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Total a sciemment minimisé son rôle dans la menace du réchauffement

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Le groupe pétrolier français Total avait connaissance des conséquences néfastes de ses activités pour le climat dès 1971 (archives). (© KEYSTONE/AP/MICHEL EULER)

Le groupe pétrolier français Total avait connaissance des conséquences néfastes de ses activités pour le climat dès 1971, selon un article scientifique paru mercredi. Il a ensuite cherché à contrecarrer les efforts pour limiter le recours à ces énergies fossiles.

Christophe Bonneuil, directeur de recherche au CNRS, Pierre-Louis Choquet, sociologue à sciences politiques, et Benjamin Franta, chercheur en histoire à l'université américaine de Stanford, ont étudié les archives du groupe pétrolier, devenu TotalEnergies, ainsi que des revues internes et des interviews, selon cet article paru dans la revue Global Environmental Change.

Une publication dans la revue de Total, en 1971, expliquait que la combustion d'énergies fossiles conduit "à la libération de quantités énormes de gaz carbonique" et à une augmentation de la quantité de gaz carbonique dans l'atmosphère. Une "augmentation [...] assez préoccupante", notait le texte de 1971. Pour autant, le groupe a passé ce sujet sous silence, relèvent les chercheurs.

Campagne contre la science

Au milieu des années 1980, le géant américain Exxon, via l'association environnementale de l'industrie pétrolière (IPIECA), prend la tête d'une campagne internationale des groupes pétroliers pour "contester la science climatique et affaiblir les contrôles sur les énergies fossiles", poursuivent les chercheurs.

Bernard Tramier, directeur de l'environnement chez Elf puis Total de 1983 à 2003, cité dans l'article, raconte avoir été informé de l'importance du réchauffement climatique lors d'une réunion de l'IPIECA en 1984. Deux ans plus tard, il alerte le comité d'exécutif d'Elf, disant: "Il est donc évident que l'industrie pétrolière devra une nouvelle fois se préparer à se défendre".

Parallèlement, Total et Elf ont fait "pression, avec succès, contre les politiques qui visaient à réduire les émissions de gaz à effet de serre", tout en cherchant à se doter d'une crédibilité environnementale à travers des engagements volontaires, avance l'étude de mercredi.

A la fin des années 1990, l'approche change. Les experts du climat de l'ONU, le GIEC, publient leur premier rapport en 1990. Le sommet de la Terre à Rio en 1992 débouche sur l'adoption de la convention-cadre de l'ONU sur les changements climatiques (CCNUCC). Le protocole de Kyoto est adopté en 1997.

"Les entreprises résolvent"

"L'industrie pétrolière française cesse de remettre en cause publiquement les sciences climatiques, mais continue à augmenter ses investissements dans la production pétrolière et gazière", à insister sur "l'incertitude, minimisant l'urgence [climatique] et à détourner l'attention des énergies fossiles comme cause première du réchauffement" climatique mondial, poursuivent les chercheurs.

Vers le milieu des années 2000, nouvelle stratégie. Le groupe Total, qui a absorbé Elf en 1999, accueille une conférence sur le changement climatique en septembre 2006. Son directeur de l'époque, Thierry Desmaret, reconnaît la réalité du changement climatique et les conclusions du GIEC.

Total "commence à promouvoir une division des rôles entre la science et les affaires, où la science décrit le changement climatique et les entreprises prétendent le résoudre", revendiquant ainsi sa légitimité à influer sur les politiques publiques et des entreprises et mettant en avant sa "transition énergétique".

Une étude de 2017 a montré que le groupe pétrolier américain ExxonMobil savait depuis les années 1980 que le changement climatique était réel et causé par des activités humaines. Mais le groupe s'est évertué pendant des années à entretenir le doute sur cette réalité, trompant ainsi ses actionnaires et les citoyens.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Nadja Kaelin brillante 4e du skiathlon

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Nadja Kaelin (ici lors des courses de Goms) a obtenu une superbe 4e place dans le skiathlon olympique (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

Nadja Kaelin a offert au fond helvétique une inattendue et remarquable 4e place dans le skiathlon des JO 2026.

La Grisonne de 24 ans a toutefois manqué le podium pour quelque 25 secondes au terme d'une course remportée par la Suédoise Frida Karlsson.

Septième après les 10 km disputés en style classique, Nadja Kaelin a fait mieux que tenir le choc en skating. Elle a même terminé très fort, devançant dans l'emballage final les expérimentées Kerttu Niskanen (5e) et Astrid Oeyre Slind (6e).

La Grisonne, jamais mieux classée que 7e en Coupe du monde en individuel, n'a aucun regret à avoir malgré une 4e place toujours difficile à digérer. Elle a concédé 24''8 à la Norvégienne Heidi Weng (3e), terminant à 1'51''5 de la gagnante Frida Karlsson. Celle-ci a survolé cette course, s'imposant avec 51''0 d'avance sur sa compatriote Ebba Andersson.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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International

Le CIO appelle au "fair-play", après les sifflets visant JD Vance

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JD Vance a été sifflé vendredi soir (© KEYSTONE/AP/Andreas Rentz)

Le CIO a appelé au respect du "fair-play" samedi, au lendemain des sifflets qui ont visé le vice-président américain JD Vance lors de la cérémonie d'ouverture des JO d'hiver à Milan.

"Concernant le vice-président, je dirais qu'avec les prochains Jeux qui auront lieu à Los Angeles (en 2028), nous sommes très heureux que l'administration américaine montre ici autant d'engagement pour les Jeux et, évidemment, pour l'avenir, c'est une excellente chose pour le mouvement olympique", a déclaré le porte-parole du CIO, Mark Adams, lors du point-presse quotidien des Jeux.

"J'étais au stade (vendredi) soir, et en tant qu'organisation sportive, voir l'équipe américaine ovationnée comme elle l'a été par le public, fair-play, c'était fantastique", a-t-il ajouté. "De manière générale, je dirais que lors des événements sportifs, nous aimons voir du fair-play. Concernant le fait d'entretenir de bonnes relations avec l'administration (américaine), ce ne sont que des bonnes nouvelles pour nous", a souligné Mark Adams.

JD Vance a été sifflé lors d'une apparition sur l'écran géant du stade pendant la cérémonie d'ouverture des JO à Milan. Les sifflets ont été largement couverts par la musique forte émise par les hauts parleurs du stade. Les athlètes américains ont eux été chaleureusement accueillis par les spectateurs présents dans les tribunes du stade, qui peut contenir jusqu'à 75'000 personnes.

Manifestants

Des centaines de personnes ont manifesté vendredi à Milan, contre la visite de M. Vance et la présence d'agents de la police anti-immigration (ICE) auprès de la délégation américaine aux JO. Lors de la cérémonie d'ouverture, quelques sifflets ont également accompagné le défilé de la délégation israélienne.

"Quelles qu'en soient les raisons, je ne pense pas que l'on souhaite entendre des sifflets", a dit Mark Adams. "Si vous voulez en tirer une réflexion philosophique, l'une des idées est que les athlètes ne devraient pas être pénalisés pour ce que leur pays a fait", a-t-il lancé.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Von Allmen sacré en descente, Odermatt et Monney hors du podium

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Franjo von Allmen a sorti le grand jeu sur la Stelvio (© KEYSTONE/MICHAEL BUHOLZER)

Franjo von Allmen n'a pas failli le jour J. Le Bernois est devenu champion olympique de descente samedi à Bormio, un an après son titre mondial dans la discipline.

Marco Odermatt (4e) et Alexis Monney (5e) ont en revanche manqué le coche dans la première épreuve de ces JO 2026.

Sa démonstration réalisée six jours plus tôt dans la descente de Coupe du monde de Crans-Montana n'avait donc rien d'une illusion. Franjo von Allmen a survolé les débats samedi sur la piste du Stelvio pour succéder à un autre Bernois, Beat Feuz, au palmarès de la descente olympique.

Parti avec le dossard 8 sous un beau soleil, Franjo von Allmen a ainsi mis une claque au chrono réalisé par Marco Odermatt qui s'était élancé juste avant. Il a pris les commandes avec 0''70 d'avance sur le Nidwaldien et 0''75 sur Alexis Monney, lequel était parti avec le dossard no 6.

L'attente fut ensuite forcément longue pour Franjo von Allmen, 36 concurrents étant au départ. Il a pu se détendre lorsque l'Italien Giovanni Franzoni a franchi la ligne avec le 2e temps, à 0''20, et surtout lorsque son principal outsider Dominik Paris a pris la 3e place (à 0''50).

Les Italiens se contenteront certainement de ces deux médailles, qui leur permettent de lancer de manière quasi parfaite leurs Jeux. Côté suisse, la joie de Franjo von Allmen, cinquième Helvète sacré champion olympique de descente après Bernhard Russi (1972), Pirmin Zurbriggen (1988), Didier Défago (2010) et Feuz, tranchera avec la déception de ses compères.

Marco Odermatt vit ainsi sa deuxième grosse désillusion de l'hiver, après avoir dû se contenter de la 2e place de la descente de Coupe du monde de Kitzbühel. Il cherchera à se reprendre en super-G et en géant. Alexis Monney a quant à lui payé cash une grosse faute commise sur le haut du parcours, qui l'a rejeté à 0''77 de von Allmen après 32'' de course...

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Ski freestyle: Gremaud et Tanno en finale, Hoefflin KO

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Mathilde Gremaud a gagné la qualification du slopestyle samedi (© KEYSTONE/PETER KLAUNZER)

Deux Suissesses joueront les médailles dans la finale olympique du ski slopestyle, lundi dès 12h30.

Mathilde Gremaud a remporté la qualification samedi, Giulia Tanno ayant quant à elle terminé 10e. La Genevoise Sarah Hoefflin (13e) a en revanche échoué à 0,16 point d'une place en finale (Top 12).

Championne olympique en titre et médaillée d'argent - derrière Sarah Hoefflin - en 2018 dans la discipline, Mathilde Gremaud a maîtrisé son sujet samedi matin à Livigno. Après avoir obtenu 76,68 points sur son premier "run", la Fribourgeoise en a récolté 79,15 en deuxième manche pour conserver la tête.

Dixième grâce aux 57,01 points glanés sur son second passage, la Grisonne Giulia Tanno disputera quant à elle sa première finale olympique lundi. Déception en revanche pour Sarah Hoefflin: la Genevoise, qui avait perdu un ski sur un saut en première manche, n'a obtenu que 54,50 points sur son deuxième run. Insuffisant pour s'offrir à 35 ans une nouvelle finale olympique.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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