. Ils espèrent se faire entendre de l'exécutif, faute de quoi ils se disent prêts à "mettre la France à l'arrêt" le 7 mars.

Une fois de plus, les leaders des huit principaux syndicats se sont affiché unis, en tête du cortège parisien qui s'est élancé peu après 13h00, de la place de la République vers celle de la Nation, toujours derrière la même banderole: "Réforme des retraites: travailler plus longtemps, c'est non!".

Un peu plus tôt lors d'une conférence de presse, ils se sont dits prêts "à durcir le mouvement" et à "mettre le pays à l'arrêt le 7 mars" si le gouvernement et le Parlement "restent sourds" aux mobilisations.

Le numéro un de la CFDT, Laurent Berger, a de nouveau pointé du doigt une "forme de folie démocratique du gouvernement à ignorer ce qui se passe", tandis que son homologue de la CGT Philippe Martinez a souligné que "la balle (était) dans le camp" de l'exécutif.

Les syndicats, qui ont confirmé leur appel à un cinquième acte le 16 février, misent sur une forte mobilisation samedi, M. Martinez notant "déjà beaucoup de monde" dans la rue.

Pour cette première mobilisation un samedi, les défilés matinaux ont rassemblé au moins 6000 personnes à Nancy, 5600 à Nice et 2000 à Mende, selon les autorités.

A Clermont-Ferrand, où ils étaient aussi des milliers, Christophe Meunier, 58 ans, chauffeur, a expliqué ne pas pouvoir venir en semaine: "L'entreprise a besoin de moi. Je suis venu parce que il y en a ras le bol, c'est toujours les mêmes qui paient".

A Toulouse, la CGT a revendiqué un nombre record de "plus de 100'000 manifestants". Parmi eux, Benjamin Grau, agriculteur de 41 ans, a dit souhaiter "qu'aujourd'hui il y ait encore plus de monde dans la rue et que le gouvernement réfléchisse un peu à deux fois avant de passer en force".

"Dépasser le million de manifestants, ça serait un beau succès", a estimé M. Berger. De source policière, on s'attend à une participation comprise entre 600'000 et 800'000 personnes, dont 90'000 à 120'000 à Paris. Pour encadrer ces foules, 10'000 policiers et gendarmes sont mobilisés, dont 4500 dans la capitale.

Les trois premières journées d'action ont réuni entre 757'000 et 1,27 million de personnes selon les autorités (entre près de deux millions et plus de 2,5 millions selon l'intersyndicale), sans infléchir l'exécutif, qui tient bon sur la mesure-phare de la réforme, le recul de l'âge légal de départ à 64 ans.

Depuis Bruxelles, où il participait à un sommet européen, le président de la République Emmanuel Macron a semblé regarder ailleurs jeudi: "Je souhaite d'abord que le travail puisse se poursuivre au Parlement", car "c'est ainsi que la démocratie doit fonctionner", a-t-il dit, avant d'inviter les syndicats à organiser la contestation "dans le calme" et sans "bloquer la vie du reste du pays".

"Injustice envers les femmes"

Les syndicats soulignent au contraire le risque d'une radicalisation de la base, et aussi d'une forme de "désespérance sociale" qui se traduise par un vote d'extrême droite dans les urnes.

Inquiétude partagée par le président LR de la région Hauts-de-France, Xavier Bertrand, qui a redouté sur France Inter "un divorce encore plus prononcé, à l'issue de cette réforme, entre les Français et ceux qui nous gouvernent".

A gauche, la députée LFI Raquel Garrido s'est raccrochée sur RMC à l'espoir suscité par une "mobilisation historique". Une heureuse "surprise" pour le patron du parti socialiste, Olivier Faure, présent dans la manifestation parisienne où il a souhaité "que chaque article soit décrypté" lors de l'examen du texte à l'Assemblée.

Mais l'article 7, qui porte la mesure d'âge, pourra-t-il faire l'objet d'un vote, comme l'ont réclamé les syndicats samedi ? Rien n'est moins sûr, alors que les députés de la Nupes ont déposé des milliers d'amendements, débattus dans une ambiance tumultueuse.

Outre la journée du 16 février - où les leaders de l'intersyndicale ont prévu de manifester ensemble à Albi - et le point d'orgue du 7 mars, alors que le texte sera arrivé au Sénat, les syndicats préparent aussi des actions pour le 8 mars, journée internationale des droits des femmes, "pour mettre en évidence l'injustice sociale majeure de cette réforme envers les femmes".

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Économie

Sous pressions américaines, Modi et Poutine resserrent les rangs

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Vladimir Poutine a été reçu par le premier ministre indien Narendra Modi et la présidente Droupadi Murmu. (© KEYSTONE/EPA/HARISH TYAGI)

Le Premier ministre indien Narendra Modi et le président russe Vladimir Poutine se sont retrouvés vendredi pour des entretiens visant à resserrer leurs liens face aux pressions américaines pour que l'Inde cesse ses achats de pétrole russe en pleine guerre en Ukraine.

Devant la presse, M. Modi a salué son invité comme un "véritable ami" et s'est montré optimiste sur une résolution pacifique du conflit russo-ukrainien. "Nous devons tous retrouver le chemin de la paix", a-t-il insisté.

"Merci pour vos efforts visant à trouver un règlement à cette situation", lui a répondu M. Poutine, louant par ailleurs les relations "profondes historiquement" et "de très grande confiance dans la coopération militaire et technique" entre l'Inde et la Russie. De nouveaux accords bilatéraux sont attendus après leur rencontre, notamment en matière d'armement.

Le chef du gouvernement indien a déroulé le tapis rouge pour son hôte, en l'accueillant lui-même jeudi soir à l'aéroport de New Delhi et en lui offrant un dîner privé.

La visite de M. Poutine intervient à l'heure où l'Inde entretient des relations difficiles avec les Etats-Unis, qui lui reprochent de financer l'effort de guerre russe en Ukraine en continuant à acheter à Moscou son pétrole brut à des prix particulièrement avantageux.

"Diversification"

"Cette visite relève de la politique de diversification de l'Inde en termes de stratégie et d'économie, spécialement au moment où elle est mise en difficulté par les droits de douane imposés par les Etats-Unis", a relevé pour l'AFP Ashok Malik, du centre de réflexion Asia Group.

Fin août, Donald Trump a tapé du poing sur la table en imposant une surtaxe de 50% aux exportations indiennes, en pleines discussions bilatérales sur la signature d'un traité de libre-échange commercial. Il a depuis répété avoir obtenu la promesse de M. Modi qu'il mettrait un terme à ses importations de brut russe, qui représentent 36% du volume de pétrole raffiné en Inde.

New Delhi ne l'a jamais confirmé, mais ses achats ont diminué, selon la plateforme d'informations commerciales Kpler, et plusieurs groupes indiens ont annoncé qu'ils renonçaient à se fournir auprès de Moscou.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Culture

Notre-Dame de Paris: besoin d'encore 140 millions d'euros de dons

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Un an après sa réouverture au public, Notre-Dame de Paris recherche encore des millions d'euros de dons pour sa réfection complète. (© KEYSTONE/EPA/YOAN VALAT)

La restauration complète de la cathédrale Notre-Dame de Paris nécessite encore 140 millions d' euros de dons, a indiqué jeudi l'établissement public maître d'ouvrage de la restauration. Plus de 840 millions ont déjà été récoltés.

"Grâce à la générosité des donateurs et à une gestion rigoureuse, saluée par la Cour des comptes, nous avons encore près de 140 millions disponibles" sur la totalité des dons récoltés, s'est réjoui l'établissement public Rebâtir Notre-Dame de Paris.

"Mais pour achever au plus vite la restauration complète du monument qui n'était pas en bon état avant 2019, il manque encore au moins l'équivalent", a poursuivi l'organisme, qui lance un appel aux dons.

Cela comprend des travaux de restauration sur la sacristie, "qui n'a pas fait l'objet de restaurations extérieures depuis sa construction", les trois grandes roses de la cathédrale, les façades nord et sud du transept, le presbytère, la nef ou encore l'arrière des tours.

Plus de 840 millions d'euros de dons émanant de 340.000 donateurs de 150 pays différents ont déjà été récoltés, d'après Rebâtir Notre-Dame de Paris.

Un an après sa réouverture en grande pompe sous les yeux de dirigeants du monde entier dont Donald Trump, le monument a déjà accueilli plus de 11 millions de visiteurs. La cathédrale a été rouverte le 7 décembre 2024, après plus de cinq ans de travaux qui ont suivi l'incendie qui l'avait dévastée.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Football

La Suisse impatiente de découvrir ses futurs adversaires

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Le sélectionneur Murat Yakin jubilera-t-il après le tirage au sort? (© KEYSTONE/ANTHONY ANEX)

Le tirage au sort de la phase finale de la Coupe du monde 2026 aura lieu ce soir dès 18h00 à Washington. L'équipe de Suisse attend avec impatience de connaître les noms de ses futurs adversaires.

Contrairement au Qatar 2022, où les stades étaient concentrés de manière très compacte, l'édition 2026 organisée aux Etats-Unis, au Canada et au Mexique sera bien plus exigeante au niveau des déplacements. Pour la première fois, 48 équipes seront en lice dans 16 villes différentes.

La Suisse, 17e au classement FIFA, a été placée dans le deuxième chapeau. Elle sait déjà qu'elle évitera onze concurrents directs, dont la Croatie, l'Uruguay ou la Colombie. Mais elle pourrait tirer un os du premier chapeau: par exemple l'Argentine tenante du titre, l'Espagne championne d'Europe, la France ou le Brésil.

Le tirage de ce soir ne permettra pas encore d'avoir un calendrier complet et définitif. Plusieurs places restent en effet à pourvoir via les play-off au début 2026. Les heureux élus seront glissés dans le quatrième chapeau, avec les "exotiques" que sont le Cap-Vert ou Curaçao. L'Italie pourrait en faire partie si elle parvient à éviter un troisième échec consécutif lors des barrages.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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International

USA: revers judiciaire pour Trump

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Letitia James ne pourra pas être poursuivie. (© KEYSTONE/AP/John Clark)

Le parquet fédéral a tenté en vain jeudi d'obtenir une nouvelle inculpation de la procureure générale de l'Etat de New York, Letitia James, cible déclarée de la vindicte du président américain Donald Trump, rapportent plusieurs médias américains.

La justice avait annulé la semaine dernière deux inculpations téléguidées par Donald Trump, contre Letitia James et contre l'ex-directeur du FBI James Comey, considérant comme illégale la désignation par l'exécutif de la procureure qui avait engagé ces poursuites.

Un grand jury, commission de citoyens investie de pouvoirs d'enquête, a cette fois refusé jeudi de délivrer un nouvel acte d'accusation contre Letitia James présenté par d'autres représentants du parquet, rapportent plusieurs médias citant des sources proches du dossier, dont CNN.

Le ministère de la Justice pourrait essayer de nouveau d'obtenir une inculpation dans les prochains jours, selon les mêmes sources.

Donald Trump a maintes fois exprimé pendant sa campagne électorale sa volonté de prendre sa revanche sur tous ceux qu'il considère comme des ennemis personnels.

James Comey, 64 ans, est devenu en septembre la première de ces personnalités à être inculpée depuis son retour au pouvoir, avant Letitia James, 67 ans, visée le mois suivant pour fraude au prêt bancaire.

En septembre, Donald Trump avait publiquement fait pression sur la ministre de la Justine Pam Bondi pour obtenir leur inculpation.

Mme James avait fait condamner Donald Trump à une amende de près d'un demi-milliard de dollars en février 2024. Cette condamnation pour fraude a été annulée en août par une cour d'appel de l'Etat de New York, qui a estimé cette amende "excessive", une décision dont elle a fait appel.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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