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Revers pour le syndicat qui tente de s'imposer au sein d'Amazon

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Les salariés d'un entrepôt d'Amazon aux Etats-Unis ont voté mardi contre Amazon Labor Union (ALU), premier syndicat à s'imposer au sein du géant du commerce en ligne. (archives) (© KEYSTONE/AP/Richard Drew)

Les salariés d'un entrepôt d'Amazon aux Etats-Unis ont voté mardi contre Amazon Labor Union (ALU), infligeant ainsi un nouveau revers à cette organisation.

Elle avait créé la surprise en début d'année en devenant le premier syndicat à s'imposer au sein du géant du commerce en ligne.

Selon un décompte retransmis en ligne, 406 employés de l'entrepôt ALB1 situé au sud d'Albany, la capitale de l'Etat de New York, ont voté "non" à la question de savoir s'ils voulaient être représentés par ALU, contre 206 ayant voté "oui".

Au total, 949 employés avaient quatre jours pour déposer un bulletin et le taux de participation s'est élevé à 68%, a précisé l'agence fédérale chargée de la supervision du scrutin, le NLRB.

Créé en 2021 par un petit groupe d'employés et ex-employés se battant pour de meilleures conditions de travail depuis le début de la pandémie, ALU avait convaincu fin mars les salariés du site JFK8, situé dans le quartier de Staten Island à New York et employant environ 8000 personnes, de voter en sa faveur.

Deuxième employeur aux Etats-Unis après le géant de la distribution Walmart, Amazon avait jusqu'alors réussi à repousser les velléités des salariés souhaitant se syndiquer.

ALU avait suscité l'engouement, de nombreux travailleurs contactant l'organisation et son atypique leader Christian Smalls faisant le tour des plateaux de télévision.

Mais ALU avait échoué quelques semaines plus tard à emporter l'adhésion des employés du centre de tri LDJ5, situé en face de JFK8.

Un syndicat plus établi, le RWDSU, a aussi tenté sa chance en début d'année dans un entrepôt d'Amazon à Bessemer, en Alabama. Mais le scrutin a fait l'objet de plusieurs objections et le résultat n'a toujours pas été officialisé.

Résistance des employeurs

Mardi, M. Smalls a assuré que les membres du syndicat restaient "résolus à continuer et à étendre leur bataille pour un juste traitement de tous les employés d'Amazon".

"On rate 100% des chances qu'on ne tente pas", a-t-il relevé dans un message transmis à l'AFP alors qu'ALU a déposé la semaine dernière un dossier pour l'organisation d'un vote dans encore un autre entrepôt, à Moreno Valley près de Los Angeles, en Californie.

M. Smalls a également dénoncé la campagne "vicieuse" menée par l'entreprise contre le syndicat, les employés d'ALB1 ayant été, selon lui, "soumis quotidiennement à de l'intimidation et à des mesures de représailles".

"Nous sommes heureux que notre équipe à Albany ait pu faire entendre sa voix et qu'elle ait choisi de conserver la relation directe avec Amazon car nous pensons que c'est le meilleur arrangement pour nos employés et nos clients", a de son côté réagi Amazon.

Même sur le site où il a engrangé une victoire au printemps, ALU peine encore à transformer sa victoire en avancées concrètes, le groupe fondé par Jeff Bezos l'ayant rapidement contestée.

Après plusieurs jours d'auditions cet été, une conseillère du NLRB a recommandé début septembre le rejet des objections déposées par l'entreprise. Un responsable de l'agence doit désormais décider de suivre, ou non, ses recommandations.

La procédure encore en cours empêche pour le moment la tenue de négociations sur une convention collective.

Comme ALU, d'autres syndicats ont fait des entrées remarquées ces derniers mois dans un ou plusieurs établissements chez Starbucks, Amazon, Apple, REI, Chipotle ou Trader's Joe, des entreprises où les syndicats n'essayaient habituellement pas de mettre les pieds, faute d'espoir de l'emporter.

Mais ils font face à une forte opposition de leurs employeurs, le NLRB ayant déjà déposé plusieurs plaintes les accusant de tactiques anti-syndicales.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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Football

L'Inter Milan renverse Côme et prend le large en Serie A

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L'Inter Milan du défenseur suisse Manuel Akanji (à gauche) est bien parti pour remporter un nouveau scudetto. (© KEYSTONE/EPA/ROBERTO BREGANI)

L'Inter Milan a fait un grand pas vers le 21e titre de champion d'Italie de son histoire dimanche en allant s'imposer à Côme 4-3. Les Nerazzurri de Manuel Akanji et Yann Sommer étaient menés 2-0.

La 32e journée a peut-être décidé de l'issue de la saison 2025-26 de Serie A, avec la victoire renversante de l'Inter, le nul plus tôt dans l'après-midi de Naples, contrariée à Parme (1-1), et la déroute de l'AC Milan (3-0) à domicile samedi face à l'Udinese.

A six journées du terme, soit un maximum de 18 points à empocher, l'Inter (75 pts) compte désormais neuf points d'avance sur Naples (2e, 66 pts) et en totalise douze de plus que l'AC Milan (3e, 63 pts).

Avec trois matches à domicile à disputer et quatre rencontres face à des mal classés ou relégables, les Nerazzurri ont tout en mains pour succéder à Naples et empocher un troisième scudetto en cinq ans après 2021 et 2024.

A condition que l'équipe de Cristian Chivu ne soit pas rattrapée par son étonnante incapacité à répondre présent lorsqu'elle est attendue, comme cette saison contre son grand rival milanais (défaites 1-0 à l'aller comme au retour) et en Ligue des champions (élimination en barrages d'accession aux 8e de finale par Bodo Glimt).

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Pas de quatrième titre pour Guerdat en finale de la Coupe du monde

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Steve Guerdat et Iashin Sitte ont craqué sur leur dernier passage (archives). (© KEYSTONE/DPA/JAN WOITAS)

Steve Guerdat et Iashin Sitte ont manqué leur affaire lors de l'ultime manche de la finale de la Coupe du monde dimanche à Fort Worth (Etats-Unis). Le Jurassien et sa monture ont terminé au 6e rang.

Deuxième à seulement quatre points du vainqueur Kent Farrington avant la troisième et dernière épreuve de dimanche - disputée en deux manches -, le champion olympique de Londres a tout perdu lors de son dernier passage. Il a fait tomber deux barres pour terminer au 6e rang.

Son choix de monter Iashin Sitte plutot que sa jument fétiche Dynamix - laissée au repos pour les championnats du monde d'Aix-en-Provence (11-23 août), le grand rendez-vous de l'année - lui a finalement coûté ce quatrième titre record qu'il pourchassait.

C'est en revanche enfin la consécration pour Kent Farrington. Agé de 45 ans, le cavalier de Chicago décroche enfin un grand titre majeur, quelques mois après avoir remporté avec brio le Grand Prix du CHI de Genève. Avec Greya, le no 2 mondial aura survolé les trois jours de compétition au Texas en ne faisant tomber qu'une seule barre, lors de la première manche de la dernière épreuve.

Le podium a été complété par l'Allemand Daniel Deusser, sur Otello de Guldenboom, et l'Américaine Katherine Dinan, sur Out of the Blue. Deuxième Suisse en lice dans cette finale, Martin Fuchs a dû se contenter du 14e rang final sur son hongre Lorde.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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International

Le conservateur pro-européen détrône le nationaliste Viktor Orban

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Les partisans de Peter Magyar, le chef du parti d'opposition Tisza, font la fête après les élections législatives à Budapest. (© KEYSTONE/AP/Darko Bandic)

Le conservateur pro-européen Peter Magyar a remporté les élections législatives en Hongrie dimanche, avec une supermajorité des deux tiers. De quoi lui laisser les mains libres pour défaire le système installé par le nationaliste Viktor Orban qui a concédé sa défaite.

"Nous avons libéré la Hongrie", a proclamé en fin de soirée Peter Magyar, juché sur une estrade installée sur les bords du Danube, avec en arrière-plan l'emblématique bâtiment du parlement hongrois, sous les acclamations de dizaines de milliers de personnes, dont certaines ont tiré des feux d'artifice.

"Ensemble, nous avons fait tomber le régime Orban. Nous avons libéré la Hongrie, nous avons repris notre patrie", a-t-il encore dit, après avoir fendu le foule compacte, en portant le drapeau hongrois, aux cris de "Tisza déferle", un jeu de mots avec le nom de la rivière du même nom qui parcourt le pays du Nord au Sud.

Selon un décompte officiel portant sur 98,15% des bureaux de vote, Tisza remporte 138 sièges sur 199 avec 53,56% des voix, contre 55 sièges pour 37,86% des voix pour le Fidesz de Viktor Orban, avec une participation record de 79,50%, qui a vu surtout un surcroît de mobilisation dans les villes moyennes et des jeunes, selon des analystes.

Un peu plus tôt, Viktor Orban avait concédé sa défaite, prenant acte de résultats "douloureux mais sans ambiguïté" et ajoutant avoir "félicité le parti vainqueur".

"Défaite pour l'autoritarisme"

Cette déroute de Viktor Orban, qui a érigé son pays de 9,5 millions d'habitants en modèle de démocratie illibérale, porte également un coup aux mouvements nationalistes et d'extrême droite à travers le monde, pour qui il était devenu un modèle. C'est le cas en particulier du camp "MAGA" du président américain Donald Trump qui n'avait pas ménagé ses efforts pour le soutenir, multipliant les messages et envoyant son vice-président JD Vance en appui cette semaine à Budapest.

"C'est une défaite retentissante pour l'autoritarisme, dont l'écho dépasse largement les frontières de la Hongrie", analyse le centre de réflexion américain Center for American Progress. "C'est aussi un coup majeur porté à ceux qui voyaient dans le modèle corrompu de Viktor Orban un modèle à suivre, y compris Donald Trump".

Plusieurs dirigeants européens ont félicité Peter Magyar, dont le président français Emmanuel Macron, le chancelier allemand Friedrich Merz, et le Premier ministre polonais Donald Tusk, qui a ajouté en hongrois: "les Russes, rentrez chez vous", en référence aux amitiés de Viktor Orban avec Vladimir Poutine.

La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, s'est réjouie que la "Hongrie a(it) choisi l'Europe". Secrétaire général du Conseil de l'Europe, le Fribourgeois Alain Berset a adressé ses félicitations à M. Magyar et a déclaré se réjouir "de travailler ensemble afin de respecter nos engagements communs, de renforcer l’Etat de droit et de démontrer que la démocratie peut être bénéfique à tous les citoyens."

Si Bruxelles a évité de s'exprimer ouvertement avant le scrutin, "la plupart des Etats membres seront plutôt heureux de se débarrasser d'Orban", affirmait récemment un diplomate européen, selon qui "la patience a atteint ses limites" face à un dirigeant nationaliste qui maniait régulièrement son droit de veto pour bloquer les politiques européennes, dont fin mars un prêt de 90 milliards d'euros à l'Ukraine.

Un pays que Viktor Orban a désigné comme un ennemi pendant sa campagne électorale, accusant le président ukrainien Volodymyr Zelensky de vouloir entraîner les Hongrois dans la guerre contre l'envahisseur russe. Mais face à la stagnation de l'économie et une corruption devenue trop flagrante, l'argument n'a pas pris, selon des analystes.

Peter Magyar a, lui, promis d'être un membre loyal de l'UE, bien que, comme Orban, il refuse l'envoi d'armes à l'Ukraine.

"Aujourd'hui, le peuple hongrois a dit oui à l'Europe", a-t-il déclaré à la foule venue l'acclamer dimanche soir, avant de promettre de rétablir les contre-pouvoirs et de garantir "le fonctionnement démocratique" du pays, une tâche "énorme".

Novice en politique, cet ancien membre du Fidesz avant de devenir son principal pourfendeur, a réussi en deux ans à construire un mouvement d'opposition capable de venir à bout de Viktor Orban, malgré le système électoral forgé à son avantage depuis son retour au pouvoir en 2010, et le contrôle exercé par ses proches sur plus de 80% des médias.

"Je suis là pour gagner", avait déclaré dans la matinée M. Orban après son vote à Budapest, mettant en avant ses amitiés à travers le monde "des Etats-Unis à la Chine, en passant par la Russie et le monde turc".

Mais "dans un contexte de tensions accrues, il est devenu plus difficile de présenter Trump comme un garant de stabilité, celui-ci étant perçu par certains comme un facteur d'incertitude sur la scène internationale", souligne Bulcsu Hunyadi, analyste chez Political Capital.

"Je suis très triste, je n'arrive pas vraiment à comprendre ce qui s'est passé, mais tout comme notre Viktor Orban l'a dit, j'accepte le résultat de tout mon coeur", déclare Hajnalka Gan Bozsokine, une enseignante de 62 ans, portant une casquette de baseball orange aux couleurs de Fidesz, rencontrée dans le QG du parti.

"Je me sens fantastiquement bien. On s'est enfin débarrassés de ce système, et il était temps", confie à l'inverse Zoltan Sziromi, un étudiant de 20 ans qui fêtait la victoire au milieu de la foule des supporters de Peter Magyar.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Wout van Aert plus fort que Pogacar sur les pavés

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La joie de Wout van Aert, qui a gagné Paris-Roubaix en devançant au sprint Tadej Pogacar (© KEYSTONE/EPA/CHRISTOPHE PETIT TESSON)

Wout van Aert a remporté son premier Paris-Roubaix. Le Belge s'est imposé en devançant Tadej Pogacar. Le Thurgovien Stefan Bissegger a décroché une belle 8e place.

Poursuivi par la malchance ces dernières années, Wout van Aert a réalisé le rêve d'une vie en battant au sprint Tadej Pogacar, qui devra donc encore patienter avant de triompher sur les pavés de l'Enfer du Nord. Le Belge s'est imposé après une course complètement folle que Mathieu van der Poel, triple vainqueur sortant, a perdu sur une double crevaison dans la Trouée d'Arenberg.

Van der Poel a terminé au 4e rang, à 15'' du vainqueur, le podium étant complété par un autre Belge, Jasper Stuyven (à 13''). Présent dans ce petit groupe de chasse mené par "MVDP", Stefan Bissegger n'a rien pu faire dans l'emballage final et s'est classé 8e à 20''.

Déjà deuxième l'an dernier, Tadej Pogacar a donc manqué de justesse une nouvelle occasion de remporter le dernier Monument qui lui résiste encore. Le Slovène ne réalisera donc pas le Grand Chelem cette année.

Pour van Aert, en larmes, fauché par l'émotion à l'arrivée, c'est la consécration d'une vie à courir derrière une victoire dans l'un des deux grandes classiques pavées dont il rêve depuis l'enfance avec le Tour des Flandres. Le coureur de la Visma-Lease a bike a connu énormément de déceptions, de chutes et de blessures ces dernières années, abonné à la malchance aussi à Roubaix où il a terminé deuxième en 2023, troisième en 2024 et quatrième en 2025.

La malchance de MVDP

Perdant magnifique, éternel maudit, Wout van Aert a pris dimanche une revanche éclatante en battant facilement Pogacar au sprint pour décrocher, à 31 ans, sa deuxième victoire seulement dans un Monument après Milan-Sanremo en 2020. Il met fin à sa série noire sur les classiques le jour même où son éternel rival Mathieu van der Poel avait à son tour rendez-vous avec la malchance. En lice pour un quatrième sacre pour égaler Roger de Vlaeminck et Tom Boonen, le Néerlandais a vécu un cauchemar dans la terrible Trouée d'Arenberg.

Au prix d'un énorme effort, van der Poel a réussi à se rapprocher jusqu'à vingt secondes de la tête mais c'est à ce moment-là que Pogacar et Van Aert ont accéléré pour partir à deux, dans le secteur d'Auchy-lez-Orchies, à 53 km de l'arrivée. Dans le vélodrome, Van Aert a facilement fait la différence pour devenir le premier Belge à s'y imposer depuis Philippe Gilbert en 2017.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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